Zelensky écarte pour l'heure un épuisement des ressources financières ukrainiennes

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a écarté lundi, pour le moment, le risque d'une suspension du paiement des salaires des soldats et des fonctionnaires, évoqués par plusieurs médias face au blocage d'un prêt de 90 milliards d'euros de l'UE.

"Aujourd'hui, les salaires sont versés, l'armée est financée, les retraites sont versées. Tout est payé. Je crois que nous travaillons plutôt bien", a-t-il réagi au cours d'une conférence de presse à Kiev avec le Premier ministre bulgare par intérim.

En pleine campagne électorale, le Premier ministre hongrois Viktor Orban bloque depuis des mois un prêt de 90 milliards d'euros de l'UE à l'Ukraine.

Kiev doit impérativement obtenir ces fonds, dont 60 milliards doivent aller à l'armée, pour financer, en 2026 et 2027, son effort de guerre face à l'invasion russe massive de 2022.

Vendredi, l'agence de presse Bloomberg a affirmé que l'Ukraine ne disposait de fonds suffisants que pour couvrir ses dépenses militaires jusqu'en juin.

Cette situation est liée notamment au blocage du prêt européen mais aussi au fait que le Parlement ukrainien n'a pas encore voté les mesures demandées pour obtenir un nouveau programme d'aide du Fonds monétaire international et au fait qu'une initiative de l'Otan pour fournir des armes à Kiev, nommée PURL, peine à décoller.

Lundi, M. Zelensky a, quant à lui, souligné que le blocage du prêt européen, dont la première tranche de 45 milliards d'euros devait être distribuée cette année, faisait courir "les plus grands risques" en ce qui concerne la préparation de son pays au prochain hiver.

L'armée russe bombarde massivement le système énergétique ukrainien. Elle a causé l'hiver dernier des coupures graves et prolongées de chauffage et d'électricité par un froid glacial.

Selon M. Zelensky, l'absence de cet argent européen empêche le lancement de travaux d'importance pour préparer le système énergétique à une future nouvelle vague de bombardements hivernaux.

"Nous nous mettons au travail mais il ne s'agit pas d'un déploiement à grande échelle car les fonds ne sont pas encore disponibles. Ce retard constitue donc un risque pour l'hiver. Différentes initiatives ont été prises pour rechercher des financements", a-t-il affirmé.

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