Nouveaux scénarios pour une Belgique climatiquement neutre à l’horizon 2050

  • Source : Site fédéral belge sur les changements climatiques

La ministre belge en charge du climat Zakia Khattabi (parti Ecolo) et l'administration du SPF Santé publique et Environnement ont présenté le 1er juin un rapport prospectif analysant les scénarios compatibles ou non avec l'objectif de la Belgique d'atteindre la neutralité carbone à l'horizon 2050.

Ce rapport en anglais, accessible ci-après, détaille 5 scénarios :

  • un scénario de référence sur la base des politiques existantes ;
  • un scénario « comportemental mettant l’accent sur des changements de mode de vie » ;
  • un scénario « technologique » privilégiant le déploiement des technologies bas carbone ;
  • un scénario central dit « CORE 95 » reposant sur « une approche équilibrée entre les dimensions comportementale et technologique » et permettant de réduire de près de 95% les émissions belges de gaz à effet de serre d'ici 2050 par rapport à 1990 (les émissions résiduelles étant « compensées » pour atteindre la neutralité carbone) ;
  • un scénario « de demande élevée, explorant les implications d’une trajectoire caractérisée par une demande d’énergie plus élevée que les scénarios précédents ».

En conclusion, le rapport estime qu' « atteindre la neutralité climatique en Belgique d'ici 2050 est techniquement réalisable, même si cette transition représente un grand défi dans tous les secteurs et nécessite des changements systémiques, tant comportementaux que technologiques »(1).

Précisons qu'un outil en ligne « permet de construire son propre scénario de transition vers une Belgique climatiquement neutre à l’horizon 2050 et de tester soi-même les différents arbitrages à réaliser ». Vous pouvez y accéder en cliquant ici.

Lire l'étude :
Rapport neutralité carbone Belgique
Sources / Notes
  1. Dans les scénarios jugés compatibles avec l'atteinte de la neutralité carbone, les émissions résiduelles dans les secteurs de l'industrie et de l'agriculture en 2050 seraient compensées par des émissions dites « négatives », avec des solutions de capture du CO2 (y compris directement dans l'air).

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