Filières renouvelables : le SER demande « un débat responsable » lors de la campagne présidentielle

  • AFP
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Halte aux idées reçues !": le syndicat des énergies renouvelables a appelé jeudi à "un débat responsable" sur l'avenir énergétique de la France à l'occasion de la campagne présidentielle, dénonçant des "contre-vérités" portés par des candidats de droite sur les éoliennes.

"Halte à la désinformation, aux idées reçues et aux antagonismes factices", a dit le président du SER, Jean-Louis Bal, lançant lors de son congrès, "un appel à la responsabilité pour la campagne qui s'ouvre". "La transition concerne l'avenir de chacun, et le débat démocratique éclairé par les faits scientifiques est notre bien commun pour l'avenir. Nul n'a le droit d'en priver les citoyens", a-t-il dit.

Les représentants du secteur dénoncent des "contre-vérités" circulant en nombre, notamment sur l'éolien, et portées par des opposants revenus en force depuis la campagne des régionales du printemps. "Ce débat (présidentiel) est très mal lancé, avec des contre-vérités, portées plutôt par des candidats à droite et à l'extrême droite", a dit Jean-Louis Bal à la presse.

Par exemple, "contrairement à ce qu'a prétendu Xavier Bertrand, l'éolien n'est pas à la base de l'augmentation actuelle du prix du gaz: c'est le contraire ! C'est aujourd'hui un élément de stabilité dans les prix de l'énergie", a-t-il relevé. Pour lui, "la plus grave contre-vérité est quand on dit les renouvelables, ça ne sert à rien car le mix est déjà décarboné par le nucléaire".

Avec des secteurs entiers (voitures notamment) à décarboner face au réchauffement climatique, "la consommation d'électricité va augmenter dès les toutes prochaines années, et "ce n'est pas la construction de nouveaux EPR qui peut apporter une réponse immédiate à ces besoins de court terme", a-t-il souligné.

Pour la filière, développer les renouvelables, c'est aussi "un projet de société", qui "permet de soutenir notre agriculture, de diminuer nos importations de fossiles, de répondre aux aspirations de la jeunesse, créer de l'emploi et revitaliser les territoires".

Solaire, éolien, géothermie, gaz vert... le secteur génère aujourd'hui plus de 160 000 emplois, et en attend 100 000 de plus si la feuille de route énergétique de la France à 2028 est respectée, dit le SER dans un livre blanc publié jeudi pour "essayer de rationaliser le débat".

Commentaires

Larderet

Peut-être que le débat des présidentielles pourrait traiter aussi de la fin des subventions considérables auxquelles s’abreuvent les promoteurs des ENRi tout en nous affirmant qu’elles sont les moins coûteuses pour produire l’électricité.
Petit détail : de la part d’électricité fournie par l’éolien aujourd’hui aux environs de 7 h en Allemagne était de 0,56% (354 MW/63200MW) alors que le charbon en produisait plus de 40%.

Thomas

@ Mr Larderet: quelle est selon vous la part de budget public dédiée à l'importation d'énergie fossile ? Avez vous déjà commenté cela ? Si non, pourquoi?

Larderet

@M. Thomas : l’électrification des besoins (chauffage, mobilité) est à l’évidence la meilleure solution pour réduire le budget public à l’importation d’énergie fossile. Croyez-vous vraiment qu’avec les chiffres que j’ai donnés, la solution allemande soit vraiment la meilleure ?

Thomas

@Larderet , bonjour,
Pourriez vous répondre à ma question au lieu de partir en Allemagne?
Quelle part d’argent public finance les énergies fossiles ? Est ce que vous vous en offusquez dans vos messages ? Si non, pourquoi?
Enfin, même en France, aucun nouvel EPR ne sortira de terre avant 2035. Que faisons nous en attendant ? On se tourne les pouces en priant pour que ces nouveaux EPR respectent leur planning ?

Albatros

Thomas, je précise votre question : aux subventions aux fossiles (dont j'aimerais connaître la nature et le montant) il faudrait retirer les taxes perçues. Là, j'ai comme l'impression que le budget de l'Etat est gagnant, ce qui n'est absolument pas le cas pour les ENR.
NB: je ne suis pas salarié d'une entreprise pétrolière

Larderet

@Thomas : je pense effectivement comme l’indique Albatros que l’achat des fossiles en France ne provient pas de subventions publiques mais de la poche des consommateurs qui acquittent en plus les taxes pour le trésor public. D’autres avis exprimés (Alain, Dénis Margot, EtDF, BrigitteMB) ne me semblent pas partager votre position. Quant à disposer de futurs EPR, l’expérience passée a montré qu’on pourrait probablement construire les réacteurs nécessaires. Encore faudrait-il que la décision soit prise.

Thomas

Ahah donc tout va bien pour le fossile puisque ça rapporte à l’etat, c’est ça ?! Ne stoppons que les vilaines eoliennes?!
Mais votre collectivité n’utiliserait donc pas de carburant pour fonctionner? Les collectivités ne seraient donc déjà plus dépendantes du pétrole? Votre position est bien surprenante.
Et quid de ça : Rien de choquant selon vous?
https://reseauactionclimat.org/stop-subventions-fossiles-2019/

Et enfin, encore plus d’actualite :
https://www.courrierinternational.com/article/le-chiffre-du-jour-les-su…

Mais vous avez raison, combattons les eoliennes qui produisent une électricité bas carbone, c’est bénéfique pour le climat! 🤣

Alain

En attendant monsieur Thomas il suffit de prolonger la durée de vie des 56 réacteurs actuellement en service et de relancer Fessenheim

Denis Margot

Thomas, bonjour,
Je saisis mal le sens de votre première question, subventions ou pas, les énergies fossiles représentent un gouffre financier pour la balance commerciale (22 G€ en 2019 d’après CDE). Ce que nous devons faire si les moyens de production ne suffisent plus à répondre aux besoins est assez prévisible : on ouvre de nouvelles centrales à gaz, comme d’ailleurs cela se produit déjà, elles sont rapides à construire et on ratera probablement l’objectif de décarbonation (ainsi que celui de la stabilisation des finances). On ajoutera peut-être des ENRi, mais les ENRi en France contribuent à hausser l’empreinte carbone, non à la diminuer. On peut remercier l’excellent quinquennat de Monsieur Mou à cet égard, et on n’est pas non plus très impressionné par ce qu’a fait son successeur.

Thomas

C’est certain qu’avec tous les anti EnR qui ont tous une très bonne raison pour préférer autre chose ailleurs que chez eux, les objectifs EnR ne seront jamais atteints. Et par la même occasion, les constructions de nouveaux EPR seront aussi soumis à des refus de population pour la même raison que plus haut, car tout les commentateurs ici présents dénoncent les projets de production, mais aucun ne critiquent les projets ou activités de consommation.
Et on pense comme Alain plus haut qu’on pourra faire vivre les centrales actuelles ad vitam eternam sans se poser de questions. Mais cher Alain, lisez les positions d’EDF sur le sujet: il y a une nécessité de déclasser certains réacteurs avant leur 60 ans pour éviter l’effet falaise. Sortez vos œillères svp.
@Denis Margot: mon commentaire initial voulait montrer que les commentateurs anti EnR s’offusquent des subventions aux EnR sans JAMAIS dénoncer les dépenses publiques aux énergies fossiles! Cela montre bien que l’intérêt de répondre à l’urgence climatique est en fait loin de leur préoccupation...
Quant à votre dernière remarque, attendez de lire l’etude 2050 sans précédent de Rte, avant d’imaginer que les EnR ne joueront qu’un petit rôle...

Denis Margot

Je viens de lire le rapport RTE. Ai-je la bonne version ? Il n’y a ni référence ni version ni date… RTE connaît-il la norme qualité ISO 9000 ?
En-dehors de ce détail mineur, que dire…
3 scénarios de sortie du N (rien que ça), 1 allant timidement jusqu’à 50%, et une allusion à la possibilité d’étudier les configurations alternatives dont, quelques lignes plus haut, le scénario statu quo actuel (tout de même !). Le statu quo pourrait donc éventuellement, peut-être et s’il fait assez beau, faire partie de l’étude…
Mais ce n’est pas le plus choquant :
1) Il n’y a aucun chiffrage de ces scénarios. Alors pourquoi ne pas sécuriser un scénario 100 % ENR en appliquant une redondance 20 (donc un facteur de charge quasi garanti de 5%, sauf, sacrebleu, du 15 janvier au 3 février 2024 où ce @#$%& de vent est parti en vacances) pour être à peu près sûr d’être capable de livrer la marchandise ? On aimerait quand même bien savoir combien coûte un panneau solaire de 208 GW, et quelle surface il occupe, juste pour rire.
2) Mais le pire, il n’y a rien sur les GES. C’est pourtant la cible de ce rapport. Combien émettent chacun des scénarios ? Quel est le taux par kWH, qu’on puisse se faire une idée de leur pertinence ? Rien, nada, zéro…
3) Il n’y a aucun backup aux ENRi. Pas de centrales à gaz, pas de charbon, pas de pétrole ? Pas de stockage, même si on ne sait pas exactement comment ? Scénarios non crédibles au regard de ce qui se passe actuellement, voir pour cela le très bel exemple des Allemands qui font tout mieux que les autres.
4) Quel est l’impact de ces scénarios sur les ressources naturelles ? Combien de t de terres rares faut-il pour installer un parc éolien de 136 GW ? Combien d’éoliennes ? 50000 ? Combien de béton ? Combien d’acier, de cuivre… Combien de charbon chinois pour cuire un panneau de 208 GW ? Et si la France est représentative de la tendance, ça donne quoi au niveau mondial ? Que représentent l’impact des scénarios N1, N2 et N03 ?
5) Quelle est la durée de vie des matériels et matériaux et quel sera leur taux de remplacement ?
6) Que fera-t-on des déchets ? On parle beaucoup des déchets nucléaires (à raison), mais assez peu des déchets É et PPV (qui sont, et seront considérables). Comment recycle-t-on un PPV de 208 GW et au bout de combien de temps ? Que fait-on des matériaux composites des É qui sont, à mon humble avis, très difficilement recyclables aujourd’hui et sans doute demain aussi ?
7) Selon l’Académie des sciences, la demande en électricité sera de 700 à 900 TWh en France en 2050, soit env 25% de plus que les scénarios RTE. Un autre oubli ou serait-ce que cette idée folle n’est pas du goût de Greenpeace et des commanditaires de cette étude ?

Mettre plusieurs années à accoucher d’un rapport sur l’énergie possédant de tels manques conduit pour ma part à ne suggérer qu’une seule destination pour ce rapport : la déchiqueteuse.

Quant à votre (également) dernière remarque, je m’attends au pire, mais j’ai très hâte de prendre connaissance de la saison 2 des élucubrations de RTE. Je n’ai aucun doute qu’il y ait beaucoup, beaucoup d’ENRi dans ce futur rapport, puisque c’est la religion de RTE. Et comme RTE oublie d’analyser l’impact sur les GES (c’est pourtant la raison première de la transition et le point qui, personnellement, me préoccupe le plus), je doute fort que ce rapport soit baigné dans l’objectivité et la rigueur qu’on devrait attendre d’un tel organisme. Mais peut-être suis-je mauvaise langue ?
PS. Je suis désolé si mes propos indisposent les employés de RTE dont je ne doute aucunement de leur compétence, et je postule que la signature de ce rapport n’est que l’unique reflet des timoniers à la barre du vaisseau RTE, ministre compris, qui ne méritent aucune indulgence face à des incohérences aussi véhémentes.

Thomas

Vous rigolez? Le rapport que vous avez lu n’est pas celui de la phase 2 qui doit justement comparer chaque scénario selon tous les critères que vous évoquez. Ce rapport sur les scénarios 2050 sortira le 25 octobre sera sans précédent puisqu’il s’est justement appuyé sur une consultation publique importante (vous aviez la possibilité d’y contribuer par ex.) et qu’il va analyser des milliers de situations dont notamment des situations extrêmes (pas de vent, pas de soleil par ex.).
La critique de Rte est toujours très facile forcément mais pourquoi ne faites vous pas le travail si vous pensez pouvoir mieux faire?
Pour finir, Rte ne décide de rien, ils vont faire cette étude qui aura le mérite d’exister et de n’avoir aucune équivalence et les gouvernements en feront ce qu’ils veulent.
C’est quand même marrant que vous citiez comme référence l’Academie des Sciences alors que pour le coup, l’Academie ne produit rien de très factuel: que des notes de qq pages sous forme d’avis non circonstancié, omettant de nombreux enjeux et focalisant essentiellement sur les défauts des EnR. Ce serait bien de le reconnaître.

Denis Margot

C’est le rapport que vous m’avez indiqué il y a quelque temps et qui présente les 6 scénarios N1 N2 N03 M0 M1 M23. Je comprends que ce rapport vous fasse rire, mais à cette époque, vous vantiez ce document et fustigiez ceux qui ne l’avait pas lu, vous en souvenez-vous ? Ce n’est évidemment pas celui qui sortira le 25 octobre, puisque nous sommes le 9 octobre, allons, un peu de cohérence. Et je réitère ma recommandation de mettre un minimum de qualité dans la gestion des documents (une référence, une date, une version), ce qui éviterait des interrogations du genre de celles que vous soulevez.

Je ne critique pas RTE pour la forme, mais sur la base d’un rapport officiel et public destiné à être consulté par le monde entier et dont l’objectif est de définir des scénarios pour atteindre la neutralité carbone en 2050 et qui trouve le moyen d’en retenir 6 sans aucunement utiliser ne serait-ce qu’une seule fois le terme GES, ce qui est tout de même très fort (le terme CO2 est également absent). Je soupçonne que l’objectif de la transition énergétique tel que compris par les grands timoniers de RTE et leurs amis ne soit pas de supprimer les GES, mais de changer de source d’énergie (supprimer le nucléaire et mettre des ENRi à la place), pour des raisons qui peuvent être légitimes – peur de l’accident, des déchets, de la radioactivité, de l’atome, de la bombe… mais qui n’ont rien à voir avec l’objectif du rapport. Et j’ai de moins en moins l’impression de me tromper.

Je cite l’Académie des sciences (ADS) parce que cet organisme a émis l’hypothèse que la consommation d’électricité augmentera en 2050 à cause de la migration du fossile vers le tout électrique. Je n’ai jamais constaté que l’ADS était contre les ENRi, si c’est la cas, je ne le savais pas et cela n’a, du reste, aucune incidence sur cette prévision que nombre d’instituts (officiels et sérieux) font (sauf Greenpeace qui n’est ni officiel, ni sérieux). Si RTE doute de cette éventualité au point de l’avoir ignorée dans tous ses scénarios, il y a, je pense, du souci à se faire pour les années à venir (prévoir lampes de poche et lampes à pétrole dans les chaumières, ainsi qu’un bon duvet pour les froides nuits d’hiver).

Je ne serais pas contre participer aux travaux de RTE, mais ne suis pas au courant de leur processus de consultation.

Thomas

« Je soupçonne que l’objectif de Rte ne soit pas de supprimer les GeS.. »
Cette phrase résume tout. Vous tombez bien bas avec vos propos conspirationistes...

Extrait de la présentation de l’etude 2050 de Rte :
« Cette consultation a conduit à la stabilisation des scénarios de production et de consommation électriques permettant l’atteinte de la neutralité carbone à l’horizon 2050. »
Neutralité carbone ne vous fait pas penser un peu à GES..?

Deuxième extrait venant de la SFEN:
« La Sfen salue le travail important lancé par RTE ainsi que le processus de concertation, auquel la Sfen a participé sur ses champs d’expertises, et qui doit permettre de structurer l’étude. Ce travail a déjà permis une convergence des vues entre les différentes parties prenantes autour des principales hypothèses.

Elle se félicite du choix de RTE de concentrer son étude exclusivement sur des scénarios qui permettent tous d’atteindre la neutralité carbone, objectif qu’elle juge prioritaire eu égard à l’importance des enjeux climatiques. »

Est ce plus clair pour vous quand c’est la SFEN qui l’écrit ?

Sources:
https://www.rte-france.com/analyses-tendances-et-prospectives/bilan-pre…

https://new.sfen.org/positions/contribution-de-la-sfen-a-la-consultatio…

Denis Margot

Je vous laisse avec vos propos conspirationnistes, je ne suis pas dans la conspiration, mais dans le doute que les GES importent aux rédacteurs de ce rapport. Un rapport qui ne cite ni ne calcule les GES, mais dont l’objectif est précisément de quantifier les GES pour atteindre l’objectif de suppression des GES ne me convainc pas de la pertinence et de l’objectivité de ses auteurs, il n’y a là ni complot ni conspiration, mais une réflexion sur le bien-fondé de ce rapport.

La neutralité carbone impose, implique, nécessite de quantifier les GES, et ce n’est pas parce que ce terme est utilisé que l’objectif de quantification des GES est atteint, et il n’est pas atteint dans ce rapport, tant s’en faut, puisqu’il n’y a aucun calcul de GES. Hors de ce contexte, la neutralité carbone n’est qu’un concept vide de sens, un simple terme politique à la mode, qui fait bien dans une conversation, mais qui n’a aucune substance. Et je ne peux m’empêcher de penser qu’un scénario 100% ENR qui ne quantifie pas les GES est une vaste fumisterie lorsque la pratique montre, exemples à l’appui (voir electricitymap), que les pays utilisant massivement les ENR affichent des performances détestables en termes de GES et de décarbonation.

J’aurais aimé avoir des réponses aux points que je soulève, et je regrette que vous ne vous focalisiez que sur l’autosatisfaction des parties qui ne répondent aucunement aux critiques que j’ai évoquées. Sans estimation financière, faire des scénarios n’a aucun intérêt. Jancovici s’est livré à l’exercice du 100% ENR, pour dire que c’est tout à fait possible, et il l’a chiffré, pour dire que ce sera très douloureux.

Je ne suis pas adhérent de la SFEN et certainement pas leur porte-parole, je leur laisse l’entière responsabilité de leur réponse qui semble assez diplomatique, mais je ne connais pas l’état des négociations entre les parties. Moi, ce qui m’intéresse, et je vous l’ai déjà exprimé, ce sont les émissions de GES et les mesures qui permettent de les réduire pour atteindre la carboneutralité (encore un mot vide de sens s’il n’est pas accompagné de quantification).

Thomas

@Denis :
Je ne comprends pas votre mauvaise foi, alors que tout est écrit dans le texte dont je vous ai donné la source précédemment:
La phase 1 a permis de définir en concertation des scénarios à étudier plus profondément, c’est l’objet de la phase 2 dont le rapport doit sortir le 25 octobre.
J’ai l’impression que vous ne vous rendez pas compte de l´ampleur de l´etude 2050 qui va nous être présentée ?
Aucun autre organisme (encore moins l’Academie des Sciences!) n’aura fait ce type de travail.

A nouveau, extrait du rapport phase 1 de juin 2021 :
« 
1. L’objet d’étude est la neutralité carbone en 2050. Par construction, tous les scénarios doivent atteindre cet objectif, et des trajectoires cohérentes doivent être articulées pour y parvenir, en prévoyant qu’une partie importante de l’effort doit être réalisé dès la décennie 2020-2030. La méthode proposée par RTE consiste ainsi à préciser des trajectoires détaillées et pas uniquement un éclairage sur l’an née 2050.
2. L’analyse du système électrique doit être com plète, systématique, et décrire de manière exhaustive les scénarios envisageables. Elle repose sur une grille d’analyse en «4 cadrans» qui est désormais validée : étude technique, chif- frage économique, analyse environnementale, description des impacts sur les modes de vie.
3.Le changement climatique est une réalité ; il se poursuivra quoiqu’il arrive au cours des pro- chaines années et affectera les infrastructures énergétiques qui seront exploitées. Ceci plaide pour qu’un volet « adaptation au changement climatique » soit ajouté au volet « atténuation du changement climatique». Ainsi, pour la pre- mière fois, l’analyse prospective des scé- narios s’accompagnera d’une analyse de résilience aux chocs climatiques, fondée sur des scénarios contrastés du GIEC.
4.Les scénarios à l’étude partagent des traits communs, conformes à tous les exercices internationaux cherchant à décrire les moyens d’atteindre la neutralité carbone : ils impliquent de diminuer la consommation d’énergie totale, d’accroître la part de l’électricité dans la consommation d’énergie finale. Pour atteindre la neutralité carbone, le recours à l’électricité doit en effet se développer pour
remplacer les énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel) sur de très nombreux usages [...] ».

Qu’est ce qui n’est pas suffisamment clair pour vous sur l’objectif de cette étude ??

Denis Margot

Si vous me dîtes que tous les scénarios sont à 0 carbone, je vous réponds que ce n’est pas vrai, c’est impossible et le moins que l’on puisse faire lorsqu’on affirme une telle énormité, est de démontrer ce qu’on affirme. C’est d’autant plus douteux lorsque l’on promeut des scénarios dont tous les exemples réels démontrent que ces choix conduisent à maintenir l’empreinte carbone dans des proportions inacceptables (Allemagne entre + 500% et + 1000% par rapport à la France, Danemark et Espagne guère moins mauvais) et mènent la stratégie de décarbonation vers un échec. Vous n’avez toujours pas répondu aux points que j’ai soulevés.

Cette étude est non chiffrée, ne donne aucune information sur l’empreinte carbone des scénarios, ne contient aucune mesure pour contrer l’intermittence (stockage, foisonnement, backup fossile…), ne décrit pas l’impact sur les ressources naturelles ni sur la concurrence mondiale, semble irréaliste quant à la demande attendue en 2050, ne dit rien du taux de roulement et de remplacement des équipements…

Bref, un rapport non crédible, non exhaustif, partiel sinon partial, et qui ne permet pas de prendre des décisions en toute connaissance de cause. J’ignore quelle sera la qualité de son successeur, mais pour le présent, je réitère que sa valeur et son intérêt sont proches de zéro et maintient ma recommandation quant à sa destination.

Thomas

Je suis désolé mais là, vous êtes soit borné, soit de mauvaise foi, soit vous n’avez pas lu les documents disponibles.
Le rapport phase 2 qui va étudier chaque scénario dans le détail doit sortir le 25 octobre.

Leygonie

Vos arguments sont frappés au coin du bon sens mais ceux qui parient aveuglément pour le miracle ENR sont soit ignorants des réalités du problème et ils seront seulement coupables de légèreté, soit',et c'est 'surtout le cas dans ce débat, de mauvaise foi intentionnelle au service d'intérêts égoïstes assez peu préoccupés de l'intérêt de la planète et des français.

EtDF

"La transition concerne l'avenir de chacun, et le débat démocratique éclairé par les faits scientifiques est notre bien commun pour l'avenir. Nul n'a le droit d'en priver les citoyens", a-t-il dit.
Quand il n' y aura plus d'éclairage (black-out).. on remplacera le mot "faits" par "faux".. et que cela vienne vite.. au plus tard début 2022! Et on pourrait reconvertir les éoliennes pour punir les professionnels de la gabegie actuelle... ce n'est qu'une idée de montagnard... !!!

BrigitteMB

Pour répondre aux nouveaux besoins d'électricité, ce qui irait très très vite, bien plus vite que la construction de réacteurs ou d'éoliennes, ce serait de ne pas arrêter les 12 réacteurs nucléaires comme c'est prévu.

Thomas

EDF prévoit de fermer des réacteurs pour éviter l'effet falaise et car selon eux, ils n'envisagent pas une limite au delà de 60 ans.
Avez vous d'autres éléments plus tangibles que la position d'edf ?

Thomas

Vous avez sans doute une idée géniale à proposer à EDF ? Pourquoi ne vous écoutent ils pas ?

BrigitteMB

Ces arrêts prévus ne sont pas un choix d'EDF mais une obligation créée par la LTECV et d'autres. L''arrêt de Fessenheim par exemple fut fixé dans un accord pré-électoral entre EELV et F. Hollande, pas du tout dans le cadre d'arguments techniques ou de politique énergétique.
.
Quant à l'effet falaise, il suffit de ne pas arrêter tous les réacteurs en même temps pour l'éviter.
Il y a donc un autre moyen simple de l'éviter qui est au contraire de prolonger davantage certains réacteurs, comme le font les USA (il me semble qu'ils envisagent 80 ans, ça laisserait de la marge !)... Et je doute qu'EDF n'y ait pas pensé. D"ailleurs actuellement ce n'est pas à 60 ans mais à 40 ans que certains programment ces arrêts (comme Fessenheim). Parler de 60 ans c'est donc déjà repousser ces arrêts !

Thomas

@Brigitte
Permettez moi de vous rappeler la position d’EDF sur le sujet, car il est bien beau d’evoquer des fantasmes, mais la réalité industrielle permet de remettre les pieds sur Terre :
Cahier d’acteur EDF sur la PPE 2018-2028:
«  Nous sommes confiants dans notre capacité à exploiter en toute sûreté ce parc jusqu’à 60 ans, sous le contrôle de l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire). Mais il ne nous paraît pas réaliste d’emmener l’ensemble du parc à cette échéance, ne serait-ce que du fait de la difficulté à gérer la perte rapide de dizaines de GW de capacités, concentrée sur quelques années, qui en résulterait.
Il nous faut donc anticiper des arrêts avant l’échéance des 60 ans, nécessairement à l’échéance d’une visite décennale, moment où des investissements importants sont engagés pour répondre aux nouvelles exigences de sûreté exprimées par l’ASN. En conséquence, nous envisageons certains des arrêts dès le début des échéances des cinquièmes visites décennales, à partir de 2029.
Il s’agit là de la vision industrielle et économique d’EDF, exprimée à ce titre dans le cadre de la préparation de la programmation pluriannuelle de l’énergie ; les décisions d’évolution du mix de production relèvent évidemment de la puissance publique.
Nos connaissances ne nous permettent pas d’envisager actuellement une exploitation du parc nucléaire au-delà
des 60 ans, à la différence des projections d’opérateurs américains. L’essentiel du parc actuel aura donc été arrêté d’ici 2050. A cet horizon, nous devons garantir la décarbonation complète du système électrique : pour être techniquement et économiquement viable dans un pays comme la France, celle-ci restera assise sur la complémentarité entre renouvelables et nucléaire, avec une part de renouvelables en forte hausse. Le nucléaire de 2050 sera du nucléaire nouveau, dont il serait présomptueux de vouloir planifier la quantité aujourd’hui. »

Qu’avez vous à répondre à ça ? Vous avez des éléments qu’EDF n’aurait pas sur la gestion de l’effet falaise..?

Source : https://cpdp.debatpublic.fr/cpdp-ppe/file/1778/43_edf.pdf

Leygonie

Que il s'agit là d'une question de choix politique et de réalisme, de plus en plus d'instances diverses admettent l'imperieuse nécessité de conserver une part significative de production nucléaire. Ce qui manque cela volonté de décider, celle qu'a montré Charles de Gaule lorsqu'il a lancé le programme nucléaire français réalisé en seulement 19 ans de 1975 à 1984 soit 2o tranches en 20 ans..
Alors vos arguments ne tiennent que par un raisonnement tronqué comme souvent de la part de vos semblables et... de ceux qui s'engraissent de programmes ENR inadaptés aux besoins effectifs.

Thomas

@Leygonie :
De quelles instances parlez vous et que disent elles exactement ?
Je ne prône pas le 100% EnR a tout prix, encore moins en France où le nucléaire restera effectivement dans le mix pendant qq dizaines d’annee.
Le programme nucléaire français a duré plutôt 30 ans que 20, vérifiez vos sources, il s’en passe des choses en 10 ans...

@Brigitte: qqchose a répondre à mon commentaire précédent ?
Merci,

BrigitteMB

C'est la 1ère fois que je vois le SER et l'ADEME (que M. Bal connait bien) invoquer la science.

Quand des ingénieurs électriciens expérimentés sont allés expliquer aux ingénieurs ADEME auteurs du rapport 100% ENR que leurs hypothèses posaient de graves problèmes de stabilité de réseau, ils ont répondu "oui, oui" mais n'ont rien changé à leur rapport, prétextant que ce n'était pas un scénario, mais une prospective.
Mais tous les politiques, et c’est bien ce que l'ADEME espérait, considèrent maintenant que puisque l'ADEME le dit,, 100% ENR c’est possible (Mme Rousseau l'a encore répété récemment).

Alors oui, mettons tout à plat devant la science, j'attends ce débat depuis l'élection de F. Hollande qui l'avait promis, encore une promesse non tenue (comme celles sur l'emploi des jeunes).

Ballivet

Bien d'accord. La communication est le maître mot pour distiller des informations parcellaires et partiales.

Alain

A 12heures sur le site hrrps://www.electricitymap.org/zone/DE
La production d'électricité en France était de : 60,1 GW répartie comme ci-dessous
Eolien 2,42 GW sur 17,2 GW installes
Solaire 6,9 GW sur 10,2 GW installés
Nucléaire 40,8 GW sur 61,4 GW installés
Charbon 957 MW sur 2,98 GW installés
Gaz 1,95 GW sur 12,26 GW installés
Hydro 3, 93 GW sur 18,76 GW installés
A 12 heures la France exportait du courant à destination des pays suivants: Suisse; Allemagne, Espagne, Italie, GB sauf à destination de la Belgique
Merci le nucléaire ce n'est pas nos 8000 éoliennes qui assure nos exportations.
Monsieur Thomas l'effet falaise c'est la rupture de la production électrique qui ne peut pas répondre aux besoins de la consommation.
Je vous conseille de consulter les couts de l'éolien sur les ménages et les avantages financiers exorbitants accordés aux exploitants d'éoliennes.

Thomas

Je vous conseille aussi de consulter le dernier rapport de la Cour des Comptes sur l’EPR de Flamanville mais aussi de regarder ce qu’il se passe au UK... les constructions de nouveaux EPR sont pas simples notamment d’un point de vue financier, et ne répondront pas à l’urgence climatique... aussi géniale puisse être la technologie !

Alain

Oui monsieur Président de la SER Louis BAL vous avez entièrement raison quand vous dites "HALTE A LA DESINFORMATION, AUX IDEES ET AUX ANTAGONISMES FACTICES"
Mais vous avez l'obligation de dire la vérité aux français sur le pillage, la destruction des sols, l'épuisement des ressources minières, la consommation excessive de l'eau, la production de CO2 du à l'extraction et la transformation des différents minerais des pays honteusement exploités par les multinationales afin de permettre de permettre aux européens d(installer des éoliennes et de circuler en voiture électrique. Nous sommes des égoïstes .

Thomas

Vous pensez sincèrement que votre voiture actuelle fonctionnant au pétrole évite tous les désagréments que vous évoquez ? Et que la maison dans laquelle vous vivez aussi? Et que les centrales nucléaires ne tournent qu’avec un peu d’eau et qq pincées d’uranium tombé du ciel sans aucune opération d’extraction... ?
Ce que vous décrivez, c’est le fonctionnement du monde, même sans éoliennes.

Alain

Monsieur Thomas je me déplace à pied et je vous conseille de faire de même et de prendre les transports en commun la planète sera satisfaite et un conseil informez vous sur le réchauffement climatique en consultant les vidéo de jean marc jancovici sur you tube

Thomas

Merci du conseil Mr Alain, mais je ne vous ai pas attendu. Et je reconnais bien dans vos propos le discours d’un fidèle de JMJ. Concernant le climat, je vous conseille à mon tour de regarder quels moyens de production sont amenés à se développer massivement dans TOUS les scénarios des organismes de référence traitant de l’energie... par exemple le scénario IEA net zéro 2050... 😉

Leygonie

Et si on parlait des émissions de CO2, des déchets d'extraction,de traitement du minerais inhérents à l'obtention des composants des éoliennes et des panneaux PV,de leur recyclage en.gin de vie,des surfaces occupées au sol par ces ouvrages ?
Mais bien sûr on n'en parle pas sauf pour émettre des mensonges tant ces données comparatives sont défavorables aux ENR sans oublier les faibles facteurs de productivité de ces technologies

Thomas

Bla-bla-bla habituel ... regardez les scénarios repris par le GIEC et dites nous quelles sont les modes de production largement majoritaires en 2050 dans le Monde ? Les vilaines EnR éolien et solaire pleines de défauts ou le nucleaire trop génial qui l’est tellement qu’il restera bloqué à 5 a 10% de la part de production mondiale...?

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