Approvisionnement en électricité : l'AIE souligne les efforts nécessaires pour renforcer la sécurité face aux nouveaux risques

  • AFP
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L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a alerté mardi sur les efforts nécessaires pour assurer l'approvisionnement en électricité face aux nouveaux risques cyber et aux événements climatiques extrêmes, ou encore face à la part croissante des énergies renouvelables. "L'électricité est essentielle pour le fonctionnement des sociétés modernes - comme la crise du Covid-19 l'a souligné - et pour diminuer les émissions mondiales" de gaz à effet de serre, a souligné le directeur exécutif de l'AIE Fatih Birol.

L'agence, qui conseille des pays développés sur leur politique énergétique, a consacré un premier rapport au sujet de la sécurité électrique compte tenu de l'importance du secteur, qui doit encore se développer, avec par exemple le véhicule électrique.

Le premier sujet concerne l'essor des énergies renouvelables, avec notamment la chute continue des coûts du solaire, dont l'intégration va rapidement demander des systèmes plus flexibles. La production des énergies renouvelables est en effet variable, en fonction de l'ensoleillement et du vent. "De nouvelles ressources de flexibilité additionnelles doivent être développées en parallèle de l'expansion du solaire et de l'éolien, en particulier dans les économies émergentes ou en développement confrontées à une forte croissance de leur demande d'électricité", estiment les auteurs du rapport.

Ils évoquent le besoin d'investissements dans les réseaux électriques mais aussi le développement de solutions de stockage ou le besoin de centrales à gaz dans certaines régions pour assurer également un approvisionnement stable.

L'autre grand thème abordé est celui de la cybersécurité, puisque la numérisation des systèmes électriques accroît également leur vulnérabilité face à des attaques aux multiples conséquences. "La prévention totale des cyberattaques n'est pas possible, mais les systèmes électriques peuvent devenir plus cyber-résilients", juge l'AIE. Elle préconise une série de mesures pour les producteurs d'électricité, les fournisseurs (par exemple participer à la certification des équipements) et les autorités (par exemple en développant la recherche en partenariat avec l'industrie sur le sujet).

Enfin, l'AIE aborde la question de la résistance du système aux événements météorologiques extrêmes (canicules, feux, cyclones, inondations...) qui se multiplient avec le réchauffement climatique. Elle suggère aux autorités nationales d'élaborer des scénarios de long terme centrés sur les effets de ces changements sur les systèmes électriques et d'adopter des mesures incitatives pour que les entreprises investissent dans des systèmes plus résilients.

Commentaires

Joseph Letellier

Très intéressant, les énergies renouvelables ont besoins des énergies fossiles pour exister (gaz)...
"Ils évoquent le besoin d'investissements dans les réseaux électriques mais aussi le développement de solutions de stockage ou le besoin de centrales à gaz dans certaines régions pour assurer également un approvisionnement stable." (Lu dans le texte).
Je pense que le sujet de l'énergie renouvelable devient l'escroquerie du siècle. N'oublions pas qu'il y a deux siècles, nos ancêtres n'utilisaient que de l'énergie renouvelable, et dès qu'ils ont pu s'en passer, ils n'ont pas hésité (simplement une question de rendement).

Thomas

"L'escroquerie du siècle" est pourtant une solution incontournable pour l'enjeu climatique qui est prônée notamment par le GIEC dans TOUS les scénarios.
Un couple EnR et gaz sera toujours meilleur que du 100% charbon et lorsqu'on voit la part de charbon dans le monde, on comprend bien la mention de l'AIE.
Quant à l'abandon des renouvelables, ça s'est fait avec du pétrole et du charbon. Vous pensez que c'était une bonne idée vu les enjeux actuels?
En termes de rendement nous utilisons tous des voitures dont les moteurs thermiques ne dépassent guère les 30% et ce n'est pas pour ça qu'elles sont abandonnées... ;-)

mandron

Actuellement 4 centrales à charbon tournent au maximum de leur production et on a arrêté une centrale nucléaire à 100 km de l'une d'elle. Les rejets de CO2 ne semblent plus passionner nos écolos. Drôle de France qui a perdu tout esprit rationnel au profit de la cuisine politicienne qui ruine ce beau pays.

Serge Rochain

Si on ne mettait pas 10 ans de procédures judiciaires au fesses de tous projets de renouvelables avant qu'ils ne puissent commencer seulement 2 ans de travaux pour les rendre opérationnels, il n'y aurait jamais eu besoin de rallumer le charbon pour compenser non par Fessenheim qui n'avait plus le droit de fonctionner officiellement depuis plus d'un an faute d'avoir été mis à niveau pour pouvoir passer le 4em examen de passage, et pour laquelle le gouvernement passant outre l'avis l'ASN avait prolongé ce "non droit" en attendant la mise en marche de l'EPR de Flamanville promis toujours incessamment sous peu par Levy mais qui n'est toujours en état de fonctionner aujourd'hui.
Mais cela ne vous intéresse pas bien sûr, vous préférez bavez à l'unisson avec le lobby nucléaire qui a menti comme il le fait depuis 60 ans et qui mentira aussi longtemps que le nucléaire existera.

mandron

Monsieur Rochain, la grossièreté de vos propos, ainsi que votre orthographe, ne sont pas les meilleurs soutiens à vos arguments qui sont parfois voire souvent, de mauvaise foi.

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