L’excédent d’électricité, révélateur du potentiel de la politique climatique française

Électrification

Thibaud Voïta, Cédric Philibert, Carine Sebi, Véronique Andrieux, Nicolas Goldberg, Mattias Vandenbulcke, Anna Creti, Marie-Laetitia Gourdin, Vincent Delporte, Raphaël Claustre, Marie Dégremont, Xavier Blot, Jean-Baptiste Boyer, Clément Bayard, Marianne Greenwood, Ghislain Dubois,Stéphane His, Marc Germanangue,Thibault Janvier, Philippe Drobinski, Eric Vidalenc, Madeleine Péron, Yves Marignac, Antoine Gatet, Bastien Cuq, Camille Defard.

Le Bilan prévisionnel publié le 9 décembre par RTE montre que la France connaîtra dans les prochaines années un excédent de production électrique. Contrairement à ce qui a pu être affirmé, ce surplus n’a rien de nouveau et doit être considéré non comme une fatalité mais comme une opportunité.

Il peut en effet nous permettre d’accélérer la décarbonation de l’économie – industrie, chauffage, transports – grâce à l’électrification des usages, tout en maintenant des prix bas, une balance commerciale électrique excédentaire et en rendant possible une réindustrialisation décarbonée. Le risque principal n’est donc pas tant l’excédent électrique que le rythme trop lent d’électrification des usages. 

Se libérer des énergies fossiles et de nos dépendances

Le système énergétique français reste très dépendant des énergies fossiles : 60 % de la consommation finale en France repose encore sur le pétrole et le gaz. Ces ressources sont majoritairement importées de pays parfois hostiles aux politiques de décarbonation, voire désireux d’affaiblir le modèle démocratique européen. À l’inverse, l’électricité décarbonée produite sur le sol français reste sous-consommée. 

Atteindre nos objectifs climatiques implique donc un ajustement clair de nos politiques énergétiques. En complément indispensable des efforts en matière de sobriété et d’efficacité énergétique, il est nécessaire d’accélérer l’électrification des usages. Tout ralentissement du développement de cette offre irait à l'encontre de nos engagements nationaux et européens.

Entre un excédent modéré et une pénurie, le choix est sans ambiguïté. L’abondance permet de contenir les prix et de faciliter l’électrification indispensable à la sortie des énergies fossiles. À l’inverse, la pénurie se paie au prix fort : en 2022, l’indisponibilité d’une partie du parc nucléaire a coûté des dizaines de milliards aux ménages, aux entreprises et aux finances publiques.

Le rapport de RTE souligne aussi qu’il est trois fois plus efficace d’accélérer l’électrification que de freiner le développement des énergies renouvelables : le premier levier permet de réduire le coût moyen du MWh de 7 €, contre seulement 2 € pour le second. Pour maximiser l’impact climatique et industriel, l’effort doit donc prioritairement porter sur la conversion à l’électricité des principaux secteurs émetteurs : transport, industrie et bâtiment.

Une stagnation durable de la consommation, sans décarbonation des usages, traduirait un échec des politiques climatiques et industrielles.

Pour un plan d’électrification juste

Ces constats doivent inciter le gouvernement et le Parlement à mettre en place un plan d’électrification juste, garantissant à toutes et tous l’accès à des solutions efficaces et sobres et intégrant une planification de l’électrification ainsi que de ses modalités de financement. 

Le soutien parallèle aux énergies renouvelables électriques demeure néanmoins essentiel. Il est nécessaire de sécuriser les approvisionnements dans un scénario de décarbonation réussie, pour sécuriser des filières industrielles d’avenir qui ont besoin d'une visibilité politique. Le soutien aux renouvelables peut en outre apporter des bénéfices économiques et sociaux dans les territoires (retombées d’autant plus importantes quand ces énergies décentralisées sont citoyennes et à gouvernance locale). Dans ce contexte, la publication de la prochaine programmation pluriannuelle de l’énergie, déjà trop tardive, doit être une priorité.

Notre politique énergétique doit rester guidée par une ligne claire : le respect des engagements climatiques internationaux, européens et nationaux, ainsi que l’accès de toutes et tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes. Ces objectifs sont atteignables rapidement grâce à l’électrification des usages. À condition d’être correctement exploité, l’excédent électrique actuel constitue donc une chance pour la souveraineté énergétique de la France, son indépendance vis-à-vis des énergies fossiles importées et la réussite de ses transitions climatique, industrielle et économique.

Signataires

Thibaud Voïta, Institut Jacques Delors et emlyon Business School
Cédric Philibert, auteur de Climat, les énergies de l'espoir, Les petits matins
Carine Sebi, Chaire Energy for Society, Grenoble Ecole de Management
Véronique Andrieux, directrice générale, WWF France
Nicolas Goldberg, responsable énergie pour Terra Nova
Mattias Vandenbulcke, délégué général adjoint, France renouvelables
Anna Creti, directrice de la Chaire Économie du climat, Université Dauphine PSL
Marie-Laetitia Gourdin, responsable Affaires publiques et Communication, Vattenfall
Vincent Delporte, directeur des affaires publiques HoloSolis
Raphaël Claustre, directeur général délégué de la SEM Sipenr
Marie Dégremont, chercheuse associée, Sciences Po 
Xavier Blot, professeur associé, emlyon Business School
Jean-Baptiste Boyer, co-président, Energie Partagée
Clément Bayard, expert énergies renouvelables et stockage, association Energies Renouvelables pour Tous
Marianne Greenwood, consultante sur les politiques publiques de la transition énergétique
Ghislain Dubois, Énergies Renouvelables pour Tous
Stéphane His, président, Energies Renouvelables pour Tous
Marc Germanangue, directeur général, Zenon
Thibault Janvier, senior manager, Yélé Consulting
Philippe Drobinski, directeur de recherche CNRS, directeur du centre Energy4Climate 
Eric Vidalenc, expert énergie, Conseiller scientifique, Futuribles
Madeleine Péron, responsable du programme Politique industrielle et transition écologique, Institut Veblen pour les réformes économiques 
Yves Marignac, expert énergie et porte-parole, association négaWatt
Antoine Gatet, président, France Nature Environnement
Bastien Cuq, responsable énergie, Réseau Action Climat
Camille Defard, chercheuse associée, Institut Jacques Delors
 

Commentaire

Fayat pierre
Pour développer l'emploi de l'énergie électrique décarbonée, les exressions lumineuses et de sauter sur ses chaises comme des cabris en criant écologie, écologie,ne sufira pas. Il faudra produire de l'électricité à un prix compétitif car nous somment en démocratie où les électeurs élimineront les fautifs de la baisse du pouvoir d'achat et de la perte de leurs emplois. Regardez donc de plus près les courbes de RTE et vous comprendrez que vous foncez dans le mur
Rochain Serge
C'est le recours au nucléaire... notamment les nouveaux EPR qui nous font aller dans le mur ! La moitié de l'énergie consommée en France est encore produite à partir d'énergie fossile dont près d'un tiers à partir de pétrole, nous devons convertir ces usages à l'électricité le plus vite possible. Il nous faut donc doubler notre production d'électricité, et pas dans 20 ans quand les premiers des nouveaux EPR commenceront à produire, mais là aussi le plus vite possible ce que seuls les renouvelables permettent de faire. On construit n'importe quel parc éolien où solaire en moins de deux ans ils seront donc les seuls à pouvoir assumer le besoin de la conversion des usages qui ne se produiront pas brusquement dans 20 ans du jour au lendemain.
Christophe B.
Bonjour à tous, Quand tu veux tuer ton chien, tu l'accuses d'avoir la rage ... Certains politiciens bien connus ont tout fait pour saboter la filière nucléaire française qui était un secteur où nous excellions. Aujourd'hui, ces mêmes irresponsables accusent cette même filière nucléaire de ne pas avoir anticipé le développement de l'électrification de l'économie nationale. Pour moi, c'est une faute politique majeure voire une trahison au profit d'une puissance étrangère (suivez mon regard). Ces hommes et femmes politiques devraient être jugés par les tribunaux de la République, au nom du peuple français. Mais nous sommes en France, pays où l'incompétence et le cynisme sont érigés en vertus.
Rochain Serge
Qui a saboter quoi ? La filiere nucléaire a lancer le projet EPR en 1989, soit plus de 10 ans avant la fin du projet du palier N4 (2002 avec la mise en service commerciale de Civaux) qui a donné lieu à 4 réacteurs de puissances un peu inférieures à ce que sera celle des EPR pour un coût estimé de 3,3 milliards d'euros, et disponible en 7 ans après le début de construction (2005), donc opérationnel dès 2012. Depuis le lancement de sa construction, aucune décision politique n'a tenté d'enfreindre le développement du nucléaire en France. Bien au contraire, en 2012, alors que des comptes aurait dus être demandés à EDF, et au moins un ultimatum du gouvernement aurait dû sommer EDF de fixer une date à laquelle l'EPR de Flamanville serai mis à disposition du réseau alimentant le pays .... rien, aucune exigeance de la part du gouvernement, silence coupable même, et cela à aucun moment jusqu'à ce que finalement en 2024 l'EPR soit livré à puissance réduite avec 12 ans de retard et un côut total de 23,7 milliards d'euros (selon la cours des comptes en 2023), soit plus de 7 fois son coût estimé initial, et finalement disponible en décembre 2025 à sa puissance achetée 20 ans plus tôt ! Dans cette sequence, où voyez vous qu'une action politique quelconque est internenue pour saboter l'évolution de la filière nucléaire ?
Olivier
Vous etes serieux quand vous écrivez "depuis le lancement de la construction" de lEPR (soit 2005), "aucune decision politique n'a tenté d'enfreindre le developpement du nucleaire en France" ???
Rochain Serge
Donnez moi un nom et une action enfreignant le développement du nucléaire qui dans la période considérée se soldait à la construction de l'EPR et c'est moi qui vous demande d'être serieux.... les sous-entendus n'ont jamais été des preuves de ce qui n'est pas dit !
Hervé
Si vos parcs éoliens et solaire produisent une énergie disponible 24/24 pour le même prix ou moins cher que les fossiles, c'est à dire à moins de 10 à 30 € le MWH, la transition se fera toute seule. Sinon elle n'aura pas lieu.
Rochain Serge
Si ce que vous dites étaient vrai, le nucléaire ne serait jamais apparu avec des prix 10 fois plus élevé que celui que vous donnez pour le fossile.
Dr. Alexis Ves…
Le désaccord tient moins aux objectifs qu’au séquençage, et c’est précisément là que l’erreur apparaît. Pour le dire en termes rousseauistes, on confond ici la cause et l’effet. L’excédent d’électricité est présenté comme la cause de l’électrification à venir, alors qu’il ne peut en être, au mieux, que l’effet différé. Rousseau a précisément construit sa critique de Grotius sur ce point : en cherchant à fonder le droit sur la force, Grotius transformait un fait — la domination — en principe normatif, prenant l’effet pour la cause. Rousseau récuse cette inversion logique : la force peut produire un ét tement analogue. Penser que l’abondance de kWh et la baisse des prix engendreront mécaniquement la conversion des usages revient à croire que l’on peut produire un résultat sans en avoir préalablement créé les conditions réelles. Or l’histoire économique montre l’inverse : c’est la transformation des usages qui confère une valeur à l’abondance, et non l’abondance qui engendre la transformation. En inversant cette séquence, on ne prépare pas l’électrification ; on organise au contraire la dégradation de la valeur, la cannibalisation des actifs existants et, à terme, l’échec des politiques publiques que l’on prétend servir. ¹ Rousseau formule explicitement cette critique dans Du Contrat social, Livre I, chapitre 3 (« Du droit du plus fort »), en opposition directe aux thèses de Grotius (De Jure Belli ac Pacis, 1625). Grotius tend à déduire un principe de droit de situations de fait issues de la conquête ou de la domination, là où Rousseau soutient que « le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir ». La critique porte précisément sur la confusion entre fait et norme, entre effet et cause — confusion que l’on retrouve ici transposée au raisonnement économique et énergétique.
En 2 mots
Beaucoup de termes et d'idées éronnées circulent, par exemple celle de l'énergie décarbonnée. L'ENERGIE SANS INDICE CARBONNé N'EXISTE PAS. Passer du bois energie au gaz, c'est décarbonner, passer du gaz au charbon c'est décarbonner, passer du charbon au pétrole c'est décarbonner, passer du petrole au nucléaire c'est décarbonner, passer du nucléaire à l'éolien c'est décarbonner, passer de la consommation à l'optimisation c'est décarboner. Cette notion de décarbonation est utilisée au gré du populisme ambiant sans toujours pour autant apporter d'amelioration probante pour le climat.
Freudon Saké
L'électricité la moins chère, sera produite à partir du solaire thermique couplé à des batteries de moteurs Stirling et ce sera du local sans transport. Le nucléaire et l'éolien ne sont que d'immenses escroqueries climatiques. Et la classe de benêts politiciens, aussi bêtes que malhonnêtes, a des crayons irradiés plein leurs yeux, éblouis par un strass radioactif, ils s'imaginent dominer le marché mondial de l'énergie.
Leur hubris n'a d'égal que leur incompétence !
Rochain Serge
Ce que vous dites n'a aucun sens Monsieur Freudon Saké, le solaire thermique inclu sa propre capacité de stockage, sous forme thermique, et en cela n'a pas besoin d'être couplé à des batteries de moteur Stirling qui n'ont rien à faire dans ce processus ! Et le reste de vos déclarations, toujours non étayées ne vaut pas mieux, notamment à propos des éoliennes.
Freudon Saké
Je crois que vous avez des difficultés de compréhension. La chaleur produit de l'électricité par le biais des moteurs Stirling et cette chaleur sert aussi aux réseaux urbains après avoir permis la fonte de tout métaux, c'est le triple effet kiss cool assurant une baisse des prix et une rentabilité élevé sans émission de co2.
Le meilleur reste à venir avec de futurs moteurs Stirling tout en carbone, permettant de supporter des températures de fonctionnement de plus de 900°.
Rochain Serge
Et moi je pense que vous vous prenez pour le professeur Nimbus qui veut absolument coller son moteur à air chaud n'importe où et surtout là où il n'a rien à faire. Il semble que vous n'avez pas compris qu'à chaque transformation vous avez une perte et plus vous ajoutez de dispositifs convertisseurs plus les pertes son importantes et plus le prix augmente. Alors l'électricité la moins cher est celle qui est directement captée par le premier dispositif qui produit de l'électricité à partir des rayons du Soleil. Mes dificultés de compréhension se limitent à comprendre que certains croient encore qu'ils ont inventé la roue sans savoir faire un bilan économique de leur roue généralement plutôt carrée. Joyeux Noël (J'espere que vous avez demandé un moteur Stirling au père Noël) Serge Rochain Lauréat de la Société des Ingénieurs diplômés par l’Etat https://scholar.google.com/scholar?start=10&q=author:%22S.+Rochain%22&hl=fr&as_sdt=0,5 https://ssd.jpl.nasa.gov/tools/sbdb_lookup.html#/?sstr=1998%20SL10&view=VOP https://www.editions-complicites.fr/pages-auteurs/serge-rochain/ https://www.istegroup.com/fr/auteur/serge-rochain/ https://www.sidpe.fr/les-idpe/ http://climso.fr
Freudon Saké
Vous êtes un canard boiteux qui a des palmes étatiques pour service rendu au monothéisme républicain.
Le fait que vous soyez une bête à diplômes, ne fait pas de vous un génie.
Vous le savez et vous ne supportez pas que l'on puisse nuire à vos vérités religieuses, ce qui concurrence aussi l'industrie subventionnée que vous défendez.
On reprend depuis le début, 2000 tonnes de terre retournée et filtrées pour produire une tonne de terres rares, plus l'eau potable utilisée et souillée.
L'éolien intermittent est donné pour 60 euros du Mwh, mais jamais le coût des megapacks indispensables à son fonctionnement erratique, ne lui est associé !
Encore des terres et des minerais critiques et de l'eau et du foncier, plus 15% de pertes sur le réseau pour cause de production centralisée et il faut encore du cuivre pour les LTH...
Comme vous le dites vous-même, plus il y a de dispositifs et plus les pertes son importantes.
Et justement, le moteur Stirling récupère cette chaleur perdue, produite par des miroirs, sans vapeur, sans turbines, jusqu'à 4000°, supprimant ainsi les fours électriques pour la transformation des métaux qui fait qu'il y a des électro-intensifs, tandis que le réseau redistribue cette même chaleur en supprimant la consommation des radiateurs électriques, pouvant faire du froid, il supprime également la consommation des climatiseurs et c'est du local, il n'y a pas de LTH.
Donc, votre vision et gagne pain électro-totalitaire est totalement has-been, un monde de tyrano-sots-russes issu d'un passé dépassé...
Ce qui ne se fait pas en France, se fera ailleurs, et la France, larguée et dépassée, finira ruinée grâce à votre microcosme suprémaciste sectaire, qui se croit sortie de la cuisse de Jupiter, dieu romain dont à strictement rien à cirer !
Sur ce, Frohe Weihnachten ! Et prenez bien garde au Krampus, il n'aime pas les mauvais garçons.
Rochain Serge
Bon.... devant cette tirade, je vois que je n'ai affaire qu'à un crétin qui se croit éclairé ! Adieu....pauvre frustré !
Rochain Serge
"c’est la transformation des usages qui confère une valeur à l’abondance, et non l’abondance qui engendre la transformation. En inversant cette séquence, on ne prépare pas l’électrification ; on organise au contraire la dégradation de la valeur," L'erreur c'est la faute à Rousseau ! En inversant cette sequence, la solution d'un probleme par l'électricité devenue moins chère, incite les usages à la choisir plutôt que la solution précédente plus couteuse .... c'est bien là que se niche la valeur et la justification de l'abondance préalable au besoin.
DANIEL HOSTALIER
Pour inciter les industriels à privilégier l'électricité, au détriment des énergies fossiles, il suffirait de réduire le cout du kWh, ce qui n'est malheureusement pas le cas ces dernières années à cause de l'introduction des ENR très largement financées et de l'introduction des "fournisseurs alternatifs" qui ne sont que des facturiers qui prennent au passage de gros bénéfices.
DANIEL HOSTALIER
L'ARENH c'est justement ce qui a largement profité aux "Fournisseurs Alternatifs" qui ont profité d'un cout du MWh très avantageux surtout lorsque le marché était au plus haut, au détriment d'EDF.
Francois Marfaing
visiblement cela n’a pas bien fonctionné car la France est à la traine pour les EnR et l’une des dernieres en Europe malgré le sabotage des filières renouvelables en Allemagne par deux gouvernements Merkel.
DANIEL HOSTALIER
Votre vision n'est pas la mienne et les chiffres disent bien le contraire car sur 2024 (2025 sera bientôt publié), nous n'avons pas passé un mois sans exporter de l'électricité, ce qui prouve que nous ne sommes pas "à la traine" pour produire de l'électricité et que nous n'avons pas besoin de plus d'ENR. Soit dit en passant, les ENR émettent plus de CO2 que notre production électronucléaire et hydraulique, profitent à des fournisseurs asiatiques et Européens, sont très consommateurs d'aides et de garanties d'achats, sans compter qu'il ne sont pas pilotables. Ce qui compte ce n'est pas la proportion d'ENR dans notre production mais le bilan global CO2 et ce que cela apporte à notre économie et à nos emplois. Il vous suffit de regarder l'Allemagne qui après avoir dépensé sans compter pour implanter des ENR doit produire majoritairement avec du charbon et du gaz et affiche un bilan CO2 annuel, 10 fois supérieur au nôtre. Les chiffres, tous les chiffres sont là pour démentir votre conclusion et nous restons sur le podium des pays européens qui produisent leur électricité en émettant le moins de CO2.
Marfaing Francois
Votre vision me parait trop statique et pas assez prospective ! Vous avez raison la France pour cette année a eu une relative bonne année pour sa production électrique. Grâce à une meilleure performance du nucléaire qui reste en comparaison mondiale, médiocre. En 2024, la flotte nucléaire mondiale a eu un facteur de charge moyen d’environ 83 %, Etats-Unis environ 92,8 %, la France 68% cherchez l’erreur ! Le pilotable ? Le prix spot moyen est passé de 97 €/MWh en 2023 à 58 €/MWh en 2024 selon Rte-France, soit une baisse de 40%. Actuellement, le prix moyen en 2025 s'établit jusqu'ici à 61 €/MWh. Le seuil de rentabilité du nucléaire historique ! Or le parc français est vieillissant comme l’a montré maheureusement l’année "horribilis" 2022. C’est l’un des parcs les plus vieux du monde avec 40 ans d’âge moyen. On peut et il faut prolonger mais pas à l’infini. La dépendance unique au monde avec 67 % de la production totale d'électricité du pays oblige certainement la prudence. Toutefois, La Cour des comptes a alerté sur les "incertitudes" pesant sur la capacité à construire un nouveau parc nucléaire "dans des délais et à des coûts raisonnables". La construction de nouveaux moyens de production électrique - qu'ils soient nucléaires ou renouvelables - "appelle des décisions à présent urgentes pour garantir notre approvisionnement à l'horizon de la décennie 2040". Les prix qui circulent sur le KWh type EPR (100 euros et plus le MWh) n’est pas fait pour rassurer ni les industriels ni les exportateurs ! La baisse des prix de gros est structurelle et va s’amplifier du fait de la poursuite du développement des énergies renouvelables (éolien et solaire) dans toute l'Europe. Les contrats pour 2026 suggèrent des prix encore plus bas, autour de 50-54 €/MWh. Cela confirme la tendance baissière par rapport aux années de crise, même si on reste au-dessus des niveaux de 2024. Enfin l’uranium est d’origine fossile et importé à 100 % de l’étranger. Déjà plus du Niger en passe de retomber dans les mains russes. Quand Le premier producteur d’uranium mondial, le Kazakhstan doit tout livrer via Saint Pétersbourg. De plus la Russie est le N° 1 sur le marché mondial de l'enrichissement d'uranium avec 46% du marché mondial. Le risque géopolitique est bien ressenti par le groupe Saporo5 pays : Canada, France, Japon, Royaume-Uni, États-Unis réunis à Sapporo, au Japon, ont formé le qui a pour objectif de renforcer la sécurité de la chaîne d'approvisionnement du combustible nucléaire et de réduire la dépendance à l'égard du combustible russe. Quid de la souveraineté ? Un arrêt définitif du commerce d’uranium entre Paris et Moscou aurait inévitablement des conséquences sur une filière du retraitement et pourrait conduire, à terme, à ce que l’uranium issu des combustibles usés soit considéré comme un déchet supplémentaire à gérer, et non comme de la matière pouvant être réutilisée. Heureusement les collègues Européens n’en parlent pas trop ! Les industriels suédois dans leur grande majorité sont opposés au plan de relance du nucléaire promu par leur gouvernement. La raison principale : le prix de MWh, trop cher ! Car, en Suède, tous les coûts du démantèlement et au traitement des déchets sont entièrement refacturé au consommateur final. L’avenir énergétique est à la décentralisation pour des raisons de coûts (transport et infrastructures) et géopolitiques( Saporischschja)! Pour élargir votre champ de réflexion je vous conseille l’excellent rapport de la société allemande Roland Berger de ce mois : Die Rolle der Dezentralen Lösungen im gesamtkosteneffizienten Energiesystem. En français : Le rôle des solutions décentralisées dans un système énergétique globalement rentable.
DANIEL HOSTALIER
Vos informations sont étonnées et vous semblez le savoir, sans toutefois l'accepter, car manifestement vous êtes un antinucléaire. Il-y-a quelques années nos réacteurs avaient un facteur de charge supérieur à 80% jusqu'à l'apparition des fissures sous contraintes, mais ce problème a été traité et désormais nos centrales sont capables de fonctionner sans problème au-delà d'une charge de 80%. Ce que vous oubliez de préciser, lorsque vous déclarez qu'en 2024 notre production électronucléaire n'a performé qu'à 68% de facteur de charge, c'est tout simplement que c'est le nucléaire qui devait s'effacer devant la production des ENR intermittentes ce qui en plus a participé à augmenter le coût du kWh car faire fonctionner un réacteur à 20% ou 80% c'est le même coût car le combustible représente une dépense marginale. Autres déclarations inexactes, nos réacteurs sont du même type que ceux exploités au Etats-Unis, dont certains sont plus vieux et pourraient être exploitées jusqu'à 80 ans, les nôtres sont à ce jour autorisés de fonctionner jusqu'à 60 ans et pourquoi pas jusqu'à 80 ans ? Autre information négative de votre part, nous ne manquerons pas de combustible car nous en avons déjà beaucoup en stock, nous avons des approvisionnements multiples et notre génération future de réacteur pourront fonctionner pour plus de 1.000 ans avec nos simples déchets de combustible. Je vous invite à vérifier mes dires avant de contester mes propos avec des déclarations inexactes.
Francois Marfaing
j’ai travaillé toute ma vie dans une industrie gourmande en energie. Donc ma préoccupation était bien le prix du kWh que vous n'évoquez jamais. Possible que les réacteurs en France puissent atteindre 80% de facteur de charge. Seulement la réalité est différente. La modulation des réacteurs n'est-elle pas d’abord due à des considérations de rentabilité d’EDF plutôt que la production ENR? Ne pas constater que l’univers de l'énergie a été radicalement modifié pendant ces dernières décennies est pour moi une faute stratégique qui me rappelle la fameuse et inefficace Ligne Maginot.
DANIEL HOSTALIER
Pour ma part, j'ai travaillé toute ma vie dans la production et la maintenance des énergies et fluides avec comme objectif premier de produire pour mes clients, dans les meilleures conditions et aux meilleurs couts des kWh. Pour ce qui est du kWh électrique c'est le cout global qu'il faut prendre en compte et surtout celui juste nécessaire par rapport aux besoins. - L'électronucléaire comme l'hydroélectrique sont des énergies pilotables et à faibles émissions de CO2/kWh, ce qui permet d'adapter en permanence la production aux besoins. - Les ENR comme le solaire et l'éolien sont des énergies intermittentes qui nécessitent des moyens complémentaires pour s'adapter aux réels besoins toujours variables, ce qui devient possible avec des moyens complémentaires comme des onduleurs + batteries (stockage de surproduction) ou des centrales au gaz (Compenser le manque de production), ce qui vient grever les couts du kWh et par conséquence augmenter les émissions de CO2/kWh. Toute la différence est là et la dernière publication comparative entre la production Française et Allemande montre bien que la solution Allemande avec une majorité d'ENR c'est un bilan CO2/kWh qui n'a cessé de se dégrader depuis des décennies, comme celui du coût du kWh qui ne s'arrête pas d'augmenter, alors qu'en France notre bilan s'améliore et notre cout se stabilise, hors taxes ajoutées pour justement financer les ENR et leurs intermittences de fonctionnement. Un constat devrait vous faire changer, c'est celui en particulier de l'Europe de l'Est, qui est en train de réévaluer son approche énergétique et de considérer le nucléaire comme un levier stratégique pour la souveraineté énergétique. Les pays comme la Pologne, la République tchèque, la Suède et la Finlande envisagent de nouveaux projets de centrales nucléaires, tandis que la France et le Royaume-Uni continuent de développer leur parc nucléaire actuel. La Belgique, après avoir abandonné sa loi nationale de sortie du nucléaire, a décidé de revenir sur cet engagement pour répondre aux défis actuels. La relance du nucléaire civil dans le monde, avec des projets en cours ou prévus, entraîne des recompositions géopolitiques majeures et un basculement visible de la maîtrise technologique.
Marfaing Francois
C’est toujours très surprenant cette obsession idéologique du nucléaire que l’on constate en France, à gauche come à droite. Car, à la mi-2025, le nombre de pays exploitant des réacteurs nucléaires et celui des pays construisant des réacteurs sont moins élevés qu'un an auparavant. Vous avez sûrement noté que la part de l’énergie nucléaire dans la production électrique n’a cessé de baisser. Et que, sans la Chine la part du nucléaire dans le mix électrique aurait baissé encore davantage, jusqu’à 7%. Vous n’ignorez pas que la promotion du nucléaire est un marqueur politique. D’ailleurs la CSU allemande en a fait un argument électoral. Sauf qu’aucun des 4 grands énergéticiens n’a validé cette hypothèse pour des raisons de délais et de coûts ! De même pour les industriels suédois. Naïf ou idéologue ? Car entre intention et réalisation il y a souvent un écart gigantesque ! « …la solution Allemande avec une majorité d'ENR c'est un bilan CO2/kWh qui n'a cessé de se dégrader depuis des décennies, comme celui du coût du kWh qui ne s'arrête pas d'augmenter, » Comment pouvez-vous écrire de telles inepties ? Les émissions de CO2 dans le secteur allemand de l'électricité ont considérablement diminué depuis 1990, principalement en raison de la diminution de la production d'électricité à partir du charbon et du développement des énergies renouvelables, ce qui a réduit le facteur d'émission spécifique (grammes de CO2 par kilowattheure) de plus de 700 g à moins de 350 g/kWh, même s'il existe des fluctuations dues au remplacement de l'énergie nucléaire par des combustibles fossiles et à l'effet de la consommation d'électricité ; les données actuelles montrent une tendance à la baisse. 2024 a été une année charnière, les coûts de stockage des batteries ayant chuté de 40 %. Je vous conseille de lire l’étude du Fraunhofer Institut de 2024 sur les coûts des différentes sources d’énergie produisant de l’électricité. https://www.ise.fraunhofer.de/de/presse-und-medien/presseinformationen/2024/photovoltaik-mit-batteriespeicher-guenstiger-als-konventionelle-kraftwerke.html Il est montré que le photovoltaïque avec stockage par batterie est moins cher que les centrales électriques conventionnelles. Et bien entendu beaucoup moins cher que le nucléaire. Mais vous avez certainement les arguments pour contredire cet Institut qui compte 32.000 collaborateurs pour 75 centres de recherches indépendants. « …alors qu'en France notre bilan s'améliore et notre cout se stabilise » vos sources ? « …le nucléaire comme un levier stratégique pour la souveraineté énergétique » C’est une blague, quand 100% de votre approvisionnement dépend de l’étranger. Que faites-vous des préoccupations du club de Saporo ? Même Orano se pose la question d’un approvisionnement sécurisé sur 60 ans ! L’uranium reste une énergie fossile ! Les Allemands ont, à juste titre, été suffisamment critiqué pour leur dépendance au gaz russe. Vous voulez recommencer avec le nucléaire ? « La relance du nucléaire civil dans le monde, avec des projets en cours ou prévus, entraîne des recompositions géopolitiques majeures et un basculement visible de la maîtrise technologique. » Là, on n’est plus dans l’analyse scientifique mais dans le délire romantique d’un monde imaginé.
DANIEL HOSTALIER
L'inertie, vous savez à quoi cela correspond ? Depuis les incidents sur la centrale de Tchernobyl et celle de Fukushima de nombreux pays avaient décidé de se retirer du nucléaire et de faire autrement (Allemagne, Belgique, etc.), ce qui explique ces désengagements progressifs ce que je qualifie d'inertie. Aujourd'hui les pays qui avaient imaginés d'autres solutions commencent à rencontrer des difficultés à produire suffisamment et surtout en fonction des besoins très variables au quotidien et au prix d’un kWh compétitif. Ce sont donc eux qui ont débutés ou envisagés la construction de nouvelles centrales électronucléaires. Attendons donc pour découvrir si la production électronucléaire continue de baisser en Europe ou si elle remonte rapidement, ce qui est en train de se produire. Vous pourrez me recontacter lorsque nous serons en mesure de confirmer qui a raison.
Rochain Serge
Sottise de nucléophile..... le cout du KWh le moins élevé est celui des renouvelables solaire et éoliens
Albatros
Les mignons lobbyistes des renouvelables ne sont pas assez gavés d'argent public. Ils ont peur que le robinet se ferme, ce qui est quasiment inéluctable étant donné l'état des finances publiques... Les plus ridicules sont les gugusses de Negawatt, chantres de la décroissance, qui se réjouissent d'un excédent de production. Ils sont tombés bien bas. Allez, joyeux Noël et que la fin d'année commence à vous éclairer au fond de l'impasse des "renouvelables" subventionnés.
Marfaing Francois
Et si on fermait les prêts à taux zéro pour le nucléaire? Et aucun des nucléophile ne parle du Kwh du nucléaire. Seuls quelques ingénieurs d'EDF et la Cour des Comptes s'en inquiètent par rapport a la trajectoire finacièrede l'entreprise.
Bernard
Le SOLEIL, les CYCLOPES et les CAMELEONS Le Cyclope ne voit pas trés bien ni l'horizon ni le relief Le Caméléon perçoit 360°, s'adapte aux évènements L'énergie est généralement abordée non par son usage mais par la matière, le pétrole, le gaz, le charbon, l'uranium. Par association l'électricité a été assimilée à de la matière, la houille blanche.... On évoque aussi l'énergie éolienne… Toujours la matière, le concret, ce qui se voit, ce que l'on peut toucher… On parle de "matières premières". On notera que ces matières premières sont pourtant généralement masquées aux regards. En effet, elles sont soit souterraines, soient invisibles comme le sont la fée électricité ou le vent. Dans le langage courant et pour monsieur madame lambda, la CHALEUR ne semble pas être une énergie. Elle fait l'objet de très peu de publication. Elle est IMMATERIELLE, si on la ressent, on ne peut la TOUCHER… Évidemment, toute une littérature a été construite autour des réserves de ces matières dites fossiles, de ces retenues d'eau et puissances de barrages, etc. Les volumes et réserves estimées sont tenus à jour en continu, transformés dans toutes les langues du monde en équivalent pétrole (ou plus rarement, en kWh). Les éminents experts Européens ou Mondiaux sont incollables sur les devenirs de ces gisements épuisables à l'échelle humaine. C'est sur ces bases et coutumes que décennie après décennie, nos politiques énergétiques ont été définies, que nous avons fouillé les entrailles de la planète sans trop lever les yeux au ciel, trop loin, trop abstrait, faisant du SOLEIL un INVISIBLE. Les enjeux énergétiques sont devenus des enjeux sociétaux, de survie, de conflits (hélas vieux comme le monde, déjà "le feu" était source de guerres…) … Nous avons imaginé, inventé de merveilleuses machines afin d’extraire ces matières, de produire cette énergie devenue tous les jours un peu plus irremplaçable, presque plus vitale que l'air que nous respirons! Né sous le seul SOLEIL il y a quelques millions d'années, depuis, l'homme a domestiqué les eaux, le vent, le bois, le charbon, le pétrole, le gaz. Il a inventé l'électricité, il a brisé l'atome qui a d'abord délivré ses effets indésirables en 1945… Cet atome, qui, malgré ses "tares originelles" de redoutable "combattant", telle l'Hydre de Lerne, poursuit inexorablement sa fission… Si la découverte de l'effet photoélectrique date de 1839 (BECQUEREL), l'électricité photovoltaïque n'est vraiment apparue que timidement dans les années 1990 chez les particuliers, y compris jusqu'à ces dernières années! Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, la connaissance scientifique a progressé dans tous les domaines. Au cours des dernières années des milliers de chercheurs ont accumulé un immense savoir dans la physique des matériaux et des transferts de chaleur. La synthèse des travaux de la Société ("savante") de Thermique Française permet à chacun d'apprécier le potentiel de recherche Français dans ces domaines… Par contre l'énergie nucléaire, découverte dans les années 1896 par le même BECQUEREL, suite à ses premiers usages guerriers lors de la seconde guerre mondiale eut un développement exponentiel. Cette "LUMIERE INTENSE" dégagée sur HIROSHIMA puis NAGASAKI, OCCULTA le SOLEIL de l'esprit des savants qui TROUVERENT en cette ENERGIE un SECOND SOLEIL qu'ils VOULURENT DOMESTIQUER! Éblouis par tant de puissance, obnubilés par la guerre froide des années 1950 -1980 et la nécessité de se protéger en capitalisant sur les potentiels dévastateurs de cette énergie atomique, les décideurs politiques du monde entier consacrèrent tous leurs moyens au développement d'usages secondaires pacifiques de cette énergie. Ainsi naquit l'énergie nucléaire pacifique génératrice de vapeur puis d'électricité dans des installations couplant des machines thermiques (générateurs de vapeur) à des machines électriques (alternateurs). Les électriciens eux, ayant pour contrainte d'alimenter des millions d'usagers, développèrent des toiles d'araignées de fils électriques. Evidemment, compte tenu des perspectives de puissance unitaire fournie par ces réacteurs nucléaires, ils construisirent un "système descendant" : Quelques centaines de centrales de très forte puissance (nucléaires, thermique classique, hydraulique) irrigueraient les millions d'usagers sur les territoires. Le système électrique de tous les pays du monde se trouva ainsi tributaire puis piégé par ces centrales de taille de plus en plus importante (EPR : 1650 Mégawatts). L'ENERGIE NUCLEAIRE DEVINT l'ALFA et l'OMEGA, la SOLUTION à TOUS NOS MAUX y COMPRIS la GESTION du CO² Toujours éblouis, nos têtes pensantes ne tinrent jamais vraiment compte des incidents survenus, notamment à THREE MILE ISLAND aux USA, TCHERNOBYL en URSS puis FUKUSHIMA au Japon. Pendant ce temps, notre astre de vie devint invisible. Rayonnant de façon trop naturelle, trop automatique, LE MAITRE de la VIE SUR TERRE fut OUBLIE, MEPRISE. Nous avons délibérément, volontairement, ÉTEINT le SOLEIL. Nous sommes devenus des CYCLOPES, "Personne" n'en parle vraiment. Au fond de la caverne, il fait sombre, la lumière parvenant difficilement à l'œil unique et aux sens atrophiés. On ne le voit plus, lui qui se lève tous les matins, il ne pèse rien, on s'en moque, on en sourit même dans les milieux CYCLOPIQUES! Le Dieu des civilisations antiques a été inexorablement délaissé par nos dirigeants et nos élites. Pas assez chic? Pas assez prévisible? Pas assez rentable pour les Industriels? Pourtant, bon an mal an, chaque m² de la TERRE reçoit généreusement l'équivalent de 1200 à 1600 kWh appréciés notamment par les frêles CAMELEONS adaptables à l'environnement, à la vision panoramique, mais ô combien atypiques avec " leurs yeux comme posés sur des roulements à billes ". Chaleur SOLAIRE? Mais de quoi parlez-vous? Ce n'est pas de l'énergie! Comment faire pour transformer cette abstraction en énergie? Trop cyclique et diffuse, ingérable clamèrent les CYCLOPES! Transformons la en ELECTRICITE PHOTOVOLTAÏQUE clamèrent les CAMELEONS. Trop cher, trop capitalistique, pas assez rentable conclurent les CYCLOPES experts et financiers. Alors restons en là décida Polyphème. Et c'est ainsi qu'en l'an 2005, alors que les meilleurs CYCLOPES ont atteint la Lune, que d'autres ont construit le "laser mégajoule", lors d'un important traité engageant la France pour trente ans, l'énergie solaire fut laissée dans son état du temps de Platon et Ptolémée. Des serpentins, de l'eau, quelques panneaux photovoltaïques et … des primes et des objectifs difficilement réalisables et finançables. Mais, évidemment puisque les dés étaient pipés par construction, Trop peu de moyens de recherche furent engagés afin de domestiquer et stocker cette énergie infinie! Aucun véritable projet novateur, rapport après rapport, RIEN de nouveau… Les CYCLOPES ont choisi de laisser LE SOLEIL éteint .... Messieurs les CYCLOPES, entendez les CAMELEONS. Ces animaux atypiques, au regard en avance d'un temps et d'une direction, vous alertent, vous recommandent de revoir vos logiques et décisions. Les CAMELEONS vous invitent à voir plus loin, à valoriser et privilégier les acquis scientifiques déjà accessibles par rapport aux recherches plus longues, plus onéreuses. Il n'est plus utopique d'imaginer soit la création de matériaux aux propriétés permettant de stocker de l'énergie comme nous savons déjà le faire soit d'utiliser cet HYDROGENE comme énergie tampon et secondaire permettant le stockage et la consommation locale… Ainsi avec quelques m² de capteurs photovoltaïques (et thermiques dans les régions les plus ensoleillées), chaque habitat pourra être, progressivement, autosuffisant en partie. En une cinquantaine d'années, par le biais de la recherche et des développements technologiques, nous saurons évoluer d'une desserte électrique centralisée vers une desserte locale (au niveau du canton ou du département) permettant malgré tout des couplages interrégionaux. Ce challenge est accessible en quelques dizaines d'années, en investissant au niveau Européen au sein d'un conglomérat que je dénomme le CENEM… Nous devons concourir à la création d'un COMMISSARIAT EUROPÉEN AUX NOUVELLES ÉNERGIES ET MATÉRIAUX afin de fédérer à minima l'ensemble des potentiels Européens travaillant dans ces domaines. Car nous voilà face à un double risque de CATACLYSME : L'un PLANETAIRE, celui des émissions incontrôlées de GAZ à EFFET de SERRE, L'autre REGIONAL de par la probabilité croissante (totalement masquée ou ignorée de nos élites) de vivre des accidents GRAVISSIMES … NOUS ne POUVONS POURSUIVRE l'ESSAIMAGE des RESSOURCES de RECHERCHE CONSOMMÉES par la MULTITUDE de STRUCTURES VERTICALES dans CHAQUE ÉTAT et ÉVIDEMMENT "IN-PILOTABLES". Il nous faut fédérer la RECHERCHE au niveau EUROPÉEN, et penser MONDIAL à mesure que la pédagogie et la compréhension des États le permettra. Engageons-nous pour dire, clamer aux DIRIGEANTS du MONDE, que le temps presse de fixer une GRANDE AMBITION à la PLANÈTE afin de créer la plus grande fédération de compétences en éradication de l'émission des GAZ à EFFET de SERRE tout en imaginant un NOUVEAU MONDE ÉNERGÉTIQUE. Ce COMMISSARIAT EUROPÉEN aux NOUVELLES ÉNERGIES et MATÉRIAUX réunirait les laboratoires de RECHERCHE des grands producteurs EUROPÉENS (MONDIAUX) que sont EDF, ENGIE, RWE, ENEL, IBERDROLA, GENERAL ELECTRIC, MITSUBISHI, SAMSUNG, etc. les PÉTROLIERS, les laboratoires publics des GRANDES UNIVERSITÉS EUROPÉENNES, JAPONAISES, CHINOISES, USA, CANADIENNES (MONDIALES). Les ambitions et objectifs assignés (dans une base de temps de 3 à 6 décennies) à ce COMMISSARIAT EUROPÉEN (ou MONDIAL) AUX NOUVELLES ÉNERGIES ET MATÉRIAUX étant, notamment de : - Développer des matériaux capables de produire de l'ÉLECTRICITÉ PHOTOVOLTAÏQUE avec des rendements supérieurs à 50%... avec en corollaire l'invention de moyens de stockages de leurs productions. L'HYDROGENE est là devant nous… Eu égard à son état de "jachère" au cours des dernières décennies, l'ensemble de la chaîne de valeur de ce gaz possède un TRÈS IMPORTANT POTENTIEL d'ÉVOLUTION. C'est ainsi qu'on ne compte plus les multiples recherches engagées (dans le monde entier, avec un gâchis de non mise en synergie des laboratoires de recherche, publics et/ou privés…) dans ses modes de production, transport et stockage, dans ses différents usages énergétiques, dans les mobilités terrestres -ferroviaires – maritimes – et même aériennes, dans les PILES à COMBUSTIBLE, dans la chimie et notamment la métallurgie, etc. De nouveaux produits sont à inventer, on n'emploiera pas ici le terme BATTERIES, mot trop réducteur... mais par exemple de piézo-électrique de grande capacité, de chimie, de procédés en rupture avec les connaissances du moment. - Développer des matériaux capables de stocker la CHALEUR SOLAIRE sur de longues périodes. - Inventer et industrialiser de nouveaux moteurs et systèmes énergétiques non émetteurs de GES non potentiellement générateurs de famines sur la planète comme le sont les bio-éthanols et autres dérivés de maïs, blé, amidons, (etc) produits utilisés pour l'alimentation humaine et qui doivent le demeurer. - Inventer de nouveaux matériaux de construction, isolation, vitrages, économes en énergie grise. - Inventer puis Industrialiser de nouveaux protocoles de distribution d'énergie au sein des bâtis (avec des distributions en courant continu supprimant les transformateurs dans les appareils électriques générateurs de milliards de Kwh de pertes. Ce ne sont là que des exemples que chacun saura composer NOUS DEVONS NOUS ENGAGER DANS LA VOIE DE LA RUPTURE TECHNOLOGIQUE QUI NOUS PERMETTRA de DÉPASSER nos ACQUIS ACTUELS DATANT du DÉBUT du 20ème SIECLE, une ETERNITE! Enfin, il faut évidemment engager une ambitieuse politique de pédagogie afin que l'EFFICACITE ENERGETIQUE ne soit pas une vaine prière. Pédagogie structurée avec l'école et l'enseignement (secondaire, supérieur) comme socle mais aussi via des Associations et organisations elles aussi à inventer. Sans ces prises de conscience, Quand un cataclysme sera survenu, quand l'humanité se trouvera démunie, après que les CYCLOPES aient dévorés tous les CAMELEONS, quand les derniers CYCLOPES éclairés s'exclameront "MAIS QUI SONT LES INCONSCIENTS AYANT GENERE CELA", alors tel Polyphème ils répondront en cœur : "Personne". N. B. : "Personne", Cyclope, Polyphème, Hydre de Lerne, Caméléon sont issus de la Mythologie Grecque… Il peut être enrichissant que de la relire afin de redécouvrir "Personne".... Le cyclope Polyphème était le fils du dieu Poséidon et de la nymphe Thoosa. Selon le mythe, il était gigantesque et se nourrissait de chair humaine. Comme tous les cyclopes, il n'avait qu'un seul œil situé au centre de son front. Il faisait paître son troupeau de moutons sur le mont Etna, près de la caverne où il habitait. Il est le plus populaire des cyclopes car il a combattu le héros Ulysse dans son odyssée de retour. Ulysse avait débarqué avec son équipage sur les terres de celui-ci et trouvèrent la grotte. Le monstre revient avec son troupeau et les surprend. Disant se nommer "personne", Ulysse lui demanda de pouvoir rester se reposer un peu. Polyphème s'empara de deux membres du groupe et les dévora sur le champ. Puis il plaça une grosse pierre devant l'entrée de la caverne pour les garder prisonniers.
Rochain Serge
Le nucléaire est le plus subventionné des dispositifs producteurs d'électricité, mais le plus souvent en cachette. par exemple : https://www.lemondedelenergie.com/edf-etat/2022/03/18/ Et là aussi, bien caché, EDF « a reçu 10 milliards d’aides à la capitalisation et de renoncement aux dividendes depuis 2015 ». https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/energie/le-gouvernement-assure-qu-il-n-y-a-pas-de-raison-de-s-inquieter-pour-l-avenir-d-edf_AD-202201260298.html Et toutes celles que l'on ne voit pas dans la presse. D'ailleurs, EDF a été renationnalisée à 100% pour qu'elle ne soit pas contrainte de se déclarer en faillite. EDF peut faire ce quelle veut comme présenter des projets à 3,3 milliards qui en coûtent 7 fois plus à l'arrivée... de toutes les façons c'est le bon peuple qui paie ! Tan di que les parcs éoliens et solaires sont des investissements de nature privée, et c'est uniquement grace à eux que l'on peut exporter comme en témoigne le rapport annuel de RTE, car le nucléaire est incapable de fournir le besoin intérieur, même soutenu pat l'hydraulique, qui par ailleurs est bien une source renouvelable. lisez le rapport et voilà ce que vous y trouverez : https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/energie/le-gouvernement-assure-qu-il-n-y-a-pas-de-raison-de-s-inquieter-pour-l-avenir-d-edf_AD-202201260298.html Et celui de 2025 quand il sera disponible ne sera pas mieux.
Olivier
Pour "electrifier les usages", il faut que l'electricite coute moins cher au consommateur que les energies quelle remplace. Et comme il est politiquement impossible de mettre en place une taxe carbone significative qui touche directement les electeurs, il faut faire baisser le prix de l'electricite. Ce n'est donc vraiment pas le moment de construire de nouvelles capacites sous-utilisees qui rencheriraient encore son prix !
Régis de Nîmes
1996: libéralisation du "marché" de l'électricité. Toujours intéressant de savoir qui a voté pour, qui a voté contre au parlement européen et à l'assemblée nationale... L'ampleur du scandale du marché européen de l'électricité, oblige EDF à vendre à perte une électricité à des opérateurs privés. Qui a fait adopté l'Arenh ? Des pratiques frauduleuses et spéculatives sont légitimées au détriment des usagers; (les ménages et les entreprises). Une proposition de loi déposée au sénat en 2025, porte sur une entreprise publique intégrée incluant EDF,Engie,GDF et GRDF appelée GEDF (Gaz et Électricité De France). C'est l'Acte Unique Européen en 1986 (passage d'un grand marché commun à un grand marché mondialisé et globalisé ) qui accompagnera la libéralisation et la financiarisation de grands secteurs de l'économie (banques, énergie, transport, télécommunications, agriculture...) Qui a voté pour, qui a voté contre, en 1986 à l'assemblée nationale ?
Francois Marfaing
L'ARENH (Accès Régulé à l'Électricité Nucléaire Historique) a été mis en place en 2011 par le gouvernement de François Fillon, sous la présidence de Nicolas Sarkozy.
Bernard
RÉFLEXION : ENR Et MODULATION de PRODUCTION des RÉACTEURS NUCLÉAIRES 20 Février 2025 Je ne vais pas développer plus en avant le pourquoi des contraintes causées par les productions d'ENR, photovoltaïques ou éoliennes aux installations nucléaires de production d'électricité par les fluctuations … C'est une évidence physique : toutes modifications thermiques permanentes "fatiguent" les métaux et autres matières. Si vous souhaitez en savoir plus, lisez la multitude d'études sur ces sujets publiées depuis des décennies… Cet état de fait a pour conséquence de fournir aux détracteurs des ENR de "bonnes fausses raisons" pour fustiger ces énergies et faire du "ENR BASHING sur toutes les ondes et médias" et "un instrument de manipulation des élus" qui sont pour la plupart incompétents dans toutes ces technologies… Si entendre ces détracteurs est évidemment admis, les écouter et tout mettre en œuvre pour freiner voire interdire ces productions serait une FAUTE MAJEURE aux LOURDES CONSÉQUENCES pour notre AVENIR et celui de la PLANÈTE… POURQUOI une FAUTE LOURDE? Parce que ces "pseudos experts" sont inhibés par une insuffisance d'ouverture d'esprit et probablement d'imagination, voire de compétences… Leur raisonnement doit sortir du cadre classique et élargir le nombre des variables du problème rencontré. Plutôt que de devoir supporter les modulations de puissances et leurs conséquences fâcheuses, il faut chercher à les éviter tout en utilisant les ENR. On utilisera la variable ÉLECTROLYSEURS avec le stockage + transport de l'HYDROGÈNE. Afin de s'assurer de la crédibilité du scénario développé ici, on pourra réaliser un simulateur intégrant les composantes de la problématique : un réseau électrique, une source de production (pas forcément nucléaire), une production fluctuantes, un électrolyseur, un stockage d'HYDROGÈNE et une consommation de ce gaz. L'IDÉE et le SCÉNARIO Si nous voulons rendre transparentes les productions ENR de la majeure partie du réseau issu des Centrales Nucléaires, alors il faut CONSOMMER CETTE ENERGIE en TEMPS RÉEL… A - Deux types de consommations et avec une base de temps évolutive : 1 – Par les "particuliers" en favorisant l'autoconsommation de leurs productions. Différents moyens existent, je ne les développe pas ici car les volumes KWh sont marginaux… 2 – Par des ÉLECTROLYSEURS installés au sein des territoires. L'HYDROGÈNE produit sera stocké ou transporté par un réseau tel celui de GRDF vers des sites de consommation industrielle (métallurgie notamment). Progressivement les volumes d'H2 disponibles vont croitre et permettre des utilisations nouvelles (mobilité, piles combustibles, chimie, etc.). Au cours des prochaines années (10 ans?) les électrolyseurs qui fonctionneront en continu, utiliseront aussi les productions nocturnes des Unités Nucléaires évitant ainsi les modulations d'ores et déjà mises en œuvre…!! Ce sont les ÉLECTROLYSEURS qui LISSERONT l'INTERMITTENCE des ENR Tout en valorisant ce gigantesque potentiel… B – Les conséquences sur les réseaux filaires électriques Le fait de consommer ces productions "sur place", entrainera une réduction des renforcements des réseaux actuels tant en développement de surface que de capacités de transit transport (section des conducteurs). L'autoconsommation des "particuliers" réduira aussi les contraintes de tension (notamment sur-tensions) sur les réseaux de distribution 400Volts. L'AVENIR à 30 à 50 ans… Un système électrique est une industrie on ne peut plus capitalistique (idem voies ferrées ou voies routières) et toute évolution ne peut se réaliser que dans la durée sur un TEMPS FORCEMENT LONG… Pour autant, nous devons voir plus loin que les échéances de cette décennie et prendre en compte les réalités financières, industrielles. Nos 56 réacteurs nucléaires auront 80 ans dans les années 2060… Dans ce même temps, il est évident que les rendements photovoltaïques auront largement progressé… Enfin, ne pas imaginer un mauvais scénario nucléaire du type TCHERNOBYL ou THREE MILES ISLAND voire FUKUSHIMA autour de grands centres urbanisés serait aussi une faute… Voilà pourquoi "je persiste et signe" quant aux propos que je développais voilà un an dans le document que je rappelle ci-après… SOLAIRE et HYDROGÈNE ÉNERGIE VERTE / SCÉNARIO 2070 – 2080 https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7269284635212144640?updateEntityUrn=urn%3Ali%3Afs_updateV2%3A%28urn%3Ali%3Aactivity%3A7269284635212144640%2CFEED_DETAIL%2CEMPTY%2CDEFAULT%2Cfalse%29&originTrackingId=wWmUpWzDSquPkqOoBeMywg%3D%3D&lipi=urn%3Ali%3Apage%3Ad_flagship3_profile_view_base%3BgBrc%2BR8DSsGqe1LeogcHXw%3D%3D
Rochain Serge
âneries monumentale de sources lobby nucléaire..... Les variation de production de l'éolien et du solaire, sont lentes et tout a fait supportable par les capacités de variation du nucléaire, même si celles-ci sont effectivement peu réactives. En revanches les variations susceptibles de destabiliser le réseau de par l'amplitude des variations de puussance et les temps très brefs, de quelques dizaines de secondes durant lesquelles elles se produisent, ne peuvent pas être compensées par le nucléaire car portant sur plusieurs GW en quelques secondes. Heureusement la rapidité de connexion/déconnexion des parcs éoliens et solaire pourvoient à cette lacune des réacteurs nucléaires vous avez par exemple 4 interventions de RTE agissant en compensation avec les parcs éoliens et solaires pour rétablir immédiatement l'équilibre du réseau perturbé par 4 variations de plusieurs GW de l'exportation vers nos voisins, par exemple à la date du jeudi 23 octobre 2025, visible à cette date sur : https://www.rte-france.com/donnees-publications/eco2mix-donnees-temps-reel/production-electricite-par-filiere Où l'on voit que l'éolien et le solaire sont bien plus pilotables que le nucléaire car on ne peut pas passer un reacteur nucléaire de sa puissance maximale à zéro ou l'inverse en un temps quasi nul, et à plus forte raison pluseiurs réacteurs nucléaires simultanément car un réacteur ce n'est qu'un seul GW en plus ou en moins et les variations portaient sur 7 GW ce jour là. Il semble Monsieur Bernard que ce que vous appelez évidence physique est une chose que vous ne comprenez pas très bien.... mais plus que des cours theoriques je vous montre des FAITS !
Meheut
nous devons produire une électricité décarbonée, nous l´avo ns par le nucléaire et l´hydraulique. la puissance installée et les projets intermitents sont suffisant à date et ce robinet doit etre fermé dès maintenant. Pour garantir la stabilité du réseau électrique grâce à des outils industriels pilotables, pour arrêter d´enrichir des investisseurs que l´on gave par nos finances publiques en faillitte ! Sortons du marché européen de l´electricité pour retrouver notre souveraineté tarifaire, juste du bon sens. Les choix énergétiques de l´Allemagne n´ont pas a être supporté par les consommateurs français. Notre bilan CO2 en France à 20 gr par KWh nucléaire comparé aux 300/400 gr pour le KWh allemand devrait suffire à nos décideurs pour valider une PPE 3 sans subventions aux projets intermittents.
Rochain Serge
Vous parlez dans le vide.... les ENR menacent d'autant moins l'équilibre du réseau que ce sont eux auxquels RTE fait appel pour rétablir l'équilibre lors des fortes amplitudes des variations de la consommation dans des temps des quelques dizaines de secondes, ce dont le nucléaire est bien incapable. Par ailleurs, nous devons convertir le transport, l'industrie, l'agriculture et le bâtiment à l'électricité....il nous faut donc doubler nos capacités de production électrique et cela ne doit pas se faire après mais doit précéder le besoin
Meheut
nous devons produire une électricité décarbonée, nous l´avo ns par le nucléaire et l´hydraulique. la puissance installée et les projets intermitents sont suffisant à date et ce robinet doit etre fermé dès maintenant. Pour garantir la stabilité du réseau électrique grâce à des outils industriels pilotables, pour arrêter d´enrichir des investisseurs que l´on gave par nos finances publiques en faillitte ! Sortons du marché européen de l´electricité pour retrouver notre souveraineté tarifaire, juste du bon sens. Les choix énergétiques de l´Allemagne n´ont pas a être supporté par les consommateurs français. Notre bilan CO2 en France à 20 gr par KWh nucléaire comparé aux 300/400 gr pour le KWh allemand devrait suffire à nos décideurs pour valider une PPE 3 sans subventionner de nouveaux projets intermittents.
Rochain Serge
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DANIEL HOSTALIER
RTE de résumer "Il est trois fois plus efficace d’accélérer l’électrification que de freiner le développement des énergies renouvelables : le premier levier permet de réduire le coût moyen du MWh de 7 €, contre seulement 2 € pour le second. Pour maximiser l’impact climatique et industriel, l’effort doit donc prioritairement porter sur la conversion à l’électricité des principaux secteurs émetteurs : transport, industrie et bâtiment". Toutefois, pour convaincre les industriels à se convertir à l'électricité il faut maintenir un prix du MWh attractif, donc cesser de subventionner des moyens de production intermittents et plutôt accompagner les industriels à cette conversion.

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