Le financement des futures centrales nucléaires britanniques

Maxence Cordiez

Ingénieur dans le secteur de l'énergie

Le gouvernement britannique vient de clore une consultation sur un mécanisme à l’étude visant à faciliter le financement des projets de nouveaux réacteurs nucléaires par le secteur privé, tout en réduisant le coût de l’électricité produite.

Au Royaume-Uni, le secteur électrique fait face à plusieurs défis majeurs : objectif de sortie totale du charbon d’ici à 2025, remplacement dans les 10-15 prochaines années de l’essentiel des réacteurs nucléaires en service (17,7% de la production britannique d’électricité en 2018), effondrement des extractions gazières du pays depuis 2000, etc. Ce contexte éclaire la politique électrique outre-Manche : développement d’interconnexions avec le continent, soutien à l’éolien en mer et construction de nouvelles centrales nucléaires.

La filiale britannique d’EDF, EDF Energy, et son partenaire et homologue chinois CGN sont particulièrement impliqués dans le renouvellement du parc nucléaire : deux réacteurs EPR sont actuellement en construction à Hinkley Point C (Somerset), deux autres EPR sont envisagés à Sizewell (Sussex), leur construction devant débuter après la signature de la décision finale d’investissement prévue pour 2021, et des réacteurs chinois HPR1000 (aussi dits « Hualong-1 ») sont en cours de certification par l’autorité de sûreté nucléaire britannique.

Hinkley Point C, un chantier financé grâce à un mécanisme prévu pour les énergies renouvelables

Au moment de la négociation du financement de la première « nouvelle » centrale nucléaire (Hinkley Point C), le gouvernement britannique a fait le choix d’un projet entièrement privé, pour ne pas exposer le contribuable aux risques de dépassement du budget de construction. Une décision compréhensible dans le contexte de l’époque : aucun EPR n’avait encore démarré et le chantier de Flamanville (France) accusait déjà d’importants retards et dépassements budgétaires.

Le Royaume-Uni a donc opté pour un mécanisme de complément de rémunération appelé « Contract for difference », initialement conçu pour financer le développement des énergies renouvelables. Pendant 35 ans, l’électricité produite par Hinkley Point C sera vendue à 92,5 £/MWh(1) (ramené à 89,5 £/MWh si le projet de Sizewell se concrétise), quel que soit le prix du marché.

Le prix accordé à EDF Energy et CGN pour l’électricité d’Hinkley Point C est élevé par rapport au prix de gros outre-Manche, pour plusieurs raisons :

  • il s’agit de la première centrale nucléaire construite depuis une génération au Royaume-Uni, ce qui implique un travail supplémentaire de la part des porteurs du projet pour gréer la chaîne d’approvisionnement ;
  • l’industrie nucléaire est très capitalistique, ce qui signifie que le coût de l’électricité est moins lié aux coûts d’exploitation(2) qu’à ceux de construction et de financement de la construction. Il est difficile, donc coûteux, de faire financer par les marchés un chantier d’une vingtaine de milliards de livres, pour deux réacteurs, sur dix ans. En faisant porter l’intégralité du risque de construction sur les porteurs du projet, le gouvernement britannique a certes protégé le contribuable des éventuels dépassements budgétaires mais cela a un coût, qui se matérialise notamment sur les taux d’emprunt et se répercute sur le prix de l’électricité.

Sizewell, un mécanisme en « RAB » ?

La situation a aujourd’hui changé : deux EPR ont démarré à Taishan en Chine, Hinkley Point C offrira un retour d’expérience au Royaume-Uni et Sizewell pourra s’appuyer sur sa chaîne d’approvisionnement (le profil de risque du futur chantier sera donc inférieur à celui d’Hinkley Point). Cela permet d’envisager d’autres méthodes de financement qui, en partageant certains risques avec la collectivité, permettraient de réduire les taux d’emprunt et donc le prix de l’électricité produite.

Le mécanisme au sujet duquel une consultation(3) vient de s’achever porte le nom de « Regulated Asset Based » (RAB, « base d’actifs régulée » en français). Il s’agit un système conçu pour financer les infrastructures en situation de monopole.

Peu d’organismes privés sont prêts à investir des sommes importantes quand le premier retour intervient 5 à 10 ans après la mise initiale. Le modèle « RAB » prévoit donc que les investisseurs commencent à être rémunérés dès le début de la construction pour l’électricité qui sera livrée plusieurs années plus tard, à un tarif réglementé défini par un régulateur indépendant (peut-être l’Ofgem(4)), puis pendant toute la durée de vie du projet (construction puis exploitation).

Autrement dit, les consommateurs verseraient un acompte pendant la construction afin d’avoir accès à une électricité à plus bas coût pendant la phase d’exploitation. Dans ce modèle, la rémunération des investisseurs est étalée sur toute la durée de vie du projet (croissant depuis le début de la construction, puis décroissant à partir de la mise en service, en suivant l’amortissement de la centrale). Dans certaines conditions, une partie (plafonnée) des éventuels dépassements de coûts pourrait être intégrée à ce système (financement par de la dette ou des fonds propres mais rémunérée via le RAB)(5).

En résumé, le schéma de financement « RAB » vise à réduire le coût du capital des futurs réacteurs nucléaires – donc le coût de l’électricité produite – sans pour autant y investir d’argent public. Il repose sur un partage de certains risques avec l’État et une rémunération réglementée débutant en même temps que la construction pour rendre l’investissement attractif.

L’expérience dira si cette approche, élégante sur le papier, est à la hauteur des attentes et permettra de financer les grandes infrastructures nucléaires dont le Royaume-Uni a besoin.

Sources / Notes
  1. £ de 2012.
  2. Le combustible ne compte que pour 15% du prix de l’électricité produite selon la SFEN. 
    « Les coûts de production du parc nucléaire français », septembre 2017, page 23.
  3. Consultation « Regulated Asset Base (RAB) model for nuclear » Gouvernement britannique.
  4. Site de l'Ofgem (Office of Gas and Electricity Markets).
  5. Au-delà, les surcoûts de faible probabilité mais de conséquences élevées (risques politiques, perturbation des marchés d’emprunt, dépassement des coûts au-delà d’un certain seuil…) pourraient être financés par le gouvernement.

Commentaire

Hervé

Bonjour,
Le mode de financement que vous décrivez parait un peu injuste dans le sens que les bénéficiaires ne garderaient pas leur plein avantage jusque à la fin contrairement aux compagnies électriques ( fusse t il qu'ils vivent assez longtemps car un EPR durera probablement plus de 60ans).
Nèemoins le principe est intéressant: on fait bénéficier les utilisateurs au lieu d'engraisser les banquiers, et vu le rendement des placements offerts aux particuliers actuellement...

La grande question c'est qu'est ce que ça va rapporter au client toute choses confondues? Actuellement le prix de l’énergie est totalement arbitraire car les lois du marché sont faussée pas des subventions diverses. Du coup le prix du Kwh est de plus en plus composé de taxes faisant la promotion de sources d'énergies dont l'efficacité technico-économique n'est pas encore pérennisée (sans certitudes que ça le soit un jour, par ailleurs). Dans ces conditions difficile de savoir ce qui va se passer. Y a t il ce type de taxes au RU, et est ce que l’investisseur dans le nucléaire serait dispensé de les payer?

Rochain

Encore un montage a dormir debout pour faire passer la pilule d'une électricité hors de prix qui n'ose pas afficher sa réalité.
Quant au prix de fonctionnement estimé très bas en raison d'un coût dérisoire du combustible nucléaire, cela ne restera vrai que tant que les pays fournisseurs ne créent pas une sorte d'OPEP de la matière fissible pour ensuite imposer leur prix de vente

Hervé

Bonjour Mr Rochain
Si on part sur un Prix de vente de 42€/Mwh, Un EPR de 1650MWe sur sa durée de vie avec un taux de charge moyen de 60% génére un chiffre d'affaire de 21 milliards. Si on se base sur le cas de taishan, le cout unitaire est d'environ 6 milliards. Il reste donc 15 milliards pour payer le combustible la gestion des déchets, l'entretien et autres impots. ça paraitrait pas complétement déconnant.
Mais, le problème c'est qu'il a fallu 9ans pour le construire. Pendant ce temps aucun argent ne rentre mais les intérêts doivent être payés et l'argent dépensé (donc bloqué). Ce cas de figure s'est aussi présenté pour les barrages ou le parc historique , mais a l'époque l'entreprise d'état pouvait se permettre ce genre de placement long terme. Les sociétés privées qui cherchent le profit court terme ne feront pas ce type d'investissement pour raison de survie vis a vis de leur concurrence. EDF a pu le faire par le passé simplement parcequ'ils disposaient du monopole.

Concernant l'OPEP (ou plutôt l'OPEU dans ce cas ) , c'est un risque mais il est faible pour plusieurs raisons. Les pays fournisseurs ont en général signé des contrats long terme. Les biser poserait un problème de confiance mais surtout marche dans les deux sens. Et l’augmentation des couts engendrés va générer de la concurrence, car des gisements moins rentables vont le devenir et surtout risquer de faire émerger des technologies qui pourraient mettre fin à cette dépendance. L'océan regorge d'uranium, les RNR en consomment trés peu. Dans le pétrole, l'influence de l'OPEP s'est diluée, pour le même type de raisons.

Houyo

"(...) Il est difficile, donc coûteux, de faire financer par les marchés un chantier d’une vingtaine de milliards de livres, pour deux réacteurs, sur dix ans."
J'ai beaucoup de mal à croire cet argument qui pourtant est repris constamment pour justifier le marasme mondial du secteur nucléaire. Ca fait maintenant près de dix ans que le monde croule sous les liquidités et que les banques centrales maintiennent les taux directeurs au raz des pâquerettes. Dans ce contexte, les projets nucléaires civils devraient séduire les investisseurs, même s'il faut dix ans et plus avant qu'il ne revoient la couleur de leur argent. Pour preuve, la France (et de nombreux autres états sont dans le même cas) a emprunté récemment à des taux négatifs :
https://www.capital.fr/economie-politique/historique-la-france-emprunte…

Quelqu'un pourrait-il m'éclairer sur cette contradiction, ou l'argument des difficultés à financer le nucléaire n'est qu'un paravent pour masquer les causes réelles du déclin mondial de ce secteur?

Hervé

Le plus curieux est qu'on prête aux états à des taux infimes alors qu'il est certain qu'ils vont défaillir (C'est un peu la roulette russe). Par contre pour les entreprises c'est des tarifs plus élevés. Comprenne qui pourra.
Dans le monde de l'énergie, le cas des fournisseurs historiques est un peu particulier car ils sont intégrés dans un marché concurrentiel, mais les règles sont pipées, ce qui les mets mécaniquement en faillite. Donc dur dur de lever des fonds pour investir dans ce contexte...

Houyo

Sérieusement, vous croyez vous même à votre raisonnement? Les dés seraient pipés pour le nucléaire partout dans le monde? Vous auriez ne serait-ce qu'une étude pour l'étayer? Vraiment, j'aimerais comprendre parce que ça semble convaincre du monde alors que selon moi c'est en complète contradiction avec la réalité économique du moment.

Hervé

Bonjour Pas dans le mode entier ni que pour le nucléaire. C'est surtout en europe les dés sont pipés, https://www.contrepoints.org/2017/03/13/283788-electricite-renouvelable…
Pour le reste du monde ou les dés ne sont pas pipés, on investit dans les fossiles, encore aujourd’hui très performants sur le plan des couts avec un complément ENR pour économiser du combustible. Ce modèle relativement peu couteux bat le nucléaire mais sans moyen de stockage low cost, son potentiel de réduction des GES est limité. Le nucléaire n'est pas (et n'a quasiment jamais été) le meilleur marché... Simplement il reste encore la meilleure piste pour réduire de manière très importante les émissions de GES tout en conservant un cout réaliste.

Jefferson

L'axiome "masquer les causes réelles du déclin mondial de ce secteur".... n'engage que vous. D'autre part le monde croule peut-être sous les liquidités mais pas pour les mettre dans des "utilities" aux gains bridés et amortissements à très long terme pour ne pas dire à perte de vue. Hitachi, Engie renoncent... ce n'est pas pour rien.... Là on est sur des milliards d'immobilisés sur un demi siècle.... quand on parle de LT... ce n'est pas 5 ans avec le nucléaire, mais plutôt 50. Les Etats ne mettent pas une thune, et hors mis des puissances industrielles et financières de la taille d'EDF.... il n'y a pas grand monde. Et pour avoir les couvertures de banques, il faut du répondant... Par exemple, EDF c'est 650 milliards de kWh de produits chaque année... et n'a aucun soucis à trouver sur le marché des emprunts obligataires pour financer ses investissements.

Fotokraff

Et paf!

Space-X ramene de l'hélium 3 de la Lune le jour de l'inauguration des centrales au bout de dix ans de surcoûts de construction...

A un million de dollar le kilo, ultra rentable en ramenant 300kg pour des vols de moins de 100 millions de dollars!

Est-ce que les grosses têtes pensantes, du haut de leur orgueil, vont enfin comprendre toute l'aberration de planifier sur 60 ans, quand IBM se met à vendre des calculateurs quantiques et que les sauts technologiques vont s'accélérer au prorata de la vitesse de calcul de ces machines?

La ruine du feu nucléaire sera le bûcher de leur vanité!

40g = 5000 tonnes de charbon!

L' urgence est d'investir dans Ariane!

Jefferson

Le problème c'est que si on arrête le nucléaire.... tu n'auras plus le jus nécessaire ni pour construire, ni pour lancer tes V3 dans la lune.

Jefferson

40g d'uranium = 5000 tonnes de charbon et 5 000 tonnes de CO² en moins....
Sans compter des Nox en moins, des émissions de polonium en moins, de cyanures en moins, de radon en moins....etc..
Les énergies électriques carbonées occupent la première place des énergies utilisées dans le monde à 70%, et induisent 40% des morts prématurés par la pollution atmosphérique.... OMS..... 6 à 7 millions de morts prématurés dans le monde chaque année par la pollution atmosphérique... En attendant de ramener votre H3 de la lune, essayons de réduire nos morts déjà sur la terre.

Bruno Lalouette

C'est fou!
D'abord les fusées, ça fonctionnent au propergol!
Ensuite 1g d'hélium3 = 1000 dollars!
40g = 40000$!
5000 tonnes de charbon = 200000$!
5 x plus cher que l'hélium3 alors que le charbon produit une électricité 2 X moins que l'EPR!
Je doute que le charbon soit rentablee à 4$ la tonne...
Mais même si c'était le cas, l'EPR a des coûts de production incompressible!
Et vous n'avez toujours pas compris le grotesque de planifier sur 60 ans alors que les technologies sur la même période vont exploser tout azimut!
Nous ne sommes qu'au tout début de la phase d'accélération!
Et il n'y aura plus de CO2 avec l'hélium3, qui est non radioactif et ne produit pas de déchets!
Donc vous avez tout faux est vous êtes en train de planter des millions de gens juste par orgueil!
Pour le moment l'Amérique a le pétrole de schiste, pic prévu pour 2030/2035 et Space-X peut avoir un peu de retard...
Etonnez-vous quand même des 5 milliards de subventions reçu par les entreprises d'Elon Musk au pays du pick-up et du pétrole de schiste...
Et dites-vous bien que le tourisme vers Mars, n'est pas du tout l'objectif des faucons!

Hervé

Bonjour Mr Lalouette

Le problème c'est que pour le moment, la "phase d'accelerration" se traine salement... Depuis qu'elle a commencé, les réductions de GES attendues ne sont pas vraiment au rendez vous. La seule chose qui ait clairement progressé c'est les couts... Pendant ce temps les centrales au charbon ou au gaz, les systemes de chauffage central, les transports... dégueulent leur CO2 -> +2°C à la fin du siècle selon nos "experts" . Espérons que ces spécialistes sont des crétins et qu'ils se trompent sinon on est mal...

Remarquez il est vrai qu'une crise économique majeure provoqué par la course aux énergies les plus couteuses (du genre la moitié de la population crève de faim et l'autre moitié vit misérablement) pourrait aller dans le bon sens sur le plan des émissions de GES mais personnellement, je ne suis pas partisan de cette solution.

Je vous invite à visionner les 10 premières minutes de l'intervention de Jancovici à l'ademe, (on ne s'en lasse pas...) https://www.youtube.com/watch?v=jC0IiJnuB2U . Et ça explique aussi pourquoi les quelques utopistes qui croient encore au "sauvetage" de la planète ne sont pas opposé à l'usage du nucléaire qui a déjà fait ses preuves dans ce domaine.

Bruno Lalouette

Non l'accélération a à peine débuté!
Ce pourquoi les décideurs sont encore ceux du XXe siècle et même, je dirais, datés de l'empire romain!
Quant au co2, c'est à la fois le problème est la solution carburant!
Mais le clergé voulant à tout prix promouvoir sa solution nucléaire, ne fait aucun effort pour développer cette autosuffisance énergétique!
Pourtant ils sont mondialistes, il devrait savoir qu'ils ne sont pas seuls sur cette Terre, mais, petits vers nombrilistes pensant détenir la vérité ultime, ils n'imaginent pas que les autres vont tailler des croupières à leurs EPR, dès le départ conçus trop gros, tel l'A380, ces gens-là ont un problème avec la taille des choses...
Amors que récupérer le co2 d'une centrale biomasse construite en seulement six mois, c'est facile!
Une roue à aubes, un volant d'inertie, du solaire thermique, c'est facile, rapide et pas cher, propre et local, contrairement à leur Graal atomique...
La seule technologie pouvant produire moins cher, c'est le réacteur à hélium-3!
Space-X aura du retard, c'est certain, mais des réacteurs à hélium-3 pour 2035, c'est totalement faisable!
Je donne 10 ans maximum à Space-X pour revenir avec son premier chargement, et 5 ans pour construire la première centrale à hélium-3, alors même les panneaux photovoltaïques à 30 ans deviennent obsolètes, sauf à multiplier par 10 leur rendement!
Un technocrate pur jus que Jancovici, association Hulot, Shift Project et très certainement actionnaire d'EDF comme son pote Nicolas, avec un ton tout aussi arrogant dans son discours!
Je cite: "un élu n'a pas la compétence technique pour savoir exploiter la matière laissée par les contributions intelligentes"...
Voila, 8e minute, nous ne sommes que des cons!
Forcément, si l'élu du peuple est con, le peuple qui vote est con, donc, la Chine est un modèle politique à suivre, la-bas, ils savent rééduquer!
Un X-Crise qui provoque les crises!
Il est assis à la droite du pouvoir qu'il critique!
Nous importons 80% de ce que nous consommons et malgré cela, alors que la production est totalement délocalisée et malgré le parc nucléaire, la France et une très mauvaise élève en terme d'émissions CO2, sans compter les émissions des cargos au fioul lourd qui nous livrent depuis la Chine où se trouve Manu le sauveur du Monde, grand chef des X-crise En Marche...

Hervé

Mwais. Alors, il faut alors mettre un sacré coup sur l’accélérateur.
Aller chercher l'helium3 sur la lune n'est déjà pas simple, mais il faut aussi disposer du réacteur qui va le convertir en chaleur. L’intérêt de l’hélium 3 est que la fusion n'émets pas de neutrons, donc ne rends pas les choses autour d'elle radioactives. Mais il faut tout de même déclencher la fusion, et que cet helium 3 soit suffisamment pur pour ne pas retomber dans les soucis habituels du nucléaire. Je doute que tout ça soit prêt dans 10ans... Pour rappel, il faudrait avoir terminé de réduire nos émissions de GES en 2060 c'est a dire dans deux fois 20ans ...

Jancovici n'est pas vraiment un technocrate. C'est un polytechnicien (donc pas le derniers des cons) qui a monté sa boite de calcul d'émission de GES. Ce qu'il dit au début c'est juste son métier, devant des gens dont c'est le métier aussi, mais comme en plus là c'est plutôt une critique envers l'action de l'ademe, je doute fort qu'il se permette de raconter des conneries ... !

Hervé

Enfin, au vu de votre document, ils ont un prototype dont on ne sait pas ce qu'il fait exactement. As -til produit quelque chose ? A t il démontré qu'il pourrait ? Pas sur qu'ils aient déjà le réacteur au point avec un rendement correct et un cout acceptable. ça a bougé un peu l'an dernier, j'ai vu qu'ils ont obtenu un brevet l'an dernier.

Mais ils ne sont pas trés communicants. Bon aprés, difficile de savoir et d'autant plus que les activités de Lockheed, largement militaires, pourraient museler le truc. Maintenant que la Russie semble disposer de la propulsion nucléaire pour ses missiles, il est probable que les USA veuillent rattraper leur retard.

Bruno Lalouette

Oui, vous avez raison, prototype très léger, pas salle de confinement, mais est-ce moins sérieux que le déraisonnable Iter ou le fiasco de l'EPR?
Les russes aussi aiment le lourd, comme le blindage, faire voler un trop lourd missile, miniaturiser ce qui va être irradié, pas gagné...
Moi je dis qu'il est à l'hélium-3 leur réacteur, parce que 25g de carburant pour une ville de 100000 habitants et ça tient dans un camion!
Ceci étant, je ne connais strictement rien à la fusion nucléaire!
Par contre je sais compter, suivant les déclarations, le développement des fusées Space-X aura coûté entre 300 millions et 5 milliards de dollars, le vol vers la Lune est estimé entre 60 et 149 millions de dollars...
Nous en somme à 12 milliards pour l'EPR, plus la Finlande, plus, je crois 1 milliard par an pour Iter, plus les subventions à l'éolien et photovoltaïque et Space-X est née seulement en 2002!
Je dis que pour ses vingt ans Space-X va ramener de l'hélium-3 de la Lune, juste au moment où Flamanville doit démarrer et si l'élu est encore un nucléopathe débile qui fait comme lui disent de faire les polytechniciens qui ne vivent que de ça, il va juste être RIDICULE sur toute la planète au bout de seulement six mois de mandat!
Et si j'ai raison, Flamanville ne démarrera pas et le nucléaire va stopper net!
Merci l'Amérique!
Et Trump a dit "des américains sur la Lune pour 2024", je ne crois pas que Trump aime autant le charbon qu'il le prétend à son électorat de charbonniers, Trump aime just Great America!
C'est un menteur pour à peu près tout, mais pas pour ça!
Et puis il y a la Boring Company... Mais pourquoi donc Elon éprouve le besoin de faire des tunnels en plus de tout le reste?
Le tube à 1000km, c'est comme le tourisme pour Mars, ça me laisse dubitatif...
Héluim-3, poussière lunaire jusqu'à 8m de profondeur et puis à terme, il va bien falloir des zone-vie sur un astre bombardé en permanence par des astéroïdes...

Hervé

Bonjour Bruno
Concernant l'helium 3, c'est effectivement séduisant, et sera peut être un jour exploité. Mais avant de pouvoir estimer la date de la reconversion énergétique de la planète, il faudrait au moins avoir un proto de réacteur de production opérationnel depuis quelques années et avoir aussi expérimenté les techniques d'extraction lunaire qui seront utilisées à grande échelle. Au stade ou on en est, on ne peut pas estimer de date, et même pas estimer si ce concept est réaliste.

Concernant l'EPR et le double fiasco francofinois relève plus d'un problème incompétence généralisée que d'un problème techno-économique, il ne faut pas oublier les EPR chinois qui eux fonctionnent déjà et leur cout semble compris entre 4 et 6 mds selon les sources. Le nucléaire déja installé stoppera net si on trouve un remplaçant dont le cout total est inférieur au cout marginal de ces systèmes. On ne fera plus de nouveau nucléaire lorsque le cout complet du (des) systemes le remplaçant sera inférieur au cout complet du nucléaire.
Concernant Iter, je pense qu'on s'est égaré, mais les découvertes qu'il va engendrer justifieront probablement le cout d'un échec prévisible...

Elon musk promet beaucoup de choses, et en fait un peu. Perso ce qui m’intéresse le plus c'est la promesse de la batterie de remplacement pour les tesla à 8000$. S'il le fait j'achèterais peut être une tesla!

Bruno Lalouette

Bonjour Hervé, même si je pèche par optimiste et que je me trompe de dix ans... Il faut dix ans pour construire un EPR planifié pour 60 ans avec quarante ans de démantèlement et des déchets pour 20000 ans avec un MWh deux fois trop cher...
Je dénonce les planificateurs qui vont dans le mur avec en face quelque chose de largement prévisible à 30 ans, car les américains n'ont pas 20 ans devant eux...
https://www.lesechos.fr/2017/08/nouveau-coup-dur-pour-le-nucleaire-aux-…
Les 99 centrales américaines doivent fermer entre 2030 et 2040!
A part l'helium-3, je ne vois pas ce qui pourrait remplacer 99 centrales alors qu'aucun programme de quoi que ce soit n'est à l'affiche?
Leur programme c'est l'hélium-3, même si ils n'en font pas état!
La Big Falcon Rocket est annoncée pour 63 tonnes de fret, je suis très léger avec mes 300 kg, à 1 million de dollar le kilo ça nous fait une cargaison à 63 milliards de dollars!
L'article de ce post parle de financement et si nous l'on raisonnait plutôt rentabilité?
Ils en sont où chez Ariane?
https://www.challenges.fr/transports-et-defense/ariane-6-a-t-elle-les-e…
Article de 2016 où l'on constate la suffisante des grosses têtes de ce coté-ci de l'Atlantique... "Space-X, mouarf, ils doivent embarquer le carburant pour atterrir, c'est du surpoids..."
Trois ans plus tard on ne peut que constater toute l'ampleur de la débilité de l'argumentaire du N°1 de chez Ariane!
Google, Microsoft, IBM, Space-X, Blue Origin, etc... toutes ces boites sont des réussites américaines et ce n'est pas un hasard!
Nous, nous avons des petits roitelets qui se prennent pour des dieux et qui se plantent royalement à répétitions, ensuite nous payons l'addition!
Tapez Ariane espace actualité sur Google, vous n'y trouverez que du vide intersidéral...
C'est Ariane 6 qui était irréaliste, tout comme l'EPR, tout comme Iter!
Et pour Elon Musk, c'est ce qu'il ne dit pas, qu'il faut retenir!

Hervé

Bonjour Bruno
Facon Heavy, c'est 63tonnes placés en orbite Terrestre. Saturn V pouvait placer 120 tonnes en orbite terrestre (station spatiale skylab) ou expédier 50 tonnes vers la lune (Appolo). Mais dans les 50 tonnes y a l'engin qui permet l'aller retour, une mission appolo remmenais environ 200Kg de minerais (ordre de grandeur) et 200Kg d'humain environ. Bien sur en virant les humains on peut considérablement augmenter la masse en retour, mais ça ne saurait excéder quelques tonnes.
Je ne sais pas si cette techno aura un avenir ou pas mais vous comparez quelque chose qui en est en phase exploratoire avec une techno mature. Je maintiens que je doute fort de voir un débouché industriel dans 10ans. Si techniquement c'est viable, il faudra au moins 30ans, et dans 30ans, EPR commenceront à être amortis, donc on pourra les fermer sans trop de pertes s'ils ne sont plus rentables.

SpaceX n'est pas la première technique spatiale réutilisable, le summum était le Shuttle, vous perdiez un réservoir à chaque lancement (on récuperait tous les moteurs sur le shuttle). SpaceX a un succès technique indéniable mais profite aussi de contrats garantis hors concurrence qui lui confèrent une certaine viabilité. Ariane souffre aussi certainement des lourdeurs que connaissent les sociétés de ce type, lourdeurs très handicapantes.

Bruno Lalouette

Bonjour Hervé,

Big Fucking Rocket... Ils ont de l'humour les américains!
Navette = une masse de 2046 contre 4400 tonnes au décollage pour BFR!
Charge utile dans l'espace, seulement 16,4 t.
A terme, BFR, c'est plusieurs centaines de tonnes.
Les moteurs Raptor vont être produit à la chaîne, le carburant méthane peut être synthétiser sur la Lune et sur Mars.
BFR, c'est la même chose que le Falcon Heavy, ils rajoutent juste des moteurs totalement semblables!
Les succès américains et la Bérézina permanente de notre coté est le fait même de la nature des dirigeants...
D'un coté c'est Hayek et Schumpeter doublé d'un darwinisme technologique, de l'autre c'est keynésien, planifié religieusement par les prélats du système!
USA, France et Soviets ont hérité des V2, un seul pays gère bien l'héritage est le fait fructifier, il capitalise son patrimoine, tandis que les deux autres gaspillent et brûlent la resource en pure perte!
Et alors que c'est le pays où est né le projet Manhattan, ce pays en avance sur nous dans plusieurs domaines technologiques rentables, ne s'intéresse plus du tout au nucléaire...
USA = marché ouvert au privé, qui se fait concurrence avec des prises de décisions horizontales et à 360°...
Ariane = monolithe étatique et supra-étatique où quelques faux dieux décident de tout sans tenir compte de la concurrence et de l'évolution du Marché!
Parce que le Marché ils s'en foutent avec un total épris, ce sont des putains de soviets, ils pensent être supérieurs au Monde entier et détenir la vérité!
Même chose pour Iter et l'EPR!
D'un point de vue social, même chose avec les gilets Jaunes...
Et pas d'erreur de casting après le flamby, la république à mis en place l'arrogant qui représente toutes ces fausses élites qui pillent la pays et ne produisent que des dettes et des échecs!

Parfois, une voix s'élève contre le commissariat aux plans, mais je crois bien que c'est pisser dans un violon!
Pour Space-X, le plus dur, c'était de faire atterrir les premières fusées, ensuite on rajoute juste des cylindres, cela devient une routine de plus en plus familière et je pense que le raptor est mature!

https://www.lesechos.fr/2018/03/spacex-a-lance-sa-50e-fusee-falcon-9-av…

Les choses vont maintenant s'enchaîner très, très, très vite!

Le plus dur, c'est l'humain dans l'espace, pour les robots, pas de problèmes!

isabelle Garderes

Bonjour ,
au cours de la livre Sterling ce jour ça fait le MWh à 107€ ! c'est super cher !
EDF vient d'annoncer du 44€/MWh à Fécamp en éolien Offshore avec des temps de développement assez court.
Il y a un truc pour moi encore incompréhensible : pourquoi mettre autant d'argent pour produire (peut être ?! et dans très longtemps ! ) une électricité aussi chère ?
Le Portugal et d'autres pays de l'UE seront avec des mix élec 100% énergies renouvelables avant que ne soient livrés ces premiers kWh de nouveau nucléaire.
Vraiment je ne comprend pas qui, ni comment sont prises ces décisions?
Je suis une femme donc je m'autorise : "n'importe quelle ménagère se détournerait de ce type d'achat!" :)
Bien cordialement

Bruno Lalouette

Et vive la ménagère de moins de cinquante ans et son bon sens!

Ce qu'il faut comprendre... Nous sommes dans le sacré du culte républicain, les plans du Grand Architecte sont gravés dans le marbre pour l'éternité, pour eux, l'Uranium est la pierre philosophale qui se transmute en or et enrichie tout le clergé!
Nul besoin de demander l'avis des serfs, les serfs sont-là pour la corvée et uniquement pour la corvée et la république des Magisters ne leur demande pas leur opinion!

Pour qui te prends-tu petite fourmi, pour oser poser la Question aux Magisters?

Asocial que tu es, osant troubler l'harmonie du Grand Plan, du Grand Architecte de l'Univers... Tu seras vendue contre un troupeau de chameaux pour ta pénitence!

Philippe Cauwe

Les éoliennes vivent 25 ans, les nouvelles centrales nucléaires au moins 75, donc simple calcul d'amortissement: comparer 3x44=132€ à 104. Le Portugal a une situation côtière favorable pour le vent, en été sans stockage les producteurs ont payé les consommateurs pour prendre leur kWh. l'Italie et l'Espagne ont investi la même puissance de MW en gaz qu'en éoliennes pour palier le manque de vent. Où est la réduction de CO2? Les éoliennes et PV n'existent que grâce aux subventions publiques. Fin 2018 la France a investi 140 milliards€ en ENR sans réduction du CO2, la même somme investie dans des pompes a chaleur fonctionnant au kWh nucléaire aurait supprimé les chaudières au fioul et réduit de 25% le CO2 lié a ce secteur.95% des éoliennes et PV sont produits en Chine. Il n'y aura pas de kWh decarboné sans nucléaire. l'Europe ne peut physiquement satisfaire ses besoins avec le vent et le soleil. Il n'y a pas de foisonnement de vent/soleil entre pays voisins; pas de vent en France=pas de vent en Allemagne ; même comparatif avec l'Espagne. ENR : 40 x plus de métaux par MW que le nucléaire ; métaux déjà en stress de production, Co et Li et terres rares p ex. Nouvelles productions possibles mais a coûts supérieurs, le Li a triplé depuis 3 ans. Les nouveaux réacteurs (2040) avec accélération de neutron="incinération" des déchets nucléaires actuels, plusieurs milliers d'années de réserves avec meilleure utilisation de U et recours au Thorium.

isabelle Garderes

Bonjour,
la ménagère de moins de 50ans étant par ailleurs titulaire d'un master de gestion d'entreprise et dirigeante de 3 sociétés vous rappelle que le prix de revient du kWh livré (donc 44€/MWh pour l'éolien et 104€/MWh pour Inkley Point) tient compte bien évidemment des charges d'amortissement.

Donc au bout de 25 de la durée de vie des éoliennes il faudra repartir sur un nouvel investissement. La courbe d'apprentissage industriel de l'éolien étant encore à une stade de maturité incomplète, le nouveau cycle d'investissement se fera à un coût du kWh encore moindre ce qui creusera encore l'écart de rentabilité entre éolien et électronucléaire.

De plus le prix annoncé du MWh éolien est un prix sûr qui s'inscrit dans une tendance baissière régulière et forte.
En revanche, le prix de l’électronucléaire est un prix approché qui pour sa part s'inscrit dans une tendance haussière.

La ligne côtière du Portugal est bien moins favorable que la nôtre en matière de potentiel éolien, elle ne dispose que de 2 grands régimes de vents sur la façade Atlantique, tandis que nous avons entre le golfe de Gascogne, la Bretagne, la Manche , la mer du Nord, la Méditerranée continentale et la Corse un foisonnement assuré.

Enfin et c'est là LE point clé : les nouveaux projets d'ENR en cours de développement ne se font plus avec des projets de commercialisation en OA (obligation d'achat avec garantie du contrat par l’État français via EDF ou Enercoop ou ...) mais en contrats de vente direct, les PPA affranchis de toute aide publique : cette filière a bénéficié d'efforts financiers massifs pour sa mise en route, elle est en cours de sevrage de subventions.

Vos propos sont justes et censés, ils sont juste très légèrement décalés dans le temps en reflétant une réalité d'il y a à peine 2 ou 3 ans ; le réalité a évolué très très vite sur ces marchés là, la très forte concentration en cours y est pour beaucoup (rachat de Quadran et de direct énergie par Total, rachat de Luxel par EDF ENR,..)
Bien cordialement

CAUWE Philippe

Bonjour
Les coûts actuels des ENR même dépouillés de subventions ne reflètent pas la réalité d'une proportion irréfléchie de ENR dans le mix futur de l'énergie. Votre optimisme sur l'évolution des couts des ENR est sans doute vrais si l'on ne considère que le court terme et les seules installations de machines ou PV. Votre optimisme est biaisé car le prix du kWh que l'on vous propose n'existe que parce qu'en France il y a les centrales nucléaires qui pallient le manque de vent/soleil (70% et 85% du temps resepectivement). En absence de nucléaire, votre optimisme sera refroidi lorsque le cout du kWh ENR que l'on vous proposera prendra en compte le cout des centrales au gaz qui doivent fonctionner pendant 70% du temps quand il n'y a pas de vent ou de soleil ou en variante ne prendra en compte le triplement de la puissance installée ni des stockages associés ni du renforcement du réseau nécessaire au transport du courant quand il n'y a pas de vent/soleil. Et de plus nous n'aurons pas décarboné notre énergie si on a l'honnêteté de tenir compte de l'empreinte CO2 de toute la chaine.
Cet optimisme doit aussi être confronté au stress sur les métaux que ces ENR utilisent (Co, Li, Terres rares p ex- voir le livre La Guerre des Métaux - Guillaume Poitron- Les liens qui Libèrent-2018). Par unité de puissance installée, les ENR utilisent 40 foi plus de métaux que le nucléaire, requièrent 1000 fois la surface au sol (sans compter les stockages). Le prix du Li a triplé depuis 3 ans. Tous le Li du monde actuellement exploitable ne permettrait de stocker de 5 à 10 jours des besoins actuels en électricité de la planète. Inquiétudes de Tesla : https://www.novethic.fr/actualite/environnement/ressources-naturelles/i…
Tous compte faits, des solutions 100% éolien ou 100% solaire coutent de 10 à 20 fois ce que coutent les centrales nucléaires, quelque soit la source de financement, privé , état ou autre. https://jancovici.com/transition-energetique/renouvelables/100-renouvel… donne des ordres de grandeurs qu'il est bon d'avoir à l'esprit.
Il n'y a qu'en France que l'on met tant de temps pour construire de nouveaux EPR et que l'on dépense tant d'argent parce que l'on a perdu la main et que les normes de sécurité changent avec l'avancement du projet. AREVA en Chine et les russes en Pologne p ex vont beaucoup plus vite et réalisent au budget prévu.
Ces nouvelles centrales sont intrinsèquement plus sûres que les "anciennes". Y*a-t-il eu des accidents avec ces "vieilles" centrales en France avec conséquences environnementales? Non!
Le risque étant la multiplication d'un facteur d'occurrence et d'un facteur de gravité, il est p ex plus risqué de mourir du cancer du fumeur que d'habiter à côté d'une centrale ou encore de rouler en voiture, etc. . .
Bien sûr l'uranium est aussi en stress d'approvisionnement primaire.
Les nouveaux réacteurs EPR permettent de recycler partie des déchets actuels MOx.
Les réacteur à flux contrôlés (accélérateurs de neutrons) seront(2040?) capables de recycler la montagne d'uranium et de plutonium qui dort dans les bassins de refroidissement, produira moins de déchets, transmutera les déchets actuels ("incinération" avec réduction de la durée de vie) et ouvrent la porte à l'utilisation du Thorium qui nous donnera pour quelques millénaire de réserve énergétique.
Entre temps il serait sans doute habile de développer une industrie nucléaire compétente pour de plus petits réacteurs (300MW p ex) car plus petit ils seraient construits plus vite, pourraient en partie être enterré, permettent une modularité adaptable aux besoins, seraient exportables vers les pays d'Asie et d'Afrique qui seront les plus grands émetteurs de "nouveau" CO2 dans le futur (et nous ne pouvons ni leur en vouloir ni les en empêcher)
Le futur de notre énergie électrique sera un mix dont il serait très imprudent d'éliminer aujourd'hui les ressources du nucléaire.
Notre énergie est le facteur indispensable au PIB que nous réalisons car l'énergie est la grandeur qui nous permet de transformer ce qui nous entoure. Chine, Tchéquie, Pologne construisent de nouveaux EPR parfois avec l'aide de AREVA mais aussi avec l'aide des russes.
Aux USA, des centrales sont prolongées à 60 ans et des demandes sont en cours pour 80 ans.
Tous fous ces gens? Il n'y a que nous qui avons raisons?
Notre vision ne peut s'arrêter à 25 ans mais doit au moins considérer ce que sera 2100.
Si notre planète a été 100% renouvelable jusqu'au début de l'ère industrielle, vers 1850 avec alors environ 850 millions d'habitants sur la planète, le serait-ce encore possible en 2100 avec 10 milliards d'habitants sans que nous ne changions notre manière de vivre et notre confort?
Alors tachons de ne pas prendre parti comme l'on pourrait faire acte de foi pour telle ou telle religion. Tout intégrisme est nuisible.

Rochain

La seule chose qui progresse de façon parfaitement visible c'est les coûts de plus en plus pharaoniques du nucléaire et la chute vertigineuse coûts de production des ENR éoliens et solaires. Dans 60 ans et même avant l'énergie électrique ne coutera plus rien. Comme pour la téléphonie, les investissements seront payés par un abonnement fixe et quelque soit la quantité consommée.
Les larmoyants du nucléaires croient pouvoir se consoler en rabâchant l'affaire du stockage qui n'est déjà plus un problème aujourd'hui, alors je ne vous dis pas dans 60 ans. Le stockage n'est d'ailleurs aujourd'hui un problème que pour les centrales nucléaires dont plus de la moitié du parc existant est incapable d'assurer un suivi et vomit jour et nuit la même quantité d'électricité qu'on vous fait stocker la nuit dans vos ballons d'eau sanitaire qui représentent entre les 2/3 et les 3/4 de votre consommation nocturne. Faites l'expérience vous même avec ou sans le ballon connecté et vous serez édifié. Ensuite multipliez ça par le nombre de famille en France (sensiblement le nombre de ballons) et vous comprendrez que le nucléaire, c'est le contraire de la souplesse.
Serge Rochain

Hervé

Bonjour Mr Rochain
Il est assez difficile de prévoir ce qui sera la solution énergétique dans 60 ans. Des nouvelles découvertes peuvent changer totalement la donne comme ça l'a été par le passé à chaque rupture technologique.

Pour le reste de votre baratin vous avez pas un peu l'impression de carrément exagérer? C'est étrange il me semblait qu'une part significative de l'ECS est faite par du gaz, du fioul, un peu de solaire thermique... . Ensuite sur la part de ballons électriques, une partie non négligeable n'ont pas de tarif heures creuses. Et pour finir le volume total consommé par ces ballons est faible au regard du volume total produit .

Votre Ballon consomme trop? S'il est froid le soir, C'est 2Kw X8 = 16 Kwh maxi. Vu qu'on peut considérer qu'il consomme exclusivement du nucléaire (vous l’écrivez vous même) ça ferait 16 x 6 = 96grs de CO2. Avec du fioul, vous auriez fait 5Kg, en gaz 3.5Kg.... Quel est le problème?

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