- Connaissance des Énergies avec AFP
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Le principal importateur indien de gaz naturel liquéfié (GNL) a mis en garde contre un risque de perturbations dans certaines de ses opérations en raison de la guerre au Moyen?Orient, faisant craindre un resserrement de l'offre dans le pays le plus peuplé de la planète.
Petronet LNG a indiqué, dans une note adressée à la Bourse de Bombay mardi soir, que les navires ne pouvaient pas transiter en toute sécurité par le détroit d'Ormuz pour atteindre "Ras Laffan, le port de chargement de QatarEnergy".
Cette entreprise qatarie, qui a suspendu sa production de GNL en début de semaine, est un fournisseur essentiel de l'importateur indien.
En conséquence, Petronet LNG a déclaré avoir émis un avis de force majeure à QatarEnergy "concernant ses trois pétroliers Disha, Raahi et Aseem" et en avoir également reçu un de cette entreprise.
L'importateur indien a envoyé des avis de force majeure à ses "acheteurs" ou clients nationaux, dont GAIL (India), Indian Oil Corporation et Bharat Petroleum Corporation.
"L'impact probable ne peut être estimé à ce stade", a indiqué la société, sans fournir davantage de précisions.
Selon les médias locaux, plusieurs compagnies gazières nationales ont déjà averti leurs clients industriels d'une légère réduction de leurs livraisons.
L'Inde, qui dépend fortement des importations de pétrole et de gaz, a affirmé que la guerre au Moyen?Orient pourrait sérieusement peser sur son économie.
Le ministère indien du Pétrole s'est voulu rassurant, affirmant que le pays "dispose de réserves énergétiques suffisantes pour faire face à la situation actuelle ".
Il n'a cependant pas exclu de mettre en place, si nécessaire, des "mesures progressives" afin d'en atténuer les répercussions.
Le quotidien The Hindu, citant des sources non identifiées, a indiqué que l'Inde disposait de "25 jours de réserves de pétrole brut" et d'approvisionnements en GNL pour les "deux à trois semaines à venir".
Les experts estiment que l'Inde et d'autres pays d'Asie du Sud comme le Bangladesh et le Sri Lanka sont particulièrement vulnérables aux conséquences d'une hausse des prix du pétrole.
"Ces pressions financières externes persistantes" devraient peser lourdement sur la croissance du Sri Lanka, ont estimé des analystes de BMI, filiale de Fitch Solutions, dans une note.
L'Inde sera confrontée face à des pressions économiques en raison de sa forte dépendance aux importations de pétrole brut, a ajouté BMI.
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