Le géant de l'uranium Orano annonce un bénéfice en recul de 36% à 404 millions d'EUR, après une année 2024 exceptionnelle

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Le géant français du cycle de l'uranium Orano (ex-Areva) a annoncé vendredi un bénéfice net 2025 en recul de 36% par rapport à 2024 qui faisait figure de cru exceptionnel, mais assure aborder 2026 avec "une structure financière solide" pour lancer ses investissements ambitieux.

Orano a réalisé un bénéfice net de 404 millions d'euros en 2025 après 633 millions d'euros en 2024, marquée par la "contribution ponctuelle" de contrats avec des électriciens japonais qui se sont concrétisés avec le retour en 2024 au Japon de déchets radioactifs issus du retraitement de leurs combustible usés à l'usine de La Hague

En 2025, son chiffre d'affaires s'est établi à 5,1 milliards d'euros, en recul de 12,5%.

Marc Quesnoy, directeur de la communication financière d'Orano, a toutefois souligné auprès de l'AFP "la bonne performance industrielle du groupe" et "la hausse de la production" dans ses trois grands domaines d'activité: l'extraction minière d'uranium, nécessaire à la fabrication du combustible nucléaire, le secteur "amont" qui comprend notamment l'enrichissement de cet uranium et l'"aval" (recyclage et retraitement des combustibles usés).

Le dirigeant a également évoqué le "bon rendement" des actifs financiers dédiés à ses provisions lui permettant de couvrir sur le long terme ses dépenses de démantèlement d'installations nucléaires et de gestion des déchets radioactifs - ses obligations de fin de cycle. L'évolution comptable de ces actifs est toujours volatile car elle dépend des marchés.

"Orano dispose désormais d'une structure financière solide pour accompagner le plan de développement ambitieux de l'ensemble de ses activités", et ce "dans un contexte international marqué par un regain d'intérêt pour le nucléaire", a déclaré dans un communiqué Nicolas Maes, directeur général d'Orano.

"On a vraiment réduit l'endettement net, qui est à un niveau très bas de 443 millions d'euros", de bonne augure "pour pouvoir redémarrer un cycle de refinancement de nos développements de croissance", a souligné Marc Quesnoy.

Orano poursuit en effet son projet d'extension de capacités de son usine d'enrichissement Georges-Besse II sur le complexe nucléaire du Tricastin dans le sud de la France, en parallèle de projets miniers en développement en Mongolie et au Canada et de ses investissements dans le médical.

Le groupe prévoit de consacrer 1,7 milliard d'euros d'euros à ses investissements en 2026, voire les années suivantes, si son projet d'usine d'enrichissement d'uranium aux Etats-Unis est formellement lancé.

Commentaires

Freudon Saké
Un géant à 404 (code error, page non trouvée) millions de bénéfices ? C'est juste un nain !
Il faut arrêter de grossir le piteux crapaud qui veut se faire le taureau sévèrement burné, ce n'est qu'un faux prince vraiment désenchanteur, producteur d’irradiantes vilénies…
Pour l'exercice 2024, Veolia a annoncé des résultats en forte croissance, portés par son plan stratégique : Résultat net courant part du Groupe (2024) : 1 530 millions d'euros, en hausse de 14,6 % par rapport à 2023.Résultat net part du Groupe (2024 – publié) : 1 098 millions d'euros, en hausse de 17,1 %.Chiffre d'affaires (2024) : 44 692 millions d'euros.
Le groupe Veolia compte environ 215 000 à 220 000 collaborateurs dans le monde en 2024, spécialisés dans les services à l'environnement (eau, déchets, énergie). Ce géant de la transformation écologique est présent sur les cinq continents, avec une majorité de ses employés en CDI.
Orano, acteur majeur de l'énergie nucléaire, compte environ 17 000 à 17 500 collaborateurs dans le monde, dont la grande majorité (environ 13 500) est basée en France. Le groupe est un recruteur actif, avec des milliers d'emplois liés au cycle du combustible et aux métiers techniques de la filière.
Freudon Saké
Au Kazakhstan :
Depuis 1996, Areva exploite l'uranium du Kazakhstan via sa filiale KATCO avec l'entreprise Kazak Kazatomprom. En 2012, environ 40 % de l'uranium extrait par Areva provient du Kazakhstan[réf. nécessaire].
En 2014, Areva procède à un transfert de technologies concernant des lignes d'assemblage de combustible nucléaire dans l'usine métallurgique d'Oulba[76].

En Mongolie
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Areva emploie 130 salariés en Mongolie. Le groupe mène des opérations d'exploration minière depuis plus de 15 ans dans le pays, où il détient 25 licences d'exploration : 11 licences sur le bassin du Sainshand et 14 sur le bassin de Dariganga.
La Mongolie est parmi les 10 pays possédant les ressources en uranium les plus importantes. Le pays, dont le développement minier nourrit la croissance depuis le milieu des années 2000, veut placer l'uranium au cœur de sa politique d'indépendance[77]. L'État mongol a pour cela conclu des accords avec la France – et Areva en particulier − la Russie, la Chine, le Japon et l'Inde.
Fin 2009, un accord de coopération dans le secteur de l'énergie nucléaire a été signé entre Areva et l'État mongol[78].
Depuis février 2013, le Conseil Professionnel des Ressources Minérales auprès du Ministère des Mines a officiellement classé le gisement de Zoovch Ovoo, ressource stratégique, avec 60 000 tonnes d'uranium[79],[80]. La zone est sous licence d'exploration jusqu'en 2015. Areva y mène des études géologiques pour confirmer la viabilité économique, technique et environnementale du projet et définir le procédé d'exploitation le mieux adapté. En octobre 2013, un accord a été signé pour créer la société Areva Mines LLC, détenue à 44 % par Areva, 22 % par Mitsubishi Corporation et 34 % par MON-ATOM, société publique nucléaire mongole[81]. Cette nouvelle société chapeautera tous les projets d'exploitation minière.
Orano a réalisé de juillet 2021 à décembre 2022 un test pilote sur site pour l'extraction d'uranium du gisement de Zuuvch Ovoo, en partenariat avec la société nationale mongole Mon-Atom. Emmanuel Macron appuie le projet de mine d'uranium lors de sa visite en Mongolie en mai 2023[82]. En octobre de la même année, un protocole d'accord est signé pour exploiter la mine[83]. Cet accord établit le cadre d'un investissement mutuel, définissant les bases des relations entre Orano et le gouvernement mongol pour les décennies à venir[84].
En décembre 2024, la Mongolie annonce un accord avec Orano sur l'exploitation d'une nouvelle mine d'uranium à partir de 2028 dans la province de Dornogovi, représentant un investissement de 1,6 milliard d'euros[85],[86].

En Ouzbékistan
Orano y détient la coentreprise Nurlikum Mining[87]. Le 12 mars 2025, Orano signe un accord avec le producteur Navoiyuran[88].

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