- Connaissance des Énergies avec AFP
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Les autorités néo-zélandaises ont déclaré jeudi envisager de recourir à des lois vieilles de plusieurs décennies restreignant l'utilisation des véhicules, si les réserves de carburant diminuaient en raison de la guerre au Moyen-Orient.
La guerre déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran a provoqué la fermeture de facto du détroit d'Ormuz, par lequel transite, en temps de paix, un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié.
Selon la ministre des Finances, Nicola Willis, des discussions se sont tenues sur la possibilité de recourir à des lois obligeant les propriétaires de voitures à désigner un jour par semaine au cours duquel ils n'utilisent pas leur véhicule.
Elles permettent également au gouvernement d'autoriser la vente de coupons pour restreindre l'utilisation du carburant.
Les "journées sans voiture" ont été en vigueur de juillet 1979 à mai 1980, après la révolution iranienne.
Ces annonces interviennent au moment où les prix du pétrole ont de nouveau dépassé les 100 dollars le baril jeudi.
La Nouvelle-Zélande dépend fortement des importations pour son approvisionnement en carburant. Le prix moyen de l'essence y a augmenté de près de 10% depuis le début de la guerre, et celui du diesel de plus de 20%, selon l'observatoire des prix Gaspy.
La compagnie aérienne nationale néo-zélandaise a déjà annoncé annuler 1.100 vols au cours des deux prochains mois, invoquant les prix du kérosène.