- Connaissance des Énergies avec AFP
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La sécurité énergétique devrait être élevée au rang d'enjeu de sécurité nationale, a estimé mardi Fatih Birol, le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), à l'occasion du Forum économique mondial de Davos.
Une « ombre menaçante »
"L'énergie et la géopolitique ont toujours été intimement liées", a-t-il déclaré lors d'un débat intitulé "Qui est le grand gagnant en matière de sécurité énergétique ?".
"Je n'ai jamais vu les risques liés à la sécurité énergétique se multiplier à ce point, ni l'ombre menaçante que la géopolitique et le secteur énergétique dans son ensemble projettent sur la sécurité énergétique", a ajouté le directeur exécutif de l'AIE.
"Par conséquent, la sécurité énergétique devrait, à mon sens, être aujourd'hui considérée comme un enjeu de sécurité nationale", a estimé Fatih Birol en observant que la demande énergétique est en croissance partout dans le monde.
Le nucléaire et les énergies renouvelables favorisés
Selon lui, pétrole et gaz resteront "essentiels" dans les années à venir mais "la demande d'électricité connaît la croissance la plus impressionnante" avec une progression trois fois plus rapide que la demande énergétique totale. "Nous entrons dans l'ère de l'électricité", a-t-il dit en insistant sur ce leitmotiv maintes fois répété.
Cette croissance est portée par celle des centres de données (data centers), la climatisation - alors que le climat se réchauffe - et la voiture électrique, qui représente selon lui un quart des voitures vendues dans le monde. Le fait que de nombreux pays préfèrent produire autant que possible leur propre énergie favorise le nucléaire et les énergies renouvelables, a-t-il souligné.
Autre observation: les États "s'intéressent également à la fiabilité de leur partenaire sur le long terme" lorsqu'ils concluent des accords énergétiques et pas uniquement sur les montants que cela représente.
