Le gouvernement annonce la relance des appels d'offres pour l'éolien et le photovoltaïque

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Le gouvernement français a annoncé jeudi la relance des appels d'offres pour développer l'éolien terrestre et en mer ainsi que le photovoltaïque afin d'augmenter la production d'électricité et de réduire la dépendance de la France aux importations d'énergies fossiles, dont les prix flambent en raison de la guerre au Moyen-Orient.

Les appels d'offres 9 et 10 fusionnés

"C'est un honneur pour moi d'annoncer la relance des appels d'offres pour les énergies renouvelables électriques", a déclaré la ministre déléguée à l'Énergie, Maud Bregeon, lors d'une conférence de presse à Bercy. Ces appels d'offres s'inscrivent dans le cadre de la feuille de route énergétique de la France (PPE), dévoilée le 13 février dernier.

Pour l'éolien en mer, le gouvernement a publié les zones de déploiement et les critères majeurs. "L'objectif 2035, je le rappelle, c'était quinze gigawatts supplémentaires. Cinq gigawatts étaient déjà attribués. Nous lançons les dix gigawatts restants", a déclaré le ministre de l'Économie Roland Lescure.

Le gouvernement a pour ce faire fusionné deux appels d'offres qui étaient attendus par la filière, les appels d'offres 9 et 10, dont les premiers lauréats seront désignés d'ici fin 2026-début 2027, selon Bercy. Cela représente une puissance cumulée d'environ 10 GW, dont 5 GW d'éolien posé et 5 GW d'éolien flottant, répartis sur l'ensemble des façades maritimes : Fécamp-Grand-Large, Bretagne-Nord-Ouest, Bretagne-Sud, Oléron, Narbonnaise Sud Hérault, du Golfe du Lion Centre et du Golfe de Fos.

Un appel d'offres sur l'éolien terrestre en mai

Sur le photovoltaïque, deux appels d'offres sont attendus en juillet et un autre sur l'éolien terrestre en mai.

L'objectif de la PPE est d'inverser la répartition entre pétrole et gaz et énergies renouvelables (photovoltaïque, éolien terrestre et en mer) en passant de 60 % d'énergies fossiles dans la consommation finale de la France aujourd'hui à 60% d'énergie décarbonée d'ici 2030, et 70 % en 2035.

Ces projets complètent l'augmentation de la production du parc nucléaire existant et le lancement de la construction de six réacteurs de nouvelle génération EPR2, dont le premier doit entrer en service en 2038.

Commentaires

TETTLE
super ! oui, non? les subventions - le stockage - l'impact sur la faune et le paysage - les matériaux utilisés sont polluants (silicium, métaux rares, recyclage) est ce vraiment le bon choix - je préférerai le nucléaire avec les solutions SMR (réacteur modulaire de petite puissance) le developpement TOKAMAK et les solutions de récupération des dechets radioactifs en recyclage etc.
En 2 mots
Bien sur, les dechets nucléaires ne sont pas polluants, enfin pas plus que quelques milliers de siecles. Quand à la construction des centres nucléaires , nous n'avons peut etre besoin que de quelques matériaux bio sourcés recyclables à 100%. De plus, les 400 milliards annoncés pour la relance ne sont peut etre pas des euros mais des cacahouettes!

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