- Connaissance des Énergies avec AFP
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Les cours du pétrole ont marqué le pas mardi après avoir été tirés par les tensions entre Washington et Téhéran, assorties d'un appel américain à la prudence pour les navires commerciaux qui s'approcheraient des côtes iraniennes.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en avril, a perdu 0,35% à 68,80 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mars a reculé de 0,62% à 63,96 dollars.
"Le marché tente manifestement -comme il le fait désormais quotidiennement- d'évaluer la situation entre les États-Unis et l'Iran", explique auprès de l'AFP John Kilduff, d'Again Capital. "Pour le moment, on assiste à un va-et-vient incessant."
La veille, les prix de l'or noir ont été poussés par une notice du service maritime du ministère américain des Transports, recommandant aux navires voyageant sous pavillon américain "de rester aussi loin que possible des eaux territoriales iraniennes sans compromettre la sécurité de la navigation".
Si le document précise que la consigne n'est pas nouvelle, "il a servi à rappeler à quel point les risques peuvent être rapidement réévalués", affirme Ole R. Hvalbye, analyste chez Seb.
"Nous sommes sur le qui-vive (...) et il est possible que les prix montent considérablement si les hostilités se concrétisent", note M. Kilduff.
En cas d'escalade militaire entre Washington et Téhéran, "le scénario catastrophe serait que le détroit d'Ormuz soit bloqué", ajoute Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
C'est par là que transite 20% de la production mondiale de brut.
L'attention du marché se tourne désormais vers la rencontre entre le président américain et le Premier ministre israélien prévue mercredi à Washington.
En amont de cette visite, l'Iran a appelé les Etats-Unis, à résister aux "influences destructrices" qui pourraient faire dérailler la reprise des pourparlers entre les deux pays, selon le ministère des Affaires étrangères.
En parallèle, selon John Kilduff, "la météo s'est améliorée" aux Etats-Unis après la vague de froid extrême qui a touché une grande partie du pays ces dernières semaines.
"Nous ne constatons donc plus de forte demande en combustibles de chauffage", ajoute l'analyste, ce qui pèse aussi sur les prix.