- Connaissance des Énergies avec AFP
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"Pris à la gorge" par la hausse du prix des carburants, des pêcheurs réunis vendredi aux Sables d'Olonne (Vendée) ont dit leur inquiétude à la ministre de la Mer et de la Pêche Catherine Chabaud, et réclamé de nouvelles aides.
"Il y a un impact direct sur les salaires: un tiers en moins en quelques semaines. Mais même si c'est limite rentable, avec les investissements qu'on a, on doit continuer à y aller. On est pris à la gorge", a expliqué à l'AFP Jérémy Rousseau, patron-armateur d'un chalutier à Noirmoutier.
Le prix du gazole marin a bondi de 65% depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, passant de 0,61 à 1,01 euro par litre du 26 février au 26 mars, selon l'observatoire du carburant de la Coopération maritime.
"L'inquiétude, c'est vraiment d'être sur le bord de l'extinction. Et ça a transparu: lors de la réunion, il n'y a pas eu de hurlement. On a l'impression que les gens sont presque résignés", a déclaré à l'issue de la rencontre, qui s'est déroulée hors presse, José Jounneau, président du comité régional des pêches et des élevages marins (Corepem).
"Tout le monde attend du concret", a-t-il ajouté, appelant par ailleurs l'État à "desserrer le carcan des quotas".
"J'ai bien entendu le message qui m'a été passé ici, ce n'est pas uniquement les entreprises, c'est chaque bateau qu'il va falloir soutenir", a déclaré Catherine Chabaud après la réunion.
Les ministres "seront amenés" vendredi en fin de journée à "prendre la parole sur des mesures d'accompagnement de filières", a annoncé Sébastien Lecornu dans la matinée à Bercy, évoquant des "plans de soutien à l'activité".
Le gouvernement avait annoncé lundi des mesures pour "soulager la trésorerie" des entreprises de pêche, sans toutefois décider à ce stade de remise directe à la pompe.