Emmanuel Macron vante le nucléaire comme facteur d'« indépendance » face aux secousses du pétrole

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Emmanuel Macron a défendu mardi en ouverture d'un sommet à Paris le nucléaire civil, facteur d'"indépendance" dans un contexte géopolitique où les hydrocarbures peuvent devenir un instrument "de déstabilisation", et appelé les acteurs privés et publics à y prendre part en investissant dans le secteur.

Un appel aux investisseurs

"Le nucléaire est clé pour réconcilier à la fois l'indépendance et donc la souveraineté énergétique, la décarbonation et donc la neutralité carbone à horizon 2050, et la compétitivité et donc la création d'emplois de nos économies", a dit le président français lors de ce sommet destiné à concrétiser la relance du nucléaire civil, le 2e après celui de Bruxelles en 2024.

Il a appelé "chaque acteur public et privé à prendre sa part pour continuer de mobiliser les investissements" en faveur de cette énergie, "véritable secteur d'avenir", mais qui nécessite beaucoup de capitaux. Les banques et fonds d'investissement doivent "faire un effort (...) pour les projets les plus risqués", a-t-il ajouté.

Ce sommet réunit une quarantaine de représentants d'États à Paris dans un contexte marqué par la guerre au Moyen-Orient. En parallèle, la flambée des cours du pétrole, qui chahute les prix du carburant, reste au centre de l'attention: les ministres de l'Energie du G7 se réuniront à 13H45 au siège de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) sur le sujet.

Comme en 2022, après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, la guerre au Moyen-Orient est venue rappeler la vulnérabilité des pays dépendants aux importations d'énergies fossiles, entre risques d'approvisionnement et volatilité des marchés, mettant en lumière l'intérêt des énergies décarbonées souveraines - renouvelables et nucléaire.

« Dans l'intérêt des pays européens »

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a estimé que la réduction de la part du nucléaire en Europe avait été une "erreur stratégique". "Ce choix" a eu pour conséquence de la "détourner" d'"une source fiable et abordable d'énergie à faibles émissions", a-t-elle déclaré, alors que le sujet continue de diviser au sein des 27.

"Il est dans l'intérêt des pays européens, pour leur sécurité énergétique et pour leur souveraineté, de développer davantage leurs énergies renouvelables - solaire, éolienne et autres - et d'opérer un retour en force de l'énergie nucléaire", avait aussi souligné la semaine dernière Fatih Birol, le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Organisé par la France, une des principales puissances nucléaires civiles du monde (57 réacteurs), le sommet accueille une quarantaine de pays et des organisations internationales, dont des représentants des États-Unis et de la Chine - principaux acteurs historiques du secteur -, des États européens et des pays membres du G7.

Après une première édition à Bruxelles en 2024, ce sommet en partenariat avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), s'ouvre aussi dans une année 2026 marquée par le 15e anniversaire de l'accident de Fukushima (Japon) et le 40e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl (Ukraine). Son objectif: "identifier les mesures pratiques nécessaires" pour concrétiser la relance d'une énergie nucléaire "sûre et accessible à tous".

Relance de l'atome

Tombé en disgrâce après l'accident de la centrale japonaise en 2011, le secteur connaît un regain d'intérêt dans le monde, porté par les enjeux de souveraineté énergétique, la nécessité de décarboner l'énergie pour lutter contre le changement climatique et l'essor de l'intelligence artificielle, très vorace en électricité.

À la COP28 à Dubaï, des États se sont engagés à tripler les capacités nucléaires installées à horizon 2050, une déclaration endossée par une trentaine de pays à ce jour.

Aujourd'hui, le nucléaire représente 10% de l'électricité produite dans le monde, avec quelque 450 réacteurs, dans une trentaine de pays. Mais "une quarantaine d'(autres) pays ont manifesté un intérêt ferme" depuis quelques années pour relancer l'atome ou construire leur industrie nucléaire, a indiqué lundi Rafael Grossi, directeur général de l'AIEA, à quelques journalistes.

Commentaires

RAVON
Il s'en va temps ! De Gaulle l'avait compris. Il nous a mit à l'abri pour 50 ans puis il y a eu les écologistes. Les mêmes causes produisent les mêmes effets dans l'histoire. Les chocs pétroliers ont été avalés grace au nucléaire et les usines étaient compétitives. "Après moi ... la chienlit" ( C d Gaulle)
Rochain Serge
A l'abri pour 50 ans ? NON, même du temps où nous produisions une part de l'uranium depuis nos propres mines, nous n'avons jamais été autosuffisants en uranium. Notre derniere mines de pechblend a été fermée il y a plus de 20 ans et depuis c'est 100% de l'uranium que nous consommons qui est importé de divers pays étrangers, dont la plupart sont instables politiquement quand il ne sont pas soumis au joug poutinien comme le Kazakstan qui est notre plus important fournisseur. L'indépendance énergétique par le nucléaire est une illusion, quant à de Gaulle il n'a jamais poussé au nucléaire pour produire de l'électricité, mais il voulait sa bombe de dissuation, sa force de frappe. Mais même sur ce chapitre il se fourait le doigt dans l'oeil, car il n'aurait jamais dissuader un état rligieux comme on en trouve de plus en plus sur cette planète de renoncer à produire "sa" bombe et surtout, pour sans servir au nom de son dieu, le seul, l'unique, celui pour qui on ne mérite pas autre chose que de disparaitre si on n'en fait pas aussi son dieu... Israel/Iran c'est une guerre de religion, une guerre de dieu....pour le cas où vous ne vous en êtes pas aperçu. https://www.goodplanet.info/2026/03/03/commerce-nucleaire-france-russie-4-militants-de-greenpeace-en-garde-a-vue-apres-le-blocage-dun-cargo-a-dunkerque/
chlore
Et une fois de plus , on confond l'énergie totale consommée et l'énergie électrique consommée. Fois 5 !
Rochain Serge
A terme ce n'est pas vraiment une confusion car l'objectif est bien de convertir à l'électricité toutes les formes d'énergies actuellement utilisées qui ne soient pas classées "bas carbone" (charbon, gaz, pétrole lequel est le premier poste énergétique de la France par exemple). En ce sens il faut accélérer la production d'électricité qu'il faidra à terme avoir multiplié par au moins 2,5 pour remplacer les fossiles, et le seul moyen rapide à mettre en oeuvre se trouve être les renouvealbles éoliens et solaire car n'importe quel parc peut êtr emis en oeuvre en moins de deux ans contre 15 (si tout va bien) pour le nucléaire.
En 2 mots
Orano nous propose une enquete maison qui pretends que le nucleaire ne produit pas de co2. Effectivement le processus de fission ne produit pas de gaz co2, mais il produit des gaz qui sont 22000 fois plus impactant. d'autre part le processus d'extraction de l'uranium en produit, le traitement du minerai en produit, la fabrication du combustible en produit, les transports en produisent, la construction des structures en produit, la gestion des reacteurs en produit, le traitement des dechets en produit, etc.... sur l'independance, on est aussi completement à coté: ni le minerai, ni le combustible ne sont produit en france mais sous l'égide de la russie: on se moque des français
Rochain Serge
Aujourd'hui l'ADEME à retenu une production de 37 g de CO2/equ par KWh produit par l'électronucléaire en France. https://www.connaissancedesenergies.org/questions-et-reponses-energies/climat-combien-de-co2-emet-la-combustion-du-charbon?utm_source=newsletter&utm_medium=fil-info-energies&utm_campaign=/newsletter/cde-aujourdhui-26-fevrier-2026&sstc=u12444nl184406 Dans un document de 2024 la France était crédité de 73g de CO2 par KWh, mais il ne s'agit pas que du nucléaire mais de la moyennes des moyens de production en France (page 47 de ce document) où l'on peut voir que seule la Suede parmis les 27 pays de l'Union fait mieux que la France (curieusement on y trouve le RU mais pas ma Norvège, tout deux en Europe géographique mais pas politique) : https://www.connaissancedesenergies.org/sites/connaissancedesenergies.org/files/pdf-actualites/Chiffres%20cl%C3%A9s%20climat%202024.pdf
Rochain Serge
Monsieur Macron semble croire que nous avons toujours des mines regorgeant de minerais uranifères pour produire l'uranium dont nous avons besoins. Sans doute parce que les 6000 à 8000 tonnes d’uranium que nous importons chaque année ne sont pas comptabilisées dans la facture énergétique de la France 1,4 Milliard d’€ : https://www.connaissancedesenergies.org/questions-et-reponses-energies/dou-vient-luranium-naturel-importe-en-france?utm_source=newsletter&utm_medium=fil-info-energies&utm_campaign=/newsletter/cde-aujourdhui-22-janvier-2026&sstc=u12444nl181521 Je rappelle par ailleurs que l'uranium est l'atome le plus rare de l'Univers et donc de la planète Terre qui n'en n'a jamais produit un seul atome. C'est un héritage de la création de la planète et non une ressource fossiles comme le charbon, le gaz, ou le pétrole qui se renouvellent naturellement .... mais à une vitesse infiniment plus faible que celle à laquelle nous les consommons. Nous en viendront aussi à bout, comme de tout ce que l'on sort de la Terre pour le transformer en chaleur.
Freudon Saké
Que dire devant les intégristes de l'hyperélectrification nucléaire...
Fatigué, hier mon post sur Renault qui ne va plus produire que des voitures nucléaires, à reculons de ce que veulent les consommateurs, a été censuré par CDE.
Le soviétisme se propage.
C'est un sujet majeur pour la présidentielle, on parle de 300 milliards pour produire à plus de 150 euros du MWh, prix usine, après, il y a le transport et les taxes, 2/3 de la facture EDF des particuliers, plus le juteux compteur.
Pouvoir d'achat, emploi, si les français se comportent comme des ânes ils vont le payer très, très, cher et cela sera mérité !
Y'a un moment, quand on s'obstine dans la connerie, on doit en payer le prix.

Le réseau européen qui bouffe 50% de l'électricité sur 1500 km, c'est aussi une autre très grosse connerie."
La solution la plus pertinente pour l'Europe est de créer la monnaie pour construire des centrales solaires thermiques partout dans l'UE, ainsi que des raffineries E-fuel pour transformer le co2 + un grand plan de végétalisation au niveau continental pour produire de la biomasse.
Zéro dette, zéro dépendance extérieur, énergies locales, pas de transports.
Serge Rochain
un reseau qui bouffe ? 50% de l’electricite qu’il transporte???? vous lisez ca dans Tintin ? mon pauvre Freudon, pour donner un avis technique sur un sujet quelconque, il faut, au minimum, savoir le B.A.BA de ce dont on parle.
Freudon Saké
Le réseau à plus de 50% de pertes sur 1500 km, ça fait du 5% tous les 150 km et la moyenne de pertes réseau en France est de 15%.
Et Tintin est une lecture très intelligente, avec Spirou et Astérix.
Rochain Serge
Votre ignorance des lois de l'électricité vous fait colporter n'importe quelle stupidité. Quand on en est à votre niveau d'ignorance c'est-à-dire même en dessous du niveau qui consiste à chercher l'information auprès de sources sûres pour ceux qui ont conscience de leur ignorance, il ne reste plus d'espoir de les voir un jour sortir de leur ignorance en tentant de les éclairer. La seule solution est de leur mettre sous le nez l'URL d'un site officiel traitant de ce problème de pertes en lignes mais j'ai toutes les raisons de croire que Freudon Saké contestera les informations données par ces spécialistes de RTE qui eux, ne sont pas des spécialistes autoproclamés. Mais par humanité je ne peux pas faire moins que de tenter cet solution désespérée : https://www.services-rte.com/fr/visualisez-les-donnees-publiees-par-rte/pertes-sur-le-reseau-public-de-transport.html
Freudon Saké
Ok, j'avais de mauvaises infos, mais les votres sont partisanes et incomplétes, les pertes sont de 10%. Niveau conneries XXL, ce que vous balancez régulièrement, fait de vous le champion du monde toute catégorie.
Serge Rochain
vous persistez dans l'erreur. les pertes sont de l'ordre de 2.5% soit 7 fois moins que vos stupidités. et de plus votre orgueil incommensurable vous ridiculise sur le plan moral. Le genre d’individu que vous êtes se caractérise quand au lieu de remercier ceux qui les aident a sortir de leur ignorance, ils les insultent et les calomnier. bon vent.
Marfaing Francois
Pour ceux pour qui le prix est un facteur déterminant dans les choix énergétiques je conseille de lire l’étude suivante parue en 2026 : Nuclear Power: Technology, Geopolitics, and Economics On eut y lire que l'énergie nucléaire n'a jamais été compétitive sur le marché de l'électricité. Historiquement, elle a été supplantée par le charbon. Par exemple, en 1957 aux USA, le coût actualisé de l'énergie (LCOE) du charbon était près de six fois inférieur à celui du nucléaire. Bien que le charbon soit devenu plus cher et que cet écart se soit réduit, le nucléaire reste comparativement onéreux. Cependant, aujourd'hui, les concurrents ne sont plus le charbon, mais les énergies renouvelables, comme l'éolien et le solaire. Ces deux technologies ont connu des baisses de coûts substantielles grâce aux économies d'échelle , ramenant le LCOE à un facteur 12 pour le solaire et à plus de quatre pour l'éolien depuis 2010, tandis que les coûts du nucléaire n'ont cessé d'augmenter.
Jean-Luc Wilain
Comment expliquer alors la différence de compétitivité en faveur de la France (nucléaire Vs. CHarbon + éoliennes) pour schématiser, au moins jusqu'à ce que l'UE vienne y mettre son nez ? Merci de m'éclairer.
Marfaing Francois
La France prouve qu'avec une volonté politique exceptionnelle, une standardisation poussée et une socialisation des risques et des coûts, on peut obtenir une électricité nucléaire apparemment bon marché. Mais ce modèle n'a jamais été reproductible ailleurs, et même en France, la facture cachée — démantèlement, déchets, dette d'EDF — remet en cause le bilan économique réel. Le plan Messmer de 1974 échappe totalement à la logique de marché. Ce n'est pas un investisseur qui calcule un retour sur capital — c'est un État qui décide que l'indépendance énergétique est un objectif stratégique national, au même titre que la force de frappe nucléaire militaire (avec laquelle il partage d'ailleurs filières et compétences, ce qui est un subventionnement croisé souvent oublié). Ironiquement, c'est parce que le nucléaire français bénéficiait d'une rente de situation liée à des décennies de subventions publiques que l'UE a voulu rééquilibrer le marché — pas pour pénaliser le nucléaire en tant que tel.
Rochain Serge
Ou voyez vous cette compéttitivité favorable en faveur de la France ? EDF croule sous une dette abysalle, les nouveaux réacteurs coutent 5 fois plus chers qu'anoncés !!! vous regardez quoi pour sortir une telle sottise ? Les publication se la SFEN ?
Jean-Luc Wilain
je me referrais à la vision de la France quand elle était encore un état stratége, avant que la filière nucléaire soit détruite par la gauche plutielle, avant que la France ait intégré le marché Européen de l'électricité, avant que la surgénération soit demantelée, puis réaminée par le projet ASTRID, puis de nouveau stoppée par Mme Borne je crois, et remis en selle depuis quelques jours. Pendant ce temps, les chinois ont relancé la filière Thorium et les chinois et les russes ont développé des small scale nukes. La situation actuelle est la conséquence de tout cela. Si la France peut de nouveau avoir une vision stratégique claire et un cohérence dans le temps, alors cette excellence peut être reconstruite.
Rochain Serge
Comme votre précédent commentaire vous ne débitez ici qu'une simple liste de contrevérités, par ignorance des réalités pourtant facile à connaitre mais en consultant autre chose que les sites d'opinion dont les messagers sont ceux du lobby nucléaire on ne peut plus partisan. Par exemple, la filiere nucléaire n'a jamais été détruite par qui que ce soit... L'étude de l'EPR etait antérieure à la mise en service des derniers paliers NA et ensuite personne n'a mis qu'elque baton dans les roues de EDF durant la construction de l'EPR mêm après qu'en 2012 quand ils devaient livré l'EPR....il ne s'est rien passé et que les retards ont continués à s'accumuler.... il n'y a eu aucun empéchement de l'état à un quelconque moment et aucune interuption dans cette industrie qui a seulement montré son incapacité à tenir ses engagement elle-même....et le reste de votre commentaire est à l'avenant....un ramassis de sottises en rapport avec votre ignorance du sujet...seulement du colportage de perroquet
Jean-Luc Wilain
Ben voyons, je suppose que si on n'est pas contre le nucléaire, on est forcément une victime du lobby nucléaire, comme Mr. Jancovici et autres ignorants de la chose énergétique. Sachez que je suis fervent défenseur des énergies renouvelables et toute autre énergie décarbonnée car c'est cela dont nous avons besoin avec une approche écologique non idéologisée. cela dit, merci pour le échanges mais je vais arrêter là car j'apprécie peu votre manque de respect, à mon avis indigne de l'intelligence qui se manifeste certainement dans vos publications.
Serge Rochain
si vous ne voulez pas être assimilé a un perroquet du lobby nucleaire ne propagez pas ses messages,mensongers. et si vous êtes un partisan des renouvelables ne tenez pas des propos aussi anti renouvelables. quant a jancovici je .ne l'ai jamais entendu dire que les gouvernements successifs avaient saboté le nucleaire... ce qui ne l’a pas empêché de dire aussi quelques sottises comme "le vent tombe... le TGV s’arrete" ou encore "les renouvelables ne sont pas des productions de proximité car le reseau est national"... a la suite de quoi j’ai demande à Jancovici, s'il n'avait pas raté quelques cours d’electricite à l’X.Depuis, il ne me parle plus et j'attends toujours sa réponse.
jean-luc Wilain
En parlant d'indépendance, ... Personne ne rapelle que les brevets, fruits du travail des ingénieurs français, ont été vendus par EM avec les turbines Arabelle. Ces derniers n'ont pas été récupérés avec le rachat des mêmes turbines, même si celui-ci était 2 fois plus cher que la vente. Donc nous ne pouvons plus mettre en place de nouvelles unités sans la bienvaillante authorisation de leurs actuels propriétaire, GE je crois. Merci sincèrement de m'apporter la contradiction si ceci est faux.
Rochain Serge
Les turbines ne sont pas le fond du problème de l'indépendance.... celui ci repose sur la non importation de la source d'énergie, charbon, gaz, pétrol, uranium...... d'un côté et Soleil, vent, rivieres et barages, géothermie....de l'autre !
Jean-Luc Wilain
Matières premières, technologie, matériel, ... plusieurs façon d'être dépendant. Et de toute façon nous avons besoin de toutes les ources possibles, avec un arbitrage intelligent entre pilotable et intermittent.
Rochain Serge
Aceter des pales d'éoliennes ou des PPV, c'est à dire de quoi capturer les énergies renouvelables ne nous rend pas dépendant de l'étranger pour notre énergie, cela ne releve que du simple commerce international, car on peut et nous savons parfaitement produire nous mêmes ces dispositifs qui seront seulement souvent plus cher. En revanche on ne peut pas produire nous mêmes les combustibles nécessaires à ce qui n'est pas renouvemable comme le charbon, le gaz, le pétrole ou l'uranium que nous n'avons plus, depuis que l'on a asséché leurs mines. Un autre détail me choque dans votre commentaire "arbitrage intelligent entre pilotable et intermittent"..... Ce que vous appelez à tord intermittant au lieu de variable, c'est-à-dire éolien ou solaires, sont parfaitement pilotables.... ce qont même les plus pilotables des dispositifs de production d'électricité comme RTE le démpntre en y ayant recours dès qu'il faut réagir à de rapides et fortes amplitudes de la consommation(notamment à l'exportation) comme très récement encore jeudi dernier 12 mars, par deux fois et de façon inverse, à midi en baissant la production éolienne et solaire lorsque la demande d'exportation a chutée, et en réaugmentant la production éolienne et solaire quand la demande d'exportation à réaugmenté. Tout cela est parfaitement visible sur les diagramme de production et exportation publiés par RTE sur le site https://www.rte-france.com/donnees-publications/eco2mix-donnees-temps-reel/production-electricite-par-filiere à la date du 12 mars toujours disponible.
Marfaing Francois
Pour compléter les remarques de Rochain, j’ajouterai que les nouvelles technologies énergétiques bouleversent les marchés et les systèmes. Le photovoltaïque produit directement de l'électricité à partir du rayonnement solaire grâce à des jonctions semi-conductrices inoffensives d'une épaisseur de quelques nanomètres, ce qui permet une réduction continue et importante des coûts et une augmentation des performances. À cela s'ajoutent des progrès similaires dans le domaine de l'électronique de puissance et des batteries. Ensemble, ces nouvelles technologies évoluent vers un système énergétique entièrement électrifié et hautement flexible, doté d'une logique de contrôle décentralisée qui surpasse les systèmes fossiles et nucléaires traditionnels centralisés. L'énergie nucléaire aura de plus en plus de mal à survivre dans ce contexte. Désormais, il faut de la flexibilité et répondre en quelques minutes, en passant de 0 à 100 % de puissance, quand les machines n'ont pas été prévues pour cela. L'électronique de puissance (qui se concentre sur la conversion et le contrôle de l'énergie électrique à l'aide de composants semi-conducteurs, comme les diodes, transistors et thyristors) est au cœur du futur réseau contrôlé numériquement qui permettra des flux d'énergie hautement efficaces dans toutes les directions, s'adaptant de manière flexible à la demande et à l'offre de millions de producteurs et de consommateurs d'énergie. Le tout contrôlé par des jumeaux numériques pour éviter les pannes !
Jean-Luc Wilain

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