- Connaissance des Énergies avec AFP
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Les stocks commerciaux de pétrole brut ont connu une hausse spectaculaire la semaine dernière aux Etats-Unis, la plus forte depuis près de trois ans, selon des chiffres publiés mercredi par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).
Durant la période de sept jours achevée le 20 février, ces réserves ont progressé de 16 millions de barils, alors que le marché tablait sur une hausse nettement moindre, de 1,9 million de barils, selon la médiane d'un consensus établi par l'agence Bloomberg.
Au total, et hors réserve stratégique, les stocks se sont établis à 435,8 millions de barils, au plus haut depuis mai.
Au centre de Cushing (Oklahoma), principal terminal de livraison du pétrole West Texas Intermediate (WTI) aux États-Unis, les stocks de brut ont augmenté d'environ 900.000 barils.
La réserve stratégique est, elle, restée stable par rapport à la période précédente, à 415,4 millions de barils.
Ce gonflement des stocks est majoritairement attribuable à un fort ajustement statistique. L'EIA corrige ainsi chaque semaine les données des périodes précédentes.
L'agence a ajouté, cette fois, environ 1,3 million de barils quotidiens aux volumes arrivés sur le marché américain, au titre de cette correction statistique, qui n'a pas de rapport avec l'activité de la semaine considérée.
Les bassins de production et d'exportation de pétrole aux Etats-Unis ont été perturbés ces dernières semaines par des conditions climatiques extrêmes, de quoi entraîner d'importantes fluctuations dans les évaluations statistiques en attendant un retour à la normale.
Lors de la période précédente, l'EIA avait ainsi retiré 1,4 million de barils en tant qu'ajustement statistique.
Autre point d'explication à la forte hausse observée mercredi, les importations américaines ont légèrement augmenté (+2,07% par rapport à la période précédente), tandis que les exportations ont diminué (-6,04%).
La production américaine a quant à elle reculé, à 13,70 millions de barils par jour. La quantité de produits livrés au marché américain, indicateur implicite de la demande, a suivi la même direction, diminuant de près de 1%.
La publication du rapport a conforté la dynamique légèrement baissière des cours du brut.
Vers 16H00 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en avril, lâchait 0,07% à 70,73 dollars, après avoir atteint 66,88 dollars, au plus haut depuis août dernier.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mars, cédait 0,20% à 65,50 dollars.