- Connaissance des Énergies avec AFP
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La présidente par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez a rencontré jeudi des dirigeants du géant pétrolier britannique Shell pour évaluer des "projets gaziers", a annoncé la présidence moins de deux mois après la capture du président Nicolas Maduro par l'armée américaine.
Sous pression des Etats-Unis, Mme Rodriguez a notamment fait adopter en janvier par la voie expresse une loi sur les hydrocarbures ouvrant le secteur au privé.
Parallèlement, le Trésor américain a commencé à délivrer des licences autorisant certaines transactions liées au pétrole vénézuélien, sous embargo depuis 2019.
Shell et cinq autres multinationales ont obtenu ces autorisations pour travailler au Venezuela.
Mme Rodriguez "a tenu une réunion de travail avec des représentants de l'entreprise britannique d'hydrocarbures Shell (...) pour évaluer des projets gaziers", selon le communiqué de la présidence.
Des dirigeants de l'Américain Chevron, de l'Espagnol Repsol et du Français Maurel & Prom ont également rencontré Mme Rodriguez ces dernières semaines.
La présidente a aussi une reçu une visite "historique" du secrétaire à l'Energie des Etats-Unis, Chris Wright, avec qui elle a parcouru des champs pétrolifères de l'Américain Chevron au Venezuela.
Shell est un partenaire historique du Venezuela où il exploitait déjà du pétrole avant la Première guerre mondiale.
Toutefois, la société a vendu tous ses actifs en 2019 après avoir vu son activité s'étioler en raison de relations tendues avec l'ancien président Hugo Chavez (1999-2013), puis Maduro.
Elle avait toutefois obtenu une licence pour exploiter l'immense gisement gazier Dragon, situé près de la frontière maritime avec Trinité-et-Tobago, qui participe également au projet.
Les opérations ont été suspendues en octobre, lorsque M. Maduro avait rompu tous les accords énergétiques avec Trinité-et-Tobago en raison de son soutien au déploiement militaire des Etats-Unis dans les Caraïbes.