Nucléaire : les négociations avec Bruxelles « se poursuivent » selon le gouvernement

  • AFP
  • parue le

Les négociations entre la France et la Commission européenne sur la régulation du nucléaire français, condition d'une possible réorganisation d'EDF, n'ont pas encore abouti et "se poursuivent", a indiqué mardi le gouvernement.

"Nous sommes actuellement en négociations avec la Commission européenne sur la régulation du nucléaire existant" et "ces négociations avec la commission, si elles n'ont pas encore abouti, se poursuivent", a indiqué la secrétaire d'État à la Biodiversité Bérangère Abba à l'Assemblée, en réponse à une question du député Julien Aubert (LR). La ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, avait déclaré le 10 novembre que la France était "en train de finir les négociations".

Le France soutient un projet de nouveau mécanisme qui doit mieux garantir les revenus d'EDF. Le producteur historique est aujourd'hui contraint de vendre une partie de son électricité d'origine nucléaire à ses concurrents à un prix que le groupe juge trop bas.

Cette réforme conditionne également le projet de réorganisation du groupe, baptisé "Hercule". Elle prévoit de créer un "EDF bleu" public, comprenant notamment le nucléaire, et un "EDF vert", coté en Bourse, incluant les renouvelables. Une filiale EDF "Azur" comprenant les actifs hydroélectriques pourrait aussi être créée.

Ces perspectives inquiètent les syndicats et une partie de l'opposition, qui y voient un risque de démantèlement.

"Nous conserverons un groupe intégré avec des capacités d'investissement, en protégeant les salariés (...), en assurant le financement du parc nucléaire existant en cohérence avec les objectifs de la programmation pluriannuelle de l'énergie, en protégeant les consommateurs d'une hausse des prix", a assuré Mme Abba. Elle a souligné un "engagement à ne pas déstructurer EDF".

Plusieurs journaux avaient fait état la semaine dernière d'avancées importantes dans les négociations avec Bruxelles pour établir un nouveau prix de l'électricité nucléaire et réorganiser le groupe.

Commentaires

Alang

C'est un secrétariat à la Biodiversité qui négocie un accord de ce type .... ? On est vraiment tombé sur la tête. Et en face, pour la Commission, des gens chargés de l'énergie ? Pas possible. Ou de la concurrence ? Pas possible non plus ! Ou alors l'appellation en France de nos ministères et secrétariat d'Etat devient ridicule ... et incompréhensible pour le reste du monde.

Marc Diedisheim

C'est le Ministre qui négocie, pas le Secrétaire d'Etat qui ne fait que répondre en séance à une question d'un parlementaire. Bien cordialement.

Albatros

En l'occurrence, c'est pas beaucoup mieux... Une militante écolo qui signe des pétitions alors qu'elle est ministre ne devrait pas être au gouvernement.
M'enfin...

Marc Diedisheim

En effet ... L'écologie est une chose trop sérieuse pour être laissée aux écolos.

Alang

A tous les deux: j'ai peur que notre gouvernement soit en train de dépecer notre industrie électrique et de conclure le travail de destruction d'EdF entrepris il y a une trentaine d'années, entretenu par le militantisme anti nucléaire des "écolos" français et la lâcheté de nos politiques, et animé depuis plus récemment par le militantisme anti-monopole des experts de la Commission de l'UE - dur dur à suivre pour le libéral que je suis. La politique électrique se fait dorénavant à Bruxelles, c'est clair, naturellement sur la base d'un schéma où le nucléaire n'a pas sa place sauf à neutraliser son acteur le plus important - c'est normal, l'avenir serait selon les ennemis du nucléaire dans le vent et le soleil ... et la sobriété rendue obligatoire.

Marc Diedisheim

La simple nécessité matérielle ramènera tout ce petit monde vers le nucléaire, d'une manière ou d'une autre, mais d'une manière masquée. Les nécessités politiciennes sont consubstantielles à la Démocratie représentative et ne peuvent pas être ignorées. Bien cordialement.

Alang

Marc, j'apprécie votre optimisme mais il me paraît trop sûr de lui. Si je comprends les "nécessités politiciennes", elles me paraissent maintenant d'une part part excessives et d'autre part totalement dépassées par un mouvement et un processus de décision politique qui se développent ailleurs, bien loin d'elles. En outre, compte tenu du talent en matière de communication et d'agit prop des mouvements anti-modernes, je pense qu'il n'est plus possible de progresser de manière "masquée". La seule bonne nouvelle ces jours ci en matière électrique est que l'Europe électrique "pertinente" pour nous est en train de préparer, ici et là, en jouant avec le feu, un "black out" majeur, dont la fonction pédagogique permettra aux différents acteurs de mieux mesurer les vrais enjeux.

Régis de Nimes.

"Privatisation des profits, socialisation des pertes..." Le ministre communiste Marcel PAUL doit se retourner dans sa tombe. Même le personnel énergéticien a voté pour les libéraux de droite et de gauche depuis 30 ans.
Même pas la reconnaissance du ventre.

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