- Connaissance des Énergies avec AFP
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Six agriculteurs sont en garde à vue depuis mercredi matin en Haute-Garonne, soupçonnés notamment d'avoir dégradé des transformateurs Enedis, a indiqué le parquet à l'AFP, la Coordination rurale (CR) dénonçant "une intimidation inacceptable contre le monde paysan".
Des faits commis en janvier
Ces dégradations commises entre le 15 et le 27 janvier, sont "aggravées par la réunion et la dissimulation du visage des auteurs", également soupçonnés d'avoir coupé un arbre en bordure de route et de l'avoir laissé délibérément sur la voie publique, mettant ainsi "en danger la vie d'autrui", a précisé le procureur de la République de Toulouse, David Charmatz.
"L'enquête pourrait néanmoins permettre de démontrer leur implication dans d'autres faits similaires", a tenu à préciser le procureur de Toulouse.
Ces six personnes ont été mises en garde à vue à Muret ou Seysses, à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Toulouse, et Bagnères de Luchon, à quelque 140 kilomètres au sud-ouest de la Ville rose.
« Une tentative claire d'intimidation politique »
Dans un communiqué, la CR dénonce "avec la plus grande fermeté ces méthodes disproportionnées, brutales et profondément choquantes" et "voit dans ces interpellations une tentative claire d'intimidation politique".
Peu avant, Lionel Candelon, membre de la direction de la CR et président de la chambre d'agriculture du Gers, avait estimé sur Facebook que ces "agriculteurs se sont fait interpeller comme des terroristes (...) suite à des manifestations pacifiques qui se sont déroulées pendant deux mois".
Le responsable CR fait allusion à la récente mobilisation d'agriculteurs qui dénonçaient notamment l'abattage systématique de l'ensemble d'un troupeau lorsqu'un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) est détecté en son sein ou l'accord de libre-échange entre l'UE et les pays sud-américains du Mercosur.