Le nucléaire de demain sera chinois

Hervé Machenaud

Directeur de la Branche Asie-Pacifique d'EDF de 2002 à 2016
Membre de l’Académie des technologies

Au début des années 1980, la Chine lance deux projets de centrales nucléaires : Qinshan phase I (réacteur de 300 MW de technologie chinoise, connecté au réseau en 1991) et Daya-Bay (2 unités de 1 000 MW de technologie française, mise en service en 1995). Suivront les centrales de Ling Ao (duplication de Daya-Bay), Quinshan II (650 MW de technologie française), Quinshan III (réacteurs à eau lourde de technologie canadienne) et deux réacteurs VVER de technologie russe sur le site de Tianwan. Entre 1998 et 2003, le Premier Ministre Zhu Rongji n’autorise plus aucun nouveau projet.

Début 2003, à l’arrivée au pouvoir du Président Hu Jintao et du Premier ministre Wen Jiaobao, le programme nucléaire chinois est relancé. L’été 2003 voit tous les acteurs du nucléaire chinois défiler en France et un consensus est atteint au mois de septembre pour réaliser un grand programme nucléaire sur la base du modèle « N4 » français. Devant les réticences de la France, qui promeut déjà l’EPR, et la pression des États-Unis, la Chine décide toutefois de lancer début 2004 un appel d’offres international. En attendant les résultats de cet appel d’offres, un programme de « duplication » des modèles existants (pour la grande majorité issus de technologie française) est engagé.

En décembre 2006, après presque deux ans d’hésitations, l’appel d’offres est attribué à Westinghouse et il est officiellement décidé que le programme nucléaire chinois sera construit à partir du modèle américain AP1000. Quelques semaines plus tard, le président de China General Nuclear Holding Cy (CGN) invite toutefois également EDF à investir à ses côtés dans la construction et l’exploitation sur le site de Taishan de deux EPR commandés à Areva. Les travaux de construction des AP1000 et des EPR débutent ainsi respectivement en avril et novembre 2009.

Au total, la Chine a lancé la construction de 6 réacteurs en 2008, 9 en 2009 et 10 en 2010. Un programme nucléaire de très grande envergure semble alors avoir été engagé.

Fukushima : un envol suspendu

Après l’accident de Fukushima Daiichi en mars 2011, aucun nouveau projet n’est plus lancé à quelques exceptions près (projets déjà autorisés avant l’accident). Marquées par l’échec japonais et la réaction très vive du public chinois, les autorités décident de ne plus construire que des réacteurs de nouvelle génération, dits de 3e génération (c’est-à-dire capables de maintenir la radioactivité à l’intérieur de la centrale en cas d’accident grave).

Cependant, aucun modèle de 3e génération n’est alors en fonctionnement dans le monde. Les constructions de l’EPR et de l’AP1000 accusent un retard très important et rencontrent des difficultés techniques sérieuses.

Les modèles nationaux, les Hualong développés par CGN et China National Nuclear Corporation (CNNC), sont quant à eux encore à l’état de conception. Dans ces conditions, le gouvernement hésite et autorise finalement, en 2015, la construction de 8 nouveaux réacteurs nucléaires : 4 ACPR1000 (Advanced CPR1000) et 4 HPR (Hualong Presurized Reactor).

Depuis cette date, aucune nouvelle autorisation n’a été donnée à l’exception du réacteur à neutrons rapides (RNR) de 600 MW à Xiapu. Les projets de quatre autres réacteurs Hualong et de deux CAP 1400 auraient néanmoins, selon la presse chinoise, été approuvés et pourraient être mis en construction en 2019.

Le nucléaire chinois : vers un programme d’ampleur historique

S’il a connu un temps d’arrêt « post-Fukushima », il semble bien que le redémarrage du programme nucléaire chinois ne soit plus qu’une question de mois. Il sera d’une ampleur encore inégalée dans l’histoire du nucléaire mondial.

Avec 43 réacteurs en exploitation et une puissance installée de 45 GW, le nucléaire ne représentait fin 2018 qu’un peu plus de 2% des 1 900 GW de capacité installée et 4,5% de la production d’électricité en Chine.

En 2018, 9 nouveaux réacteurs nucléaires, dont les 4 AP 1000 et les 2 EPR, représentant au total 11,7 GW ont été mis en service en Chine. Huit autres réacteurs, encore en construction, doivent démarrer en 2020 et 2021. Aucun autre projet n’ayant été approuvé, il n’y aura par la suite plus de mise en service avant 2024 ou 2025.

Selon les prévisions du China Electric Council, la puissance installée du parc nucléaire chinois devrait atteindre 200 GW à l’horizon 2030. Cela conduirait à construire 100 à 140 GW de nouvelles capacités entre 2020 et 2030, soit une douzaine de réacteurs par an.

Une récente analyse du China’s Energy Research Institute (CERI) conclut par ailleurs que, pour atteindre les objectifs de la COP21, la Chine devra disposer de 554 GW de capacités nucléaires à l’horizon 2050 (ce qui implique la mise en service d’une quinzaine d’unités supplémentaires par an entre 2030 et 2050).

Même si ce rythme paraît très élevé, il est certain que, dès qu’elle aura retenu sa technologie et achevé la réorganisation du secteur, la Chine construira autant de réacteurs que son industrie et son opinion publique le lui permettront (la mise en service du premier Hualong à Fuqing en 2020 devrait donner le signal, l’opinion est généralement peu favorable au nucléaire mais, en Chine, elle s’efface toujours devant l’intérêt général). Le rythme de 6 à 8 unités par an, présenté aujourd’hui comme un objectif, pourrait rapidement être largement dépassé.

Le modèle Hualong, dès qu’il aura été mis en service, devrait se tailler la part du lion. La Chine s’organise pour relever ce défi. Comme dans d’autres secteurs, des fusions font émerger de très puissants acteurs. Ainsi CNNC avec CNEC (China Nuclear Engineering Cy) et CPI avec SNTPC (le constructeur des AP 1000) en attendant le tour de CGN…

La Chine prépare aussi l’avenir : un réacteur à haute température (HTR) de 211 MW devrait être mis en service cette année et, dans la logique du retraitement décidé par la Chine, un réacteur à neutrons rapides (RNR) de 600 MW est en construction depuis décembre 2017. Des petits réacteurs modulaires (SMR) sont également en développement.

Les premiers pas de la Chine à l’international

Contrairement à la pratique internationale, ce sont les électriciens-exploitants chinois (CNNC, CGN et SPIC) qui portent les projets internationaux.

CNNC est notamment constructeur au Pakistan des quatre réacteurs de 340 MW mis en service entre 2000 et 2017 à Chasma et des deux réacteurs de 1 000 MW en construction à Karachi. Un accord de 2017 prévoit la construction d’une nouvelle unité de 1 000 MW à Chasma. En Argentine, un accord qui pourrait se concrétiser assez rapidement, prévoit la construction d’un réacteur de 700 MW de technologie à eau lourde (Candu), puis d’un réacteur Hualong de 1 000 MW. CNNC est également candidat en Arabie saoudite qui annonce un important programme nucléaire.

De son côté, le groupe CGN est aux côtés d’EDF dans le programme de 6 réacteurs nucléaires au Royaume-Uni : deux EPR sont en cours de construction à Hinkley Point, deux autres sont prévus à Sizewell suivis par deux Hualong à Bradwell (ces projets font l’objet d’un accord écrit mais pas de contrat d’exécution, des négociations doivent encore avoir lieu avec le gouvernement britannique, ce qui présente aujourd’hui des d’incertitudes) qui devraient être les premiers réacteurs de technologie chinoise construits dans un pays de l’OCDE.

SPIC n’a pas pour le moment de projets internationaux très concrets mais pourrait être porteur de la technologie AP 1000 et AP 1400 aujourd’hui acquise par la Chine.

Si l’on ne peut prévoir exactement à quel rythme, la Chine va réaliser le plus grand programme nucléaire de l’histoire. Au cours des deux décennies à venir, c’est 70% à 80% des nouveaux réacteurs dans le monde qui seront construits par la Chine (la quasi-totalité du reste par la Russie).

Le volume de ce programme conduira naturellement à une optimisation progressive de la conception et à une baisse des coûts de construction favorisant le déploiement du nucléaire chinois dans le monde. C’est ce qu’a connu la France des années 1980. Portée par cette dynamique industrielle, la Chine pourrait bien devenir la référence en matière de cycle du combustible et de réacteurs de nouvelle génération.

Commentaire

rochain

On n'a pas fini de connaitre des catastrophes planétaires

LUCCHINI PATRICE

Rochain ! Encore lui, toujours sur la brèche pour nous annoncer des catastrophes nucléaires ...

frederic

pour sortir du charbon, rien est a négliger. le nucléaire civil emet moins de CO2 que les ENR. source GIEC

rochain

Source GIEC ça fait sérieux….. On peut voir où est publié ce rapport du GIEC dans lequel cette énormité serait écrite ?
Aujourd'hui, c'est vrai qu'il suffit d'affirmer en disant n'importe quoi et signaler que c'est telle ou telle autorité qui l'a dit…. La reine des Fake news !
Serge Rochain

frederic

Le giec c'est le plus connus et cela fait souvent consensus, la fission de l'atome n'émet pas de CO2, c'est pas de la fake news c'est de la physique. celle la construction des centrales qui en émet. tous comme la fabrication des enr, tu as besoin d'énergie et de matière première. Donc tu divise ton gigawat "produit pas installé" par la quantité de co2 émis pour le faire. et ça te fais un classement par énergies. La pire c'est la charbon, le top 3 c'est bio masse, barrage, nucléaire. Au milieu les enr avec éolien en tête. A ton service ^^

rochain

Le GIEC n'a jamais affirmé ni même seulement suggéré que le nucléaire émettait moins de CO2 que les ENR. Le GIEC ne différencie que les sources carbonées des celles dites décarbonées et plaçant dans tous les rapports les détaillants le nucléaire dans la liste des ENR et sur le même plan.
Vous n'avez donc pas pu trouver cette information dans un rapport du GIEC. Le GIEC n'a pas pour mission d'arbitrer entre les sources dites décarbonées ce qui est une prérogative des états. Mais sans doute ignore vous que pour faire 500 grammes de Yellowcake qui est la matière première issue des minerais uranifère il faut traiter une tonne de minerai par concassage et dilution acide directement sur le site d'extraction afin de minimiser ensuite le transport vers le site d'enrichissement par séparation centrifugée de 'U238 de l'U235.
Alors merci de la Lesson sur le classement des émetteurs de Co2. Mais vous devriez vous abstenir de faire le professeur sur les sujets que vous croyez connaitre après avoir seulement glané quelques informations primaires sur les forums internet.
Serge Rochain, Narbonne
http://astronomie.narbonne.free.fr/
http://a-p-s.cabanova.com/
http://iste.cabanova.com/
http://climso.fr

frederic

Pour information je ne suis pas contre les ENR au contraire. Dire que l'uranium ne pousse pas dans la forêt, oui c'est juste. Mais nous pouvons dire la même chose du silicium ou autres matières premières des ENR. Combien d'énergie dépensée pour 1m2 de photovoltaïque, pour combien restitué? Bonne question non? Alors à chacun sa priorité citoyen, la mienne est de moins consommer et de "sortir du charbon".

rochain

Justement, on peut dire la même chose pour le silicium, à ceci près que le silicium est 104444 fois plus abondant dans la croute terrestre que l'uranium, tous isotopes confondus, alors que nous utilisons l'U235 beaucoup moins abondant que l'U238 dont il faut le séparer…. Et j'ajouterai que le silicium qui est très léger se trouve dans les parties supérieures de la croute terrestre plus facilement accessible alors que l'uranium qui est beaucoup plus lourd est en cela en proportion moindre en surface et donc moins accessible.
Enfin, on peut donc dire que pour moins consommer, moins emprunter à la planète (emprunt que nous ne rendrons jamais), le recours au nucléaire fissible n'est pas le meilleur moyen, et même le pire. D'une faon générale en géophysique on démontre que plus les matériaux sont lourds (nombre atomique élevé) plus ils sont rare, pour des raisons astrophysiques d'origines.
Serge Rochain

dédé29

Non les accidents restent locaux contrairement aux émissions de CO2 qui touchent toute la planète .

Pellissier Claude

Merci de cet article. La France très douée pour chanter cocorico, est en train de laisser filer l'avantage qu'elle avait avec une filière complète de l'uranium de la mine jusqu'au stockage des déchets. Le nouveau moratoire de fait aura les mêmes effets de perte de compétences que le précédent.
Le 1er EPR chinois à démarré. Ils n'ont donc pas rencontré les mêmes problèmes que Flamanville ?
Où avait été fabriqué le couvercle de cuve ? Au Japon ?
Et leurs techniques de soudage sont elles meilleures ou leurs organismes de surveillance plus laxistes ?
Merci encore

nanard37

On importe le photo-voltaïque (de Chine), les éoliennes, bientôt les hyrdroliennes et , sans tarder les EPR ou bien les réacteurs à neutrons rapides CHINOIS. BRAVO la France ! Merci les anti-nucléaires ! J'avais parié récemment avec l'un d'eux que bientôt le nucléaire viendrait de Chine: c'est en cours....

Bruno Lalouette

Demain sera ça, ou ne sera pas!

Le captage de l'énergie solaire thermique a plusieurs avantages :

Chauffage : Les capteurs destinés au chauffage sont relativement simples, rustiques et durables.
Électricité :
Les systèmes de turbine à vapeur classiquement utilisés reposent sur des composants parfaitement sûrs et éprouvés ;
Dans les zones très ensoleillées, la rentabilité est prouvée : une centrale solaire thermique est au Maroc amortie au niveau énergétique en 5 mois3 (c'est-à-dire qu'elle aura produit plus d'énergie qu'en a nécessité sa construction et son démarrage, ce qui est comparable à l'éolien (4 à 7 mois), mais bien plus rapide que les modules photovoltaïques en silicium (qui nécessitent actuellement encore 3 à 5 ans pour rembourser leur dette énergétique, mais qui nécessiteront moins de frais et de travail pour leur entretien et fonctionnement).
Fort potentiel de développement dans plusieurs pays en développement, avec impact a priori modéré sur l'environnement (déserts, zones arides, etc.). Selon le DLR, une capacité de plus de 3 GW est réaliste en Europe, et de 15 GW pour toute la planète.
Purification de l'eau : Le distillateur solaire peut fournir de l'eau potable en suffisance dans les zones tropicales et subtropicales.
Statistiques
La capacité des capteurs solaires thermiques en fonctionnement était répartie comme suit en 2016 (hors centrales solaires thermodynamiques) :

Capacité solaire thermique par pays en 2016
Pays: Puissance installée (GWth), Surface de capteurs (millions m²) % 2016

Drapeau de la République populaire de Chine Chine 324,51 463,6 71,0 %
Drapeau des États-Unis États-Unis 17,69 25,27 3,9 %
Drapeau de la Turquie Turquie 14,94 21,34 3,3 %
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 13,55 19,36 3,0 %
Drapeau du Brésil Brésil 9,55 13,65 2,1 %
Drapeau de l'Inde Inde 6,68 9,55 1,5 %
Drapeau de l'Australie Australie 6,44 9,20 1,4 %
Drapeau de l'Autriche Autriche 3,65 5,21 0,8 %
Drapeau d’Israël Israël 3,24 4,63 0,7 %
Drapeau de la Grèce Grèce 3,15 4,50 0,7 %
Drapeau de l'Italie Italie 3,09 4,41 0,7 %
Drapeau du Japon Japon 2,82 4,03 0,6 %
Drapeau de l'Espagne Espagne 2,73 3,91 0,6 %
Monde 457,06 652,95 100 %

Cette capacité est estimée à environ 472 GWth fin 2017 ; elle a été multipliée par 7,6 depuis 2000 ; l'énergie solaire thermique produite s'élevait à 388 TWh. Le marché a décliné de 4,2 % en 2017, malgré des progressions importantes en Inde : +26 %, au Mexique : +7 % et en Turquie : +4 %5.

Les dix pays les plus équipés en solaire thermiques étaient en 2016 :

Pays les plus équipés en solaire thermique en 2016
Pays Puissance installée (Wth par habitant)
Drapeau de la Barbade Barbade 515
Drapeau de l'Autriche Autriche 418
Drapeau de Chypre Chypre 399
Drapeau d’Israël Israël 397
Drapeau de la Grèce Grèce 292
Drapeau de la Palestine Palestine 289
Drapeau de l'Australie Australie 269
Drapeau de la République populaire de Chine Chine 236
Drapeau du Danemark Danemark 204
Drapeau de la Turquie Turquie 186

Capteurs solaires thermiques
Article détaillé : Capteur solaire thermique.
Le capteur solaire thermique est conçu pour recueillir l'énergie solaire transmise par rayonnement et la communiquer à un fluide caloporteur (gaz ou liquide) sous forme de chaleur.

Il existe différents types de capteurs, qui se différencient principalement par la plage de température sur laquelle ils sont utilisés. Les capteurs non-vitrés sont optimaux pour les applications très basse température (chauffage de piscine principalement). Viennent ensuite les capteurs plans vitrés qui peuvent être utilisés pour la production d'eau chaude sanitaire ou pour le chauffage de bâtiments. Les capteurs tubulaires sous vide sont eux plus adaptés pour des températures plus élevées (> 80 °C). Pour des températures encore plus élevées (> 100 - 110 °C) des systèmes à concentration sont normalement utilisés (miroir cylindro-parabolique, capteur linéaire de Fresnel, réflecteur parabolique tel que le réflecteur de Scheffler, tour solaire, etc.).

Capteurs à air circulant, intégrés aux murs et toitures
Quand il est intégré à la paroi (façade ou toiture) un tel capteur peut assumer différentes fonctions architecturales (paroi, décor, source d'ombre, mur anti-bruit, etc.), fournir de la chaleur et récupérer une partie des déperditions de chaleur du bâtiment lui-même.

De tels systèmes sont actuellement utilisés individuellement, mais présentent des potentialités d'intégration dans les écoquartiers, comme mur antibruit, dans la rénovation énergétique ou dans le neuf au travers et dans les approches de type smart grid, réseaux énergétiques collaboratifs tels que proposés par la TRI (troisième révolution industrielle notamment promue par Jeremy Rifkin).

En été, la nuit les panneaux peuvent collecter de l’air plus frais et le jour, selon les fabricants, la structure joue le rôle d’un « surisolant » limitant l’échauffement ; 5 m2 de SolarWall économiserait une tonne de rejet de CO2/an en moyenne.
Jeudi 6 février 2014 ArcelorMittal a annoncé qu’il produira en France (à Haironville, en Moselle) les capteurs (plats ou incurvés) en acier des murs et toitures solaires du système de chauffage d’air « SolarWall » qui est une « peau additionnelle » à poser sur les bâtiments (orientation Sud Est - Sud - Sud-Ouest) pour économiser 20 à 50 % des besoins classiques en énergie. La mise sur le marché européen de ce produit et concept développé par le groupe canadien « Conserval Engineering »est prévue dès 2014. Les capteurs conçus sur mesure sont adaptés à chaque projet de chauffage individuel ou collectif, ou d’installations de séchage industriel et agricole et doivent être installés par des bardeurs/couvreurs ou étancheurs. Leur durée de vie prévue est de 30 ans sans maintenance. Ils sont reconnus par le système d’écocertification LEED®7 (procurant jusqu’à 10 « points LEED »7).

Chauffe-eau et chauffage solaire
Articles détaillés : Chauffage solaire, Chauffe eau solaire et Centrale de chauffage solaire.

chauffe-eau solaire
À l'échelle d'une habitation individuelle ou collective, il est possible d'installer un chauffe-eau solaire, ou un chauffage solaire : il s'agit de capteurs vitrés installés le plus souvent sur la toiture, dans lesquels circule un liquide caloporteur réchauffé par le rayonnement solaire, qui transmet ensuite la chaleur à un réservoir d'eau ou dans le dispositif appelé "plancher solaire direct", à une dalle de sol.

Ce procédé permet de couvrir environ 50 % des besoins annuels en eau chaude (en France), et d'apporter éventuellement un complément de chauffage. La RT 2012, réglementation thermique 2012, a fait évoluer l'utilisation des énergies renouvelables pour la construction neuve. Toute maison individuelle doit désormais utiliser une EnR. À ce titre un nouveau CESI (Chauffe-Eau Solaire Individuel) a été développé, c'est le CESI optimisé. Ce CESI de dimensions réduites (capteur de 2 m2 et ballon de 150 litres) et à coût réduit8.

Dans le logement collectif, l'utilisation du solaire trouve également toute son utilité pour produire prioritairement l'eau chaude sanitaire.

Il existe aussi des centrale de chauffage solaire, fonctionnant sur le même principe que le chauffage solaire individuel, mais à plus grande échelle. L'eau chaude produite est ensuite distribuée via des réseaux de chaleurs.

Rafraîchissement solaire
Article détaillé : Climatisation solaire.
Il existe des types de machines frigorifiques qui utilisent, paradoxalement, une source de chaleur : le réfrigérateur à absorption de gaz par exemple, assez commun pour les camping-car et caravanes. Cette chaleur peut être fournie par le soleil, avec des capteurs comparables à ceux des autres applications. La dépendance au soleil n'est pas gênante lorsqu'il s'agit justement d'assurer l'évacuation d'un excès de chaleur solaire, et pour d'autres applications il reste possible d'assurer le fonctionnement à l'aide d'un système d'appoint par combustion.

Cuisinières et sécheurs solaires
Article détaillé : Cuiseur solaire.

Cuiseur solaire
Les cuiseurs solaires sont très répandus en Chine et en Inde. Outre le cuiseur-boîte et le cuiseur à panneaux, des cuiseurs paraboliques ont été développés.

Une plaque de carton recouverte d'une feuille d'aluminium et découpée de façon à former une coquille permet déjà d'obtenir l'échauffement d'une marmite (de préférence noire) placée dans un sac en plastique transparent limitant les pertes en chaleur et en vapeur d'eau. Grâce à des systèmes de ce genre, de nombreux aliments peuvent être cuits, mijotés ou chauffés et de l'eau peut être bouillie. La pièce la plus fragile est le sac en plastique.

Des cuiseurs-boîtes avec un couvercle vitré ou un plastique rigide sont assez faciles à fabriquer avec des matériaux locaux (coquilles vides et sèches pour l'isolation thermique, etc.). Il existe de nombreux modèles de fours solaires10 pour la cuisson des aliments, ces derniers atteignent des températures de 100 à 220 °C en général.

Centrales solaires thermodynamiques
Article détaillé : Centrale solaire thermodynamique.

Projet de recherche à Font-Romeu-Odeillo, France. Un moteur Stirling est placé au foyer de la parabole
Des systèmes de production d'énergie permettent de concentrer l'énergie solaire en un point précis qui peut alors atteindre une température considérable. Une production électrique est alors possible via, entre autres, des turbines à vapeur ou d'autres moteurs thermiques.

Des collecteurs paraboliques chauffant un fluide caloporteur circulant dans des tuyaux placés au niveau de leur foyer géométrique ont aussi été développés.

La solution la plus réaliste économiquement à l'heure actuelle, pour la production d'électricité solaire à l'échelle industrielle, consiste à chauffer un fluide caloporteur (eau, sels fondus, huiles synthétiques, ou directement vapeur) en y concentrant le rayonnement solaire.
L'irrégularité propre à l'énergie solaire peut être contournée, soit en stockant la chaleur (avec un réservoir de fluides chauds) soit en hybridant les concentrateurs solaires avec une centrale thermique classique (la chaudière et la chaleur solaire nourrissant la même turbine à vapeur).

La centrale de Mojave en Californie vers 1980, avait fait figure de projet pionnier. Quelque peu oubliée depuis, cette filière revient d'actualité dans les années 2000 (les inquiétudes sur le réchauffement climatique et sur les réserves d'hydrocarbures aidant), avec de nombreux projets pilotes dans une dizaine de pays.
La centrale thermo-solaire Nevada Solar One est construite à partir de février 2006 à Boulder City. En 2009 elle est raccordée au réseau et développe une puissance de 64 mégawatts (troisième puissance au monde11. Selon ses concepteurs, elle permet d'éliminer une pollution équivalente à celle d'un million de voitures en circulation sur le territoire des États-Unis.
La Pacific Gas and Electric a annoncé en novembre 2007 une centrale solaire à San Luis Obispo, qui produit 177 MW d'électricité pour 120 000 foyers12.
La centrale solaire Thémis, expérimentale a également en France produit de l'électricité dans les années 1980 avant sa mise en sommeil faute de rentabilité face à la chute du prix du pétrole et à une électricité nucléaire moins chère. Elle est en cours de reconversion.
La centrale d'Almeria en Espagne n'a pas eu de suite majeure pour les mêmes raisons.
Le 31 mars 2007, à 25 km de Séville a été officiellement inaugurée une centrale solaire nommée PS10 d'une puissance de 11 MW électrique, dont la production prévue est d'environ 23 GWh par an (soit la production à pleine puissance de 2000 h/an). D'autres centrales similaires sont prévues.

En 2011, Alba Nova 1, située en Corse, est la première centrale solaire thermodynamique française d'envergure à avoir obtenu un permis de construire depuis plus de 30 ans.

Une tour solaire de 1 000 m de hauteur, prévue à Buronga en Australie, était l'un des projets les plus ambitieux de la planète pour la production d'énergie alternative. Ce serait une usine d'énergie renouvelable qui fournirait la même puissance qu'un petit réacteur nucléaire tout en étant plus sûre et plus propre.

Un moteur Stirling relié à une génératrice peut aussi bien utiliser un système de concentrateurs paraboliques ou des capteurs plats à fluide caloporteur, selon son gradient thermique de fonctionnement.

Stockage thermique
Stockage de chaleur sur le réseau de Chemnitz
Stockage de chaleur sur le réseau de Chemnitz
Le stockage d'énergie sous forme de chaleur est basé sur des technologies matures et maîtrisées. Il est donc possible de coupler les réseaux de chaleur à des systèmes de stockage.

Certaines sources de chaleur produisent toute l’année, sans qu’il soit possible d’arrêter la production ou sans que cela présente un intérêt économique ou environnemental. C’est par exemple le cas de la chaleur de récupération des UIOM ou des data-centers, ou de l’énergie produite par les panneaux solaires.

L’excédent de chaleur produit en été peut être stocké puis utilisé en période hivernale. Inversement, on peut emmagasiner du froid en hiver pour rafraîchir des bâtiments en été. Le stockage peut se faire dans des silos d’eau, dans le sous-sol, dans de la glace...

Le stockage peut être journalier (effacement des pics horaires), hebdomadaire (équilibrage entre les différents jours de la semaine), ou inter-saisonnier (stockage d'énergie en été pour la consommer en hiver).

Le stockage sur réseau de chaleur est déjà développé dans certains pays d'Europe (Danemark, Allemagne, Suède...).

Une centrale de chauffage solaire (en anglais, solar heating plant : SHP) est une centrale solaire thermique basse température (par opposition à une centrale solaire thermodynamique). Elle utilise l'énergie du rayonnement solaire afin de produire de l'eau chaude de manière centralisée, ensuite distribuée aux consommateurs via un réseau de chaleur. Cette chaleur peut répondre à des besoins de chauffage ou d'eau chaude sanitaire. Dans certains cas, la chaleur produite peut être utilisée pour des applications industrielles.

Les capteurs solaires thermiques utilisés sont généralement placés au sol ou sur un vaste toit et couvrent des surfaces qui peuvent être importantes.

Le Danemark est un des pays les plus en pointe sur ce type de techniques et possède de nombreuses centrales, mettant ainsi à profit son réseau de chaleur développé depuis les années 1970. En 2017, la plus grande centrale au monde, d'une superficie de 156 694 m2, se situe dans ce pays, à Silkeborg, au centre du Jutland.

En Europe, la première centrale a été construite en Suède en 1979 et a été démantelée depuis. En 2010, la plus vieille centrale toujours en activité date de 1985.

Une centrale de chauffage solaire est composée de deux circuits. Le circuit primaire est composé de plusieurs rangées parallèles de panneaux solaires en série où circule un fluide caloporteur (généralement un mélange d'eau et de propylène glycol ou éthylène glycol). Grâce au rayonnement solaire, la température du fluide augmente lors de son passage dans les capteurs solaires. La chaleur emmagasinée est ensuite échangée au niveau d'un échangeur de chaleur pour chauffer de l'eau dans le circuit secondaire. Cette eau chaude est ensuite soit distribuée directement dans un réseau de chaleur, soit stockée dans des réservoirs pour être utilisée dans les heures qui suivent.

La production de chaleur dépend de différents facteurs, notamment :

l'ensoleillement ;
la position des capteurs solaires thermiques (orientation, inclinaison) ;
le type de capteurs solaires thermiques ;
la vélocité du fluide circulant dans les collecteurs ;
la température d'entrée du fluide circulant dans les collecteurs ;
la nature du fluide circulant dans les collecteurs.
Stockage
Le rayonnement solaire apportant plus d'énergie à un point donné de la surface terrestre pendant la saison estivale, des solutions apparaissent dans le but de stocker cette énergie pour une utilisation pendant les mois d'hiver, lorsque la demande en chauffage est importante.

Différentes initiatives existent utilisant la capacité thermique de certains matériaux pour conserver la chaleur sur des périodes longues. Le stockage souterrain est une technique employée, soit avec un stockage directement dans le sous-sol comme c'est le cas au sein de la Communauté solaire de Drake Landing (Canada) ou à Brædstrup (Danemark)8, soit grâce à un stockage dans un réservoir d'eau enterré, technique mise en place dans les centrales solaires de Marstal9 et Dronninglund (Danemark).

Types de capteurs
La plupart des installations utilisent des capteurs solaires vitrés plats. D'autres technologies existent cependant, notamment les capteurs tubulaires sous vides, qui présentent une meilleure efficacité pour des températures moyennes de fonctionnement supérieures à environ 60−65 °C, et les capteurs à concentration, présentant un rendement plus élevé à haute température. Début 2015, un concept innovant est construit à Tårs, au Danemark, combinant des capteurs solaires plans (5 972 m2) et des capteurs à concentration (4 039 m2), afin de tirer profit des températures de fonctionnement optimales des deux types de capteurs.

Il est estimé que les coûts de production d'une centrale de chauffage thermique solaire sont au minimum de 30 €/MWh en Europe du Nord et 20 €/MWh en Europe méridionale26. Avant d'implanter une centrale solaire, une étude économique doit être menée afin de comparer les coûts de production de la centrale solaire avec les coûts des moyens de production existants, ou des alternatives envisageables.

En fonction du contexte, une centrale solaire ne sera pas toujours rentable. Si de la chaleur résiduelle est disponible (centrale d'incinération, processus industriel...), la centrale solaire ne sera pas compétitive. À l'inverse, le contexte le plus favorable est une association avec une centrale de cogénération au gaz naturel ou à la biomasse. En effet, le coût marginal de production d'une centrale à biomasse est de 20−30 €/MWh, ce qui la situe dans le même ordre de grandeur qu'une centrale solaire. Dans le cas d'une centrale au gaz, le prix du combustible est en Europe très élevé, ce qui rend les centrales solaires compétitives (46 €/MWh en Autriche et en Allemagne, 61 €/MWh en Italie par exemple).

La seule limite, c'est le nombre de centrales!

AtomicBoy44

Les 3 problèmes du solaire thermique sont
1/ la surface OQP
2/ La matière nécessaire
3/ la durée de vie (ACV)

Sans subventions ce n'est pas rentable, quoi que vous en disiez. Dés que les subventions s'arrêtent, les centrales périclitent.
Le solaire partout nous conduira, comme les agrocarburants a choisir entre manger et avoir de l'électricité.

AtomicBoy44

Merci de synthétiser tout ce charabia en quelques phrases numérotées et agrémentées de quelques liens crédibles NON PARTISANS.

Trop long a lire.

M'enfin, quand je lis ce que vous dites du Danemark, vous feriez bien d'aller voir leur mix électrique mais AUSSI leur mix énergétique. Ils sont loin de nos 90g/kWhe avec leur 60% d'éolien....

AtomicBoy44

Un moteur Stirling relié a un mini réacteur SMR peut aussi faire du très bon travail comme le montre le projet KILOPOWER de la NASA pour approvisionnement électrique spatial.

Boulas

Aujourd'hui il y a à peine 500 réacteurs en fonction dans le monde. Généralement tous ou presque de génération 2. Les études probabilistes de sûreté place le risque de fusion du cœur à 10E-6 pour les accidents de dimensionnement. Avec le développement chinois, ce sont 1000 réacteurs qui fonctionneront dans 50 ans, sans compter ceux qui seront construits ailleurs, soi pour remplacer les anciens, soi en plus. Même si ces nouveaux réacteurs vont vers la génération 3, ou devra être placé le seuil des EPS pour garantir un risque résiduel d'accident. Affirmer, comme dédé29, que les accidents nucléaires sont locaux frise l'hypocrisie intellectuelle. Pour s'en convaincre il suffit de regarder les cartes de suivi d'activité atmosphérique suite a Tchernobyl et dans l'océan suite à Fukushima. Le monde entier en a profité, c'est la même chose pour le carbone. La route vers l'énergie propre et sûre est encore longue.

Hervé

Bonjour,
Il y a profiter et profiter. Ce que voulais dire Dede29, c'est que la zone présantant une hausse vraiment significative est "locale" (ici comprendre local par ~100Km autour du sinistre, ce qui est loin d'être rien mais pas forcement immense non plus du point de vue planétaire).
Certes les particules se sont diffusés bien au delà, mais leur effet est submergé par la radioactivité naturelle dés qu'on s'écarte de ces zones chaudes.

L’hypocrisie dépends donc de ce qu'on qualifie de "local" . Cela dit, Si ça pète dans une zone relativement dense, il y aura beaucoup de "locaux" pas très contents... C'est bien la le gros tendon d’Achille de la techno nucléaire.

AtomicBoy44

Le hic dans ces raisonnements c'est que tout le monde part du principe que les réacteurs accidentés sont légions sont toujours construits ainsi. or quand vous regardez bien les techniques des ces réacteurs, vous vous apercevez que ces machines sont vielles et d'une conception largement minoritaire.

Les REP actuels sont équipés de filtres a sables, de radiers, et de PAC, mais surtout d'une enceinte de confinement étanche. Ce qui n’était pas le cas a Tchernobyl par exemple.
Les REB du Japon datent de l'après guerre WW2 et n'avaient pas de PAC, pas de filtre a sable en plus d'avoir été mal gérés et mal protégés. M'enfin la centrale de Fukushima DaniNi situé 30 km plus au nord de Fukushima Daichi a servi d’abri lors du tsunami de 2011...

Quand à la radioactivité, tout le monde ici, sait qu'elle fait peur parce que la majorité des masses ignorent ce que c'est et quelles sont les niveaux dangereux ou encore quels rayonnements sont agressifs pour l'humain et les mammifère en général.
Pourtant des zones de la planète, y compris en France, ou habitent des populations émettent de fortes doses de rayonnement radioactifs, et il semble que cela ne soit pas DU TOUT signe que la radioactivité cause quelques dégénérescences particulière comme le cancer souvent cité pour effrayer.

La vraie question pour le nucléaire est celle de l’exploitation de le peur par une minorité en quête de pouvoir et qui est prête a tout, y compris recourir aux méthodes rhétoriques de propagande fallacieuses et spécieuses pour y parvenir.

Les données scientifiques et médicales relevées indiquent que de nombreuses soi-disant conséquences de Tchernobyl sont mythifiées. Les mêmes obscurantistes essayent, avec force renfort de communication tous azimuts, peu importe la véracité puisque la masse est mal éduquées au sujet de tout ceci, de faire "fructifier" leurs arguments obscures au profit du gaz naturel qui ne résout absolument pas le problème du RCA.

L'UNSCEAR et l'OMS publient régulièrement des rapports qui démythifient toutes ces croyances, mais les masses ne veulent pas croire ce qui est pourtant connu.
Même le GIEC qui rappelle que limiter la hausse du RCA passera forcément par une proportion importante de nucléaire est tout de suite critiqué lorsqu'ils publie clairement cela dans son rapport alors même la majorité du monde scientifique accumule une quantités de données de toutes sortes qui démontrent que le RCA est en cours et que nous n'en sommes qu'a début des conséquences de l'exploitation intensive des Combustibles fossiles depuis 2.5 siècles.

Conclusion, le 21eme siècle sera gaziers. Et les vendeurs de gaz se cacheront derrière l'éolovoltaique pour semer le trouble et l'incompréhension dans l’esprit des masses et l'opinion publique. le cas de la Belgique est bien emblématique de cette opération de communication a plusieurs de milliers de milliards en cours. Sauf que la France n'a pas accès au nord stream2 et nous allons, tous en europe de l'ouest, devenir dépendants de l'Allemagne pour nos approvisionnements énergétiques.

AtomicBoy44

Il n'y a jamais eu, n'y aura jamais, d'énergie propre au sens que propre signifie ne pas transformer l'environement. Or, dés que vous voulez extraire de l'énegrie de l'environnement, vous le transformez, donc ce n'est plus propre. Et cela va de l'énergie muculaire humaine ou animale a toute les techniques chimiques comme le feu et la fission ou la fusion de l'atome, voire même l'antimatière.

Ces deux mots sont donc simplement antinomique, presque un oxymore, mais surtout un argument marketing du Gr€€n bu$in€$$ gazier et pis c'est tout !

Hubert

La radioactivité de Tchernobyl a été tellement "submergée" dans la radioactivité naturelle en France que l'on a vu le nombre de problèmes thyroïdiens multipliés par 10....qui submerge qui ?
Et pour les locaux "pas très contents" il faut aller expliquer à presque tous les enfants biélorusses qui vivent le vieillissement nucléaire ce qu'est la vie en faisant à 12 ans des infarctus qui surviennent à 70 ans. Seulement 5% des mâles en âge sont aptes au service militaire, ça au moins c'est bon, ça pourrait réduire l'envie d'en découdre.

Hervé

Bonjour Hubert
Si Tchernobyl était la cause des problèmes de thyroïde, comment expliquez vous que ceux ci on commencé avant Tchernobyl et commet expliquez vous qu'ils touchent le monde entier? (pays qui n'ont jamais vu le nuage). Ce sujet a été copieusement planché par les scientifiques. L'impact en France, s'il existe, semble infime.
Par contre il est exact qu'il y a un une explosion des problèmes de thyroïde dans les zones a proximité de la centrale (10000 cas anormaux directement imputables à Tchernobyl).

Saint Aroman

Bonjour,

Hervé a raison de poser la question du pourquoi de l’augmentation des cancers et problèmes thyroïdiens antérieure à Tchernobyl : la réponse est... les tirs atomiques atmosphériques. Cette réponse simple, et bien dissimulée, a été trouvée grâce aux perquisitions de la juge Bertella Geoffroy (https://nuagesansfin.info/wp-content/uploads/2016/05/P-40-Haut.pdf )
En résumé la première vague d'accroissement de problèmes thyroïdiens succéda aux milliards de milliards de particules rejetés par les 2053 tirs atomiques dont un grande partie dans l'atmosphère de la planète (https://www.youtube.com/watch?v=Tvi6Z9QIpYQ ). La deuxième vague fût liée à la catastrophe de Tchernobyl.
Pour ce qui est de l'affection du monde entier par des problèmes thyroïdiens, un exemple : 10 jours après Fukushima, la France a été discrètement survolée par les radioéléments de la catastrophe de Fukushima : les affections causées par ces nouveaux nuages radioactifs qui ont survolés le monde entier, même s'ils n'ont pas eu l'ampleur de la catastrophe de Tchernobyl pour la France (vu son éloignement du Japon), ont laissé des traces et des victimes anonymes : que ce soit les tirs atmosphériques, les catastrophes nucléaires, les satellites au plutonium, etc... les radioéléments transportés par les courants aériens parcourent la planète et affectent toute l'humanité à des échelles qui dépendent du temps, des courants, de la pluviosité...

Note : il fût répété en boucle, par les tenants de la planète atomique depuis 1986, que le fait de réaliser plus d’examen de thyroïde (surdiagnostic) engendrait plus de trouvailles de problèmes... sauf que, à partir d'un certain temps, les chiffres devaient se stabiliser... ce ne fût JAMAIS le cas.

Hervé

Bonjour,
Il est exact que les essais nucléaires ont dispersé bien plus de radioéléments que les catastrophes civiles (100 fois plus selon certaines sources). Bien que plus vieux, c'est encore aujourd’hui la principale cause de présence de radioéléments artificiels disséminés sur la surface du globe .
En revanche pour ce qui est de l'iode, il faut garder a l'esprit que la plupart des isotopes de l'iode disparaissent très rapidement ce qui limite grandement la zone d'action. Si vous avez raison, on devrait trouver une localisation des problèmes de thyroïde en rapport avec la répartition des zones touchées par l'iode. Or a ma connaissance la répartition est complétement décorrélée sauf l la ou il y a eu une forte exposition (10000 cas proches de Tchernobyl). Tous les spécialistes semblent d'accord la dessus .

Pour le reste, faut garder a l'esprit que sauf si vous habitez à proximité d'un sinistre, l'exposition aux radiations reste très largement d'origine naturelle et médicales. Ce qui m'amuse le plus c'est les journaleux super heros qui se rendent à Fukushima bravant les radiations sur le site pour (des?)informer la populasse.... En fait la dose qu'ils ont pris dans l'avion pour l'A/R est supérieure à celle prise pendant leur visite du site...

AtomicBoy44

Mr Noel mamère et le journal Libération ont propagé la calomnie contre le professeur pellrin et ont perdu deux fois au tribunal. D'abord en franc et aussi à la CJUE.

Le nuage était de l'intox d'un journislte aux opinions déclarées après quitté l'ANDRA : Mr Noël mamère et pis c'est tout.

Pascal V

沉舟侧畔千帆过,病树前头万木春...

Saint Aroman

M. Hervé,

- La réponse sur la quantité de radioéléments dispersés par les tirs atomique est erronée. En effet une bombe atomique ne contient que quelques kilos de matière radioactives alors qu'un réacteur en contient des centaines de milliers. André Paris, avec la Crii-Rad, ont réalisé une cartographie de la contamination radioactive des sols français puis européens liée à la catastrophe de Tchernobyl (http://www.lesenfantsdetchernobyl.fr/Telechargements/06_En_savoir_plus/… ).

Il a posé la question suivante très simple : quelle activité contient un cœur de réacteur ? Sur les plus de mille personnes interrogées, personne n'a trouvé la réponse en dehors d'un scientifique italien, Paolo Scampa (https://aipri.blogspot.com/). Un cœur de réacteur de 1 300 MW, comme celui de Nogent sur Seine, contient 20,6 milliards de curies : cela ne dit évidemment pas plus au commun des mortels que si on parlait de milliards d'euros ou... sauf qu'André Paris dit : si toute la radioactivité du cœur était répartie équitablement sur la surface du sol, comme le faisaient assez bien les tirs atomiques, selon les normes internationales d'évacuation obligatoires des territoires, il faudrait évacuer - pour un seul réacteur - l'équivalent de deux planètes... et il y a environ 400 réacteurs en activité dans le monde.

- pour ce qui est des iodes radioactifs, effectivement certains se désintègrent très vite mais leurs quantités et leurs activités sont telles que les dégâts biologiques sont étendus et incommensurables. Il ne faut également pas oublier que les descendants produits lors des désintégrations ne sont pas systématiquement stables et affectent à leurs tours les organes cibles.
- pour ce qui est de l'assertions "Tous les spécialistes semblent d'accord la dessus" il est important de voir ou on prend des références: - comme dédé29, à la Sfen, organe de la planète des opérateurs de l'atome (https://nuagesansfin.info/wp-content/uploads/2016/04/Annexe-Sfen.pdf) ou bien celle de personnes qui n'ont aucun intérêt personnel à défendre mais seulement l'intérêt général.

- Pour la conclusion enfin, les termes de journaleux et de populace me font zapper la réponse.

AtomicBoy44

CRIIRAD => association antinucléaire partisane. Ses données et arguments associés sont donc irrecevable dans le cadre d'un débat neutre et désintéressé.

Même chose pour l'association de SLHOMME => antinucléaire Notoire qui cherchera toujours la pétite b^te qui va dans le sens de sa logique antinucléaire.

AtomicBoy44

Le mythe du « Nuage de Tchernobyl »… En bref.
https://www.soverain.fr/le-mythe-du-nuage-de-tchernobyl-en-bref/

Extrait :
"« Le nuage de Tchernobyl s’est arrêté à la frontière, ont-ils voulu nous faire croire », « ils vont encore nous dire que ça s’arrêtera à la frontière » : combien de fois a-t-on pu entendre ou lire ces phrases et d’autres semblables, ces vannes éculées depuis 30 ans, lorsque sont évoqués un incident, un accident nucléaire ou tout simplement le nucléaire en général ?

De fait, une proportion (conséquente mais dont je n’ai jamais vu de chiffrage) de la population est convaincue que, lors de l’épisode de la catastrophe de Tchernobyl en fin Avril / début Mai 1986, les autorités scientifiques et politiques, ainsi que les journalistes, ont fait croire à la population française que le panache de gaz et aérosols radioactifs libérés sur l’Europe par le réacteur 4 de la centrale Lénine n’avait pas passé la frontière française.

Ce qui en fait, je pense, la théorie du complot la plus répandue du pays, de très loin. Et je pèse mes mots : théorie du complot. Il s’agit en effet d’une croyance populaire en une collusion entre scientifiques, politiques, journalistes, pour cacher la vérité au citoyen. Une grande conspiration, au sens propre. Une théorie à laquelle adhèrent, ironiquement, nombre de journalistes et politiques, très bien placés pour perpétuer la croyance plutôt que d’y mettre fin."

dédé29

Bonjour
Activté du coeur :parlons en unités légales ,le Bq . L'ordre de grandeur me parait correct 20.6 *3.7E19= 76 E19 Bq . Mais étendre uniformément tous les radioéléments du coeur "sur la pelouse " est un exercice qui n' a rien à voir avec un accident majeur car seule une très faible partie du coeur est rejetée à l'extérieur de l'installation ( meme pour Tchernobyl) . Détaillons par exemple pour un réacteur de 1300MW :
1.8E19Bq de gaz rares ,qui n'ont qu'un effet d'irradiation (tant qu'on est dans le panache) et non de contamination car ils ne se fixent pas sur l'organisme
3.1 E19 d'iodes et 2.5 E19 d'aérosols dont les proportions de rejets sont variables en fonction de leur état physicochimique et du milieu dans lequel ils sont retenus . En tout cas ils ne seront pas rejetés à 100% . C'est ces produits qui donneront la contamination au sol
enfin les autres radioélements dont on ne retrouve que des traces dans les analyses au sol .
J espère avoir été assez clair .

Le reproche concernant le choix de mes sites indiqués est comique car vous choisissez vous meme des sites engagées . En tout cas il est difficile d'accuser une douzaine de praticiens nominatifs de ne pas "défendre l’intérêt général" . Qu'ont-ils à gagner personnellement à mentir ?

Saint Aroman

Bonsoir dédé29
"Qu'ont-ils à gagner personnellement à mentir ?"
Allez donc voir, sur le lien déjà fourni de la Sfen (https://nuagesansfin.info/wp-content/uploads/2016/04/Annexe-Sfen.pdf) comment le Grand Professeur Pellerin avec ses amis nucléocrates ont travaillé à manipuler toute la société en profondeur sur les bienfaits de l'atome... 6 ans avant la catastrophe de Tchernobyl.
A noter également que tout ce beau monde se coopte pour bien maintenir à l'écart les scientifiques à l'esprit libre.
Et si vous un peu de temps à visiter https://nuagesansfin.info/ vous verrez, par exemple, comment l'INRA a demandé du foin de la Drôme pour tester de la chimie pour tenter d'éliminer le césium du lait des vaches et bien d'autres choses aussi graves pour sauver le nucléaire français en pleine phase de construction en 1986, au détriment de la santé des français. Sans les perquisitions de la juge la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy, tout cela serait resté ignoré... mais vous pouvez continuer à faire l'autruche et ignorer tout cela.
Note : comble de cynisme, quelques jours après l'explosion des réacteurs de Fukushima, Madame la juge Bertella-Geffroy a été dessaisie du dossier des malades de la thyroïde sur l'affaire de Tchernobyl.

Hervé

Bonjour Mr Aroman
Il faut garder a l'esprit que dans un réacteur, sur la centaine de tonnes de combustible seul 2% est fissile, et environ 1% sera consommé. Donc, en produit de fission, l'ordre de grandeur (si le combustible est usé) est de la tonne au plus (dont les isotopes d'iode). Par contre il y a en sus les produit d'activation qu'on n'a pas (ou beaucoup moins) dans une bombe atomique (objet du document que vous avez transmis précédemment, la proportion de ces éléments permettaient au Proffesseur Pellerin de connaitre l'origine d'une contamination), mais le gros des 100 tonnes contenues dans un réacteur n'est pas radioactif. Simplement vu que tout est mélangé le tout est traité en déchet, c'est en général moins couteux que de chercher à séparer ces éléments).

Un seul réacteur rendrait la terre inhabitable... C'est curieux car il me semble que ça a quand même bien pété à tchernobyl, et il ne me semble pas que la zone autour de la centrale soit devenue un vaste mouroir. Pourtant la dispersion d'une bonne partie des radioéléments est ici à l’échelle de quelques Km², pas l'ensemble de la planète. Si c’était si dangereux on devrait voir un désert 20Km autour, vous croyez pas? Dans les faits la nature y a repris ses droits et les animaux ont proliféré alors qu'il se nourrissent exclusivement sur le site sans faire attention à ce qu'ils mangent, ce qui les rends hyper exposés. Pouvez vous expliquer pourquoi en intégrant votre raisonnement sur la planète entière?

Saint Aroman

Bonjour M. Hervé

"Il faut garder a l'esprit que dans un réacteur, sur la centaine de tonnes de combustible seul 2% est fissile, et environ 1% sera consommé"

Ah bon ?!?

"Un "combustible" nucléaire, comme son nom l'indique, est fait d'atomes radioactifs et rien que d'atomes radioactifs, tous nocifs, sous peine de ne pouvoir fonctionner. Ce combustible au départ contient en très gros 96-97% d'uranium 238 et 3-4% d'uranium 235.
L'uranium 238 contribue, en raison de la présence de neutrons rapides -tous n'étant pas ralentis-, pour 6% environ à la fission, l'uranium 235 pour environ 55%, le reste provenant surtout de la fission du plutonium 239 fabriqué par activation de l'uranium 238 avec des neutrons lents.

Une fois la fission amorcée au lieu de 2 atomes radioactifs le réacteur en contient presque 1 millier, de quelques Curies (Pour Dédé29 : QUELQUES 37 000 000 000 de Bq) à autour de 16 milliards de Curie dans une centrale de 1000 MWé et un potentiel (potentiel officiel qui justifie amplement les mesures de précaution) de quelques milliers de SIEVERTS (par inhalation) à des CENTAINES DE MILLIARDS DE SIEVERTS (qui perdurent des centaines d'années après le déchargement).

En outre cher monsieur, j'ai une question. La radioactivité artificielle qui ne tue pas de manière fulgurante est-elle inoffensive sur le long terme et sur la génétique des espèces et des populations ? " - P.S. -

Hervé

Bonjour Mr Aroman
Oui, je sais il apparait du plutonium dans les réacteurs, en ordre de grandeur 250 Kg pour 100 tonnes de combustible, mais ca ne change pas le fait que a l'issue de la combustion, une large majorité de la masse du combustible reste faiblement radioactive. Bien sur des radioéléments trés actifs sont apparus mais représentent quelques % de la masse totale. C'est ce que je voulais faire comprendre et de ce fait on ne peut comparrer directement la masse d'une tete nucléaire et la masse de combustible d'un réacteur. La tëte nucléaire produit beaucoup plus de déchet par Kg de combustible. (C'etais le but de mon texte, désolé de ne pas avoir été assez clair.)

Vous n'avez pas répondu a ma question: Vous avez dit que rependre le contenu d'un réacteur sur la surface du globe le rendrait inhabitable. Par "chance" les russes ont mis en pratique l’expérience de manière localisée avec des dépôts bien plus importants (notamment de plutonium) et on ne constate pas votre affirmation. Pouvez vous nous expliquer ?

Concernant votre question, selon ce que j'avais pu trouver (je ne suis pas spécialiste mais m'étais intéressé à ce sujet il y a quelques années car je voulais savoir si les écolos nous racontent des conneries ). L'impact généralement estimé est lié à l'usage de la relastion lineaire sans seuil. Cette démarche théorique permets d'estimer le "risque maximal" d'une contamination mais il n'a jamais été démontré que les doses faibles aient un effet sur la santé. Il y a de nombreuses zones ou l’activité est nettement supérieure à la moyenne (en général naturelles, parfois artificielles) mais pas d'impact visible (il semble qu'il y ait un effet d'accoutumance, voire inversé dans certaines limites bien sur). A ce jour le sentiment des specialistes est que la RLSS surestime l'impact. Bonne journée

Saint Aroman

Bonsoir Hervé,

"- I - Selon les NORMES INTERNATIONALES de sécurité radiologique, un territoire de 1 km2 bascule dans la ZONE D'EXCLUSION dès lors qu'il est contaminé par une retombée radioactive homogène de poussières fines :
de 5,81 milligrammes soit 100 millicuries (3 700 000 000 Bq) de Pu238 ou
de 25,37 mgr soit 3,5 Ci (129,5 GBq) de Sr90 ou
de 29,12 mgr soit 100 mCi (3,70 GBq) d'Am241 ou bien
de 33,98 mgr soit 3,5 Ci (129,5 GBq) de Pu241 ou également
de 172,68 mgr soit 15 Ci (555 GBq) de Cs137 ou encore
de 440,40 mgr soit 100 mCi (3,70 GBq) de Pu240 ou enfin
de 1,63 gr soit 100 mCi (3,70 GBq) de Pu239.

Il s'en suit pour autant que :
le Pu238 a un potentiel d'exclusion surfacique de 172,1 km2 par gramme,
le Sr90 de 39,4 km2/gr, l'Am241 de 34,3 km2/gr,
le Pu241 de 29,4 km2/gr,
le Cs137 de 5,8 km2/gr,
le Pu240 de 2,3 km2/gr et
le Pu239 de 0,6 km2/gr.

Cf : entre autres sources : http://www.oecd-nea.org/news/2011/NEWS-07-presentations/5%20Session%202…

- II - Sachant, en outre, que l’activité moyenne par tonne de combustible ayant subi un taux de combustion de 24 GwJ/t est la suivante : Sr90: 59908,4 Ci/t soit 2,22E15 Bq et 434,21 gr. Cs137: 76869,6 Ci/t soit 2,84E15 Bq et 884,92 gr. Pu238: 1483,7 Ci/t soit 5,49E13 Bq et 86,23 gr. Pu239: 289,5 Ci/t soit 1,07E13 Bq et 4721,78 gr. Pu240: 382,5 Ci/t soit 1,42E13 Bq et 1684,56 gr. Pu241: 63095,7 Ci/t soit 2,33E15 Bq et 612,50 gr. Am241: 282,8 Ci/t soit 1,05E13 Bq et 82,36 gr.

- III - Calculez le(s) potentiel(s) d’exclusion surfacique contenu, au choix, dans 1 kg ou 1 tonne de combustible.

- IV - Question : En quoi le fait que la radioactivité par unité de masse soit plus importante dans une bombe que dans une centrale rend-t-elle le combustible éjectable par tonne d’une centrale inoffensif ?

Tout ceci bien entendu à moins que la physique ne soit une opinion et que la radioactivité effective d'un combustible, que l'AIEA reporte elle-même, soit une fiction, pour ne pas dire une connerie inventée de toute pièce." - P.S. -

Note à Hervé : merci de bien vouloir respecter l’orthographe de mon patronyme.

Merci surtout à "Connaissance des Énergies" de laisser mes commentaires accessibles ! Récemment, un journal local m'a censuré juste parce que j'avais écrit que le non passage du nuage de Tchernobyl sur la France en 1986 était une des plus grosses Fake news du siècle dernier...

Hervé

Bonjour Mr Saint Aroman
Désolé d'avoir écorché votre Saint nom! J'y ferais attention.
La physique n'est pas une opinion, ni plus une secte d'ailleurs. Ce qui m’étonne c'est la disproportion entre votre propos et les faits. L'ensemble des accidents et explosions nucléaires ont dispersé pas mal de tonnages de produits hautement radioactifs sans qu'on ai de zones interdites à l’échelle de la planète. C'est cela qui m’étonne un peu.
Doit on en conclure qu'une trés large majorité des radioéléments restent sur place lors des accidents ou explosions?
(Dans une bombe nucléaire la particularité est que même ce qui n'a pas fissionné reste toxique, la totalité de la masse de la bombe est un problème une fois dispersé).

Saint Aroman

Bonsoir M. Hervé

"En quoi la mention d'une potentialité physique irréfutable est-elle disproportionnée ?

Sachez par exemple qu'en cas de conflit atomique les centrales seront une cible de choix et, même si elles restent intactes, elles exploseront les unes après les autres faute... d'électricité.

Note : plus de 6 tonnes se sont échappées lors de la fulgurante explosion à Tchernobyl.

Quand aux catastrophiques essais atomiques d'autre part, il y a des zones interdites partout où il y a eu des "explosions sol" (selon la terminologie militaire consacrée). Leur "potentiel de zone interdite dans une retombée virtuelle parfaite" n'aurait pu couvrir toute la planète (on ne s'en plaint pas). Enfin, le gros des masses d'uranium embarquées (difficilement moins de 100 tonnes) et de plutonium (environ 40-50 t) n'est pas retombé. Il est encore dans l'air et nous en respirons quotidiennement les miasmes "nanoparticulisés".

Note : c'est le rendement de fission moyens des engins qui permet de déterminer le poids de la charge embarquée : charge embarquée = masse fissionnée/rendement de fission = . L'U235 monte difficilement au dessus de 5% et le Pu en moyenne à 10%. De rares dispositifs, comme celui de Nagasaki, sont parvenus à un rendement de fission de 18%." - P.S. -

Pour en savoir beaucoup plus : https://aipri.blogspot.com/2015/06/les-essais-nucleaires-aeriens-ont.ht…

Hervé

Bonjour Mr Saint Aroman
J'ai un peu de mal a comprendre l’intérêt stratégique de cibler les centrales nucléaires dans un conflit atomique. En général les stratèges qui ont un brin de cervelle s'en prennent plutôt prioritairement aux capacité de riposte et aux complexes militaro-industriels afin de limiter l'ampleur du retour de manivelle. De toute façon, dans un pareil cas, le problème des centrales me parait secondaire vu qu'il ne restera plus grand monde à protéger.

Donc si je comprends vos propos, les particules émises par les explosions de bombes restent dans l’atmosphère contrairement aux explosions de réacteurs civils qui elles semblent retomber? J'avais du mal avant, mais la c'est de moins en moins clair.

Saint Aroman

Bonjour M. Hervé,
"en général les gens "qui ont un brin de cervelle" savent qu'une guerre atomique est une guerre totale.
Ensuite la première chose qu'ils décident avant de lancer une bombe c'est soit de détruire l'endroit soit de la raser aussi pour l'éternité en le contaminant définitivement. Et cela se décide politiquement... par la hauteur du tir.
Si vous ne voyez pas l’intérêt stratégique d'obliger à évacuer des millions de personnes soyez assuré que "nos ennemis" si.

Enfin c'est vous qui dites que les particules fines des explosions des centrales retombent toutes. Cher monsieur c'est le rapport surface/volume qui commande la flottabilité des particules. Plus elles sont petites, plus elles flottent. " - P.S."

Hervé

Bonjour
Toujours pas compris .
Si c'est la Russie ou les US l'ennemi, de toute façon, on est mort centrale ou pas, ils en ont suffisamment pour raser chaque villes et villages. Pour provoquer l'exode ils n'ont même pas besoin de tirer, la menace suffit.
Si c'est un ennemi moins "gros", genre Israël, Corrée du nord tire sur nos centrales (qui point fort embêtants sont placées loin des villes, ce qui limite l'impact direct de la bombe ), il prennent le risque que leurs têtes soient interceptées, car on serait vraiment des cons de ne pas protéger une vingtaines de sites stratégiques, mais c'est vrai qu'il est exact que le français est vraiment très con et qu'il va préférer protéger la tour Eiffel et ce qui reste de Notre Dame... Donc on se fait péter nos centrales mais le pays est sauf car la tour Eiffel n'a rien.
Bon, nous on réplique (enfin on essaye, je sait pas si on a encore une dissuasion efficace) en leur pétant leur villes et leurs complexes militaires, (sert pas a grand chose mais ça soulage et réduit fortement leur possibilité de se réarmer par la suite)
A ce stade, si le conflit ne dégénérè pas, ils sont quasi tous morts et nous on est quasi tous vivants (d'abord sonnés puis "un peu" énervés ). Si on ne parviens pas à sécuriser les centrales, (il faut plus que couper le courant pour provoquer une catastrophe) on doit évacuer autour, dans la zone <0.2 Sv/An et on nettoie les villes, (en Contexte de guerre on regarde le danger réel et non le principe de précaution). C'est toujours mieux que d'être mort..., enfin selon moi . Sinon allez en parler aux animaux de Tchernobyl pour voir comment ils font pour vivre dans une zone "définitivement inhabitable" . Le "définitif" ne semble pas durer bien longtemps la bas.

Concernant les particules vous n'avez pas compris, c'est une question que je vous pose: les essais atmosphériques on dispersé un tonnage significatif de radiotoxiques, à vous lire on dirait qu'ils sont restés en l'air. Est ce ça que vous voulez dire? Personnellement il me semble avoir lu qu'une bonne part est retombée . Bien sur les gaz légers restent en l'air. Pour les particules très fines ça peut être plus compliqué, mais la pluie associée aux divers courants finit par les ramener au sol. Et tout ça doit être comparé a la radioactivité naturelle...

Saint Aroman

Bonsoir M. Hervé

"Cherchez à l'UNSCEAR le tonnage de plutonium retombé et vous comprendrez. (Il vous faudra convertir l'activité en masse et surtout il vous faudra, au préalable, estimer la masse de Pu employé durant les essais. 90 Mt ont été accomplies au Pu.)
Pour le dire vite et mal. Vous lancez 50 tonnes de farine en l'air et vous n'en retrouvez pas plus de 2 par terre après avoir passé au peigne fin (Geiger) l'entière planète durant des décennies. Où est la farine restante ?
Une chose sont les produits de fission, une autre uranium et plutonium dont les particules ultra-fines engendrées durant l'explosion (plusieurs millions de degrés) se solidifiant "vite à haute température" n'ont pas le temps de se fondre avec d'autres, grossir et par là prendre un rapport surface/volume qui va au détriment de leur "flottabilité".

Une guerre atomique est une guerre totale qui disperse des quantités énorme de radiotoxiques respirables et sans frontière.

"The French paper LIBERATION and the American paper SCIENCES are presenting the consequences of a mini nuclear conflict of a total of 100 bombs with plutonium while forgetting that such a conflict would introduce 5 tons of plutonium in form of micro or nano particules directly in the atmosphere … thus making any breathing impossible for the survivors. Maurice, E. ANDRE, nuclear officer (NBCR or nuclear, biological, chemical and radiological exclusive function) Captain Commander, retired.

To reach an explosive yield of 120 kt we need a real fission of all atoms of 7 kg plutonium 239. But only 18% of the plutonium present in the charge are available to go into fission; so that at primary state you will have a weapon charged with “raisonablement” 40 kg of plutonium 239 each. Now, due to the high temperature of the explosion (1 000 000 of degrees celcius) and the fact that plutonium 239 is a pyrophoric metal, the plutonium not fissionned will reach the nano dimensions (1/1000 000 000ème de metre) and will not more be falling, thus staying into the atmosphere going into the cells directly via the lungs and killing the human beings everywhere on the planet.
MEA."" - P.S. -

Hervé

Bonjour Mr Saint Aroman
J'ai cherché ce sujet et vos affirmations sont difficiles (impossibles) à trouver et ne semblent pas du tout être " la norme" scientifique. La plupart des documents que j'ai trouvé correspondent à ce billet: https://www.nature.com/articles/srep15707 . Les particules dans la stratosphère retombent plus lentement car pas de pluie à ces altitudes, mais ça finit par retomber quand même (et heureusement sinon je ne serais pas en train d'écrire ces lignes... ). Par ailleurs, le terme de "flottaison" que vous employez pour la sustentation des particules parait inexact. Ce n'est pas ce mécanisme qui les maintient en l'air.

Saint Aroman

Bonsoir M. Hervé,

"ne m'en veuillez point si je vous réponds pour la dernière fois.

1 tout d'abord je vous invite à fouiller plus profondément la littérature "savante" y compris les rapports techniques militaires.

2 La terre s'est-elle mise à tourner autour du soleil seulement lorsque les livres l'ont dit ? Autrement dit où sont les 50 tonnes de farine ? Par terre personne ne les a trouvées alors qu'on devrait avoir au moins 13 fois plus de Pu au m2 si presque tout était retombé. (Sans omettre l'uranium enrichi "non consommé" dont personne ne parle, si ce n'est une récente publication qui a capturé une (une seule) particule d'U235 enrichi dans l'air.)

3 Qui sur cette planète utilise des filtres à mailles suffisamment étroites pour piéger des particules nanomètriques et sous-nanométriques d'U et de Pu dans l'atmosphère produites durant les explosions atomiques ? : Personne.

4 Qu'est-ce qui vous fait croire que des institutions qui affirment faussement que moins de 3 tonnes de plutonium ont été dispersées durant les essais vous feront savoir que les tonnages sont bien plus conséquents ? (Rappel: Grammes fissionnés/rendement de fission = charge. Bien entendu à moins de nier l'évidence physique chose que les autorités françaises ne font du reste pas. NB Les mensonges, l'ignorance et la dénégation ne filtrent pas les particules à l'entrée des poumons.) http://www.unscear.org/docs/reports/annexc.pdf - https://www.francetnp.gouv.fr/IMG/pdf/La_dimension_radiologique_des_ess… -

Voir note P.54 « Lors d’une explosion nucléaire, les réactions de fission consomment de l’ordre de 10 % de la totalité de la matière fissile de l’engin testé. Aussi, les constituants nucléaires du dispositif, isotopes du plutonium (239Pu, 240Pu, 241Pu), américium (241Am), isotopes de l'uranium (235U, 238U, 234U) et tritium (3H) sont-ils libérés dans l’environnement. » Quand à savoir combien de Kt ont été réalisés au Pu et à l'U cela se déduit aisément du ratio mondial Cs137/Sr90 des retombées. Il faut simplement y penser...

5 De la flottabilité. L'air c'est de la matière sensible à "l'attraction" comme toute matière. Pourquoi donc "le ciel ne tombe-t-il pas par terre" ? (Il y a une question très intelligente derrière l'antique crainte gauloise.) Bref comment se fait-il que nous ayons une atmosphère si les particules fines (air) tombent ?

6 Plutonium from Above-Ground Nuclear Tests in Milk Teeth: Investigation of Placental Transfer in Children Born between 1951 and 1995 in Switzerland Pascal Froidevaux and Max Haldimann University Institute of Radiation Physics, University Hospital Center, University of Lausanne, Lausanne, Switzerland; Consumer Protection, Chemical Risks, Federal Office of Public Health, Bern, Switzerland

Cordialement." - P.S. -"

Hervé

Bonjour Mr Saint Aroman
L'air est un gaz, une particule fine n'est pas un gaz. De toute façon, si les particules restaient en l'air indéfiniment, on ne verrais plus le soleil (d'ou la crainte de l'hiver nucléaire qui ne durerait que qq années). Les particules lourdes présentes dans la stratosphère finissent par retomber, forcément...

"Une seule particule enrichie d'U235"... cette affirmation me parait étrange: Pour dire qu'elle est enrichie, il faut qu'elle soit accompagnée par beaucoup d'U238, et qu'il y en ai quantité pour avoir une valeur fiable . Donc une trés grosse particule... pas qu'une seule d'U235.... De l’uranium il y en a partout sur terre parfois dans des concentrations importantes. En trouver est donc normal .

Pour filtrer ce type de particules, (< µm ) il y a d'autres techniques efficaces qu'un filtre à maille. Je suppose que les filtres à turbulence devraient être pas mal pour le plutonium. Si ce que vous dites était vrai, ou du moins soupçonné je suppose que l'IRSN (ou d'autre agences de sureté nucléaire ) ... auraient eu recours a ces technos de filtration adaptées (Voire mieux, on sait séparer des gaz par la taille de leurs atomes, et le plutonium n'est pas ce qui se fait de plus petit ou léger...).

Selon les documents que j'ai consulté, c'est les essais très puissants qui ont le plus contaminé la stratosphère. Mais ces derniers ont été peu nombreux et utilisent peu de plutonium (bombe H). La plupart du plutonium est donc trés certainement au sol, autour des sites d'essais comme affirmé dans la littérature. 3 tonnes représente une moyenne de 6Kg par explosions. ça parait pas complétement déconnant (aprés la vérité avec les militaires....je vous accorde que le chiffre est peut être largement sous estimé! mais l'ordre de grandeur semble bon) . Au final les essais nucléaires sont moins contaminants que ce que je pensais, mais restent au dessus de tchernobyl en ce qui nous concerne en France. (Le chiffre d'AtomicBoy44 semble bon selon ce que j'ai pu lire.

Pour finir, si ces particules pénètrent en grande quantité dans vos poumons et qu'ils s'y concentrent au point de présenter un risque sérieux: forcement on pourrait le mesurer (soit dans la basse atmosphère, soit en analysant les dits poumons).... Or ce n'est pas le cas... Mais on y trouvera du radon, polonium si vous fumez... (et le Po210, ça arrache encore plus que le plutonium point de vu danger) tout un tas de saloperies bien naturelles et présentes en abondances dans l'environnement, en concentration trés diverses suivant l'endroit, sans parler des pesticides et toutes les saloperies chimiques, naturelles ou artificielles qui font rarement l'objet d'études aussi minutieuses que les effets de la radioactivité.

Cordialement,

AtomicBoy44

Tout à fait, la RLSS est caduque et l'effet HORMESE (hormesis) a été mesuré plusieurs fois démontrant que des doses faibles en dessous de 100 msv/an sont même au contraire bénéfiques a cause de l’apoptose cellulaire. même certains astronautes des missions applo ont survécu plus longtemps que leurs congénères au sol malgré des comportement pas très sain après leur missions spatiales.
Mais le business de la mesure et des chantier de "décontamination" rapport trop. Un peu comme celui des déchets ménagers qu'on nous fait trier et qui rapporte un max aux "indusriels de l’environnement" sans vraiment résoudre le problème puisqu'il font du décyclage et non de recyclage.

Saint Aroman

Bonsoir "atomicboy44",

"7 milliards de personnes recevant 100 mSv par an font, selon l'ICRP - INTERNATIONAL COMMISSION ON RADIOLOGICAL PROTECTION - rien de moins que 38,5 millions (*) de cancers mortels par an...

(*) 7E9*0,1*5,5% = 3,85E7 " - P.S. - "

AtomicBoy44

Pour rappel, le 239Pu est fissionné car fissile et récupéré a la Hague...Comment au fait ?

Les produits de fission que vous ne citez pas n'ont pas une demie vie éternelle.

Le principal produit de fission HAVL est le 239Pu que nous réutilisons dans le MOX car il est fissile, donc nous réduisons son volume en d'autres produits de fissions qui ont d'autres demie-vie...

238U n'est pas radioactif naturellement contrairement a ce que vous dites. Plus exactement sa demie vie est si longue que sa désintégration naturelle est très lente et ne pose pas ed problème par rapport a d’autres éléments bien plus radioactifs. la preuve est que cet élément est stocké facilement sans toutes les précautions nécessaire de 235U, 233U ou 239Pu. Son rayonnement est très faible.

AtomicBoy44

Les normes de sécurité internationales ne tiennent pas compte du rayonnement ionisant naturel ...Bientôt on va mettre les granits du monde entier dans des décharges si ça continue ...

Gr€€n bu$in€$$ gazier qui répand toutes ces inepties...

Ajouter un commentaire