Black-out ibérique de 2025 : un « cocktail parfait » de facteurs défavorables

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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La méga-panne électrique d'avril 2025, qui avait semé le chaos en Espagne et au Portugal, ne résultait pas d'une "cause unique", mais d'un "cocktail parfait" de facteurs défavorables et multiples, a indiqué vendredi le groupe d'experts chargé d'enquêter sur ces dysfonctionnements.

« Il n'y a pas de cause unique »

Leur rapport a confirmé l'incapacité du système électrique ibérique à contrôler des phénomènes de surtension, tout en soulignant que cette panne généralisée n'avait pas été provoquée par une cause unique, mais par une "combinaison de multiples facteurs en interaction".

"Il n'y a pas de cause unique. C'était un cocktail parfait (perfect storm en anglais, NDLR) de multiples facteurs qui ont contribué à la panne", a déclaré Damian Cortinas, président du conseil d'administration du réseau européen des gestionnaires de réseaux de transport d'électricité (ENTSO-E).

Il s'agit de "la plus grande panne, la panne la plus grave que nous ayons jamais connue dans le système électrique européen depuis plus de vingt ans", a-t-il aussi confirmé.

"Le phénomène clé de l'incident a été l'inefficacité du contrôle de la tension au sein du système électrique espagnol", relève le rapport, fruit du travail de 49 experts, qui vient confirmer l'essentiel de ses conclusions préliminaires communiquées en octobre.

Des fluctuations de tension et des phénomènes d'oscillations

La "séquence" a ainsi vu "des fluctuations de tension et des phénomènes d'oscillations, conduisant à des déconnexions généralisées de production en Espagne, en particulier de moyens basés sur convertisseur", une technologie utilisée dans les centrales d'énergies renouvelables, indique le rapport.

L'incident survenu le 28 avril 2025 avait conduit à une panne généralisée à 12:33 heure espagnole, paralysant l'ensemble de la péninsule et la plongeant dans le chaos: plus de courant, ni d'internet, plus de réseau mobile, de feux de signalisation ou de terminaux bancaires.

Commentaires

Hervé
Je l'ai eu payé 0.11€ le Kwh avant que vous interveniez avec vos copains. Maintenant c'est plutot 0.2€... Merci Serge
Serge Rochain
vous pouvez preciser la date a laquelle vous etes passé de 0,11 € a 0,2 € pour le meme KWh, ca peut servir pour expliquer vos divagations ?
Rochain Serge
Et oui, le prix de l'électricité augmente considérablement mon pauvre Hervé, mais vous semblez avoir de grandes difficultés à comprendre pourquoi. Permettez moi de vous donner quelques éclairages sur les causes pourtant évidentes comme nous pouvons tous les constater; dans le nucléaire le coût d'appat, celui qui sert à obtenir le feu vert pour faire quelque chose dans le nucléaire, par exemple un nouveau réacteur, ou une tombe pour y cacher de dangereux déchets de vie active millénaire comme ici : https://www.20minutes.fr/societe/4216111-20260401-nucleaire-cout-projet-site-enfouissement-dechets-nucleaires-reevalue-plus-33-milliards-euros est généralement suffisamment faible pour sembler séduisant et sans doute une bonne affaire, et permettre de déclencher le feu vert d'autorisation de faire. et puis les mois, passent, les années passent et régulierement le prix est réévaluer, mais pas en raison de l'erosion monétaire de 1 ou 2 % chaque année comme le coût de la vie, non, c'est carrément 1/3 en plus. Et encore ce n'est que le début. L'EPR ça a été 3,3 milliards d'euros passés à 23,7 milliards selon la cour des comptes, soit plus de 7 fois le coût prévu..... et vous osez deamnder pourquoi le prix de l'électricité augmente en essayant sournoisement (selon la méthode nucléophile) de faire passer l'augmentation de ce prix sur le compte des renouvelables qui sont les façons les plus économiuques de produire de l'électricité comme le démontre l'ensemble des autres pays de la planète.
En 2 mots
En l'occurence ces 33 milliards correspondent au frais d'instalation du site: études, achats de terrain, arrosage de responsables, amenagements de site, construction des systemes de transports... Mais ne correspondent pas à la prise en charge du fonctionnement sur le long terme et certainement pas le cout de la reversibilité, cf dossier stocamine. Le prix hypotethique est certainement, tel éstimé par des spécialistes ayant travaillé sur ce dernier dossier, pourrait s'elever dans une fourchette de 200 à 300 milliards pour se prémunir d'accidents grave par exemple le risque de contamination de la nappe phréatique du bassin parisien.

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