Le terminal méthanier Cape Ann a quitté le port du Havre

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Le terminal méthanier flottant Cape Ann, propriété de TotalEnergies, a quitté "cette nuit" le port du Havre après y avoir été contraint par la justice en octobre 2025, a annoncé mercredi le port du Havre.

"Ce départ était prévu, en application du jugement rendu par le tribunal administratif", a expliqué à l'AFP Florian Weyer, directeur délégué du port du Havre, confirmant une information de France 3.

En octobre 2025, le tribunal administratif de Rouen avait enjoint au gouvernement d'abroger l'arrêté autorisant l'installation du terminal "dans un délai de deux mois".

Cette décision faisait suite à de nombreux recours d'associations écologistes remettant en cause la nécessité de ce terminal pour l'approvisionnement énergétique français et les risques pour l'environnement.

Le jugement avait poussé le ministre de l'Economie Roland Lescure à faire signer un arrêté le 12 décembre 2025 fixant au plus tard au 8 mai 2026 la "fin du maintien en exploitation du terminal méthanier flottant" Cape Ann exploité par TotalEnergies LNG Services France dans le port du Havre.

TotalEnergies a précisé à l'AFP que le terminal méthanier flottant du Havre "n'est plus aujourd'hui nécessaire, comme en témoigne son absence d'utilisation" car "les conditions d'approvisionnement en gaz de la France et de l'Europe" sont "désormais stabilisées".

Julien Bayou, ancien député écologiste et avocat de l'association Ecologie pour le Havre (EPLH), à l'origine des recours, s'est pour sa part réjoui auprès de l'AFP d'une "belle victoire du droit de l'environnement: la ténacité de la petite association a fait plier la grande multinationale".

"Pour le droit à un environnement sain comme pour notre souveraineté, il ne fait pas bon dépendre du gaz russe ou américain" a-t-il conclu.

Le Cape Ann, navire doté d'équipements de regazéification, avait été ancré en octobre 2023 dans le port du Havre afin d'approvisionner la France en gaz naturel liquéfié (GNL). Son installation avait été décidée en 2022, dans le contexte de la guerre en Ukraine et des craintes de pénuries d'énergie.

cor-mac/mb/vk

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