Guerre au Moyen-Orient: le Pakistan augmente le prix de l'essence de 43% et celui du diesel de 55%

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Le gouvernement pakistanais a considérablement augmenté jeudi les prix des carburants, soit une hausse de 42,7% pour l'essence et de 54,9% pour le diesel, en réponse à la flambée des prix mondiaux de l'énergie provoquée par la guerre en Iran.

"La décision prise aujourd'hui est que conformément aux marchés internationaux, et après la hausse des prix de l'essence, le nouveau prix sera de 458,40 roupies (1,64 dollars) et entrera en vigueur dès demain" vendredi, a déclaré le ministre pakistanais du Pétrole, Ali Pervaiz Malik, lors d'une conférence de presse.

Concernant le diesel, "qui revêt une grande importance pour nos travailleurs et les transports publics", son nouveau prix est fixé à 520,35 roupies (1,86 dollars), a-t-il ajouté.

Depuis le début de la guerre lancée par Israël et les Etats-Unis sur l'Iran le 28 février, la quasi-paralysie par Téhéran du détroit d'Ormuz, passage maritime par où transite en temps normal 20% de la production de pétrole mondiale ainsi que du gaz naturel liquéfié, et dont une grande partie est destinée à l'Asie, a entraîné une forte hausse du prix des hydrocarbures.

Le Pakistan, qui dépend fortement de cet approvisionnement en pétrole, avait déjà augmenté les prix de 20% le 6 mars, environ une semaine après le début de la guerre.

Le gouvernement pakistanais a dévoilé une série de mesures d'austérité visant à économiser le carburant, notamment le passage de nombreux services publics à la semaine de quatre jours, la prolongation des vacances scolaires et le passage de certains cours en ligne.

Le Pakistan est classé parmi les pays à revenu intermédiaire inférieur, avec environ 25% de ses 240 millions d'habitants vivant dans la pauvreté, selon les données de la Banque mondiale.

Plusieurs autres pays asiatiques ont augmenté les prix du carburant ou mis en place d'autres mesures pour faire face à la crise déclenchée par la guerre contre l'Iran.

Seuls quelques navires - essentiellement iraniens, émiratis, indiens, chinois et saoudiens - continuent de transiter quotidiennement par le détroit d'Ormuz.

Depuis début mars, 225 navires de transport de marchandises ont emprunté le détroit, selon la société d'analyse maritime Kpler, soit une chute de 93% par rapport à la situation en temps de paix.

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