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COP21 : quelle peut-être la contribution du Japon, 4 ans après Fukushima ?

Si les chocs pétroliers des années 1970 ont frappé de plein fouet l’économie japonaise, ils ont eu le mérite de stimuler la mise en place de vigoureuses politiques énergétiques. Outre la diversification des sources d’énergies fossiles et de leur provenance ainsi que l’accroissement des stocks stratégiques de pétrole, ces politiques ont surtout permis au Japon d’améliorer son intensité énergétique(1) de 40% entre 1973 et 2009 pour devenir le pays au plus bas niveau de consommation d’énergie primaire par unité de PIB(2).

Les politiques énergétiques japonaises ont commencé à intégrer la dimension du réchauffement climatique à partir des années 1990. Leur volontarisme sur le dossier climat s’est concrétisé par la signature du Protocole de Kyoto en 1997 selon lequel le Japon s’est engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 6% entre 1990 et 2012. Toutefois, son désengagement du Protocole pour la deuxième période 2013-2020, annoncé en 2010 lors de la COP16 de Cancun, a ébranlé la conviction que le Japon pouvait jouer un rôle de leader en matière climatique.

Fin avril 2015, la proposition du gouvernement japonais de réduire de seulement 25,4% les émissions de CO2 entre 2005 et 2030, a provoqué une immense déception en Europe.

Alors que les efforts d’économies d’énergies, dopés par la diffusion des TIC (technologies de l'information et de la communication), montaient en puissance depuis le début des années 2000, l’accident nucléaire de Fukushima est venu rebattre les cartes économique et énergétique tout en fragilisant les efforts de lutte contre le réchauffement climatique.

Fin avril 2015, la proposition du gouvernement japonais de réduire de seulement 25,4% les émissions de CO2 entre 2005 et 2030, a provoqué une immense déception en Europe. Cet objectif pourra-t-il être révisé à la hausse compte tenu de la nouvelle politique énergétique de Shinzo Abe et des contraintes post-Fukushima ?

Le choc « Fukushima »

En 2010, le Japon avait enregistré le taux de croissance du PIB réel le plus élevé du G7 (+4,7%), loin devant l’Allemagne (+3,9%) qui avait pourtant subi une contraction similaire de son économie en 2009. Après ce rebond exceptionnel, les perspectives de croissance en 2011 étaient moins dynamiques (+1,8% à 2%), mais la triple catastrophe du 11 mars 2011 dans la région du Tohoku – tremblement de terre, tsunami et accident nucléaire – a plongé le Japon dans « la crise la plus grave depuis la seconde guerre mondiale »(3).

Or, après un recul de 0,5% seulement du PIB réel en 2011, l’économie japonaise a rebondi en 2012 et 2013 à un rythme annuel supérieur à 1,5% pour se contracter très légèrement en 2014 à cause de l’augmentation de la TVA. Néanmoins, une reprise soutenue de la demande domestique se profile pour l’année 2015. Le choc Fukushima a-t-il pour autant été absorbé ?

La part du nucléaire dans la production électrique totale est passée de 29% à 11% entre 2010 et 2011 pour devenir nulle à partir de mi-septembre 2013.

En 2011, le Japon a résolu remarquablement vite les problèmes de rupture des chaînes d’approvisionnement des secteurs automobiles et électroniques liés aux destructions d’usines dans les régions dévastées ainsi que les problèmes de transport et d’approvisionnement en essence. Il a également réussi le tour de force de gérer la pénurie d’électricité liée à l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, puis au non-redémarrage de centrales nucléaires en inspection, sans « black out » moyennant des économies d’énergies. La part du nucléaire dans la production électrique totale est passée de 29% à 11% entre 2010 et 2011 pour devenir nulle à partir de mi-septembre 2013. Ce bouleversement du mix énergétique a eu d’importantes retombées économiques tant au niveau de la balance commerciale que des politique énergétiques.

Quatre années de balance commerciale déficitaire

Alors que les centrales nucléaires fermaient les unes après les autres, les centrales thermiques à énergie fossile sont montées en puissance. Les importations de pétrole et, surtout, de gaz naturel liquéfié ont augmenté mais celles de charbon sont restées relativement stables. Ainsi, la part du pétrole dans les importations totales en valeur est passée de 15,5% à 17,5% entre 2010 et 2013 pour retomber à 16,1% en 2014.

Entre 2010 et 2014, la facture énergétique japonaise est passée de l'équivalent de 129 à 206 milliards d’euros.

Dans le même temps, celle du GNL bondissait de 5,7% à 9,1%. Ce poids élevé du pétrole dans les importations s’explique par la diversité de ses usages car les centrales thermiques nippones n’en consomment qu’environ 15%. Après Fukushima, la part du gaz destinée à la production électrique a encore augmenté  (72% en 2012 contre 65% en 2010).

Mais l’alourdissement de la facture énergétique japonaise entre 2010 et 2014, de 17,4 à 27,7 trillions de yen (soit respectivement 129 et 206 milliards d’euros), provient davantage de la hausse des prix des énergies fossiles que du gonflement des quantités importées. En effet, une étude de Bernard Laponche(4) montre que la modification du mix énergétique sur la facture énergétique japonaise (substitution au nucléaire) n’a représenté que 5% de la hausse de cette dernière en 2011 et 21% en 2012.

Il n’en demeure pas moins que les importations d’énergie ont contribué à faire basculer la balance commerciale dans le déficit à partir de 2011(5). En mars 2015, elle a enregistré son premier excédent mensuel depuis juin 2012 grâce à la progression des exportations et à la contraction des importations. Cette contraction provient en majeure partie de la baisse des prix du pétrole et du GNL en Asie.

La catastrophe du 11 mars 2011, outre la baisse de la bourse, a provoqué des mouvements spéculatifs sur le yen conduisant à son appréciation par rapport au dollar et à l’euro. Par la suite, le yen est resté fort jusqu’à la mise en place de la politique monétaire ultra expansive de Shinzo Abe en 2013. Si la facture des importations a été soulagée par le yen fort, la compétitivité des exportations en a été affaiblie. Inversement, la baisse du yen d’environ 30% par rapport au dollar et à l’euro, entre fin 2012 et fin 2014, a contribué au renchérissement du coût des importations d’énergie.

Suite à l’accident nucléaire de Fukushima en 2011, le gouvernement a fait volte-face et annoncé en 2012 son objectif de sortie du nucléaire avant 2040. 

Le changement du cap énergétique post-Fukushima

En juin 2010, le gouvernement du Parti Démocrate du Japon avait adopté un « Plan stratégique énergie » visant à augmenter la part des énergies à faible émissions carbone et à abaisser la dépendance énergétique alors que la production d’électricité était dépendante à 61% des énergies fossiles importées. Dans la consommation totale d’énergie, les énergies fossiles importées représentaient même 82%. L’objectif du Plan était de faire passer, entre 2010 et 2030, la part du nucléaire dans le mix électrique de 29% à 50% et celle des énergies renouvelables de 10% à 20%.

Suite à l’accident nucléaire de Fukushima en 2011, le gouvernement a fait volte-face et annoncé en 2012 son objectif de sortie du nucléaire avant 2040. Les projets de construction de centrales nucléaires ont été gelés et leurs plans d’exportations revus à la baisse. Les normes de sécurité ont été durcies et gérées par la nouvelle Autorité de Régulation Nucléaire (ARN)(6). Ces mesures ont allongé les délais de redémarrage des centrales ou conduit à envisager leur démantèlement.

Afin de compenser le déficit de production électrique, il a été décidé de développer les énergies renouvelables. Un soutien particulier a été accordé au solaire en obligeant les dix grandes compagnies d’électricité régionales, détentrices des réseaux électriques, à racheter l’énergie solaire à un tarif très avantageux pour les producteurs (40-42 yen/kWh). Toutefois, pour résoudre rapidement les pénuries d’électricité pénalisantes pour l’industrie, certaines normes environnementales de production des centrales thermiques ont été allégées. La production électrique de ces centrales est très vite montée en puissance ainsi que leur consommation d’énergies fossiles.

Par ailleurs, des campagnes de sensibilisation des citoyens et des industries à la sobriété énergétique ont été lancées parallèlement à des programmes de soutien aux technologies d’optimisation de l’efficacité énergétique. Entre 2010 et 2013, l’équivalent de près de la moitié des capacités nucléaires a été comblée par des économies d’énergie (efficacité et sobriété énergétique)(7). De leur côté, les collectivités territoriales ont multiplié les initiatives en direction des économies d’énergie, notamment les projets de villes économes en énergie grâce aux « smart grids » et au développement de technologies vertes.

Le retour du nucléaire avec Shinzo Abe

Lorsque Shinzo Abe est arrivé au pouvoir fin 2012, la production électrique dépendait à 88% des énergies fossiles, soit bien plus encore que lors du premier choc pétrolier (76%). Cette dépendance était préoccupante non seulement pour l’équilibre de la balance commerciale mais aussi pour la sécurité énergétique menacée par l’instabilité géopolitique des régions ou des routes d’approvisionnement du pétrole et du gaz naturel (Moyen-Orient(8), détroit d’Ormuz et de Malacca, etc.).

De surcroît, le prix de l’électricité(9) avait augmenté  de 20 % et les émissions de GES avaient progressé de 16% dans le secteur de l’électricité entre 2010 et 2012. Toutefois, le niveau des émissions totales de GES en 2012 était proche de celui atteint en 2007, après une augmentation continue des GES depuis 1990.

Dès sa campagne électorale, Shinzo Abe n’avait pas caché sa volonté de réactiver le nucléaire qui avait le mérite de permettre l’accroissement de l’indépendance énergétique,  la réduction de la facture énergétique, la baisse des prix de l’électricité et la réduction des émissions de GES. Le « Nouveau Plan stratégique énergie 2014 »(10) a réaffirmé les objectifs de sécurité des approvisionnements et d’efficacité énergétique, de préservation de l’environnement et de sûreté de l’énergie. Toutefois, le chiffrage des objectifs à vingt ans du mix énergétique a été repoussé à 2015 face aux incertitudes sur l’avenir du nucléaire.

Selon les calculs du METI, alors que le nucléaire reviendrait à 10,1 yen /kWh à l’horizon 2030, l’hydroélectricité atteindrait 11,0 yen, le solaire 12,5-16,4 yen...

Le METI(11), à la suite d’une série de consultations d’experts sur la politique énergétique, a laissé filtrer une première ébauche de chiffrage de l’autosuffisance énergétique et du mix électrique souhaités pour 2030 : l’’objectif est de porter l’autosuffisance énergétique de 6,3% en 2012 à 24,3% à l’horizon 2030. Outre la poursuite des politiques d’efficacité énergétique, le mix électrique évolue. La solution du retour au nucléaire est privilégiée. Bien que la part des énergies renouvelables double, les énergies fossiles devraient avoir encore un poids prépondérant même s’il est prévu de diminuer la dépendance aux centrales électriques à charbon.

En 2030, la part du nucléaire dans le mix énergétique électrique pourrait ainsi atteindre 20 à 22%. Cette volonté gouvernementale d’accroître autant le nucléaire répond non seulement aux contraintes d’autosuffisance énergétique et d’émission de GES mais aussi à l’impératif de baisse des coûts de l’électricité. Selon les calculs du METI, alors que le nucléaire reviendrait à 10,1 yen /kWh à l’horizon 2030, l’hydroélectricité atteindrait 11,0 yen, le solaire 12,5-16,4 yen, les éoliennes(12) 13,9-21,9 yen et la géothermie 19,2 yen(13). Comme le développement de l’hydroélectricité semble atteindre des limites, le nucléaire apparaît comme très compétitif car les coûts de démantèlement des centrales ou des retombées d’un accident possible ne sont pas intégrés.

La volonté gouvernementale de redonner une place importante au nucléaire risque de casser la dynamique des énergies renouvelables.

Néanmoins, l’objectif de la part du nucléaire fixée pour 2030 dépasse les capacités potentielles existantes(14). La construction de nouveaux réacteurs nucléaires et/ou la prolongation de la durée de vie des centrales au-delà des 40 ans règlementaires pourraient s’avérer nécessaires(15). Fin mai 2015, aucun réacteur n’était actif. Trois centrales avaient obtenu le feu vert de la NRA, mais leur redémarrage était freiné par les oppositions locales. La centrale Sendai 1 de la Kyushu Electric pourrait être la première à redémarrer avant la fin juillet 2015.

La volonté gouvernementale de redonner une place importante au nucléaire risque de casser la dynamique des énergies renouvelables. Avant Fukushima, les plans de développement des énergies renouvelables étaient embryonnaires. Alors que l’hydroélectricité représentait 3% de la consommation d’énergie et 8,5% de la production d’électricité en 2010; les autres énergies renouvelables y contribuaient respectivement pour 1% et 1,1%. Le gouvernement envisage de porter la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité à 24% environ en 2030 contre 11% enregistrés en moyenne de 2000 à 2010(16).

L'État japonais a abaissé à 27 yen/kWh le prix de rachat du solaire. 

En 2013, le Japon était devenu le deuxième investisseur mondial en énergies renouvelables derrière la Chine. Ses efforts se sont focalisés sur l’énergie solaire dont la capacité installée est passée de 2,5 GW à 23 GW entre 2010 et fin 2014. Néanmoins, vers la fin 2014, l’Etat a réduit les volumes d’achat obligatoires d’énergie solaire par les compagnies électriques et abaissé à 27 yen/kWh le prix de rachat du solaire.

A ce prix, les investissements dans le solaire deviennent peu rentables alors que, de surcroît, des compagnies électriques commencent à refuser des contrats d’achat de solaire. Ce revirement politique risque de faire dérailler l’essor du solaire japonais, parvenu au troisième rang de la production mondiale, et techniquement très avancé. De façon plus générale, c’est le développement des énergies renouvelables qui pourrait être remis en cause.

Comme les chances de révision à la hausse de son premier objectif de réduction des émissions de GES sont faibles, le Japon ne sera pas un leader dans ce domaine.

Le Japon a rempli son engagement de réduction des GES de 6% entre 1990 et 2012 grâce à des rachats de crédit carbone et à la plantation de forêts. Comme les chances de révision à la hausse de son premier objectif de réduction des émissions de GES de 25,3% entre 2005 et 2030 sont faibles, il ne sera pas un leader dans ce domaine alors que l’UE annonce -40% pendant la même période et les Etats-Unis -26% à -28% entre 2005 et 2025.

Toutefois, le Japon peut apporter une importante contribution à la COP 21 tant au niveau de ses technologies d’efficacité énergétique ou de ses pratiques de sobriété énergétique qu’à celui de ses technologies solaires (fermes flottantes par exemple) et de ses avancées dans le secteur de l’hydrogène (véhicules à hydrogène, technologies de stockage). Les expériences décentralisées d’économies d’énergie originales tels le recours aux smart grids dans plusieurs villes ou le plan à 10 ans pour décarboner la ville de Tokyo(17) fournissent également des pistes intéressantes.

Sources / Notes

(1) Consommation d’énergie primaire/PIB réel
(2) Année de référence 2009 (IEA). Jun Morikawa, Energy Efficiency and J-Credit Scheme, February 2014 
(3) Citation du Premier ministre Naoto Kan
(4) Bernard Laponche, La consommation d’énergie après Fukushima, Global Chance, Mars 2014
(5) En 2011, premier déficit de la balance commerciale depuis 31 ans.
(6) L’Autorité de Régulation Nucléaire s’appelle Genshiryoku Kisei Iinkai en japonais.
(7) Lauri Myllyvirta, Justin. Guay, How Japan replaced half of its nuclear capacity with efficiency, Greentechmedia.com, April 10, 2014
(8) 83% du pétrole et 30% du gaz en provenance du Moyen Orient.
(9) +20% pour les ménages par rapport à 2010
(10) « New strategic energy plan 2014”, Government of Japan, May 2014
(11) Ministère japonais de l’économie, du commerce et de l’industrie
(12) Éoliennes terrestres
(13) JAIF, Nuclear Generating Costs in 2030 Put at JPY 10,1/kWh, Superior to Rest, April 30 2015
(14) Actuellement, des demandes d’autorisations ont été déposées à l’ARN pour 24 réacteurs sur 43
(15) Site du NEI 
(16) Nikkei Asian Review, Gov’t proposes greenhouse gas emission cut of up to 26%, April 30 2015
(17) Magali Dreyfus, Tokyo shows path to cutting emissions, Nikkei Asian Review, April 9 2015


Commentaires

Il faut être méfiant avec les sources de cet article : ainsi M. Laponche est un opposant notoire au nucléaire. Tout comme son commanditaire l'ADEME dont la récente étude validant la possibilité de passer à 100% de renouvelables est truffée d'erreurs majeures (http://difusons.fr/enr_100/analyse_rapport_ademe.pdf).
Concernant les chiffres du METI (gouvernement du Japon) correspondant aux coûts de production des différentes filières, ils sont douteux : même si éolien et solaire y apparaissent plus cher que le nucléaire, on oublie les subventions qui les financent et surtout les "externalités" attachées à la compensation de leur intermittence, qui doublent les coûts annoncés. Quant aux charges de déconstruction du nucléaire, elles sont généralement incluses dans le coût de production : c'est en tout cas vrai en France et il serait surprenant que le Japon fasse différemment.
Mais nul doute que ce pays est une grande nation et qu'il aura les ressources pour apporter une contribution significative à la lutte contre le dérèglement climatique.

Les charges de déconstruction du nucléaire sont estimées et préapprovisionnées par edf... Cependant en regard des estimations outre manche et outre atlantique, ces charges semblent avoir été assez sous-estimées. Il en est de même de la construction (epr estimé à 3 milliards, et nous en sommes à plus du double aujourd'hui à Flammanville...) Cela ne prend bien sûr pas non plus en compte les charges face à un accident comme fukushima, ou le problème à long terme du stockage (nous ne disposons pas en europe de vastes désert comme aux états unis pour stocker librement sans risque loin des populations...)
La Cour des Comptes est l'organisme le plus compétent et le moins suspect pour faire la vérité sur les coûts que vous évoquez ; et elle a confirmé que les provisions pour démantèlement et pour le stockage des déchets sont correctement pris en compte par EDF (cf. rapport 2012 actualisé en 2014). Il me semble donc présomptueux de contredire ces experts qui sont indépendants du pouvoir politique. Ce n'est évidemment pas le cas de certaines ONG voire personnalités comme Laponche, ouvertement antinucléaires, dont les affirmations sont biaisées.
Quant au coût d'un EPR de série, même revu à la hausse en raison des ajouts successifs de dispositifs destinés à en renforcer la sécurité, vous verrez qu'il restera très compétitif face à celui d'énergies déclarées renouvelables mais qui sont surtout intermittentes et ne peuvent contribuer que modestement à la satisfaction des besoins des consommateurs d'électricité.

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