Ultimatum de Trump contre l'Iran: le Kremlin plaide pour la seule "voie politique et diplomatique"

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Le Kremlin a estimé lundi que seule la "voie politique et diplomatique" pouvait aboutir à une désescalade au Moyen-Orient, après les menaces du président américain Donald Trump de détruire les centrales électriques iraniennes si Téhéran ne rouvre pas le détroit d'Ormuz d'ici à la nuit prochaine.

"La situation aurait dû passer il y a déjà longtemps à une voie de règlement politique et diplomatique. C'est la seule chose qui puisse contribuer efficacement à désamorcer la situation dramatiquement tendue qui règne actuellement dans la région", a déclaré aux journalistes le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

M. Peskov a aussi mis en garde contre toute attaque contre la centrale nucléaire civile de Bouchehr en Iran, où travaillent des spécialistes russes.

"Les frappes contre des installations nucléaires sont potentiellement extrêmement dangereuses et risquent d'avoir des conséquences, peut-être même irréparables", a-t-il averti.

Vendredi, Donald Trump a menacé l'Iran "d'anéantir" ses centrales électriques si Téhéran ne rouvrait pas sous 48 heures le détroit d'Ormuz.

Cette voie maritime cruciale pour l'approvisionnement mondial en carburant est bloquée par l'Iran depuis le début de la guerre déclenchée par des bombardements américano-israéliens le 28 février.

En réponse à l'ultimatum de Donald Trump, l'Iran a déjà prévenu dimanche qu'il fermerait entièrement le détroit d'Ormuz, dans le cas où le président américain mettrait sa menace à exécution.

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a prévenu que la guerre au Moyen-Orient pourrait provoquer une crise énergétique mondiale sans précédent.

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