- Connaissance des Énergies avec AFP
- parue le
Tesla, Google, des industriels et des éditeurs de logiciels spécialisés ont annoncé mardi la création d'une organisation dédiée à l'optimisation du réseau électrique américain, notamment grâce au développement accéléré des batteries.
"Nous avons construit le réseau pour répondre à des pics de demande, mais une grande partie est inutilisée pendant l'essentiel de l'année", a expliqué dans un communiqué Ian Magruder, directeur d'Utilize, le nom de cette coalition.
Ces capacités disponibles "sont évidentes et de nouvelles technologies nous donnent l'occasion de les valoriser", a-t-il ajouté.
Selon des chiffres publiés par l'antenne de la banque centrale américaine (Fed) à St. Louis, seules 71% des capacités de production d'électricité du réseau étaient utilisées en moyenne en janvier 2026.
Cela correspond à une légère accélération après un point bas historique à 68% en août 2025, mais le chiffre se situe dans la moyenne basse des trois dernières années.
Utilize a indiqué à l'AFP qu'il souhaitait nouer des partenariats avec les Etats pour mieux gérer ces ressources. Le réseau électrique des Etats-Unis n'est pas contrôlé au niveau national mais par des opérateurs régionaux.
Les membres du groupement comptent utiliser les batteries de stockage, rechargeables aux heures creuses, pour augmenter la puissance mobilisable.
Tesla commercialise déjà les batteries pour maisons particulières Powerwall ainsi que la version industrielle, le Megapack.
Il a également annoncé, en février, le lancement de son programme V2G (vehicle to grid), qui permet à un propriétaire de Cybertruck d'alimenter le réseau avec la batterie de son pick-up aux heures de pointe.
Quant à l'industriel Carrier, membre fondateur d'Utilize, il prévoit de mettre prochainement sur le marché des appareils d'air conditionné équipé de batteries capables de stocker de l'énergie et de la redistribuer au réseau.
Le groupement compte également des sociétés informatiques spécialisées dans la gestion des flux électriques, comme Sparkfund, qui coordonne le recours à l'énergie mise à disposition par des particuliers ou des entreprises.
Quant à la présence dans ce consortium de Google et Verrus, opérateur de centres de données, plusieurs études ont évoqué le potentiel des infrastructures d'informatique à distance (cloud) dans le cadre de l'efficacité du réseau électrique.
Une publication de l'université Duke soulignait notamment, en 2025, la possibilité de moduler les séquences de calcul nécessaires au développement de l'intelligence artificielle (IA) pour mieux négocier les pics de consommation globale.
Chaque partenaire du projet va y contribuer financièrement, a précisé Utilize qui, outre les Etats, échange également avec le gouvernement fédéral.
tu/ph