Des supermarchés pourront être fermés en cas de pic de consommation d'énergie, selon Michel-Edouard Leclerc

  • AFP
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En cas de risque de coupure d'électricité cet hiver, "on peut fermer des magasins sur certains créneaux horaires", a assuré lundi le président du comité stratégique des magasins E. Leclerc, Michel-Edouard Leclerc, sur France Info.

"On peut fermer des magasins sur certains créneaux horaires", a-t-il déclaré : "on n'aura pas d'état d'âme, on se bat pour notre pays".

"Pour cet hiver, avec le risque de coupure d'électricité, ce ne serait pas honnête de demander au consommateur de faire preuve de sobriété si on n'est pas nous-même exemplaires", avait-il précédemment exposé. "On va s'assurer que les portes des frigos seront bien fermées, on ne fera pas marcher les fours à pain au moment des pics, ce sera des mesures très concrètes", a-t-il détaillé, rappelant qu'il en va aussi de l'intérêt des commerçants "car la facture d'électricité, c'est nous qui la payons".

"Les professionnels ont pris le dossier en main et tous ensemble, on devrait arriver à garantir aux consommateurs et usagers français de ne pas avoir de grosses coupures", espère-t-il encore.

La semaine passée, la fédération Perifem, qui rassemble l'ensemble des acteurs de la distribution (dont E.Leclerc) pour agir sur les sujets énergétiques ou environnementaux, avait exposé des "mesures communes et concrètes" pour faire face au "risque de pénuries d'approvisionnement électrique annoncées par le gouvernement pour cet hiver".

Ces mesures, annoncées à compter du 15 octobre mais sur lesquelles les professionnels travaillent dès à présent, selon Michel-Edouard Leclerc, prévoient notamment l'extinction des enseignes lumineuses dès la fermeture des magasins, la réduction de l'éclairage, voire une baisse de la température en magasins à 17 degrés cet automne et cet hiver, en cas de demande d'une autorité régulatrice.

Le président Emmanuel Macron avait expliqué le 14 juillet que l'État préparait un "plan de sobriété" énergétique pour faire face au risque de pénurie liée à la guerre en Ukraine, appelant à "rentrer collectivement dans une logique de sobriété".

Ces premières mesures avaient été actées par E.Leclerc, Carrefour, Système U, Les Mousquetaires Intermarché, Auchan, Casino, Franprix, Monoprix, Lidl ou encore Picard, et Perifem disait espérer que le protocole serve "de base à l'ensemble des fédérations du commerce et de la distribution pour la généralisation de ces mesures".

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