- Connaissance des Énergies avec AFP
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La seule raffinerie de Serbie, majoritairement détenue par des sociétés russes, a repris ses activités dimanche grâce à un sursis temporaire accordé par Washington, a annoncé la ministre serbe de l'Energie.
Les sanctions de Washington contre la Compagnie pétrolière serbe (NIS) s'inscrivent dans le cadre des actions visant le secteur énergétique russe, depuis l'invasion de Ukraine. Elles avaient entrainé la fermeture début décembre de la raffinerie, qui fournit environ 80% des besoins en carburant du pays des Balkans.
Mais le 31 décembre, le Bureau de contrôle des avoirs étrangers du Trésor américain (OFAC) a permis à NIS de poursuivre ses activités jusqu'au 23 janvier et lui a accordé une licence pour négocier la vente des parts russes jusqu'au 24 mars.
"Après presque deux mois de pause, la production de dérivés pétroliers à la raffinerie de Pancevo a repris aujourd'hui", a déclaré sur Instagram la ministre serbe de l'Énergie, Dubravka Djedovic Handanovic.
Ces mesures ont pénalisé la Serbie, allié du Kremlin et l'un des rares pays européens à ne pas avoir imposé de sanctions à la Russie pour la guerre en Ukraine.
NIS est contrôlée à 56% par des sociétés russes, Gazprom Neft et Intelligence, deux filiales du géant russe Gazprom. Le gouvernement serbe possède près de 30% des actions du NIS et les actionnaires minoritaires environ 14%.
Gazprom est en négociation avec la compagnie pétrolière et gazière hongroise MOL pour la vente de ses parts dans NIS. Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, a déclaré vendredi dans une interview qu'il prévoyait que MOL et Gazprom Neft parviennent à un projet de contrat pour l'achat des actions russes dans NIS dans un délai d'un à trois jours. Ce qui, selon lui, devrait permettre une première extension de licence de l'OFAC.
Il a ajouté que la Compagnie nationale pétrolière émiratie d'Abou Dhabi (ADNOC) faisait aussi partie des négociations avec MOL pour rejoindre la potentielle transaction.
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