Les aides aux filières renouvelables disparaissent-elles avec la hausse des prix de gros de l’électricité ?

Jacques Percebois et Boris Solier

Jacques Percebois, professeur émérite à l’Université de Montpellier (CREDEN)
Boris Solier, maître de conférences à l’Université de Montpellier, Expert Cyclope

La promotion des filières renouvelables productrices d'électricité (éolien et solaire pour l’essentiel), a été possible partout en Europe depuis le milieu des années 2000 grâce à des exceptions aux règles du marché. Ces énergies n’étant pas rentables au départ au vu des prix de gros plutôt faibles, il fallait les aider et trois mécanismes principaux ont été utilisés en France :

  1. Les obligations d’achat à prix garantis (feed-in tariffs), qui garantissent au producteur d’énergie un prix de vente rémunérateur indépendant des prix de marché, ceci durant une longue période (10 à 20 ans), le surcoût étant financé par une taxe payée in fine par le consommateur d’électricité (la CSPE devenue la TICFE depuis leur fusion) et également depuis 2015 par le budget de l’État (via le compte d’affectation spéciale « transition énergétique » alimenté par une partie des recettes de la TICPE assise sur les produits pétroliers jusqu’en janvier 2021 et via le budget général depuis).

    C’est le principal système utilisé et qui est encore en vigueur pour des contrats non arrivés à échéance et pour les nouveaux contrats réservés à des installations de faible puissance (dans le photovoltaïque en particulier). Sur 61,5 TWh d’électricité renouvelable (hors cogénération) ayant bénéficié d’une aide en 2021, 51,6 TWh ont été vendus hors marché à un prix garanti, dont 26,6 TWh d’éolien (sur 34,3 TWh au total), et près de 12 TWh de photovoltaïque (sur 13,7 TWh au total).
     
  2. Les primes accordées au producteur d’électricité renouvelable en plus du prix de marché auquel il vend son électricité, ceci pour une période contractuelle plus ou moins longue. Cette prime peut être fixe ou variable et, de plus en plus, elle est variable dans la mesure où elle correspond à la différence entre un prix-cible retenu par l’État et le prix observé sur le marché de gros. On parle alors de « complément de rémunération ».

    Jusqu’en 2021, cette prime était positive, le prix-cible étant sensiblement supérieur au prix de gros. Avec l’envolée des prix de gros de l’électricité mi-2021 et début 2022, le prix du marché est devenu très supérieur au prix-cible et la prime est désormais négative.

    L’État n’ayant pas anticipé une telle situation, les producteurs d’électricité renouvelable vendent maintenant leur électricité à un prix fort rémunérateur et cela peut constituer un effet d’aubaine discutable puisque ces producteurs ont bénéficié d’aides pendant plusieurs années. C’est pourquoi l’État a décidé de modifier le système en 2021. Jusqu’alors, en cas de prix de marché supérieur au prix cible, les producteurs conservaient les revenus au-delà d’un plafond correspondant au montant total des aides perçues. Dorénavant, si le prix du marché dépasse le prix-cible, les producteurs doivent verser l’intégralité de la différence à l’État. Ces contrats sont ainsi devenus de vrais « contrats pour différence » à l’instar de ceux mis en œuvre en Angleterre pour financer le nucléaire. L’État s’efforce également d’appliquer cette mesure de façon rétroactive et pas seulement pour les contrats nouveaux. Ce système est appliqué en particulier pour l’éolien.
     
  3. Les appels d’offres sous forme d’enchères discriminantes (dites « à la hollandaise »). Cela concerne les investissements les plus importants, surtout dans l’éolien. L’État lance un appel d’offres et retient les offres les plus compétitives (logique du moins-disant) jusqu’à concurrence de la puissance souhaitée. Chacun des soumissionnaires retenus est alors rémunéré sur la base du prix demandé.

    La rémunération des investisseurs se fait là encore via un « contrat pour différence ». Le surcoût est égal à la différence entre le prix d’acquisition garanti (prix-cible) de l’électricité produite et le coût évité par l’acquisition de cette électricité (en l’espèce le prix du marché de gros). Si le prix du marché est supérieur au prix garanti, la différence est versée à l’État.

La nouvelle donne

La hausse des prix de gros de l’électricité, due principalement à l’envolée des prix du gaz naturel, accentuée par les tensions liées à la guerre en Ukraine, et à la faible disponibilité du parc nucléaire, modifie aujourd’hui l’architecture du système. Le prix de gros qui était en moyenne de 50 à 60 €/MWh (soit entre 5 et 6 centimes le kWh) avant 2021 est passé en moyenne à plus de 100 €/MWh en 2021 et à 230 €/MWh au premier semestre 2022.

À ce prix, il n’est plus nécessaire d’aider les énergies dont le coût est plus faible, hors quelques exceptions (les anciens contrats de prix garantis dans le solaire qui avaient été négociés aux alentours de 500 €/MWh et dont le terme n’est pas échu).

À titre d’exemple, les contrats en vigueur prévoyaient un tarif d’achat garanti de l’électricité éolienne de l’ordre de 90 €/MWh en moyenne, et des prix-cibles de 60 à 65 €/MWh (dans le cadre des appels d’offres), ce qui constitue un soutien financier conséquent lorsque le prix de gros est de l’ordre de 50 €/MWh (situation observée avant juillet 2021). C’est sur cette base que l’État avait budgété, fin 2020, 2,9 milliards d’euros pour le photovoltaïque et 1,8 milliard pour l’éolien, soit 4,7 milliards en 2021 (à cela s’ajoutait une aide en faveur des autres énergies et le total avoisinait 9,1 milliards d’euros pour 2021).

Du fait de la hausse des prix de gros, l’aide a été réduite à environ 2 milliards pour le photovoltaïque et l'éolien en 2021. Notons qu’en 2020, le soutien aux énergies renouvelables avait augmenté de près d’un milliard d’euros par rapport aux prévisions du fait notamment de la forte baisse des prix de gros liée à l’épidémie de Covid-19.

Pour 2022, l’État avait anticipé une facture de 3 milliards d'euros pour le solaire et de 1,4 milliard pour l’éolien. Non seulement l’État n’aura peu ou rien à dépenser pour ces deux énergies (le prix d’achat garanti moyen du solaire demeure élevé, autour de 270 €/MWh, compte tenu du poids des contrats conclus avant le moratoire de fin 2010) mais l’éolien devrait verser de l’ordre de 3,7 milliards de recettes à l’État cette année. Si on fait le cumul de ce qui a été versé par l’État depuis dix ans (environ 11 milliards d’euros pour l’éolien et 22 milliards d’euros pour le solaire à fin 2020), le solde est toutefois encore nettement positif en faveur des aides apportées aux renouvelables.

Les bénéficiaires des tels contrats doivent maintenant verser l’excédent à l’État, ce qui est un juste retour des choses ; c’est in fine le consommateur d’électricité qui en profitera puisqu’il n’a plus à payer une taxe (la TICFE) dont la fonction était précisément de financer l’aide aux renouvelables. Cela explique pourquoi l’État a pu faire passer la TICFE de 22,5 €/MWh en 2021 à 1 €/MWh en 2022, ce qui a permis de limiter à 4% en moyenne la hausse du tarif réglementé de vente (TRV) payé par le consommateur domestique.

Le mécanisme de « contrats pour différence » est un système à la fois efficace et équitable.

On peut penser que si les prix de gros demeurent élevés pendant plusieurs années encore (aux alentours de 200 €/MWh) les producteurs d’électricité renouvelable rembourseront progressivement les aides reçues ces dernières années et pourront même procurer des recettes nettes à l’État. Mais il convient à ce niveau de préciser trois points.

  1. Il ne faut pas confondre dépense évitée et recette nette; c’est une chose de ne pas subventionner une énergie ; c’est autre chose qu’elle procure des recettes au budget de l’État. C’est comme pour un particulier : économiser de l’argent en évitant une dépense n’est pas tout à fait la même chose que percevoir un revenu inattendu. Sur le plan macroéconomique ceux qui en profitent ne sont pas les mêmes dans les deux cas.
     
  2. Certaines énergies renouvelables continuent à être subventionnées aux prix de gros actuels du fait de contrats passés très rémunérateurs (c’est en particulier le cas du solaire pré-moratoire dont certains contrats courent jusqu’en 2030).
     
  3. On ne tient pas compte ici des coûts « système » (ou de « flexibilité », terminologie reprise par RTE), en particulier des coûts liés à l’intermittence des renouvelables

Les producteurs de renouvelables qui ont bénéficié d’aides dans le passé, dont les installations sont toujours en fonctionnement mais hors contrats, sont les grands bénéficiaires des prix actuels. Ils perçoivent des « winfall profits » (profits tombés du ciel). L’État s’interroge pour savoir si éthiquement il ne faudrait pas leur demander de partager cette manne, tout comme on l’a fait dans le passé avec le nucléaire historique en instaurant le mécanisme de l’ARENH. Sur le plan juridique c’est discutable, d’autant que rien ne garantit que les prix de gros vont rester durablement élevés.

La conclusion est que le mécanisme de « contrats pour différence », qui consiste à aider une énergie quand son coût est au départ supérieur à son prix de vente et à la taxer lorsque le prix de vente devient trop rémunérateur par rapport à son coût, est un système à la fois efficace et équitable. C’est avec un tel mécanisme qu’il faudrait systématiquement financer les nouveaux projets énergétiques, que ce soit dans le cas des renouvelables ou dans celui du nucléaire.

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Commentaire

Serge Rochain

Avec 29 réacteurs arrétés sur 56 aujourd'hui, c'est plutôt le nucléaire qui a besoin d'in coup de main.

APO

@Serge,

Vous avez raison, il faut que l'état arrête de mettre son doigt et sa main dans EDF S.A., pour se servir quand il a besoin et de laisser faire le chantage de l'ARENH qui sert beaucoup de mains tendues de concurrents marchands (mais pas garant des installations électriques). Alors EDF aura plus d'argent et pourra se ressaisir...

Pour les renouvelables, sans visibilité quasi-garantie, le niveau d'investissement s'effondrerait très vite !!! Ce n'est pas le moment d'arrêter de garantir de la visibilité, mais effectivement de remettre de l'équité dans ce Business...

Hervé

@ Serge Si les 56 réacteurs donnaient @100% on aurait quelques soucis de surproduction.... La demande est faible a cette saison.
Sinon, il est indéniable qu'il y a actuellement des soucis avec le parc nucléaire, mais ce n'est pas la techno le souci car ça fonctionnait bien avant qu'on fasse n’importe quoi, c'est un problème de priorités et de management car les décisions sont prises par des incompétents...

Serge Rochain

Cet hiver la demande n'était pas faible et l'on brulait en continu 8 GW de Gaz et on importait à tour de bras, notamment d'Allemagne ce qui nous a évité le blackout.
Ne jouez pas les gros bras qui doit se modérer, nous n'en sommes pas là, et nous n'en seront toujours pas là l'hiver prochain car ce sera pire !
Le premier décembre à 19 heures, malgré 26 GW cumulés (éolien, hydro, et gaz) on importait encore 7,5 GW depuis chez tous nos voisins sans exception avec un nucléaire qui ne pouvait pas fournir plus de 42 GW avec 61 GW installés !
On est aux antipodes du risque de surproductioncar aujourd'hui encore on brule en continu 4 GW d'un gaz de plus en plus couteux et qui se fait rare.... histoire de jeter l'argent pas la fenêtre sans doute ?

Hervé

Encore une fois, Les déboires récents du nucléaire Francais ne sont pas du à la technologie mais uniquement à l'incompétence des décideurs de ce pays (et a de mauvais choix suggérés par d'autres incompétents).

D'autre part malgré l’état déplorable du parc nucléaire, le bilan GES du parc électrique Francais reste encore bien meilleur que celui de ses voisins. Les pays qui brulent le plus d’énergie fossile sont ceux qui suivent vos recommandations, a savoir miser sur les Enri. Car quand le soleil et le vent ne donnent pas, il leur faut beaucoup de gaz, beaucoup plus que nous et ça va être trés compliqué ... Sinon oui l'hiver prochain sera pire, pour toute l’Europe...

Serge Rochain

Et quand plus de 50% du nucléaire est en panne il faut encore plus de gaz et d'mportation que pour le secours aux ENR dans lesquels nous n'avons pas investi plus du 1/10 de nos engagements.... car si on avait repecté nos engagments de la cop21 de Paris en 2015, nous aurions déjà depuis 2020, par exemple, 6 GW d'éolien offshore qui donneraient à plein aujourd'hui et surtout durant l'hiver qui vien de se terminé et qui nous ont bien fait défaut, et heureusement que l'Allemagne était là avec ses éoliennes pour nous sortir du blackout

Hervé

Les 6GW d'offshore ne changeraient pas tellement la donne. C'est un peu plus régulier que l'onshore mais a des creux de productions souvent syncho avec l'Onshore.
Pour rappel, on a 18GW déolien et 12GW de solaire. Mais il manque encore les 30GW de turbines a gaz qui vont en complément. Si elles avaient été construites on n'aurait pas de problèmes (enfin avant la crise russe).

Serge Rochain

Bien sur puisque ca ne va pas dans votre sesn ça ne sert à rien, mais en plus ce n'était qu'un exemple, frappant car ca a été zero ! mais globalement c'est 50 GW de promesses qui n'ont pas été tenues.
Vous ronronnez dans votre nucléaire, restons en là, le monde avancera sans nous

studer

Bonne idée. Il faut arrêter de subventionner les énergies renouvelables qui sont intermittentes, car impropres à la consommation. Et aider le nucléaire : soit en le recapitalisant, soit en supprimant le mécanisme de l'ARENH, profondément injuste. Car la Transition Energétique vers une énergie bas carbone, bon marché et fiable (disponible à la demande et qui ne dépend pas de pays peu fréquentables) a absolument besoin du nucléaire.
Aidons-le, et permettons à EDF de renouveler l'exploit des années 1980 après le choc pétrolier. Ceci au lieu de verser des subventions à des producteurs qui se moquent bien de l'intérêt général, et qui délivrent une électricité incapable de s'ajuster à nos besoins.

Serge Rochain

On parle toujours de subventions aux renouvealble, mais depuis un moment et pour longtemps encore, avec le complement de rémunération au fonctionnement algébrique, ce sont les renouvealbles qui alimentent les caisses de l'état.

APO

Certes, mais pas les "caisses" du consommateur moyen qui va payer nettement plus cher son énergie (lorsque c'est moins de 5% des dépenses d'un foyer, un doublement est "acceptable" même si parfois pénible à supporter, lorsque c'est proche de 10%, ça fait très mal...).

Le prix du Gaz remet beaucoup de choses à plat dont l'utilité réel des ENRi qui deviennent une nécessité !!!
Pour autant croire que la France peut facilement être 100% ENRi est assez utopique pour le moment avec nos modes de vie, nos besoins énergétiques en découlant et le niveau réel de technologie de certaines filières ainsi que leur rendement réel, dont l'hydrogène "miracle" annoncé entre autres...
Oui au développement des ENRi (cela devient une évidence réelle pour le plus grand nombre) mais attention à l'échelle, à leur acceptation et aux nouvelles dépendances créées...

Trop d'ENRi va engendrer un surcout évident dans notre pays qui consomme nettement plus d'énergie en Hiver qu'en été, ailleurs c'est discutable...

Serge Rochain

Pfft ! le moins apte à répondre à nos besoin est aussi celui qui produit le MWh le plus cher : Le nucléaire !
Production actuelle du nucléaire 26 GW pour une puissance installée de 61,4 GW ! Soit 42% seulement, on se rapproche du facteur de charge de l'éolien offshore !
Et 28 réacteurs arrétés sur 56 ....50% de disponibilité.
Cessez vos alertes stupides sur le renouvelable, infiniment plus conforme à ce que l'on en attend que le nucléaire !
Vous me fatiguez avec vos fantasmes visceraux APO !

APO

Aaahhh encore de Jolis propos !!!

A quelle époque vivez-vous dans votre tête !?
En ce moment, la plus chère des énergies générant de l'électricité est le Gaz ! Et plus il sert en ce moment plus les plus de l'électricité sont élevés en Europe...

Quand à des installations futures d'ENRi en surcapacités très au-dessus des besoins plus de 6 mois par an (et sans techniques de stockage appropriée et bon marché), cela va couter très cher aussi... Les doublons c'est rarement bon ! Des sextuplons, ce sera encore moins bon...

Libre à vous d'avoir une confiance éperdue envers la Chine !!! La confiance des Allemands envers la Russie fut presque sans bornes, et aujourd'hui les équations énergétiques européennes sont très "bornées"... En espérant que Mme Borne arrivera à le faire comprendre à ses homologues européens... Des ENRi, oui mais avec des bornes fonction des technologies actuelles maitrisées et de celles du futur réellement accessibles...

@Serge, vos viscères sortent tous les jours leur lot de matières. Ne pas vouloir regarder cet aspect physiologique peut entrainer des effets indésirables !!!
Ne pas voir de limites dans les systèmes actuels est inconscient. Votre conscience a l'air de ne jamais laisser de place à un équilibre sain et rempli de capacités d'analyse objective... Vous êtes un ERNiste chevronné pas trop conscient de bien des problèmes, nos politiques passées pro-Gaz nous mettent dans la mise aujourd'hui en espérant que les Lobbys ENRistes ne nous amèneront pas dans le mur dans 20 ans...

goldorak

La disponibilité nucléaire se calcule à l'année, pas sur une période donnée
Vous devriez le savoir, vous faites la même chose avec les ENR sans prendre en compte le fait qu'ils ne sont pas variables à la demande.
Après, même avec 50% de dispo, ça reste mieux toujours mieux que l'éolien.

Hervé

"Pfft ! le moins apte à répondre à nos besoin est aussi celui qui produit le MWh le plus cher : Le nucléaire !"
Tout montre le contraire, surtout actuellement, mais si ça vous permets d'être heureux dans la vie...

"Cessez vos alertes stupides sur le renouvelable, infiniment plus conforme à ce que l'on en attend que le nucléaire !"
N'importe quoi, les ENRi tombent régulièrement à pratiquement à 0 et les moyens de stockage sont inexistants a l’échelle du besoin. Les Enri, ça marche si on a du gaz pour boucher les trous, ce qui va devenir compliqué avec la conjoncture actuelle...

Serge Rochain

Ne vous en deplaise, les enr produisent ce que l'on en attend avec leur facteur de charge tandis que le nucléaire qui a été vendu au Français avec un facteur de charge de 95% (ce que font les reacteurs allemands et américain) produisent de moins en moins chaque année avec un facteur de charge qui ne cesse de se dégrader d'années en années. Il sera cette année voisin de 50 %
En 2020 il n'était déjà plus que de 61% avec une production de 335,57 TWh pour un parc installé de 63,1 GW !
Cette même année la puissance installée eolienne était de 15,1 MW et a fourni 39,51 TWh soit un facteur de charge moyen de 29,9% donc déjà bien au-dessus des estimations à priori de 26%. Le solaire avec 8,5 MW de puissance installé à fourni 12,5 TWh soit un facteur de charge de 16,8% la encore au-dessus des estimations de 15% escomptées.
L'alerte n'a rien de stupide, ce qui est stupide est votre aveuglement à ne pas voir que seul ne nucléaire ne tient pas ses promesses ! Vous êtes dans le pur déni face aux chiffres officiels !

Hervé

Merci de confirmer mon propos plus haut: le problème n'est pas technique mais politique: l’état de l'industrie nucléaire de ce pays est comparable au reste de notre industrie, éducation, santé... : La chute libre...

Les Enr sont effectivement à la hauteur des espérances: Cette techno produit théoriquement de la merde, elle a fait de la merde en pratique, le reste est largement complété par des fossiles et il ne peut en être autrement . Tout va bien pour les pétroliers, enfin jusque à maintenant...

Serge Rochain

Oh que si le problème est bien technique pour 12 des 26 réacteurs arrété pour cause de corosion et les problémes est encore techniques pour les 10 autres qui sont arrétés pour incapacité à fonctionner autrement qu'en mode de base pour avoir trop joué au yoyo et qui doivent attendre un rechargement pour redémarer en condition normal. Et les 4 autre sont aussi arrétés pour cause techniques dont 2 paour cause de grand carenagle et 2 en maintenance.
Et vous vous êtes aussi une cause technique ?

APO

@Hervé,

Vous ne pouvez pas dire que les ENRi produisent de la Merde, théoriquement c'est soit un peu aléatoire mais prévisible pour l'éolien, et prévisible sans aucune fléxiblité pour le solaire et seulement quand il fait jour et à contretend des consommations en pointe.
En pratique cela a fait comme le vent et le soleil, des productions pas toujours adaptées et adaptables donc oui des Fossiles en plus de l'hydraulique pilotable qui fait ce qu'elle peut pour suivre...
Et Oui, nous serons bientôt réellement dans la Merde et les pétroliers-gaziers se font des cou...es en or en ce moment (avec en plus des subventions pour leur reconversion dans l'électrique via l'ARENH)... Merci Qui !??? (25 ans de Lobbying divers et variés : tantôt verdâtre tantôt libéralo-anticommun, le Capital des compétences nucléaires s'est estompé... et le temps de la planification posée et claire est finie !)

Serge Rochain

Quand on a un esprit déformé par le nucléaire on invente des pics artificiels qui ne pèsent rien comparés au véritable pic qui lui dures près de 8 heures par jours tous les jours de la semaine de 8 h à 16 heures comme tous les autres jours de l'année. Votre pic du soir lui dure (selon la même échelle) moité moins de temps en étant centré sur 19 heures, et par ailleurs totalement artificiel car pour reserver la puissance limité du nucléaire pour l'activité économique vous éteignez le chauffage dans la journée pour rallumer à fond les manettes en rentrant vous geler chez vous jusqu'à ce que la température redevienne confortable, alors qu'à ce qui sera la vie à l'heure solaire ce sera dans la journée que les logements seront chauffés et qu'ils auront déjà une température confortable à votre retour le soir et qu'il suffira simplement de les maintenir pour votre nuit grace d'une part au progres de l'isolation et le relai de maintien se prolongera avec la pompe à chaleur.
Et c'est tous les jours de l'énnée, été comme hiver que le pic de consommation s'étend de 8 heures à 16 heures, pas seulement en été, le solaire n'est donc jamais à contretemps.
En revanche c'est l'ensemble de la consommation qui s'accroit en hiver, et plutôt moins la nuit que le jour, car outre les logements c'est aussi de nombreux lieux de travail qu'il faut chauffer en plus de la consommation industrielle de l'activité économique. Mais heureusement, il y a une compensation dans les ENR variable, une parfaite complémentarité entre l'éolien et le solaire, mais pour savoir cela il ne faut pas passer son temps à colporter toutes les fakes qui circulent sur le zinc du comptoir du bistro du coin, il faut consulter les statistiques météorologiques qui vous éviteront de propager des sottises comme par exemple :
https://www.connaissancedesenergies.org/electricite-etat-des-lieux-sur-…
La superposition des deux courbes est éloquente.
Ou encore : https://www.connaissancedesenergies.org/electricite-le-point-sur-le-par…
Où l'on voit en plus facilement qu'il faut multiplier par un facteur 2 environ la capacitée installé de solaire pour obtenir une stabilité raisonnable lissée sur l'année afin de compenser les faiblesses de la production été de l'éolien.
Pour parler utilement de transition énergétique, il ne faut pas se cantonner dans ses rêves ni s'accrocher à ses dogmes, il faut consulter les statistiques qui ne sont pas de parti pris elles. Et ce n'est pas valable que pour les variations météorologiques, c'est une pratique qu'il faut savoir généraliser.

APO

Et évidemment, on s'en aperçoit tous les jours de l'année !!! (hélas Non et les journées d'exception à votre modèle présenté sont nombreuses, hélas enocre une fosi !)
Votre modèle serait beau, si cela pouvait être vrai 100% du temps, voir même 90%... Hélas Dieu Eole n'est pas de cet avis et le Dieu Soleil n'est pas très productif 6 mois par an.

Un point de pseudo accord tout de même, le pilotage des consommations est à ré-orienter et à flexibiliser au maximum en fonction de la production ENRi...
Un Exemple simple parmi tant d'autres, le chauffage des ballons d'eau chaude devrait se faire se faire entre 10h00 et 16h00 tous les jours 6 mois par an (d'Avril à Septembre en gros...) et pour le reste il serait bon qu'ils soit commandé/asservi en fonction de l'éolien (dès que la production éolienne est élevé)...
Que des changements de mode de vie soit à opérer dans les années à venir, c'est une certitude, que la population (entrepreneurs et employés compris) soit prête à l'entendre en majorité et rapidement, ce n'est pas gagné... De plus Qui en parle à l'échelle des médias ??? (des articles dès que le pétrole bouge un peu, il y en a pléthore, la préparation à des changements de mode de vie nécessaire c'est épisodique et souvent caricaturale...).

Multiplier le solaire par 2 sera utile mais très loin de nos besoins énergétiques annuelles... (Le remplacement du Gaz Fossile utilisé dans les sphères domestiques va engendrer des besoins très conséquents d'électricité additionnelles et notamment pour le chauffage en Hiver, même dans des maisons bien isolées...).

Hervé

La prévisibilité c'est bien, mais ne compense pas l’absence de production. L'hydraulique est bien trop faible en France pour régler ce problème.
Deux issues possibles:
- Gas de shistes + Enri
- Nucléaire
Mais dans les deux cas ça prendra du temps.

APO

@Hervé,

On ne sera pas d'accord sur la place de l'Hydraulique. Cela restera petit en proportion mais tellement pilotable !!! (plus que le Gaz pour certaines installations)
Eh oui, il faut une base de Nucléaire (ou un changement plus que drastique de niveau de vie pour tous les Français, avec des moments de misère, c'est un choix à faire...). Par contre la variabilité du Nucléaire ne lui permet pas de variation importante qui sont assurés depuis 40 ans en parallèle du Nucléaire par l'hydraulique !!!
L'abandon de beaucoup de programmes hydrauliques dans les années 80, est aussi à mettre en parallèle du développement massif du Gaz en France. Et le ralentissement du programme nucléaire aussi, laissant plus de place au Gaz dit Naturel (et bien Fossile)...
Aujourd'hui seul les ENRi pour les 15-20 ans à venir peuvent faire augmenter notre capacité électrique donc il faut faire avec... et trouver les solutions ad 'hoc !
Si la capacité de l'hydraulique pilotable augmentait de 50% (avec notamment des STEP qui aide à éponger des surplus en plus), on pourrait intégrer plus d'ENRi et dans le futur éviter de faire des suivis de charge intempestifs avec le Nucléaire.
Avec les problèmes d'eau qui apparaissent en France, des plans "astucieux" sur l'hydraulique aiderait (en partie) à passer ces situations en bien des régions.

Serge Rochain

Les renouvelables correpondent effectivement à ce que l'on en attend ils respectent tous le rendement que l'on attend de leur facteur de charge, pas le nucléaire.dont le facteur de charge vendu au français avec le nucléaire devait être de 95%.... on s'en éloigne chaque année et dans la mauvaise direction, il ne sera plus que de l'ordre de 50% en 2022 et n'était que de 61% en 2020

APO

Et bien entendu, les ENRv le font et assurent en permanence une production appropriée à la consommation 24heures/24, 7 jours/7 et 365 jours par an (366 les années bissextiles).

Vouloir faire croire à des histoires soient blanches, soit noires est dangereux M. Rochain ! Le Nucléaire n'est pas parfait mais il a des qualités que n'ont pas (hélas !) les Renouvelables et des défauts que n'ont pas les renouvelables, c'est aussi certain.... Idem pour les Fossiles avec leurs qualités de disponibilité et leur défauts divers (pollution et dépendances à des pays tiers...).

Serge Rochain

L'art et la maniere de détourner le sujet : Les renouvelables sont subventionés ? Non ils subventionent la France, ne mélangez pas les sujets. Ce genre de détournement passe mal chez les honnêtes gens !

APO

LOL la bonne blague du jour de père Serge !!!

" Les ENRi qui subventionnent l'état !!! ". Eh bien, Ce sont quand même les consommateurs qui payent dans tous les cas.

En ce moment l'état récupère des billes depuis les ENRi certes, mais après en avoir dépensé et fait dépensé aux contribuables et aux entreprises depuis des années, ce fut un effort non anodin et un retour est juste !!!
Mais aujourd'hui l'état en dépense tellement avec les hydrocarbures, que les poches restent trouéés...

Serge Rochain

Quand l'état subventionnait le démarrage des renouvelable, vous saviez huler au scandale à longuer de message. Mainteant que les renouvealble subventionnent l'état, le fait devient anecdotique .... plus le temps passe plus vous vous ridiculiserez avec vos arguments de potaches incapables de voir plus loin que le bout de leur nez... oui vos bonnes blagues dites d'un ton méprisant vous n'avez pas fini de devoir les ravaler

APO

@Serge,

Pour les cours de mépris, vous êtes une Maitre Formidable !!! Un Maestro !!!

Je n'ai jamais été contre les ENRi, j'y vois juste des limites dans leur développement sans des adaptations larges ce dont peu de gens parlent... Trop d'ENRi peut tuer les ENRi et le Mix français qui deviendrait alors ingérable...
Que les Renouvelables contribuent du fait des cours actuels de l'électricité au budget de l'état, cela semble logique !!! Parler de "subventions" car les ENRi contribuent au budget de l'état, c'est un peu prétentieux et franchement très très très rigolo comme formule !!!

@Serge, Avez-vous fait l'école du cirque étant jeune !?

Serge Rochain

Je ne méprise que les idiots prétentieux qui prennent les autres, dont moi, pour des imbéciles comme votre méprisante remarque "la bonne blague de Serge (vous savez le simplet), ou encore avez vous fait l'école du cirque ? " et comme vos remarque plus généralistes : les renouvelables qui vendaient leur électricité à un prix préférentiel devenaient automatiquement des subventions mais quand ces mêmes renouvelables reversent leur bénéfice de vente à l'état, parler de subventioner l'état devient une formule prétentieuse, tres tres tres rigolote..... vous transpirez le mépris, et toujours en vous cachant derriere un "je n'ai jamais été contre les ENRi.... en précisant bien i (ENRi) et surtout pas ENRv.... vous me dégoutez même plus que les autres anti-renouvelables ici par votre perfidie.

APO

@Serge,

Ma perfidie va aller jusqu'à prendre la définition du mot subvention dont découle le verbe subventionné - https://fr.wikipedia.org/wiki/Subvention et dont l'utilisation à propos d'un secteur privé économique m'a fait bien rire...

En utilisant le mot que l'état soit "subventionné" par les ENRv (avec NRv à la fin pour vous faire plaisir), vous sous-entendez que l'industrie des ENRv est "l'état" et/ou une entité morale publique !!!
Une subvention ne peut être accordée que par une entité étatique publique !!!

Soyez moins ridicule que d'habitude et utilisez des mots appropriés : contribution, imposition exceptionnelle (si vous le voulez), taxation additionnelle, spoliation des profits générés (ce serait un point de vue), etc... (mais vous ne pouvez pas utiliser en langue française un peu correcte subvention pour des entités privées reversant de l'argent à l'état ! Sauf si vous êtes "rigolo" et pour faire de l'humour et/ou que vous méprisez l'état à ce point...)

Votre mépris des autres, de l'état et de tant de choses ne vous aidera pas à être moins méprisé !!!

studer

Certes et pourvu que ça dure.
Mais il ne faut pas oublier que les énergies renouvelables sont rémunérées sur la base d'un montant fixe et déjà très élevé (en moyenne de 110 €/MWh). Il l'est encore plus quand on le compare au coût complet du nucléaire, autour de 55 €/MWh (la moitié !!).

Serge Rochain

Ben si justement;, la période c'est l'année et si vous suiviez l'évolution du parc comme le le fais vous vous rendriez compte que le facteur de charge du nucléaire dégringole d'année en années et que 2022 a des chances d'être à moins de 50%.
Mais comparer un facteur de charge éolien avec un facteur de charge nucléaire est totalement ridicule.
Un facteur de charge est la mesure de ce que l'on attend d'un dispositif par rapport à sa puissance théorique. On attend d'un dispositif nucléaire qu'il soit de l'ordre de 95% pas de 50% ni même de 80%
On attend d'un dispositif éolien terrestre qu'il soit de l'ordre de 25% et d'un dispositif en mer de 40% et ils tiennent leur promesse contrairement au nucléaire.

studer

Un petit bémol, si l'on peut dire : même si l'éolien produit avec un facteur de charge de 25 %, cette production est totalement aléatoire : elle varie en fonction du vent, et même encore davantage puisque la puissance électrique délivrée par une éolienne varie en fonction du cube de la vitesse du vent : quand celui-ci passe par ex. de 20 à 5 m/s (division par 4), ce qui est courant, la puissance délivrée par l'éolienne est réduite d'un facteur... 64, c'est à dire qu'elle ne produit quasiment plus. C'est ce qui explique les courbes "en dentelle" qui sont celles de la production éolienne : gérer une telle production est un gageure.
Ensuite pour un parc nucléaire très largement majoritaire comme celui de la France, on attend qu'il délivre une puissance ajustable, en fonction de la consommation mais aussi de la production aléatoire des énergies éoliennes et solaire. Ce qui explique que cette puissance varie beaucoup pour assurer l'équilibre du réseau. Ce n'est pas le cas des centrales nucléaires américaines qui affichent un facteur de charge supérieur à 90 %, car elles sont sensées fonctionner "en base" c'est à dire en permanence à leur maximum, laissant les centrales au charbon assurer l'équilibre entre production et consommation.
Désolé pour ce long développement, c'était juste pour montrer l'absurdité des propos ci-dessus.

Serge Rochain

Ben si justement;, la période c'est l'année et si vous suiviez l'évolution du parc comme le le fais vous vous rendriez compte que le facteur de charge du nucléaire dégringole d'année en années et que 2022 a des chances d'être à moins de 50%.
Mais comparer un facteur de charge éolien avec un facteur de charge nucléaire est totalement ridicule.
Un facteur de charge est la mesure de ce que l'on attend d'un dispositif par rapport à sa puissance théorique. On attend d'un dispositif nucléaire qu'il soit de l'ordre de 95% pas de 50% ni même de 80%
On attend d'un dispositif éolien terrestre qu'il soit de l'ordre de 25% et d'un dispositif en mer de 40% et ils tiennent leur promesse contrairement au nucléaire.

Hervé

Le facteur de charge on s'en tape. L'hydrau de lac a un facteur de charge pourri, mais c'est la reine des ENR car elle est dispo quand on en a besoin.

Ce qui est impératif, c'est que la production disponible doit couvrir le besoin en temps et en heure. Les Enri solaire et éolien seules en sont parfaitement incapables. On peut les utiliser mais il faut ajouter autre chose capable de remplacer à 98%, et donc il faut inclure ce autre chose dans les bilans...

Ensuite la second point à considérer, c'est le cout système moyen complet (incluant l'ensemble des couts, y compris les backups, infrastructures de transport...). Sur ce point aussi les ENRi sont pas terribles, surtout au prix du gaz actuel.

APO

@Hervé,

Je suis bien d'accord sur les couts système globaux, et il faudrait que les ENRi financent des back-up sérieux en contribution...
Si leurs couts restent bas, et que le cout de l'électricité reste haut du fait du prix du Gaz, des contributions à la création d'ouvrage de Stockage type STEP devraient être imposées et/ou des batteries (même si je ne suis pas trop pour tant leurs durées de vie ne sont pas garanties donc dans 20 ou 25 ans le problème sera le même...).

Serge Rochain

Tien, maintenant que le facteur de charge du nucléaire s'effondre, ce facteur de charge qui a servi durant des années à essayer de marginaliser l'intéret des renoiuvelable devient d'une importance insignifiante..... "on s'en tape" !
Le nucléaire est le premier fournisseur d'électricité à être incapable de fournir comme vous dites en temps et en heure, les mois qui viennent de passer (et ça continue) l'ont amplement démontré. Son incapacité à fournir en temps et en heure selon votre sentencieuse déclaration, n'a été compensé que par les renouvelables, variables, le faz, et l'importation, notamment d'Alleamgne. Le sarchives toujours accessibles de RTE en font foi !
Hervé, vous n'êtes qu'un rigolo totalement ignorant des réalités pourtant facilement accessible

APO

@Serge,

Si on enlève les centrales en "révision" et celles hors service momentanées du fait de la corrosion sous contrainte. Quel serait le facteur de charge des centrales restantes à tout moment !? Ne serait-ce pas 95% à tout moment ! ?
La variabilité du Nucléaire est faible, hors incident technique...

Les Allemands s'apprêtent à réouvrir 16 Centrales à charbon au cas ou pour l'hiver prochain, Qu'en pensez-vous ?

Serge Rochain

Et si on enlève celles qui sont arréter pour telle ou telle raiosn anormale vous ne croyez pas que le facteur de charge sera de 100% ?
En 2020 il n'était pas question de corosion, et le facteur de charge n'atait de de 61% ! Par ailleurs, les réacteurs américains ne doivent pas avoir de révision selon vous puisqu'ils sont à 95% de facteur de charge et que pour les atteindre ils ne faut pas compter sur ces periodes de révision ?
Les 5% manquant pour être opérationnel à 100% du temps, d'après vous c'est pour quelle raison ?
Non,,'est intolérable ces reproches au nucléaire, il est parfait ... on va partir de ce seul vrai principe et on va ecrire une histoire qui ecartera tout ce qui génerait cette perfection ! C'est même une habitude du monde nucléaire, par exemple, RTE est chargé de faire une comparaison entre différents moyens de produire de l'électricité et il faut que le nucléaire soit le moyen le plus sur et le moins cher ! Maintenant écrivez mois la théorie qui aboutit à ma conclusion !
BIEN CHEF !
APO et RTE même combat, même méthode !

APO

Une nouvelle rigolade du jour !!!

Pour le Nucléaire américain à 95%, j'ai de gros doutes...
Le Nucléaire français qui est parfait, loin de là ...

Mais ne pas voir que les unités nucléaires en fonctionnement produisent une Base stable et constante 24/7, c'est être "bigleux" et/ou mal attentionné...

Je n'ai rien contre RTE et en tant que citoyen Français, je suis actionnaire de RTE. Donc Oui, je suis derrière RTE dans leur proposition de choix car je ne vois personne de plus compétents qu'eux pour analyser le Mix Français du Futur !
Après relecture de divers éléments de leurs derniers scénarios je les trouve quand même très optimiste sur pas mal de points dont sur les les ENRv.

Par ailleurs pour Sieur Serge Rochain, voir des éléments imparfaits dans les ENRv, Est-ce possible ??? bien entendu d'avance, cela n'est pas envisageable...

Hervé

Serge, ne faites pas l'idiot. Le nucléaire fournissait en temps et en heure 75% de la conso en France, c'est un peu moins maintenant car a été abandonné au profit d'énergies dont l’intérêt n'est pas encore démontré (et qui le sera probablement pas).

75% nucléaire vous semble peu et 30% d'ENR beaucoup, en ce qui me concerne 75%>30%, ne vous en déplaise.

Le nucléaire est très adapté à la conso de base qui représente en volume l'essentiel de la conso, mais beaucoup moins intéressant pour la pointe (peut le faire si nécessaire mais pose des difficultés économiques et techniques).

Le nucléaire est par contre inadapté en backup des Enri car ces dernières convertissent la base en pointe, la, variabilité est énorme, hors d'atteinte des capacités de modulation possibles facilement. Le gaz lui est alors préférable (du moins quand on en avait, la maintenant ce sera plutôt les coupures de courant qui vont régler le souci).

Serge Rochain

C'est vous qui faites l'idiot, aujourd'hui à 15 haures par exemple alors qu'il ne fait pas froit le nucléaire ne fournit que 30GW sur les 51 consommés, c'est loin de vos 75%.
Et durant l'hiver dont nous sommes sortis il ne fournissait pas plus avec sa moitié en carafe alors que le besoin était de 70 à 80GW. On brulait alors du gaz à saturation de la puissance installée et on importait notamment d'Allemagne jusqu'à l'équivalent de 12 réacteurs nucléaire, tout en vidant les barrages ! Le nucléaire fournissait alors à peine 38% du besoin alors que nous avions tout misé sur cette technologie du siècle dernier !

APO

Et Quelles statistiques pour les ENRi en Hiver au moment où le Nucléaire est à 38% (@Serge) ???
Vous pouvez même prendre les statistiques allemandes...

Les ENRi c'est pas mal, mais loin, très loin, d'être suffisant. Si on en met à l'excès ce n'enlèvera pas la nécessité de Back-Up important !!!
De plus, le dogme ou sont enfermés bien des ENRistes ne mentionne que trop peu les Back-up... Le prix des batteries en augmentation depuis 2-3 ans a fait fondre certains espoirs (notamment la vision de la chute perpétuelle des prix !!! une ineptie colportée à l'excès durant des années sans aucune prise en compte de limites possibles...).

Serge Rochain

Il faudrait peut etre d'abord que le nucléaire défaillant finance lui même son backup
nuclear monitor .... on croit réver quand on croise vos propos avec ce qu'on voit sur ce site de l'EDF

APO

C'est pas les bénéficiaires de l'ARENH qui doivent fournir le Back-up à hauteur de ce qu'ils touchent/obtiennent en énergie pas chère avec un facteur de 50% !???

Arnaud de rasilly

Relativement au degré de charge du nucléaire il faudrait peut être tenir compte qu'il diminue obligatoirement quand les énergies renouvelables se mettent à produire, le nucléaire devant alors s’effacer. Bien sur ce n'est pas la seule raison mais elle contribue obligatoirement à la hauteur de ce que vous vous obligez à reconnaitre comme performance. Il demeure que lorsque cette énergie nucléaire est active on est absolument ravi qu'elle soit là. Ou alors on peut réinterroger sur la pertinence de ceux qui déplore le fait.

Serge Rochain

On peut surtout s'interroger sur l'objectivité de ceux qui mette sur le compte de ce cas particulier de phénomène anecdotique d'effecement au profit des renouvelables alors que la quasi totalité du problème ne vient que de l'état de délabrement du parc nucléaire comme il est facile de le constater pour chacun car lorsque le solaire et l'éolien sont abondant, et bien que ceci ne permette pas de les anuler, les consommations de gaz diminuent notablement de même que les importations, avec un nombre de réacteur à l'arret que ne varie pas qu'il y ait cet apport des renouvelables ou pas !
A moins que l'on choisisse d'importer de l'électricité et du gaz plutot que d'activer des réacteurs à l'arret ? Il s'agit en effet, de dizaines de GW !
On peut trouver tous les prétextes que l'on veut même quand il montrent une incohérence totale plutôt que de reconnaitre la moindre faille au nucléaire.

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