La fermeture de Fessenheim : organiser la « régression » et lever les incertitudes

Jacques Percebois – Professeur à l’Université Montpellier I

Professeur émérite à l’Université de Montpellier (CREDEN)
Coresponsable du pôle Transitions énergétiques à la Chaire Économie du Climat (Paris-Dauphine)

La décision de fermer les deux réacteurs nucléaires de Fessenheim est encore contestée mais elle est aujourd’hui actée : EDF confirme avoir déposé auprès de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) la demande d’abrogation de l’autorisation d’exploiter la centrale et prévoit d’arrêter les deux réacteurs de 900 MW chacun en 2020, le premier le 22 février et le second le 30 juin. Le choix initial était de fermer Fessenheim au moment de la mise en service de l’EPR de Flamanville mais le report de cette mise en service, au mieux fin 2022, a modifié les plans.

Le site alsacien est la doyenne des centrales françaises mais sa fermeture ne doit rien à des considérations de sûreté (l’ASN avait autorisé la poursuite de l’exploitation du réacteur n°1 pour dix ans en juillet 2011 et avait fait de même pour le réacteur n°2 en avril 2013). Cette décision est la conséquence d’un choix politique. Cela peut paraître d’autant plus surprenant que le Conseil de l’Union européenne a décidé en septembre 2019 de maintenir éligible l’énergie nucléaire dans le label des investissements « verts », en justifiant cette position par le fait que le nucléaire est une énergie « décarbonée ».

Cette fermeture est la première d’une longue liste puisque 14 réacteurs sur les 58 actuellement en fonctionnement en France doivent être arrêtés dans les prochaines années aux termes de la PPE qui prévoit de limiter à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité à l’horizon 2035 (contre 71,7% en 2018).

Rappelons que 39 des 58 réacteurs français atteindront les 40 ans avant 2025. Les investissements dits de « grand carénage » (près d’un milliard d’euros par réacteur) prévoient de prolonger la durée de fonctionnement de certains de ces réacteurs à 50 ans, voire 60 ans, en fonction des besoins et des autorisations.

La fermeture d’un site industriel a un coût, d’abord pour l’opérateur mais aussi pour la collectivité territoriale qui accueille ce site et il faut donc prévoir des compensations. Pour certains, cette fermeture est le signe annonciateur d’un abandon progressif et programmé du nucléaire ; pour d’autres elle ne fait que traduire une nécessaire adaptation du parc nucléaire aux nouvelles exigences industrielles de cette filière.

Le concept de « coût de régression »

Lors des fermetures de sites industriels comme celles que l’on a connues avec la régression des mines de charbon ou celle des installations sidérurgiques, on se doit de comptabiliser les coûts supportés par les opérateurs de l’activité mais aussi ceux que la région où ces installations sont situées va devoir prendre en charge. Il s’agit en quelque sorte « d’externalités négatives » à comptabiliser dans le coût total de ces fermetures. C’est pourquoi on distingue généralement le « coût technique » et le « coût social » de la régression.

  • Le coût « technique » de régression

Le coût « technique » de la régression comptabilise les coûts que l’opérateur EDF et les autres actionnaires vont supporter du fait d’une fermeture anticipée de ces deux réacteurs. Il faut prévoir les coûts de démantèlement et d’évacuation des substances radioactives qui sont évidemment supportés quelle que soit la date de fermeture. Dans ce domaine, il ne faut pas se presser puisque la radioactivité diminue avec le temps, ce qui permet de réduire les coûts d’intervention.

Il faut ensuite prévoir les coûts de reconversion du personnel de la centrale (850 agents EDF et 300 salariés de sous-traitants sur ce site). Il faut également tenir compte du manque à gagner que cette fermeture prématurée entraîne par rapport à une situation où la centrale aurait continué à produire des kWh si elle était restée en fonctionnement jusqu’en 2041 (en déduisant bien sûr les coûts de prolongation qui auraient été supportés).

EDF indique avoir signé en septembre 2019 avec l’État un protocole d’indemnisation au titre de la fermeture anticipée de la centrale. Ce protocole prévoit les versements échelonnés sur 4 ans d’environ 400 millions d’euros correspondant à l’anticipation des dépenses liées à la fermeture (dépenses de post-exploitation, taxes diverses, coûts de démantèlement et de reconversion du personnel). Il faut dans ce cadre tenir compte de l’actualisation : ces dépenses auraient dû être engagées dans vingt ans et le fait de devoir les engager plus tôt a un coût financier pour l’entreprise.

D’autres indemnités sont évoquées au titre du manque à gagner pour les kWh qui ne seront pas produits pendant les 20 ans à venir. Ces indemnités éventuelles seront calculées ex post sur la base des prix observés sur le marché de gros et en faisant des hypothèses sur le taux d’utilisation de la centrale. Sur la base d’un prix de gros de l’ordre de 45 €/MWh (chiffre proche des prix observés aujourd’hui et aussi du niveau de l’ARENH, encore fixé à 42 €/MWh actuellement) et en prenant un taux d’utilisation de l’ordre de 75%, cela donnerait un manque à gagner de l’ordre de 4 à 5 milliards d’euros pour l’opérateur sur les 20 ans (sur la base d’une production de 12 TWh par an, avec un chiffre d’affaires de l’ordre de 10,8 milliards d’euros sur la période).

Il faut évidemment tenir compte des coûts de fonctionnement et de combustible ainsi que des coûts d’amortissement et de mise à l’arrêt de la centrale à la fin de la période, ce qui explique que le manque à gagner soit sensiblement inférieur au chiffre d’affaires. Il n’est pas certain que l’État fera ce versement, ni que ce sera à cette hauteur d’autant que le protocole semble retenir une formulation un peu ambigüe : « des versements complémentaires pourront intervenir ultérieurement ».

Il est probable que ce manque à gagner constituera, en partie du moins, un « coût échoué » (stranded cost) pour l’opérateur historique. Notons qu’EDF ne sera pas le seul opérateur à indemniser puisque la centrale est pour partie propriété d’autres électriciens européens (un consortium suisse et une entreprise allemande)

  • Le coût « social » de régression

Le coût « social » de la régression évalue les impacts macroéconomiques liés à la fermeture du site, c’est-à-dire les effets que cette fermeture engendre sur l’économie locale, voire l’économie nationale. Il y a d’abord les coûts liés aux pertes d’emplois. En plus des emplois directs (agents de la centrale) et des emplois indirects (employés des sous-traitants) perdus, il faut estimer les pertes d’emplois induits c’est-à-dire des emplois au sein des entreprises, commerces et services qui profitaient de l’activité de la centrale (certains parlent de 1 000 emplois menacés).

Certes, il est prévu de créer une zone d’activité dans le cadre d’une société d’économie mixte franco-allemande pour laquelle l’État versera 10 millions d’euros et 15 000 euros par emploi créé. L’État investira également 240 millions d’euros dans la construction d’une vaste centrale solaire de l’ordre de 300 MW et EDF devrait créer un centre de démantèlement représentant 100 millions d’euros d’investissement et pouvant donner lieu à la création de 200 emplois. On y procéderait en particulier au démantèlement des générateurs de vapeur.

À cela s’ajoute la perte de recettes fiscales pour les collectivités locales car les INB (installations nucléaires de base) sont de gros pourvoyeurs de rentrées fiscales pour les collectivités territoriales. L’État prévoit de verser à ces collectivités 30 millions d’euros sur dix ans en compensation de l’arrêt d’activité mais le compte n’y est pas pour les élus locaux.

Il faut par ailleurs ajouter l’impact de la fermeture de la centrale sur les émissions de CO2. Celle-ci va nécessiter de faire appel, en partie du moins, à de l’électricité « carbonée » (centrale à gaz ou à charbon), du moins jusqu’au début de 2023, date d’entrée en service prévue de Flamanville. Le kWh nucléaire n’émet que 6 grammes de CO2 contre 500 grammes pour un kWh « gaz » et près de 1 000 pour un kWh « charbon »(1). La centrale solaire ne sera pas opérationnelle en 2020 et sa production sera bien loin – compte tenu de sa puissance et de son facteur de charge - de compenser celle d’une centrale nucléaire de 1 800 MW(2). Certes, on pourra faire davantage appel aux importations allemandes d’électricité mais cela détériorera alors la balance commerciale de la France.

Il faudrait également estimer l’impact qu’une baisse durable de la production nucléaire aura sur le prix de gros de l’électricité. Il est néanmoins difficile d’anticiper aujourd’hui ce que pourrait être cet impact dans le cas de l'arrêt de Fessenheim tant les facteurs qui fixent le prix de gros sont nombreux, à commencer par la volatilité de la demande. Tout dépend en particulier des substituts qui seront sollicités au niveau de l’offre (centrales thermiques ou renouvelables ?).

Sortie programmée ou nouveau départ pour le nucléaire ? Des annonces contradictoires

La fermeture confirmée de la centrale de Fessenheim intervient dans un contexte particulier, tant les signaux envoyés par les pouvoirs publics sont contradictoires et difficiles à interpréter. Selon la PPE, la part du nucléaire dans la production française d’électricité doit progressivement baisser mais dans le même temps le gouvernement vient de demander à EDF d’explorer une voie consistant à relancer la construction de 6 EPR d’ici une quinzaine d’années.

La feuille de route est précise : la construction de chaque paire de réacteurs sera espacée de 4 ans et les tranches au sein d’une même paire de 18 mois. C’est une bonne décision si l’on veut maintenir les compétences et le savoir-faire de l’industrie française des réacteurs. Ces EPR2 seront sans doute moins complexes à construire que celui de Flamanville et, grâce aux économies d’échelle, leur coût devrait être plus faible.

Ces nouveaux réacteurs, si la décision de les construire est bien confirmée, vont-ils se substituer à des fermetures programmées ou vont-ils accélérer la fermeture d’autres réacteurs ? Faut-il s’attendre à un report de l’échéance 2035 concernant le plafond de 50% de nucléaire dans le mix électrique? Il est difficile de répondre d’autant que l’avenir de l’EPR va aussi dépendre de la façon dont les choses vont se passer à Hinkley Point au Royaume-Uni.

Le gouvernement a le projet de restructurer EDF en scindant l’entreprise en deux entités (le plan « Hercule »), dont l’une, 100% publique, se chargerait du nucléaire et de l’hydraulique. Faut-il y voir une façon de « sanctuariser » le nucléaire ou au contraire la volonté de créer une société en charge de gérer des actifs considérés comme « échoués » à terme, à l’instar de ce que l’Allemagne a fait pour ses actifs charbonniers ? Cette entité (qualifiée de « bleue » dans le plan proposé) serait alors considérée comme une société de « defeasance » visant à organiser la sortie du nucléaire.

La mise en veilleuse en septembre 2019 du projet de surgénérateur Astrid est une décision majeure, passée un peu inaperçue, dans la mesure où l’on retarde (certains disent abandonne) le choix d’un réacteur de nouvelle génération à neutrons rapides qui permet de mieux utiliser l’uranium, d’en accroître fortement les réserves, et dans le même temps de réduire le volume et la nature des déchets nucléaires à stocker puisque certains déchets deviennent des combustibles (cas du plutonium) tandis que d’autres peuvent être transmutés (cas de certains actinides mineurs).

C’est certes déjà le cas avec le MOX, qui permet de recycler du plutonium, mais pas à la même échelle. Pendant ce temps, les Russes et les Chinois, mais aussi les Américains, continuent de développer cette voie des surgénérateurs, dans laquelle la France était pourtant leader (grâce aux réacteurs Rapsodie, Phénix et Superphénix tous aujourd’hui à l’arrêt).

Certes, les recherches pour la Génération IV continuent « sur le papier » mais dans le nucléaire, les retards sont parfois irréversibles et rien ne remplace la construction d’un prototype. Les retards de Flamanville, en comparaison avec les performances des deux EPR de Taishan construits en Chine avec l’aide d’EDF, montrent combien la pratique et le maintien des compétences sont des atouts importants. Là plus qu’ailleurs, « c’est en forgeant qu’on devient forgeron », surtout si, comme l’écrivait Oscar Wilde, « l’expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs ».

Sources / Notes
  1. Données du 5e rapport du GIEC sur l’évolution du climat, 2014.
  2. Au demeurant, une installation « non pilotable » comme une centrale solaire ne fournit pas le même service qu’une installation « pilotable » comme une centrale nucléaire ou une centrale thermique au gaz ou au charbon. La première fournit du courant quand il y a du soleil, la seconde quand on en a besoin.

Les autres articles de Jacques Percebois

Commentaire

Jean EIMAR

Sur le cul !
De la part d'un "éminent" économiste, voilà qui laisse pantois. Cette affaire de Fessenheim ne s'apparenterait-elle pas plutôt à un sidérant holp-up envers les contribuables et au profit de cette EDF

Hervé

Peu probable. Comme le suggère l'article, ils ne rembourseront pas les manques à gagner. L'ardoise sera pour les actionnaires et clients d'EDF, et je vois déjà les escrologistes récupérer ça pour casser un peu plus du nucléaire...

Michel

Certes cette fermeture est "actée".
De même la loi (qui pourrait encore être changée) conduit à la fermeture d'ici 2035 de 14 réacteurs.
Mais fermeture n'est pas démantèlement.
N'est-il pas possible de mettre ces centrales sous "cocon" ?
Alors que le principe de précaution est mobilisé pour un oui ou pour un non, là, alors que nombre d'experts alertent sur les risques encourus en matière de sécurité de notre réseau, de maîtrise des émissions de gaz à effet de serre, et de coût de notre énergie, nos gouvernants, aiguillonnés par les ténors et les divas de l'écologie politique, se désengagent du nucléaire sans même se garder une porte de sortie ?
Le schéma décennal de RTE https://www.actu-environnement.com/media/pdf/news-34054-schema-decennal… (voir page 9) montre l'augmentation anticipée de la production électrique à horizon 2035 de 550 TWh à 640 TWh alors que la production nucléaire anticipée est anticipée comme se réduisant de 400 TWh à 300 TWh (et donc bien à moins de 50 %)... avec des chiffres de production par le renouvelable hors hydroélectricité annoncés de 240 TWh !!! ce qui correspondant peu ou prou à une puissance installée de l'ordre de 125 GW en moyens intermittents !!!... (240 TWh cela correspond à une production continue de 27,4 GW pendant 365,25 jours de 24 heures... soit avec facteur de charge de 21,9 % pour tenir compte d'un mixed solaire (un peu) éolien on shore (surtout) et éolien off shore (un peu)... une capacité installée de 125 GW ... je vous laisse calculer le nombre de mâts qu'il reste à planter...)

On n'a pas de solutions de flexibilité (stockage et effacement) sous le coude pour des fluctuations potentielles de cette ampleur. Le pourcentage de production (moyenne) d'ENRi est annoncé à 37,5 % !!!! Alors même que l'étude de Finon http://www.ceem-dauphine.org/assets/dropbox/Villavicencio-Finon-Revue-E… montre bien que l'optimum d'ENRi est autour de 11 % et pourrait l'être autour de 15 % si (si !) on avait des ressources en flexibilité adaptées (que l'on n'a pas et qu'on en sait pas comment on les aura... la seule chose que l'on sait faire aujourd'hui c'est "planter des mâts")... 37,5% ...

Même l'ADEME n'ose pas aller aussi loin quand elle écrit dans ses recommandations qu'avec les perspectives de flexibilité envisageables " le système électrique français apparaît avoir une bonne résilience à une introduction conséquente d’énergies renouvelables (jusqu’à 46 GW d’éolien et 33 GW de solaire dans le scénario ADEME étudié)" ; cela signifierait, si elle ne se plante pas, environ 140 TWh de production soit 22 % du besoin avancé pour 2035 en électricité.

La prudence élémentaire, tout en respectant la volonté politique actuelle telle qu'elle s'est exprimée par la voix des représentants élus, serait d'envisager que cette même volonté politique puisse changer si jamais il est constaté ce que la plupart des experts prédisent : cette politique fait courir des risques inconsidérés à la sécurité du réseau et ne permettra pas de réaliser les réductions d'émissions de gaz à effet de serre affichés.

Hervé

De toute façon on est ici sur des manœuvres électoralistes de "rachat de voix" gratuit pour LREM car aux frais du CONtribuable... . Ils nous refont le coup de SPX, (espérons qu'ils gaspilleront beaucoup moins ce coup ci, cette fermeture étant sous une certaine pression des voisins outre frontière, j’espère qu'en plus on va pas devoir rembourser la part des allemands...) Pour SPX, ça a été un vrais scandale sur la façon dont ça a été géré.

Pierre-Ernest

On avait pourtant la chance d'avoir un test en vraie grandeur de l'autre coté du Rhin, pour savoir si l'abandon du nucléaire était possible, et à quel coût. Il suffisait d'attendre.

Hervé

Ouais, enfin à la vitesse ou ils progressent en matière de réduction des émissions de GES on risque de devoir attendre longtemps.
Pour le moment nous de disposons pas de gisements de lignite suffisants pour pouvoir les imiter.

Guillaume

Oui, mais en même temps, ils sont à plus de 42% d'ENR (en 2018) et ambitionnent de se passer de nucléaire ET de charbon d'ici à 2035... Pourquoi ce qui est possible chez eux ne le serait pas chez nous ?
D'autre part, cette tribune montre une chose: il est ahurissant que les coûts de démantèlement du nucléaire n'aient pas été intégrés dès le départ dans le coût de production du KWh. Cela aurait l'avantage de montrer le vrai coût de cette énergie (hors externalités négatives en cas d'accident).

wenger

Pas besoin d attendre. Il sufgit d aller voir la mine Garzweiler et le CO2 des centrales attenantes (Neurath, Noederaussem, etc.)

Maume

Quand les raisons du dernier retard de l'EPR seront connues, ASN sera déconsidérée et nous tous mort.....de rire. Nos brillants experts roulés dans la farine suivant le principe du paté aux alouettes. Enfumés nos politiques.
Cherchez un peu et vous trouverez, aidez vous d'ingénieur métallurgiste un peu soudeur.

EtDF

Merci Prof Percebois pour cette lecture très précise, argumentée, clarifiant ainsi la politique énergétique que l'on nous cuisine, initiée avec la fermeture anticipée à des fins.. peu justifiables.
Merci aux commentateurs qui ont bien compris le pourquoi et le comment de cette "affaire". Il n'y a rien à ajouter sur les plans des arguments technologiques, économiques, sécurité énergétique et sécurité tout court. Je soulignerais même que l'abandon du programme Astrid témoigne tout autant de l'inconstance des décideurs institutionnels (je ne veux quand même pas tous les taxer d'ignorants, ce serait trop gentil). Que l'on ne prenne pas en considération le(s) nucléaire(s) 4eme génération (voie Astrid, ou "nucléaire liquide", ou le principe du Thorium), est une erreur technologique et ECOLOGIQUE majeure. C'est vrai que l'on nous promet une expertise en planteurs de pylônes (faute de soudeurs)..."made in countries" où on développe ces approches nucléaires d'avenir.
En attendant, je salue ici le silence assourdissant des pro 50%, à l'horizon 2035... !!! Quant ils verront leur future facture EDF (ou ce qu'il en restera) arriver, peut-être hiberneront-ils comme les ours par souci d'économie.. prémices d'un retour à l'ère des cavernes...

Rblase

Le schéma est approximativement le suivant, les ONG influencent les médias qui le plus souvent sont des journalistes ayant peu de connaissances scientifiques, ces médias influencent le « bon peuple » qui, en général, à encore moins de connaissances scientifiques que les journalistes. Le discours de ces derniers crée en même temps une opinion miroir chez les politiques. Comme l’homo politicus vise sa réélection il prend ses décisions et bâti un programme à la lueur du pourcentage qui lui sera le plus favorable.
C’est ainsi que que l’on essaie de faire adopter par les lois des actions en contradiction avec la science et qu’il n’y pas de vision à long terme.

Avenirdunucléaire

Et pour compléter les commentaires précédant, le grand gagnant,à terme, sera alors le gaz naturel fossile (importé) et ses centrales CCG, avec le CO2 qui va avec ...

Bruno Lalouette

"Au demeurant, une installation « non pilotable » comme une centrale solaire ne fournit pas le même service qu’une installation « pilotable » comme une centrale nucléaire ou une centrale thermique au gaz ou au charbon. La première fournit du courant quand il y a du soleil, la seconde quand on en a besoin."

Faux!
Le solaire thermique se stocke grâce à des dalles de chaleur!
La chaleur peut être transformée en vapeur ou en électricité par le biais de moteurs Stirling, à tout moment!
Le nucléaire émet 6g de CO2, le solaire thermique zéro!
45 euros le Mwh, plus, 1/3 pour le transport = 60 euros, Plus la TVA, soit en gros, 72 euros du Mwh...
Le solaire thermique est donné pour 20/30 euros du Mwh et c'est du local!
L'Alsace est l'une des régions les plus ensoleillée de France!

Je pense qu'entre solaire thermique, énergie bois et petite hydraulique, l'Alsace à tout pour créer beaucoup d'emplois dans le domaine de l'énergie, et de la géothermie et des thermes ludiques aussi, comme il y en a tout du long de la frontière en Allemagne...
Ce qui amène un grand nombre de touristes à l'économie locale... Allemande!

Soyons sérieux, si le sujet était vraiment l'emploi et la rentrée fiscale, cet article n'aurait jamais été écrit!

Pour commencer, aucune crédibilité quand on a ce CV là!

"Il a été l’un des deux rapporteurs de la Commission « Charpin, Dessus, Pellat » qui a élaboré un rapport sur les perspectives économiques du nucléaire3, rapport remis au Premier Ministre en 2000. Il est membre du Conseil Scientifique du Conseil français de l’Énergie et Président du Conseil Scientifique de la Fondation TUCK (IFPEN). Il a fait de nombreuses missions d’enseignement et d’expertise pour la Banque mondiale (EDI), la BEI, l’IEPF, la Commission européenne, les ministères…Il a été Vice-Président de l’IAEE de 2011 à 2012. Il est membre de l’Observatoire d’Entreprises d’EDF, et fut membre du Conseil Scientifique de Gaz de France. Il a été deux fois membre d’un jury d’agrégation de sciences économiques."

Une très belle carrière... Aux ordres de la république universaliste et de la Banque Mondiale, mais certainement pas au service de la France!

Je me méfie des économistes, quand j'étais petit (j'ai 51 ans), ils disaient que l'immigration allait payer ma retraite et jusque, il y a peu encore...
Hé bé... Macron y dit plus du tout la même chose...

Le nucléaire n'est pas plus rentable que l'immigration de masse qui a été imposée aux français par les mêmes gens diplômés des grandes écoles de la république centralisatrice!

Des gens qui n'aiment pas du tout le modèle internet, cette grande toile avec tous ces noeuds, des gens qui ont pondu l'A380 pour supprimer des noeuds, ça a fait pschittt...

A l'inverse, Google, Facebook, Amazon, sont américains, pourtant le web est né en Suisse!
Mais, le capitalisme décentralisé avec seulement 15% d'impôt sur les plus-values est beaucoup plus attractif que la république centralisatrice, ersatz d'Union Soviétique, qui taxe encore et encore, et toujours plus, et encore davantage, mais pourquoi faire?

Pour payer les écoles, les salaires et les délires de sa fausse élite et il n'y jamais assez, alors on fait des dettes pour continuer de financer les piteux conseils des X-Crises!

De temps à autre, il y en a même un qui ose nous dire sans rire, monsieur très avisé, ancien conseillé de Mitterrand, que Jo le taxi va sauver l'économie...

Le nucléaire n'est qu'une dette de 20000 ans, juste une ruine!

Et ça, c'est le scénario sans accident!

wenger

Bravo pour la patience de taper un aussi long texte.
Mais tellement confus, et brouillon. A la fin on sait plus de quoi cela parle.
Mais peut etre cela vous a t il permis de vous detendre et de canaliser votre hargne
C est deja cela.

Bruno Lalouette

C'est pas faux, mais il y a des colères légitimes, surtout quand on a le sentiment de pisser dans un violon face à une bande d'autistes auxquels la réalité donne tort, mais qui continuent allègrement à taper dans la caisse.

Hervé

Bonjour Mr Lalouette

J'ai un collegue qui a investit dans du solaire thermique avec citerne de stockage... Au bilan pas terrible, ça fait faire quelques économies en mi saison, mais après... A amortir sur un siecle.

Par contre le stockage géologique semble plus prometteur, voici un papier du BRGM qui parle de ce que vous dites et d'autres stockages: http://www.fondation-tuck.fr/upload/docs/application/pdf/2015-12/presen… .

Pour les démonstrateurs déja réalisés, de ce que j'ai lu le cout reste assez élevé pour des usages thermiques. En production électrique, je ne pense pas qu'on puisse envisager que ce soit trés compétitif, les centrales solaires en Espagne ne semble pas être miraculeuses sur le plan économique. Donc vous êtes dur quand vous écrivez que l'auteur a faux...

Je partage votre scepticisme sur les économistes (du moins certains d'entre eux qui marchent carrément en dehors des réalités). Concernant Percebois, il est plutôt très réaliste dans ce qu'il écrit. Moi j'apprécie ses articles. On peut peut être le taxer un peu de conservateur, mais c'est souvent à juste titre qu'il l'est. Le nucléaire n'est pas ce qui se fait de mieux sur le plan économique, mais c'est quand même une techno intéressante (du moins tant que ça n'a pas pété... Espérons que ça n'arrive pas chez nous!)
Bonne soirée

Ajouter un commentaire