EDF : quatrième journée de mobilisation contre le projet Hercule

  • AFP
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Après un mois d'interruption, la mobilisation reprend mardi chez EDF à l'appel des fédérations syndicales CGT, CFE-CGC, CFDT et FO, qui demandent le retrait du projet "Hercule" de scission de l'énergéticien.

"Hercule est un non-sens et l'antithèse de ce dont on a besoin" : Sébastien Menesplier, secrétaire général de la CGT Mines Energies (premier syndicat du secteur), ne décolère pas. Depuis des mois, lui comme les autres représentants syndicaux dénoncent le risque de "démantèlement" d'EDF.

Pensé par le PDG de l'énergéticien Jean-Bernard Lévy, le projet "Hercule" pourrait se traduire par une scission du groupe en trois entités: une entreprise publique (EDF bleu) pour les centrales nucléaires, une autre (EDF vert) cotée en Bourse pour la distribution d'électricité et les énergies renouvelables, et une troisième (EDF azur) qui coifferait les barrages hydroélectriques.

"Le projet Hercule ne répond pas aux problèmes d'EDF", juge Amélie Henri, coordinatrice du groupe EDF à la CFE-CGC. "Notre objectif n'a pas changé : on demande son retrait et à être associés aux discussions sur les problèmes d'EDF". Les syndicats appellent à conserver à EDF sa qualité de "groupe intégré", dont les activités vont de la production d'électricité à la gestion du réseau (par Enedis) et à sa distribution aux foyers (RTE).

Pour Amélie Henri, "l'objectif de la journée, c'est de faire au moins aussi bien" que lors des trois premiers appels à mobilisation, qui avaient fortement mobilisé : 31,56% de grévistes sur l'ensemble des salariés du groupe le 26 novembre, 32,4% le 10 décembre et 28,61% le 17. Ce sera également une bonne répétition générale avant la journée du 26 janvier, où le secteur de l'énergie dans son ensemble est appelé à faire grève, comme ce fut le cas en novembre et décembre.

Au-delà des appels à la grève, les initiatives se multiplient sur le sujet. La semaine dernière, les patrons des principales confédérations ont écrit à Emmanuel Macron, le sommant de renoncer à Hercule. La semaine dernière toujours, une pétition en ligne lancée en fin d'année dernière a dépassé le cap des 30 000 signatures.

Mercredi, l'interfédérale est invitée, à l'initiative du communiste Sébastien Jumel, à une réunion avec des députés des principaux groupes d'opposition, des Insoumis aux Républicains. Et le débat pourrait être ouvert à tous les Français. Les sénateurs et députés socialistes ont fait part de leur intention de déposer une proposition de référendum d'initiative partagée (RIP) contre le projet Hercule.

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La rédaction

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