Le pétrole monte à l'approche de l'expiration du cessez-le-feu

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Les cours du pétrole progressent mardi à la veille de l'expiration du cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran, la réponse de l'Iran concernant sa participation à des discussions avec les Etats-Unis au Pakistan se faisant attendre.

"On attend toujours une réponse officielle de la partie iranienne sur la confirmation qu'une délégation prendrait part aux pourparlers de paix d'Islamabad", a écrit le ministre pakistanais de l'Information Attaullah Tarar sur X mardi.

Donald Trump a de son côté accusé mardi l'Iran de nombreuses violations du cessez-le-feu, tout en se disant persuadé que Washington obtiendrait "un super accord".

Vers 15H40 GMT (17H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, gagnait 2,78% à 93,50 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mai, dont c'est le dernier jour de cotation, prenait 4,34% à 93,50 dollars.

Le marché estime que "Trump semble fortement motivé à conclure un accord avec l'Iran. La guerre et les prix élevés de l'essence sont très impopulaires auprès des électeurs américains", explique Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

Jusqu'à présent la courbe des prix du brut pour le reste de l'année correspondait "à un scénario très optimiste" dans lequel "le détroit (d'Ormuz) rouvrira d'ici le début du mois de mai", estime Ole R. Hvalbye, analyste chez SEB.

Mais tant que la navigation via le détroit d'Ormuz reste paralysée, "le fret, l'assurance, les temps de voyage, les marges de raffinage sur produits, la baisse des réserves pétrolières, tout évolue dans le mauvais sens", avertit M. Hvalbye.

Si la guerre reprenait, le potentiel de hausse des prix serait donc très important, notamment car "l'Iran dispose encore d'une marge d'escalade", affirme M. Rasmussen.

Selon lui, dans un tel scénario, il serait "probable que nous assistions à de nouvelles attaques contre des installations énergétiques, et la fermeture du détroit de Bab el-Mandeb vers la mer Rouge constitue également un risque".

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