Tribunes
12 tribunes signées Jacques Percebois et Boris Solier
Versement Nucléaire Universel (VNU) : forces et faiblesses du mécanisme post-Arenh
L’arrêt au 31 décembre 2025 du système de l’ARENH a conduit les pouvoirs publics à instaurer un nouveau mécanisme, a priori moins protecteur pour le consommateur, celui du Versement Nucléaire Universel (VNU). Dorénavant, tout le nucléaire sera vendu au prix du marché de gros mais des garanties seront données au consommateur qu’en cas d’envolée des prix de gros, le nucléaire sera taxé et le produit de cette taxe lui sera reversé sous forme d’une réduction de sa facture.
Lire la tribuneRenationaliser EDF : pour quoi faire ?
L’annonce faite au Parlement par la Première ministre concernant la renationalisation à 100% d’EDF n’est pas une surprise. L’entreprise EDF est fortement endettée et il faut la mettre à l’abri des agences de notation ; elle n’est pas en mesure aujourd’hui de s’endetter davantage dans de bonnes conditions pour financer de nouveau réacteurs nucléaires.
Lire la tribuneLes aides aux filières renouvelables disparaissent-elles avec la hausse des prix de gros de l’électricité ?
La promotion des filières renouvelables productrices d'électricité (éolien et solaire pour l’essentiel), a été possible partout en Europe depuis le milieu des années 2000 grâce à des exceptions aux règles du marché. Ces énergies n’étant pas rentables au départ au vu des prix de gros plutôt faibles, il fallait les aider et trois mécanismes principaux ont été utilisés en France :
Lire la tribuneÉlectricité : Qui va payer le « bouclier tarifaire » ? Et après ?
Il importe au préalable de rappeler qu’il ne faut pas confondre prix de gros et prix de détail, ni tarif réglementé de vente (TRV) et prix en offre de marché (OM).
Lire la tribuneVers une envolée des prix du gaz et de l’électricité en 2022 ?
La forte hausse des prix du gaz et de l’électricité depuis le début de l’été 2021 ne constitue peut-être que les prémices d’une hausse soutenue pour les mois qui viennent. Toutes les matières premières agricoles et minérales sont d’ailleurs soumises au même régime et pour les mêmes raisons, la forte reprise économique mondiale tirée par la Chine.
Lire la tribuneEDF au cœur de 3 grandes interrogations en suspens…
À ce jour, trois grandes questions impliquant EDF demeurent en suspens : le futur statut du groupe, le devenir du mécanisme ARENH et le financement du « nouveau » nucléaire. La mise en œuvre des projets en discussion pourrait conduire à davantage de régulation au détriment du marché…
Lire la tribuneRéforme de l’ARENH, « force majeure » et « corridor »
La ministre en charge de l’énergie Barbara Pompili a annoncé qu'elle se rendrait le 21 septembre à Bruxelles avec Bruno Le Maire pour rencontrer la commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager afin d'évoquer le dossier de la réforme de l'ARENH (dispositif permettant aux fournisseurs d’électricité concurrents d’EDF en France de racheter à l’électricien une partie de sa production nucléaire à un tarif de 42 €/MWh). Il existe encore beaucoup d’incertitudes concernant cette réforme, laquelle est liée au projet de restructuration de l’entreprise EDF, et cela doit se faire en concertation avec les autorités de Bruxelles. L’occasion de quelques rappels…
Lire la tribuneArenh : la « force majeure » au temps du Covid-19
Certains fournisseurs alternatifs, qui ont souscrit un volume d’ARENH à 42 €/MWh demandent que s’applique aujourd’hui la clause dite de « force majeure » (leur permettant ainsi de bénéficier entre autres d’un report, d'un étalement voire d’une annulation du paiement de leurs factures et ce, sans pénalités) au motif que le prix sur le marché de gros de l’électricité se situe aux alentours de 20 à 30 €/MWh en raison de la chute des prix liée au coronavirus. En vertu de la théorie de l’imprévision, l’application de la clause de force majeure exonère en effet les signataires de leurs engagements.
Lire la tribuneCoronavirus : quels impacts pour le secteur électrique ?
Il est difficile de dire quels seront tous les impacts de l’épidémie de coronavirus sur le secteur électrique. Certains effets se feront sentir à court terme, d’autres à plus long terme. On peut toutefois d’ores et déjà repérer quelques pistes assez intuitives.
Lire la tribuneAccès régulé à l’énergie nucléaire : de l'ARENH à l'AREN ?
La loi NOME (Nouvelle Organisation du Marché de l’Électricité) de 2010 a mis en place le mécanisme dit de l’ARENH (accès régulé à l’énergie nucléaire historique) qui permet, depuis mi-2011, aux concurrents d’EDF d’acheter à prix coûtant un volume de 100 TWh d’électricité nucléaire, soit environ 25% de la production française de nucléaire de l’époque, ceci jusqu’en 2025.
Lire la tribuneParc nucléaire d’EDF : controverses sur l’abus de position dominante
Une controverse académique intéressante a été soulevée récemment par l’UFC-Que Choisir qui accuse l’opérateur historique EDF de faire de la « rétention de capacité » sur le marché de gros de l’électricité en n’appelant pas suffisamment le parc nucléaire lorsque les prix « spot » sont faibles, ce qui empêcherait les prix de baisser encore(1). Le consommateur final en subirait les conséquences.
Lire la tribuneVers une logique de marché pour l’électricité en France ? Faut-il s’en réjouir ?
Inscrite en filigrane dans les directives d’ouverture à la concurrence du secteur énergétique en Europe, la fin des tarifs réglementés de vente (TRV) pour l’électricité comme pour le gaz est aujourd’hui une recommandation explicite de la Commission européenne. En France, ces tarifs sont régulièrement dénoncés par les fournisseurs alternatifs d’énergie qui estiment qu’ils ne sont pas fixés à leurs bons niveaux, ce qui donne lieu parfois à un réajustement des prix par le Conseil d’État. Fin novembre 2017, l’Anode (Association nationale des opérateurs détaillants en énergie) a publié un livre blanc(1) rappelant la nécessité de supprimer ces tarifs réglementés pour permettre à la concurrence de se développer librement dans le secteur de l’énergie.
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