- Connaissance des Énergies avec AFP
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Le gouvernement américain a pris mercredi de nouvelles sanctions économiques destinées à affaiblir le régime en place à Téhéran et tarir ses revenus pétroliers à la veille de pourparlers entre les deux pays à Genève.
Le service chargé des sanctions économiques au sein du ministère américain des Finances a placé sur sa liste noire quatre personnes, toutes de nationalité iranienne, des sociétés et douze navires.
Selon un communiqué, ces pétroliers font partie de la "flotte fantôme" qui permet à Téhéran de contourner l'embargo américain sur ses exportations de brut et ainsi de "financer la répression interne, les groupes terroristes qui lui sont affiliés et ses programmes d'armement".
De nouvelles discussions sont programmées jeudi en Suisse autour du programme nucléaire iranien, au coeur des différends entre les deux pays ennemis.
Le dirigeant américain a accusé mardi soir l'Iran d'avoir "développé des missiles qui peuvent menacer l'Europe et nos bases" militaires et de chercher à en concevoir des plus puissants encore, capables "d'atteindre bientôt les Etats-Unis".
"Ils (...) poursuivent à l'heure actuelle leurs sinistres ambitions nucléaires", a fustigé M. Trump, qui tente d'arracher un accord garantissant notamment que l'Iran ne se dote pas de l'arme atomique.
Téhéran se défend d'ambitions militaires, mais insiste sur son droit au nucléaire civil, en vertu du Traité de non-prolifération (TNP) dont il est signataire.
En cas d'échec de la diplomatie, les Etats-Unis ont menacé de frappes et ont d'ores et déjà déployé un dispositif militaire massif dans la région du Golfe.