Ardennes : le débit de la Meuse est trop faible, la centrale nucléaire de Chooz B à l'arrêt

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Les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Chooz B(1) (Ardennes) ont été mis à l'arrêt, l'un vendredi minuit puis l'autre lundi soir, en raison du faible débit de la Meuse, selon la direction. "Compte tenu des prévisions météorologiques actuelles et conformément à l'accord entre la France et la Belgique, le réacteur numéro un devrait s'arrêter lundi à 23h30", a indiqué EDF.

"Le placement et la durée de cet d'arrêt pour contraintes environnementales seront modifiés en fonction de l'évolution des prévisions météorologiques", précise EDF dans un message publié sur son site internet.

L'accord transfrontalier entre la France et la Belgique détermine les seuils de débit d'eau de la Meuse pour permettre aux utilisateurs belges (industriels, acteurs du tourisme, collectivités locales...) de disposer en permanence d'une ressource en eau suffisante pour leurs activités ou installations, rappelle EDF dans le magazine de la centrale disponible en ligne.

Selon cet accord, lorsque la moyenne sur 12 jours glissants du débit aval journalier de la Meuse descend en dessous de 22 m3/seconde, une unité de production doit être arrêtée. Le réacteur numéro deux est ainsi à l'arrêt depuis le vendredi à minuit. Si le débit sur 12 jours glissants passe sous les 20 m3/seconde, les deux unités de production doivent être arrêtées. L'unité de production numéro un avait déjà été arrêtée plusieurs jours à l'automne 2018, pour les mêmes raisons.

La centrale nucléaire de Chooz B, située en bord de rivière, est dotée de deux réacteurs de 1 450 MW chacun, mis en service en 1996 et 1997. Avec 17,9 TWh produits en 2019, elle représente près de 4,7% de la production nucléaire française d'EDF, selon les chiffres disponibles sur le site d'EDF.

En termes de sûreté nucléaire, le débit de la Meuse nécessaire pour garantir le refroidissement des installations est de l'ordre de 6 m3/seconde.

Sources / Notes
  1. La centrale « Chooz A » a été mise en service en 1967 et définitivement arrêtée en 1991. Il s'agit de la « première centrale REP (réacteur à eau sous pression) à faire l'objet d'un programme de déconstruction ».

Commentaires

Philippe Charles

A présent, parmi les énergies intermittentes, il faut donc aussi compter le nucléaire !

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