- Connaissance des Énergies avec AFP
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Les transporteurs routiers pourront répercuter une partie de la hausse du prix des carburants sur leurs clients, notamment la grande distribution, par une clause de revoyure dans leurs contrats, ont indiqué jeudi les ministères des Transports et des PME.
Lors d'une réunion jeudi après-midi entre les représentants des transporteurs et leurs donneurs d'ordre, notamment les distributeurs, tous ont convenu que la hausse des carburants ne devait pas être supportée uniquement par les transporteurs, ont expliqué les conseillers ministériels.
D'où l'encouragement du gouvernement à appliquer, comme le permet le code des Transports, une "indexation immédiate du prix de l' énergie" y compris pour des contrats déjà négociés, ont expliqué les conseillers lors d'un point de presse téléphonique.
"Les donneurs d'ordre n'ont aucun intérêt à avoir des défaillances de leurs fournisseurs stratégiques que sont les transporteurs", ont-ils souligné, plaidant aussi pour des délais de paiement raccourcis.
La grande distribution pourra répercuter ce surcoût dans ses prix ou rogner sur ses marges. "Mais la part du transport reste marginale dans les coûts des produits alimentaires", a estimé un conseiller du ministère des PME, pour qui le risque d'inflation n'est pas le même qu'en 2022.
La réunion de jeudi après-midi ne portait pas sur les aides au secteur, encore en négociation, selon les organisations professionnelles des transporteurs.
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, le prix des carburants s'est envolé, en particulier le gazole qui a augmenté de près de 30%. D'où un surcoût qui fragilise les entreprises de transports pour tous les contrats négociés avant cette hausse.
Le gouvernement avait annoncé vendredi une aide de 50 millions d'euros aux entreprises les plus fragiles pour le mois d'avril.
Déçues, l'Otre (Organisation des transporteurs routiers) et la FNTR (Fédération nationale des transports routiers) ont organisé des manifestations et des opérations escargot cette semaine pour réclamer des mesures supplémentaires.
Elles ont suspendu leurs mouvements mercredi soir après avoir obtenu des avancées, notamment le principe d'un renouvellement des aides si la hausse se prolongeait, a indiqué l'Otre jeudi matin.