- Connaissance des Énergies avec AFP
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L'UE, qui a remplacé en grande partie ses achats de gaz russe par du gaz naturel liquéfié (GNL) américain, commence à s'inquiéter de cette nouvelle dépendance aux États-Unis et doit songer à diversifier ses approvisionnements, a affirmé mercredi un responsable européen.
Des discussions avec d'autres fournisseurs
"Il y a une inquiétude grandissante, que je partage, liée au risque de remplacer une dépendance par une autre", a déclaré à des journalistes le commissaire à l'Énergie Dan Jorgensen. "Les bouleversements géopolitiques consécutifs à la crise au Groenland ont (...) servi de signal d'alarme", a-t-il ajouté.
Selon lui, les répercussions de cette crise poussent l'UE à trouver d'autres pays dans le monde capables de lui fournir du GNL, pour qu'elle puisse diversifier ses approvisionnements. Elle discute notamment avec le Canada, le Qatar et l'Afrique du Nord, a-t-il détaillé.
60% des importations européennes de GNL au 3e trimestre 2025
Ces déclarations pourraient susciter l'ire de Washington, alors que l'Union européenne s'est explicitement engagée à muscler ses achats de gaz et de pétrole américain, dans le cadre de l'accord sur les droits de douane conclu l'an dernier avec Donald Trump. Cet accord inclut un engagement de l'UE à importer 750 milliards de dollars de gaz, pétrole et combustibles nucléaires d'ici 2028.
Au 3e trimestre, les Etats-Unis représentaient 60% des importations européennes de GNL, contre 24% début 2021. L'UE s'est en effet tournée fortement ces dernières années vers les fournisseurs américains pour combler ses besoins en gaz naturel, alors qu'elle a décidé de se sevrer progressivement du gaz russe pour ne plus contribuer à financer la guerre en Ukraine.

