Le pétrole au plus haut depuis septembre grâce à un dollar faible

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Les cours du pétrole conservent mercredi leur niveau de la veille portée par une hausse liée à la faiblesse du dollar, le marché demeurant aussi prudent face aux tensions entre les Etats-Unis et l'Iran.

"La forte baisse du dollar américain ces derniers jours a soutenu les prix du pétrole", rappellent les analystes de DNB Carnegie.

L'indifférence exprimée mardi par Donald Trump vis-à-vis de la chute du dollar a accéléré la dépréciation du billet vert, le chef d'Etat américain estimant que la monnaie américaine "se porte très bien".

Pour les autres pays, cela rend plus abordable le brut, qui s'échange avec la devise américaine, et favorise donc les achats.

Après avoir dépassé les 68 dollars, au plus haut depuis septembre, vers 11H35 GMT (12H35 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mars, concédait 0,22% à 67,42 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, perdait à peine 0,08% à 62,34 dollars.

Le risque géopolitique liées aux tensions entre Téhéran et les Washington continue également de soutenir les prix de l'or noir, l'Iran étant l'un des dix principaux producteurs de brut au monde.

Donald Trump a affirmé mardi que le pouvoir iranien recherchait le dialogue, tout en laissant planer la menace d'une action militaire contre le pays avec le déploiement d'une force navale américaine dans le Golfe.

Il a prévenu que les Etats-Unis avaient "une grande armada près de l'Iran. Plus grande qu'au Venezuela", en référence à l'opération américaine de capture du chef d'Etat vénézuélien Nicolas Maduro début janvier.

Par ailleurs, mardi, le président américain a étendu ses menaces, en affirmant que les Etats-Unis cesseraient de soutenir l'Irak, exportateur majeur d'or noir, si l'ancien Premier ministre Nouri al-Maliki, soutenu par les partis chiites proches de Téhéran, devait revenir au pouvoir.

Cette nomination inquiète au plus haut niveau à Washington, où le secrétaire d'Etat Marco Rubio a mis en garde dès dimanche contre la formation d'un gouvernement pro-iranien en Irak.

Enfin, la hausse du baril "a également été favorisée par la baisse de la production américaine d'environ 2 millions de barils par jour au cours du week-end en raison du froid arctique", rapporte Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

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