Washington adopte de nouvelles sanctions pour empêcher la vente de pétrole iranien à la Chine

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Les Etats-Unis ont sanctionné lundi douze personnes et entités liées à Téhéran qu'ils accusent de "faciliter" la vente de pétrole iranien à la Chine, à quelques jours seulement d'une rencontre entre Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping.

Plusieurs membres des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique iranienne, ainsi que des sociétés de Dubaï et Hong Kong sont désormais sur la liste noire du service gouvernemental américain OFAC.

"Alors que l'armée iranienne tente désespérément de se ressaisir", le Trésor "continuera de priver le régime des fonds nécessaires à ses programmes d'armement, à ses +proxys+ terroristes et à ses ambitions nucléaires", a affirmé sur X le ministre américain des Finances Scott Bessent.

Selon le communiqué du gouvernement, les Gardiens de la Révolution "s'appuient sur des sociétés écrans situées dans des juridictions économiques permissives pour dissimuler leur rôle dans les ventes de pétrole et en acheminer les recettes vers le régime iranien".

Certaines des sociétés nouvellement sanctionnées "ont été impliquées dans plusieurs livraisons de pétrole (...) valant chacune plusieurs dizaines de millions de dollars", assure le Trésor.

D'autres ont facilité l'utilisation de plusieurs navires appartenant à la "flotte fantôme" iranienne, un réseau de navires utilisé pour transporter du pétrole en contournant les sanctions.

L'essentiel du pétrole exporté par l'Iran étant à destination de la Chine, Pékin est directement touché par le bras de fer américano-iranien et la quasi fermeture du détroit d'Ormuz.

Donald Trump doit se rendre à partir de mercredi en Chine, pour rencontrer Xi Jinping, la première visite d'une président américain depuis celle du républicain en 2017.

La crise au Moyen-Orient devrait prendre une place significative dans les discussions et Donald Trump pourrait chercher à obtenir de Xi Jinping qu'il exerce une pression accrue sur Téhéran.

Vendredi, Washington avait annoncé sanctionner trois entreprises basées en Chine, accusées d'avoir fourni des images satellite employées par l'Iran dans ses hostilités contre les Etats-Unis.

Le Trésor américain a également sanctionné plusieurs entreprises de Chine continentale et de Hong Kong, au nom de leur contribution supposée à l'armement de l'Iran.

Les sanctions américaines impliquent un gel des avoirs éventuellement détenus aux Etats-Unis et interdisent aux entreprises et citoyens américains de commercer avec les personnes ou entreprises ciblées.