- Connaissance des Énergies avec AFP
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Un pétrolier sous pavillon koweïtien a été touché par une frappe de drone près du port de Dubaï, qui a provoqué un incendie sans faire de blessé ni provoquer de fuite de pétrole, ont indiqué mardi les autorités émiraties.
L'attaque sur le pétrolier Al-Salmi, survenue dans la nuit, "a causé des dégâts matériels sur la coque du navire et un incendie à bord, avec un risque de marée noire dans les eaux environnantes", avait d'abord rapporté l'agence de presse koweïtienne Kuna, citant la société pétrolière nationale Kuwait Petroleum Corporation et accusant l'Iran.
Les autorités des Emirats arabes unis ont ensuite affirmé que les équipes d'intervention étaient venues à bout de l'incendie et qu'il n'y avait "pas eu de fuite de pétrole" ni de blessés.
Elles avaient indiqué un peu plus tôt que le pétrolier avait été ciblé par un drone dans les eaux de Dubaï.
L'agence maritime britannique UKMTO avait signalé plus tôt avoir reçu un signalement lundi à 20H20 GMT concernant un navire-citerne, victime d'un incendie après avoir été frappé par un projectile inconnu sans "conséquence environnementale".
Selon le bureau de presse de Dubaï, les 24 membres d'équipage du navire sont en sécurité.
L'armée koweïtienne avait également affirmé mardi que sa défense antiaérienne réagissait à des "attaques de drones et de missiles", dans un message publié sur X.
Selon la société de sécurité maritime Vanguard, le pétrolier Al-Salmi a été "frappé par un projectile inconnu" à 31 miles nautiques au nord-ouest de Dubai.
Le navire, qui transportait environ deux millions de barils de pétrole brut, se dirigeait vers Qingdao, en Chine, a indiqué le site spécialisé dans un post diffusé sur X.
Depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février par des frappes américano-israéliennes en Iran, Téhéran cible régulièrement des infrastructures de pays du Golfe et verrouille le détroit d'Ormuz par lequel transitait environ un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondiaux.
Le trafic y a chuté d'environ 95% depuis le début du conflit, selon la plateforme de suivi maritime Kpler. Les répercussions se font sentir sur l'ensemble des marchés énergétiques mondiaux.