Géothermie profonde : un permis d'exploration en Alsace annulé par la justice

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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La cour administrative d'appel de Nancy a annoncé jeudi avoir annulé un arrêté autorisant le groupe minier Vulcan Energy à rechercher des gisements de géothermie dans le sous-sol du Haut-Rhin, notamment pour le constructeur automobile Stellantis.

Pas de concertation en bonne et due forme avec le public

Saisie par la commune de Baldersheim, dans l'agglomération de Mulhouse, la cour a annulé l'arrêté du ministère de l'Énergie, pris en juillet 2024, qui autorisait l'entreprise à faire des recherches pendant cinq ans dans une zone d'environ 460 km2.

Le projet visait notamment à alimenter en chaleur l'usine Stellantis de Mulhouse, afin de permettre au constructeur automobile de réduire ses besoins en énergies fossiles et donc ses émissions de gaz à effet de serre.

Le tribunal motive notamment sa décision par des raisons de procédure : Vulcan Energy n'a pas mené de concertation en bonne et due forme avec le public, et l'avis de mise en concurrence indispensable à la validation du permis n'a pas été publié au Journal officiel de l'Union européenne. Il a en revanche validé un permis décerné à la même société l'autorisant à rechercher du lithium dans le sous-sol.

Extraction de lithium

Plusieurs entreprises tentent d'exploiter la géothermie profonde en Alsace, c'est-à-dire d'extraire l'eau naturellement chaude à plusieurs kilomètres de profondeur, afin d'alimenter des sites industriels ou des réseaux de chaleur urbains.

Certaines veulent joindre à cette activité l'extraction de lithium, métal notamment utilisé dans la fabrication de batteries et présent dans l'eau située en profondeur.

Mais plusieurs de ces projets ont été stoppés net après des séismes ayant suscité des levées de boucliers de riverains et des pouvoirs publics.

Sollicités, ni le ministère de l'Industrie, compétent sur les sujets miniers, ni la société Vulcan Energy n'avaient réagi jeudi soir. Stellantis n'a pas souhaité faire de commentaire.

Commentaires

Freudon Saké
Tiens donc, l'extrêmement polluant lithium qui salope l'eau est autorisé à l'extraction, tandis qu'aspirer l'hydrogène blanc est permis, mais pas le gaz de houille avec le même procédé…
Les Thénardiers ont investi tous les étages du château de sable républicain.
Rochain Serge
Quand on n'est pas capable de distinguer les effets CO2 entre l'hydrogène et le lithium d'un coté et le gaz de houille de l'autre, on retourne à l'cole pour essayer de comprendre ce que l'on reproche au CO2
Freudon Saké
Quand on ne comprend jamais rien à ce qui est écrit, on arrête de répondre par des conneries...
Rochain Serge
Plus fort que Trump, le hobbit se prend pour César !
Guy Weider
Cette decision du tribunal manque de logique et de bon sens et resulte d´un amalgame: -->> là où " extraire l'eau naturellement chaude à plusieurs kilomètres de profondeur, afin d'alimenter des sites industriels ou des réseaux de chaleur urbains." est possible, on peut l´extraire pour recuperer ses calories par un echangeur permettant de chauffer un reseau de chaleur puis des batiments. Geothermie classique ! ---> si par contre, il n´y a pas "d´eau chaude mobile" comme à 5000 m, par ex, comme vu à Soultz-sius-Foret (67), ( Hot Dry Rock), il faut injecter de l´eau froide par 1 forage d´injection, la faire circuler à travers les fissures re-ouvertes des roches cristallines (à approx 5000 m) en poussant avec forte pression et recuperer cette eau chauffée par la roche chaude en place, pour la recuperer ds des puits de production, c´est là qu´il y a des soucis potentiels ! Pour re-ouvrir les fissures ds roche cristalline, la forte poussée peut, suivant comment appliquée, engendrer des mini-tremblements de terre qui peuvent engendrer des degats en syrface sur batiments et maisons. Et c'est ça qui est progibitif ! cqfd slts Guy W
DI STEFANO
Pourquoi toutes ces explications sur le sujet. Vous décrivez là la facturation hydraulique et ses conséquences sur l'environnement....pas raisonnable dans une region déjà soumise à des secousses suspectes.
Guydegif(91)
Justement, Di Stefano, ne nous méprenons pas, c'est bien cette peur des secousses mini-tremblements de terre, qui ont ébranlé par le passé, à Soultz-sous-Forêt, puis au forage profond de Bâle (CH) arrêté sur le champ, avec impact sur des maisons à Saint-Louis, en France....qui fait peur! Appelons un chat un chat, c'est ce qui est appelé fracturation hydraulique si une pression suffisante est exercée, pour ré-ouvrir les fractures/fissures bouchées mai non hermétiques ds la roche cristalline / basement, afin que le fluide injecté circule et se chauffe au contact de la roche, en passant ds les fractures / fissures ! mais faut q'elles soient passantes ! Pour ne pas engendrer de mini-tremblements de terre, il faut y aller avec doighté....en dosant la pression exercée et les additifs avec le fluide d'injection ! cqfd Slts Guy
En 2 mots
A la lecture de l'article , on peut comprendre que le rejet du dossier est dû à un non respect des procédures administratives et non pas à des raisons des principes de la technologie , ni à l'environnement du projet.
A BRUN
Lorsque l'on a pas d'argument sur le fond on fait appel à la procédure. C'est pour cela que l'on a multiplié les procédures pour permettre de ne rien faire. Tout recours contre tout a un potentiel élevé de succès. Message aux entrepreneurs: allez entreprendre ailleurs et tans pis pour l'emploi et le PIB. La concertation réglementaire fait appel à des "Garants" réglementaires normalement. Indemnisés à cette fin qu'ont-ils garanti? En général ils éditent un beau rapport en couleur et copiant le dossier projet.

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