- Connaissance des Énergies avec AFP
- parue le
Le géant français du BTP et des services à l'énergie Vinci a vu son bénéfice net stagner à 4,9 milliards d'euros en 2025 en raison de l'impôt sur les sociétés en France, a annoncé le groupe en publiant ses résultats annuels.
Le groupe a été porté par une "croissance soutenue des services à l'énergie et des concessions" l'an dernier et son chiffre d'affaires a progressé de 4% à 74,6 milliards d'euros (+4%) avec une amélioration des résultats opérationnels dans ses trois métiers (concessions, services à l'énergie et construction).
"En dépit de l'alourdissement de la charge fiscale en France, le résultat net est supérieur à celui de 2024, le cash-flow libre atteint un niveau record de 7 milliards d'euros et l'endettement financier net a diminué de 1,3 milliard d'euros", a déclaré Pierre Anjolras, le directeur général de Vinci, cité dans le communiqué.
Selon Vinci, la contribution exceptionnelle en 2025 sur les bénéfices des grandes entreprises en France "a eu un impact négatif de 449 millions d'euros sur le résultat net et de 425 millions d'euros sur le cash-flow libre".
"Hors surtaxe d'impôts sur les sociétés, le résultat net part du groupe aurait atteint près de 5,4 milliards d'euros soit une hausse de +10%", souligne le groupe.
"Dans un environnement macroéconomique et géopolitique mondial chahuté, l'organisation décentralisée et multi-locale (de Vinci) a, de nouveau, démontré sa pertinence", a fait valoir Pierre Anjolras. "L'intégration réussie des récentes acquisitions et la croissance soutenue des services à l'énergie et des concessions ont renforcé l'ancrage du groupe à l'international, où il réalise près de 60% de son chiffre d'affaires et plus de 50% de son résultat net".
Dans ce contexte, "Vinci aborde 2026 avec sérénité, discipline et audace", a-t-il poursuivi, avec "une vision de long terme et porté par la transition énergétique, la transformation numérique, les besoins de mobilité ainsi que par les enjeux de souveraineté".
Les concessions affichent une hausse de +5% du chiffre d'affaires à 12 milliards d'euros, reflet de trafics solides tant chez Vinci Airports que chez Vinci Autoroutes et Vinci Highways.
Les services à l'énergie "bénéficient de marchés très porteurs", que ce soit l'électrification des usages, le développement de l'IA et des centres de données, la numérisation des processus industriels et de la gestion des bâtiments, les enjeux de défense et de souveraineté.
Le chiffre d'affaires du segment est en hausse de 8% à 30 milliards d'euros.
Le chiffre d'affaires de Vinci énergies s'élève à 21,6 milliards d'euros (+6,1%) et celui de Cobra IS de +13% à 8 milliards d'euros grâce à "la montée en puissance d'importants chantiers stratégiques pour la transition et la souveraineté énergétiques" en Allemagne, au Brésil, en Australie.
Dans la construction, le chiffre d'affaires est stable à un "haut niveau" (33 milliards d'euros, +1%), soutenu "par les grandes tendances de fond que sont les transitions environnementale et numérique, la défense et la souveraineté", le besoin d'infrastructures lié à la gestion de l'eau et à la résilience climatique.
Vinci immobilier reste confronté à un marché de la promotion immobilière "très difficile" en France. Le chiffre d'affaires recule de -3% à 1,1 milliard d'euros, mais "on note une reprise des lancements en travaux de nouveaux projets".
dlm/uh/nth