La Chine monte en puissance dans le nouveau méga-projet gazier de Novatek dans l'Arctique russe

  • AFP
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Les deux géants publics chinois des hydrocarbures CNPC, via sa filiale CNODC, et CNOOC vont prendre chacun une participation de 10% dans le projet de gaz naturel liquéfié du russe Novatek, a indiqué ce dernier jeudi.

China National Oil and Gas Development and Exploration Corporation (CNODC) a signé un "accord contraignant" prévoyant l'acquisition d'une participation de 10% dans Arctic LNG 2, un projet géant estimé à plus de 20 milliards de dollars, a annoncé Novatek dans un communiqué.

Dans la foulée, Novatek a annoncé que la China National Offshore Oil Corporation (CNOOC) avait également signé un accord pour l'acquisition de 10% d'Arctic LNG 2.

Dans deux communiqués, le patron de Novatek Leonid Mikhelson s'est d'abord félicité de "la poursuite de la coopération fructueuse avec CNPC", puis du "nouveau partenaire" CNOOC, "car la Chine est l'un des marchés de consommateurs principaux pour nos ventes de gaz naturel liquéfié (GNL)".

Les accords ont été signés à Pékin dans le cadre du sommet sur les Nouvelles routes de la soie. Le patron de CNPC Wang Yilin y a rencontré Leonid Mikhelson, mais également Alexeï Miller, patron de Gazprom.

Le français Total est également partenaire à hauteur de 10% dans le projet Arctic LNG 2, situé sur la péninsule de Gydan, dans le nord de la Sibérie. Il se situe à une trentaine de kilomètres de Yamal LNG, méga-projet associant déjà Novatek, CNPC et Total, qui a démarré la production de gaz en décembre 2017.

Il est prévu qu'Arctic LNG 2 atteigne une capacité de production de 19,8 millions de tonnes par an, soit 535.000 barils équivalent pétrole par jour, en puisant dans plus de 7 milliards de barils équivalent pétrole de réserves d'hydrocarbures du gisement onshore de gaz à condensats d'Utrenneïé.

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