Afrique du Sud : le secteur privé au secours du secteur de l'électricité

  • AFP
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L'Afrique du Sud, régulièrement en proie à des coupures d'électricité avec un opérateur public aux installations vieillissantes et mal entretenues, incapable de répondre à la demande du pays, a annoncé jeudi ouvrir davantage le secteur aux entreprises privées.

La compagnie publique Eskom, en graves difficultés financières et aux mauvaises performances, produit à ce jour plus de 90% de l'électricité du pays. Mercredi, elle a annoncé de nouvelles coupures importantes dans tout le pays, pour faire face une hausse de la demande liée au froid en ce début d'hiver austral, et rationner la consommation.

Pour éviter ces délestages, les entreprises privées pourront désormais construire des centrales allant jusqu'à 100 mégawatts de puissance sans avoir besoin d'une licence, alors qu'elles étaient jusqu'ici limitées à 10 mégawatts. Cette augmentation vise à les inciter à construire des installations pour alimenter leurs propres activités et vendre le surplus d'électricité à Eskom.

Une pénurie continue d'énergie "représente un énorme risque pour notre économie", a reconnu le président Cyril Ramaphosa dans une allocution télévisée, saluant une réforme qui "augmentera l'offre en énergie et réduira la charge pesant sur Eskom".

Le gouvernement sud-africain se voit régulièrement critiqué de garder sous perfusion une entreprise publique à la déroute, qui produit plus de 80% de son électricité à partir du charbon, au lieu d'engager la première puissance industrielle d'Afrique vers une transition énergétique. "Cette mesure va permettre d'investir dans de nouvelles capacités de production à court et moyen terme, et permettre aux entreprises de répondre à leurs propres besoins en énergie", a déclaré le président sud-africain.

Commentaires

Serge Rochain

C'est comme en France. L'EDF s'étant ruinée avec le nucléaire, elle n'est plus en mesure d'investir dans les moyens devant succéder à l'outil qui l'a quasiment mise en faillite. C'est donc le secteur privé qui investi dans les outils de remplacement, mais comme ce secteur à compris que le nucléaire n'était ni une solution pérenne, ni une solution économique, ni une solution ayant la faveur du publique, il investit des les renouvelables qui ont au contraire toutes les qualités requises.

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