Les énergies renouvelables, clé pour sortir de la crise énergétique (dirigeants de la COP31)

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Le choc énergétique secouant l'économie mondiale dans le sillage de la guerre au Moyen-Orient renforce la nécessité d'investir dans des énergies renouvelables pour remplacer les combustibles fossiles, ont affirmé mardi les pays hôtes du sommet sur le climat COP31 à l'occasion d'une réunion à Berlin.

La crise "nous a montré, une fois de plus, que les combustibles fossiles ne garantissent pas la sécurité de l'approvisionnement énergétique", a dit le ministre turc du Climat et président de la COP31, Murat Kurum traduit par un interprète.

"Investir dans les sources d'énergie alternatives, en particulier pour soutenir la diversité énergétique, est synonyme de stabilité, de résilience et de développement propre", a ajouté le ministre à l'occasion de cette réunion rassemblant des dizaines de ministres chargés du climat. Elle avait pour objectif de discuter des priorités avant la COP31 qui se tiendra en Turquie en novembre avec l'Australie en co-organisateur.

"C'est la voie que nous devons tous prendre", a-t-il estimé, soulignant que les nations réagiraient différemment en fonction de leurs situations économiques respectives.

Cette réunion de deux jours à Berlin se tient alors que les pays sont confrontés à des pénuries d'énergie et à une flambée des prix, certains gouvernements rationnant le carburant et se tournant vers le charbon.

Les chaînes d'approvisionnement énergétiques mondiales sont bouleversées, la guerre en Iran perturbant le commerce via le détroit d'Ormuz, point de transit clé pour les exportations de pétrole et de gaz du Golfe.

Pour le ministre australien du Climat, Chris Bowen, qui dirige les négociations à la COP31 et s'est exprimé par vidéoconférence, "les énergies renouvelables sont une solution éprouvée et la forme d'énergie la moins chère jamais connue".

"Alors que notre approvisionnement énergétique et nos économies sont confrontés à des difficultés, ce n'est pas le moment d'hésiter, mais d'agir avec clarté et conviction pour poursuivre notre transition vers une énergie propre, bon marché et fiable", a-t-il poursuivi.

Les investissements dans les énergies propres sont environ deux fois plus importants que ceux consacrés aux combustibles fossiles, qui sont le principal facteur du changement climatique d'origine humaine.

Mais les émissions de gaz à effet de serre issues de la combustion du charbon, du pétrole et du gaz ont de nouveau augmenté en 2025 pour atteindre un niveau record.

Reste à voir comment cette question sera abordée lors de la COP31. L'Australie est un grand producteur de combustibles fossiles, et la Turquie dépend fortement du charbon pour son approvisionnement énergétique.

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