Tempête Goretti: le sel marin en cause dans l'arrêt prolongé de la centrale de Flamanville

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Les embruns chargés de sel marin pendant la tempête Goretti ont endommagé des équipements électriques de la centrale normande de Flamanville, entraînant l'arrêt prolongé jusqu'au 1er février pour deux de ses trois réacteurs dont l'EPR, selon un point d'information actualisé d'EDF.

Plus d'une semaine après le passage de la tempête sur la côte normande, l'exploitant nucléaire a donné des précisions sur la série d'incidents qui a provoqué l'arrêt de la production électrique de la centrale, dans un point d'information publié sur son site internet.

Selon cette note, le réacteur n°1 de la centrale - qui en compte 3 au total érigés face à la Manche, a été déconnecté du réseau électrique le 8 janvier à 23h50, en raison d'"une forte présence de sel marin arrivé via les embruns sur les traversées (isolateurs)", conduisant à la "mise hors service" de la ligne très haute tension (THT), "pour protéger les équipements", explique EDF.

Les isolateurs, en forme de disques empilés, relient les transformateurs du site - qui élèvent la tension de l'électricité produite - à la ligne THT 400.000 volts, chargée d'évacuer cette électricité vers le réseau.

De son côté, le réacteur n°3 de la centrale, l'EPR raccordé au réseau en décembre 2024, a subi le contrecoup de la tempête sur le réacteur n°2 qui se trouvait à l'arrêt pour maintenance - les réacteurs étant interconnectés entre eux.

Le réacteur n°2 a subi une "perte" de la ligne 400.000 volts, le 9 janvier à 00H23, indique EDF, sans mentionner si cette coupure était due au sel ou aux vents violents. Mais après la tempête, le dimanche 11 janvier, "une conduction extérieure (un phénomène d'échauffement, NDLR) due à la présence de sel marin" a en tout cas été diagnostiquée sur le transformateur auxiliaire, indique EDF.

La perte de la ligne électrique sur le réacteur n°2 a occasionné l'arrêt de la turbine et de l'alternateur de l'EPR, le 9 janvier à 00H45, par sécurité. Cette pièce maîtresse transforme la chaleur issue du réacteur en une énergie mécanique pour créer l'électricité.

Si la ligne de haute tension principale de l'EPR n'a pas été endommagée, "l'indisponibilité du transformateur auxiliaire et d'un diesel de secours", une sorte d'énorme groupe électrogène, qui était en maintenance, ont entraîné la mise à l'arrêt complet du réacteur le samedi 10 janvier.

Celui-ci ne redémarrera pas avant le 1er février, tout comme le réacteur n°1, également totalement arrêté depuis le 10 janvier.

D'ici février, EDF conduit "des opérations de maintenance et de contrôle, notamment sur l'alternateur" de l'EPR, et va remplacer deux isolateurs sur le réacteur n°1.

Commentaires

ThB
Ne serait-ce pas un EPR qui fonctionne par intermittence ?
ThB
Ne serait-ce pas un EPR qui fonctionne par intermittence ?
COCHELIN
Il peut y avoir des avaries occasionnant des mises à l'arrêt d'un ou plusieurs réacteurs. Mais le pays reste largement excédentaire en électricité. Depuis quelque temps, ce sont les productions renouvelables variables qui sont à la peine. Heureusement que le reste du parc nucléaire (81% de sa capacité) et hydraulique restent à la hauteur. https://app.electricitymaps.com/map/zone/FR/live/fifteen_minutes?lang=fr
Ceyal
le problème se situe au niveau du transformateur de sortie et n'a rien à voir avec la source d'énergie. par contre, on a bien vu le 6 janvier dernier, le jour où on avait besoin de courant à 8h et à 19h la brillante contribution du renouvelable aleatoire et intermittent : 4 MW pour 56 MWc versus 53MW pour 63MWc pour le nucleaire. ite Misa est

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