- Connaissance des Énergies avec AFP
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La présidente par intérim Delcy Rodriguez a annoncé dimanche qu'elle était en relation "directe" avec les multinationales Siemens et General Electric pour travailler sur l'électricité au Venezuela où les coupures sont fréquentes, perturbant l'activité industrielle.
Depuis la capture du président Nicolas Maduro le 3 janvier, Washington a assoupli graduellement les sanctions contre le Venezuela alors que le pays a notamment fait adopter des nouvelles lois sur le pétrole et les mines ouvrant ces secteurs au privé, et promulgué une loi d'amnistie qui a permis la libération de centaines de détenus politiques. Toutefois, quelque 500 d'entre eux restent encore derrière les barreaux.
Le président américain Donald Trump a régulièrement assuré qu'il contrôlait le pays et notamment l'industrie pétrolière, qui a besoin d'énormes investissements pour se restructurer, mais aussi de courant électrique.
La capitale pétrolière, l'Etat de Zulia (nord-ouest), est le plus durement touché par la crise électrique.
Ses habitants subissent quotidiennement des coupures de courant pendant des heures.
"Nous sommes déjà en relation directe avec Siemens et General Electric pour résoudre le problème électrique dans l'Etat de Zulia", a déclaré dimanche Mme Rodriguez lors d'une marche du pouvoir à Maracaibo, la capitale du Zulia.
Le pouvoir a lancé ce dimanche une série de marches dans plusieurs Etats du pays pour exiger la fin des sanctions. Ces marches seront ponctuées par un grand rassemblement à Caracas le 1er mai.
En soirée, lors d'un discours à la télévision, elle a a assuré: "Nous sommes de retour sur la scène internationale. Des centaines d'entreprises ont manifesté leur intérêt à investir dans le pays et, grâce à la diplomatie vénézuélienne, nous avons retrouvé notre représentation au Fonds monétaire international, ce qui ouvre l'accès à nos ressources pour la santé, les services de base, la production nationale, stratégique, et la stabilisation de nos réserves internationales".
Le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale ont annoncé jeudi le rétablissement de leurs relations avec le Venezuela, ouvrant de nouvelles perspectives financières pour le pays. Les relations avec le FMI étaient gelées depuis 2019.
Evoquant les 100 jours depuis la capture de Maduro, Mme Rodriguez a ajouté: "Je reconnais les grandes attentes de notre population et de nos équipes quant à la réalisation d'améliorations dans des délais raisonnables et avec des résultats vérifiables, mais nous n'en sommes qu'aux premiers pas."
"Ces 100 jours ne sont pas un point d'arrivée, ils marquent le début d'une nouvelle étape, une étape pour retrouver l'espoir, raviver la confiance, nous retrouver entre Vénézuéliens et garantir l'avenir de notre jeunesse", a-t-elle assuré.
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