Rénovation énergétique : Bail Rénov' veut lutter contre les logements vacants dans un contexte d'urgence

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Pour Bail Rénov', qui aide les propriétaires privés dans la rénovation énergétique de logements à louer, il faut jouer sur le levier des biens énergivores inoccupés, dans un contexte d'"urgence", a indiqué l'association mercredi.

Aider pour maintenir des logements sur le marché

"La rénovation du parc locatif privé est à la croisée de deux urgences nationales : la neutralité carbone en 2050 et la nécessité de préserver une offre suffisante dans un contexte de crise du logement", a expliqué le président de Bail Rénov', Philippe Pelletier, lors d'une conférence de presse destinée à dresser un premier bilan du dispositif.

Il s'agit à la fois d'une association et d'un programme, créés en 2023 sous l'égide du ministère de la Transition écologique. Le dispositif, gratuit et sans conditions de ressources, a accompagné près de 35 000 propriétaires sur la rénovation de quelque 45 000 logements, a indiqué la directrice générale Laure-Reine Gapp.

Bail Rénov' a notamment pour objectif d'aider à restaurer les logements énergivores, ou passoires énergétiques, afin de les maintenir sur le marché et de ne pas aggraver la crise de l'offre de biens à louer.

Sur les 7,7 millions de logements du parc locatif privé, 1,1 million sont énergivores, avec un diagnostic de performance énergétique (DPE) F ou G, interdits à la location depuis 2025 (G) ou qui le seront en 2028 (F).

2,4 millions de logements vacants dans le parc privé

Or, selon Bail Rénov', la crainte des travaux ou l'incertitude réglementaire peuvent décourager les propriétaires de biens en mauvais état, ce qui occasionne des logements vacants : 2,4 millions dans le parc privé.

"Sans accompagnement, la rénovation peut conduire à la vente ou au retrait du bien. Avec accompagnement, elle devient un levier de remise sur le marché", souligne l'association qui compte sur la plateforme "Zéro logement vacant" du gouvernement, destinée aux collectivités, pour identifier et "capter" les propriétaires qu'elle pourrait aider.

Bail Rénov' dit privilégier une logique d'"aller vers", c'est-à-dire qu'elle démarche les propriétaires, quand d'autres programmes répondent à leur demande. Sur les propriétaires accompagnés depuis le début, 60% ont acquis leur bien via un dispositif d'investissement locatif (et 32% par héritage ou donation). "Même ces propriétaires, a priori sensibilisés aux enjeux économiques, ne franchissent pas spontanément le pas de la rénovation énergétique" note l'association. "Ce besoin d'accompagnement est encore plus marqué chez les propriétaires ayant une approche moins professionnalisée, notamment ceux ayant hérité de leur bien".

Le programme compte désormais "changer d'échelle" d'ici fin 2026, a indiqué son directeur, notamment en renforçant la territorialisation, avec l'aide d'associations locales, ou en accompagnant aussi les intermédiaires (administrateurs de biens, notaires ou banques).

Commentaires

Freudon Saké
2,4 millions de logements vacants… Abberrant !
Il devrait y avoir une taxe égale à la valeur locative sur les logements vacants, à l'issue du délai moyen entre deux locations.
Si le logement dépasse le prix moyen local du m², alors une taxe démarrant à 1 % et progressive au prorata du dépassement s'applique au locataire avec mesure identique à l'achat.
Les entreprises ne devraient pas être autorisées à détenir de l'habitat résidentiel, ce qui leur permet de gonfler les prix en soustrayant des m² du marché et ce qui mettrait fin au système de non-imposition de très gros revenus détenant des biens immobiliers à travers des holdings prête-nom étrangères. (encore un ministre qui a fait de gros mensonges en direct live, et qui n'est pas sanctionné)
Les propriétaires devraient être protégés contre les squatteurs, avec des sanctions très sévères : bannissement du pays, déchéance pour les doubleurs de nationalité et saisie de leurs biens quand il y en a.
Les propriétaires devraient bénéficier de crédits à taux zéro pour la remise en état des logements en fonction de leurs revenus, avec travaux subventionnés sur le même principe.
Les cautions devraient être déposées uniquement à la Caisse des dépôts et rapporter des intérêts aux locataires.
Pour garantir le paiement des loyers, une assurance baisse/perte de revenus devrait être obligatoire, également fournie par la Caisse des dépôts.
fin des droits de succession pour les Gaulois dans la limite de quatre biens immobiliers ou terrains, par foyer fiscal, ainsi que la détention de terrains nus, eaux, bois, demeures historiques, champs, réservés aux seuls Gaulois, collectivités locales et État.
L’arrêt du surtourisme, remplacé par un tourisme de très haute qualité environnementale, et l’arrêt de toute immigration résidente non qualifiée, avec la fin du regroupement familial et rétablissement du droit du sang.
Goldorak
Attention, je pense qu'une grande partie de ces 2.4M de logements vacants n'intéressent personne car situé dans des zones peu attrayante. il faut catégoriser ceux qui sont honteux et ceux qui ne le sont pas.
Freudon Saké
Oui, parce que les bassins d'emplois sont des univers concentrationnaires qui créent de l'engorgement à tous niveaux, ce qui génère un gigantesque gaspillage, en commençant par les embouteillages, il suffit de regarder le périph et la gare RER de la Défense.
En 1, 30 % de télétravailleurs dans les services, en 2, obliger les entreprises au-delà d'un certain chiffre d'affaires à déménager leurs services administratifs dans un périmètre de 10 mn à pied autour des gares, ports et aérodromes, là où le prix du m² est inférieur à la moyenne nationale, à l'achat, comme à la location.
En 3, reconnecter les voies secondaires aux gares, ports et aérodromes, avec des tram-trains, et n'autoriser la vente sur internet qu'à des commerces et services ayant une présence physique dans ces périmètres, en concurrence avec les gares, ports et aérodromes voisins.
Il faut se désintoxiquer du digital et de la politique gouvernementale, qui consiste depuis les années 70 à créer artificiellement des primes spéculatives sur le foncier et l'immobilier, en privilégiant une fiscalité ultra soft sur les produits financiers, tout en créant une fiscalité additionnelle sur l'immobilier lorsqu'il dépasse les prix moyens locaux.
Et là, il va falloir rénover de vieilles bâtisses qui participent à la beauté de nos paysages, avec des matériaux traditionnels et en limitant la taille et la hauteur, de nouveaux bâtiments obligatoirement autonomes, au prorata du nombre d'habitants des communes.
C'est beaucoup de boulot avec des matériaux made in France et des salariés qualifiés à former.
Et que les loges aillent se faire empapaouter chez Poutine, ou Xi, ou d'autres et qu'elles arrêtent de massacrer la Maison France à tous ses étages.

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