Le pétrole en suspens avant l'expiration du cessez-le-feu

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Les cours du pétrole sont presque stables mardi à la veille de l'expiration du cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran, le doute planant sur une possible reprise des pourparlers.

Vers 10H00 GMT (12H00 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, cédait 0,66% à 94,85 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mai, dont c'est le dernier jour de cotation, baissait de 1,25% à 88,49 dollars.

"Le marché attend bien sûr de voir ce qui se passera lorsque l'ultimatum de Trump arrivera à expiration", résume Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

L'échéance initialement prévue dans la nuit de mardi à mercredi a été poussée par Donald Trump à "mercredi soir, heure américaine".

Téhéran a fait savoir via la télévision d'Etat que "jusqu'ici, aucune délégation iranienne n'est partie pour Islamabad, au Pakistan", démentant des informations affirmant le contraire.

Côté américain, une source proche du dossier avait indiqué à l'AFP lundi à la mi-journée qu'une équipe de négociateurs devait décoller "bientôt" pour le Pakistan, mais aucune confirmation officielle n'a été obtenue depuis.

Le marché estime tout de même que "Trump semble fortement motivé à conclure un accord avec l'Iran. La guerre et les prix élevés de l'essence sont très impopulaires auprès des électeurs américains", explique M. Rasmussen.

Actuellement, la courbe des prix du brut pour le reste de l'année correspond "à un scénario très optimiste" dans lequel "le détroit (d'Ormuz) rouvrira d'ici le début du mois de mai", estime Ole R. Hvalbye, analyste chez SEB.

Le potentiel de hausse des prix si les hostilités reprennent est très important.

Tant que la navigation via le détroit d'Ormuz reste paralysée, "le fret, l'assurance, les temps de voyage, les marges de raffinage sur produits, la baisse des réserves pétrolières, tout évolue dans le mauvais sens", avertit M. Hvalbye.

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