Réduction des émissions de gaz à effet de serre : la France décélère au lieu d'accélérer

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Cheminées

La baisse des émissions de gaz à effet de serre a marqué le pas en France l'an dernier, avec un recul estimé à seulement 1,6%, près de trois fois moins que le rythme nécessaire pour tendre vers la neutralité carbone.

Une baisse « pas suffisante »

Comme l'Allemagne et d'autres pays riches, la France décélère au lieu d'accélérer en matière de climat, malgré les records de chaleur et la hausse tendancielle des factures d'événements météo extrêmes, au moment où la volonté politique s'étiole en Europe.

Les transports, les bâtiments (chauffage, climatisation...) et l'énergie sont les secteurs les plus en retard dans leur transition vers le bas carbone. Le rythme total de baisse en 2025 a ainsi été deux, voire quatre fois plus lent qu'en 2022 et 2023 (-3,9% et -6,8%); il avait déjà commencé à ralentir en 2024 (-1,8%).

"La baisse des émissions se confirme en 2025: c'est un signal encourageant, mais elle n'est pas suffisante. Nous devons collectivement nous remobiliser avec l'ensemble des secteurs émetteurs", a réagi la ministre française de la Transition écologique Monique Barbut, citée dans un communiqué.

"La France devrait accélérer la sortie des énergies fossiles pour sa propre souveraineté et sa sécurité. Malheureusement, nous en sommes loin", a commenté auprès de l'AFP Anne Bringault, directrice des programmes du Réseau action climat (RAC), qui fédère des associations.

Les émissions américaines sont reparties à la hausse

Après avoir incité à la sobriété dans la consommation d'énergie dans la foulée du début de la guerre en Ukraine, la France, comme les autres pays développés, peine à s'attaquer à des secteurs plus difficiles ou coûteux à décarboner, comme les voitures et les immeubles.

Aux États-Unis, les émissions de gaz à effet de serre sont même reparties en hausse de 2,4% en 2025, entraînées par un hiver particulièrement rude et l'essor de l'intelligence artificielle, selon un rapport publié mardi par le centre de réflexion et d'analyse Rhodium Group.

Le ralentissement français fait écho aux chiffres publiés récemment en Allemagne, qui a réduit de seulement 1,5% ses propres émissions l'an dernier, selon une estimation du groupe d'experts Agora Energiewende. L'Union européenne vise -90% en 2040 par rapport à 1990. Elle en était à -37% en 2023.

Le Citepa, l'organisme mandaté pour dresser le bilan carbone français, a toutefois revu sa très modeste estimation initiale de -0,8%; il publiera ses données consolidées en juin. L'écart important s'explique par la mise à jour des indicateurs, mais aussi des "corrections méthodologiques", explique l'organisme.

« En deçà du rythme nécessaire »

Cette "faible diminution des émissions" françaises s'inscrit "en deçà du rythme nécessaire pour atteindre les objectifs 2030" fixés par le gouvernement, souligne le Citepa, soit -4,6% en moyenne chaque année d'ici 2030, selon la Stratégie nationale bas carbone (SNBC-3), la feuille de route actualisée en décembre pour une France neutre en carbone en 2050.

"Ces résultats divergent selon les secteurs, avec un retard plus important en termes de trajectoire pour les secteurs des transports et des bâtiments", observent les experts.

Le Haut conseil pour le climat, organisme indépendant chargé de conseiller le gouvernement, alertait déjà l'an dernier sur la nécessité d'accroître "fortement" la baisse des émissions, qui dépendait en 2024 "en grande partie de facteurs conjoncturels", comme la météo.

L'évolution de l'année passée est permise d'abord par une baisse marquée dans le secteur de l'industrie (-3,4%) mais sur fond de "diminution continue de l'activité industrielle", en particulier pour la chimie, la production de ciment et la métallurgie.

Suivent l'agriculture, avec une réduction des émissions principalement liée à celle du cheptel bovin, et les transports, avec une diminution des consommations de carburants dans le transport routier.

Les émissions du bâtiment sont en légère baisse, en lien avec les variations des consommations de fioul et de gaz naturel, mais très loin de l'effort requis.

Enfin, les émissions du secteur de l'énergie sont pour leur part quasi-stables, après les importantes baisses de ces dernières années.

Le Citepa note la légère baisse des émissions liées à la production d'électricité, déjà très décarbonée avec le poids du nucléaire et l'essor des renouvelables, mais limitée par une augmentation attendue dans le raffinage des hydrocarbures, liée à une "reprise d'activité" en 2025.

Commentaires

Rochain Serge
Par ailleurs, je ne sais pas si Sovacool a raison ou tort, le problème n'est pas là, à son sujet je crois seulement que Sovacool qui fait une étude scientifique n'avait aucun intéret à démontrer que le nucléaire produit zero gramme de CO2 par KWh ou qu'il en produit des Kg, il ne défend aucune chapelle, d'autant plus que ce ne sont pas ses propres mesures mais le résultat de la compilation d'une vintaine d'atudes qui portaient toutes sur le même sujet dans les mêmes conditions, les autres études de son panel d'origine étant écartées avant le commencement de l'étude car étént biaisée pour une raison ou une autre en regard de celles qui ont été retenues. Le vrai problème c'est qu'une paire de politiciens notoirement incompétents pour déterminer les émissions de GES produits par la production d'un KWh d'électricité quel que soit le convertisseur l'ayant produit, décident ce qu'elle est, et font modifier la base de donnée officielle qui cert de reference pour cette information, sans même expliquer l'étude fournissant ce résultat. Leur motivation étant, semnle-t-il, que le nucléaire se devait d'être meilleur que les renouvelables sur ce critère. L'étude du Giec a porté sur un nombre certainement important d'analyses selon différentes sources et dans sa conclusion le GIEC estime que le minimum d'emmission correspondant au mieux qu'il est possible de faire, est de 3,7g / KWh et 110 g dans le cas le plus générateur de GES
Denis Margot
Non, Rochain, ne cédez pas. Publier ne suffit pas. Allez-y, montez au créneau, faites savoir au monde que vous seul avez raison et que le lobby nucléaire ment comme un arracheur de noyaux, il y va de la survie de la France et de son étendard. L’ADEME, même l’ADEME, ce nid d’antinucléaires, a reconnu ce résultat, c’est dire qu’on devait leur tordre le bras. Portez l’affaire en justice, ça ne coûte rien et vous avez la connaissance et l’éloquence pour gagner, ça ne fait aucun doute. Après ça, je ne vois pas comment vous n’obtiendriez pas le Nobel de la paix, ce qui, cerise sur le gâteau, priverait un certain petit président de son fantasme.

Quant à moi, désolé Rochain, mais je crains de ne pouvoir vous aider, que voulez-vous, je fais partie de la secte qui pense que le N est effectivement un moyen de production très décarboné et qu’il fait partie de la solution.

En 2 mots
Vous avez raison mr Margot, l'electronucléaire , comparé à d'autres systemes de production est nettement moins carboné; ceci dit, à quoi sert il de produire encore et encore de l'energie quand la planete ne sait plus qu'en faire à tel point que les océans sont contraint d'en absorber l'equivalent de 12 bombes N par seconde. Ne faudrait pas mieux d'essayer d'en recuperer par des systemes de captation bien connu tel éolien, solaire , hydrolien, géothermie, et bien d'autres?. En plus de ce retrait, ils sont nettement moins chers à mettre en Oeuvre et sont trés économiques à l'usage tout en ayant un impact GES des plus minimes.
Denis Margot
@ En 2 mots. Vous mettez le doigt sur un point crucial, je vous remercie de l’avoir amené. Le réchauffement climatique réchauffe l’atmosphère et, par voie de contagion, la Terre et les océans. Le soleil alimente la Terre à hauteur de 1,4 E24 J/an (soit 1400 ZJ) depuis… quelques milliards d’années. L’énergie de 23 ZJ suggérée par votre référence à la bombe atomique représente un peu plus de 1% ce qui est à la fois beaucoup et assez peu. Dans un système à l’équilibre, ce qui est le cas de la Terre, l’énergie reçue est restituée par différents moyens (dans le cas contraire, la Terre serait une boule de feu). Une partie est absorbée et participe au développement de la vie, et l’autre est renvoyée dans l’espace sous forme de rayonnement IR. C’est là que l’effet de serre anthropique entre en jeu. La hausse des GES tend à renforcer l’opacité de l’atmosphère aux IR et agit comme une couche isolante, un bouchon, qui réduit la quantité de chaleur s’échappant de la Terre. Faire sauter ce bouchon ne va pas être facile, mais ça passe nécessairement par l’utilisation de moyens qui n’émettent pas de GES (ce que fait le N) en attendant de trouver une solution qui permette de décarboner l’atmosphère (ça, ce sera le travail de nos petits-enfants).

Maintenant, votre remarque est sensée. Est-ce raisonnable de continuer à consommer autant d’énergie ? Il est évident que la sobriété doit faire partie de la solution, mais il est illusoire de penser que l’homosapiens se passera d’énergie (à moins que la Terre finisse par se passer de l’homosapiens). Arrivera-t-on, par une gestion raisonnable des GES, à inverser cette hausse des températures, là est toute la question.

C’est ici que les ENRi prennent toute leur importance. Je ne suis pas opposé par principe aux ENRi, mais il faut bien voir que, à côté de l’aspect romantique des ENRi qui récupèreraient l’énergie gratuite du vent, du soleil et des rivières, la réalité est beaucoup plus nuancée. Si l’énergie est « gratuite », sa récupération ne l’est pas, et de loin. L’Allemagne est un cas édifiant ou les lunettes roses de cette romance se sont avérées pour le moins inefficaces.

Rochain Serge
Voilà l'inéfficacité de la solution allemande : https://www.cleanenergywire.org/factsheets/germanys-energy-consumption-and-power-mix-charts
Cochelin
Et en face, la déclaration de F. Mertz : « L’Allemagne a la transition énergétique la plus coûteuse au monde ». Le chancelier Friedrich Merz considère la suppression progressive de l’énergie nucléaire comme une « grave erreur stratégique ». Pour compenser cela, le gouvernement allemand souhaite désormais promouvoir la construction de nouvelles centrales électriques au gaz. https://www.welt.de/politik/article6969051e29d7700ee8583371/durchbruch-bei-gas-kraftwerken-deutschland-hat-die-teuerste-energiewende-auf-der-ganzen-welt-klagt-friedrich-merz.html
Rochain Serge
Mon pauvre Margot, vous ne comprendrez jamais rien, c'est comme ça. Que vous soyez nucléophile ou pas vous devriez vous offusquer que l'on puisse manipuler l'information comme l'ont fait Longuet et de Rugie.... c'est cela qui démontre que le lobby nucléaire est puissant car il peut imposer à l'échelle d'un pays une information sortie de nulle part qu'elle arrange votre sauce ou pas ! Et, entre nous, pour ma part je m'en fou, ce n'est pas à 84 ans que je vais partir en guerre pour défendre la démocratie et la vérité, d'autant plus que cela ne changera rien à l'échec inéluctable d'une solution construite sur une montagne de mensonges dont nous n'avons ici qu'un exemple sans grand interet puisqu'il ne sert qu'à quelques naïfs pour prétendre montrer que le nucléaire est la solution la plus décarbonée...mais uniquement en France
Denis Margot
@Au malheureux Rochain. Je ne m’offusque pas d’une note du sénat qui ne donne pas lieu à s’offusquer. Il n’y a que vous à voir un complot qui n’est aucunement suggéré. Cette note mentionne qu’un responsable politique indique à un autre responsable politique qu’il y avait une erreur dans une donnée. Point. Longuet n’a pas joint la démonstration à sa note et ceci est tout à fait normal. Maintenant, si cette valeur était fausse, c’était à l’ADEME et consœurs de la refuser, et connaissant l’inclinaison de l’ADEME, elle ne se serait pas privée de le faire, surtout avec la faune EELV qui gravitait partout au gouvernement (dont De Rugy). D’autre part, cette valeur est en phase avec ce que disent tous les organismes sérieux ainsi qu’avec l’étude ACV d’EDF. Il est de notoriété scientifique que la réaction nucléaire n’émet pas de CO2, sauf chez Rochain. Votre haine du N et vos intérêts pécuniaires vous amènent à chercher des poux partout et à sortir n’importe quel argument foireux pour discréditer le N et enjoliver à l’excès vos chères ENRi.
Serge Rochain
c’est ca a l’ademe de refuser a son ministre de tutel inscrire ce qu’il lui ordonne d'inscrire.... il y a bien quelquechose de pourri dans ce pays... et vous en faites partie !
En 2 mots
Merci Mr Rochain pour tous ces elements qui enrichissent le débat, meme si le ton élevé utilisé ne me convient pas. 2 remarques me viennent: on peut se rendre compte que les pays où la mise en place des systemes de captation est la plus en retard sont ceux où l'on trouve les meilleures oreilles au trumpisme. seconde remarque : la diffusion des gaz spécifiques de la fission est completement ignorée de toutes les communications officielles, je rappele que certains d'entres eux sont 22000 fois plus impactants que le CO2, il est donc faux de dire que ce procédé a un impact CO2 nul, je rappele également au passage que son COP est de 0,35% à comparer au COP des systemes de captation qui se situent dans la fourchette 10/30%
Cochelin
M. de Rugy aurai-il aussi manipulé aussi l'Institut für Energiewirtschaft und Rationelle Energieanwendung de l'Unuversité de Stuttgart en Allemagne, qui annonce 7g/kWh ? https://www.ier.uni-stuttgart.de/publikationen/arbeitsberichte/downloads/Arbeitsbericht_02.pdf Vous ne sortez pas de la théorie du complot !
Rochain Serge
Non, là c'est vous qui complotez.... de Rugie se contentait d'imposer, là où son influence etait grande, ce qui l'arrangeait, et le fait que par hasard le chiffres 6 soit citer dans le monde, à n'importe quel propos, ne serait-ce que la température ce matin à Alençon soit de 6°, n'implique pas que ce soit de Rugie qui fasse la pluie, le beau temps, et la température en France ou ailleurs.
Rochain Serge
Non ces 7g ne concernaient que la part du procédé, et ne porte pas sur l'origine du minerai uranifere, c'est donc 7+x dont la part variable du x vari dans un rapport de 1 à 20 selon la source
Cochelin
Vous n'y êtes pas et vous interprétez à votre manière. IL est précisé : " Das Ergebnis dieser Studie ordnet sich mit kumulierten, spezifischen CO2-Emissionen von 6,82 g CO2/kWhel sehr gut in die Reihe der Resultate anderer LCA-Studien zu Kernenergiestrom ein, die im Zeitraum 2000 – 2006 ebenfalls unter Durchführung einer Prozesskettenanalyse erstellt worden sind. Weisser hat die Ergebnisse dieser Studien gesammelt und gegenüber gestellt. Die spezifischen CO2-Emissionen der nuklearen Stromerzeugung in den untersuchten 15 Studien bewegen sich dabei zwischen etwa 4 und 26 g CO2 / kWhel und weisen im Mittel etwa 7,5 g CO2 / kWhel auf". Entre 4 et 26 g CO2 sur ACV selon 15 études, avec une moyenne de 7,5g.
En 2 mots
Les calculs normés de bilan ACV ne portent que sur les 5 GES les plus connus, les autres sont ignorés, ce qui arrange bien certains lobbys
Rochain Serge
De toutes les façons ces calculs ne sont que de la poudre aux yeux car aujourd'hui on constate que le démentellement d'une centrale nucléaire n'a rien à voir avec ce qui était indiqué au départ avant même qu'on la construise les durées d'opérations comme l'énergie nécessaire sont sans commune mesure avec ce qui était annoncé. Il y a même des tentatives de démentellement abandonnées en cours de route une fois le budget dépassé ou pour d'autres causes et la zone interdite d'acces..... on verra plus tard, et c'est une des causes qui invalident le nucléaire comme source économique de production d'électricité. En vérité on ne sait pas combien coûte vraiment le prix d'un KWh électronucléaire, et on n'a pas non plus envie de la savoir. Quand on calcul le prix de revient d'un KWh électronucléaire, on oublie et on ferme les yeux sur tout ce que l'on ne maitrise pas sans en savoir l'amplitude. Est-ce 1 ou 2% de ce que l'on a inclu dans les calculs ou est-ce 200 ou 300% ?
Rochain Serge
Je n'interprete, rien c'est en toutes lettres....arretez avec vos cuisines, vous ne changerez rien au fait que deux politiciens français ont décidé ce que sont les émissions de CO2 par KWh issu de l'électronucléaire, et nous ne sommes là, ni l'un, ni l'autre, pour le décider ce qu'il est non plus à travers des lectures diverses. L'important, même si on devait garder les 66g inscrits à l'origine dans la base de l'ADEMEcela reste du bas carbone comparé aux fossiles ! Et je ne vais pas me battre commes des chiffoniers jusqu'à faire des faux comme les politiciens que vous approuvez en leur cherchant des justifications derriere des papelars dont ils ignorent l'existence, rien que pour que dans la catagorie bas carbone le nucléaire puisse passer pour meilleur ques les renouvelables.... ce qui pour moi signifie que le bluff est pour eux plus important que les réalités avantages et inconvénients comparés de ces différentes sources. Et aller jusqu'où ils sont allés pour trouver un avantage au nucléaire souligne bien qu'ils n'en n'a pas beaucoup de ces avantages. Pour moi l'affaire et clause : nous avons affaire à une paire de voyoux nucléophiles et leurs complices essayant de les blanchir sont nombreux dans ce forum et certainement ailleurs, et vous en faites partie Cochelin
Silicate
et alors ? est ce grave quand on représente 0,5% des émssions mondiales ? non, pas du tout. OSEF !
Serge Rochain
sauf que l’on est tres loin de ne representer que 0,5% des emissions mondiales de GES.
En 2 mots
Meme si celà etait vrai, ce serait une trés mauvaise démarche de vouloir s'aligner sur le plus mauvais eléve. Les consequences sont globales, la raison intelligente doit etre générale.
Goldorak
Raisonnement simpliste. On pourrait aussi dire que les USA ne représentent pas beaucoup car chaque état ne représente pas grand chose. Pourtant ce n'est pas le cas. C'est pour ça qu'on utilise les émission par habitant. La France n'est pas si mal dans ce registre si on s'intéresse au émission interne car elle est aligné sur le niveau mondial mais elle doit faire mieux pour arriver à la neutralité carbone. Et pour cela, remplacer le nucléaire existant par des ENR n'a aucun intérêt écologique.
COCHELIN
En 2 mots, penser que l'exemplarité de la France pourrait entraîner d'autres pays, c'est une illusion. Alors il ne devrait plus y avoir de dictature sur Terre.
En 2 mots
En contrepoint, il me semble bien presomptueux de dire que la "France" est exemplaire, je ne connais d'ailleurs personne qui le soit sans faille. Si vous entendez que le terme "la France" se résume à une société commerciale (EDF) et un homme pollitique completement partisan ( Longuet que je connais personnelement) je vous donne bien volontiers tout le crédit que vous pouvez souhaiter.
Cochelin
Je parlais plus haut de l'exemplarité que vous attendez de la France sur ce sujet. Je pense que tout n'est pas parfait, mais la France est en bonne position dans le classement mondial pour la décarbonation de son système électrique. https://www.transitionsenergies.com/france-un-des-meilleurs-eleves-transition-energetique/
Rochain Serge
Ce n'est ni un revirement de l'Alleamgne, ni un revirement de Metz qui a toujours été un forcené du nucléaire mais qui ne peut rien contre la volonté du peuple qui s'est exprimé massivement contre le nucléaire par referendum
Cochelin
Mertz étaitun réaliste et a toujours pnsé que la fermeture des centrales nucléaires alait poser des problèmes. Comme il l'annonce maintenant : "nous avons tout simplement trop peu de capacités de production d’énergie». C'est pourquoi 12 centrales au gaz doivent être maintenant construites, avec un hypothétique passage à l'hydrogène dans le futur.
Rochain Serge
OUi il le pensait depuis le début mais ce n'est pas plus justifier aujourd'hui qu'autrefois au lieu des centrales à gaz il pourrait choisir d'accélérer la construction des éoliennes en mer et de consolider les lignes apportant leur production vers les villes du Sud. Mais ce serait donné raison à l'arret du nucléaire, alors n'importe quoi mais pas ça. Et on fait mine d'être un homme d'avenir en parlant d'une futur transformation à l'hydrogène ! Mais d'où sortira cette hydrogène si ce n'est de l'éolien qu'il faudra bien construire pour le produire en perdant dans ces transformations de formes d'énergie encore quelques dizaines de % de rendement. Mertz, n'est qu'un hypocrite conforme au modèle du parfait nucléophile. L'hypocrisie n'a rien à voir avec le réalisme.
COCHELIN
Même si de gros progrès ont été obtenus en matière énergétique, il n'est pas exclu un certain ralentissement et même une stagnation vu l'ampleur des investissements financiers et technologiques pour pousser plus loin la transition : https://www.bfmtv.com/economie/international/elle-compte-sur-le-gaz-et-les-importations-d-electricite-nucleaire-francaise-les-energies-renouvelables-ont-stagne-en-2025-en-allemagne-a-58-8-de-la-consommation-electrique_AD-202601050522.html
Rochain Serge
Ce sera toujours trop chere de devoir payer le moindre centime pour ce en quoi en ne croit pas, mais quelque soit le gouffre financier créé par ce en quoi on croit, ce n'est pas grave, il faudra de toutes les façons le faire..... on a un exellent exemple avec les EPR en France. Dans ce que j'ai eu à entreprendre, dans l'industrie privée, si j'avais dépassé les delais et les budgets du 1/10 de ceux sur lesquels je m'étais engagé j'aurais été foutu à la porte vite fait pour incompétence.
COCHELIN
Mais l'opinion change en Allemagne. 65 % sont désormais favorables au nucléaire : https://nuklearia.de/2024/12/02/umfrage-mehrheit-will-kernkraft/
Rochain Serge
Enquête civey (dont les méthodes statistiques sont contestés par tous les organismes de cette profession)q ui choisi soigneusement ses échantillons, évidemment commandité par NuKlearia, le très faible lobby nucléaire allemand. Allons Cochelin, si cela était vrai, Mertz sauterait sur ce brillant résultat du "sondage" (?) pour relancer un référendum, et enfin retourner au nucléaire. Mais comme vous dites, Mertz est un réaliste, au moins sur ce que vaut ce "sondage" et c'est bien que le sondage confirmerait le refus majoritaires des allemands au nucléaire.... Ils n'ont même pas voulu comme les autres européens ayant abandonner la solution nucléaire pour le futur laisser aller jusqu'à la fin les contrats liant l'état fédéral et les entreprises propriétaires des centrales. Ils ont préférer payer deux fois le prix de l'électricité en payant ces propriétaires de centrales rendues inactives tout en payant les propriétaires des parcs éoliens et solaires qui les remplacent. Ils en ont encore pour quelques années à avoir un coût très élevé de l'électricité avant de se trouver libérés de cette charge.

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