- Connaissance des Énergies avec AFP
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Le groupe de câbles français Nexans, deuxième mondial derrière l'italien Prysmian, a annoncé jeudi une nette hausse de son bénéfice et de ses ventes l'an dernier, porté par la forte demande d'électrification.
Le bénéfice net a progressé de 26% à 352 millions d'euros, et les ventes ont augmenté de près de 13% à 7,8 milliards d'euros, d'après un communiqué.
La publication de ces résultats a été accueillie fraîchement par la Bourse, l'action reculant de plus de 7% à 11H00 jeudi aux alentours de 127 euros, en raison notamment d'un indicateur de rentabilité (Ebitda ajusté) inférieur aux prévisions des analystes.
L'action a ainsi effacé ses gains enregistrés depuis le début de 2026, mais le cours reste orienté positivement depuis début 2024, où l'action s'échangeait autour de 80 euros.
Présent dans 41 pays et employant 25.700 personnes, Nexans a entrepris ces dernières années un recentrage de ses activités sur l'électrification du monde et ses clients les plus rentables. Il bénéficie notamment du déploiement des câbles sous-marins ou du raccordement de parcs éoliens en mer.
Son nouveau directeur général, Julien Hueber, qui a remplacé mi-octobre l'emblématique Christopher Guérin, s'est réjoui de "performances soutenues" en 2025 et précisé que le groupe arrivait à la "fin de la rotation" de son portefeuille recentré sur l'électrification.
Le groupe a en effet annoncé être entré en négociations exclusives avec Motherson pour lui céder l'activité faisceaux de câble automobile Autoelectric, basé à Floss en Allemagne et qui emploie près de 14.000 personnes, pour une valeur d'entreprise de 207 millions d'euros.
"La finalisation de la transaction envisagée pourrait intervenir à la mi?2026", précise Nexans.
M. Hueber observe un début 2026 "plus volatil", mais pense que la "résilience" du "profil d'activité" et l'"agilité" des opérations fournissent "des bases solides pour continuer à exécuter (la) stratégie et générer durablement de la valeur".
L'entreprise prévoit de verser un dividende de 2,9 euros par actions au titre de 2025, sous réserve d'un vote favorable en assemblée générale le 21 mai. Le dividende est en hausse de 11,5% sur un an, "traduisant la confiance du groupe dans sa capacité à générer de la trésorerie et la solidité de son profil financier".
L'entreprise s'est fixé pour objectif financier un Ebitda (bénéfice brut d'exploitation) ajusté compris entre 730 et 810 millions d'euros en 2026 (728 millions d'euros en 2025, en hausse de 27,3% par rapport à 2024), et un flux de trésorerie disponible compris entre 210 et 310 millions d'euros (flux de trésorerie disponible de 344 millions d'euros en 2025).
Nexans précise attendre "une performance plus modérée (...) au premier semestre" qu'au second, et que ces prévisions "n'intègrent pas l'exécution du projet Great Sea Interconnector en 2026 et excluent la contribution des acquisitions non finalisées".
Début janvier, l'entreprise avait annoncé un "réaménagement du calendrier" de son mégaprojet de connexion entre Chypre et la Grèce, ce Great Sea Interconnector. Ce contrat de 1,43 milliard d'euros prévoit la construction du tronçon Chypre-Grèce de l'interconnecteur électrique EuroAsia, "le plus grand projet d'interconnexion de l'histoire" qui doit relier Israël, Chypre et l'Union européenne.
Chypre est en effet le seul pays européen sans raccordement au gaz ni connexion électrique avec le réseau du continent européen.
Le groupe avait alors indiqué exécuter "le projet conformément à ses obligations contractuelles et en ligne avec les étapes définies depuis 2023", mais que des retards de livraison pourraient intervenir.
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